vendredi, 18 mai 2012
Quand une élection chasse l'autre...
Ce soir, à 18 heures, le dépôt des candidatures aux élections législatives a été clos. Les postulants sont légion. On peut les comprendre.
Quelle plus belle motivation que celle de vouloir se battre pour défendre ses idées ? Quelle cause plus noble que celle de vouloir construire un monde meilleur à ses enfants ? Et pour étayer la vision idéale de cette société à (re)construire, quelle action mener, sinon celle de participer aux décisions nationales qui se prennent au Parlement ?
Oui, les candidats qui s’engagent avec foi et souvent abnégation dans cette campagne législative méritent le respect de toute la classe politique et de tout l’électorat.
Cependant, les conditions sont loin d’être uniformes. Le plus souvent, les candidats sont envoyés par leur parti politique. Ce qui leur procure une certaine assise financière et des moyens loin d’être négligeables. D’autres partent sous leur propre couleur. Et les conditions n’ont alors rien de comparable. Mais, pour avoir expérimenté les deux situations, je puis confirmer combien cette expérience est sinon enrichissante, du moins hautement instructive.
Il y a dix ans, le RPR de l’époque m’avait envoyée grossir les chiffres des candidates proposées, pour répondre à la récente loi sur la parité. Cinq semaines avant le premier tour, je me suis vu octroyée la 5è circonscription de Paris. Ce qui m’a permis de figurer au second tour des législatives contre le député-sortant du 10è arrondissement.
Il y a cinq ans, n’adhérant plus au programme de l’UMP, j’ai décidé de me présenter dans la 12è circonscription,contre le président de la plus importante fédération de France. Je l’ai mis en ballottage, ce qui démontre qu’il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre. Faut-il réussir pour persévérer ? Je n’ai pas réussi, mais je persévère.
J’ai suivi Dominique de Villepin dans son épopée de République solidaire. Il n’a pu aller au bout de sa démarche présidentielle. Il ne présente aucun candidat aux élections législatives. Dans ces conditions, je reste dans le rang.
Je ne voudrais pas concourir à l’affaiblissement de mon pays. Car, comme l’a dit ce matin l’ancien Premier ministre, « l’intérêt de notre pays n’est pas de s’installer dans une nouvelle cohabitation négative, c’est-à-dire où chacun espionnerait l’autre en l’empêchant d’agir. Notre pays a besoin de prendre des décisions lourdes…Empêcher la majorité présidentielle d’agir, ça ne peut pas être un programme. C’est plus difficile de faire des propositions que de pilonner celui qui est en face ».
Alors, comme je veux toujours m’investir pour construire un monde meilleur à mes enfants et à mes petits enfants, j’apporte mon soutien au candidat qui soutient la politique de François Hollande dans la 13è circonscription de Paris. J’appelle à voter pour Gilles Alayrac.l
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lundi, 07 mai 2012
Une soirée heureuse.
Ce dimanche 6 mai, la Cinquième république s’est donné son septième président. La France a élu François Hollande avec une majorité substantielle. Voilà le résultat d’une belle campagne électorale qui, tout autant que l’alternance, traduit une rupture avec la présidence précédente.
Pour un peu la France revivait le 10 mai 1981. Comme Valéry Giscard d’Estaing après son septennat, Nicolas Sarkozy n’est pas reconduit pour un second mandat (ramené à un quinquennat) . Comme lui, il laisse la place à un candidat de gauche. Comme lui, son âge n’en fait pas un retraité (même avant toute réforme d’icelles). Il y a cependant des différences : il y a peu de chances pour que Nicolas Sarkozy prenne la plume pour se livrer à d’étonnants romans qui n’ont rien à voir avec La princesse de Clèves. Et le candidat éconduit n’a pas quitté la scène, fût-elle politique, en lançant un « au revoir »mémorable. Au contraire, le discours qu’il a tenu à La Mutualité était empreint de sincérité. A vrai dire, le meilleur de ses discours de campagne. Il reconnaissait de façon élégante sa défaite et formulait des vœux de réussite pour son successeur. Tous les ténors de l’UMP ont d’ailleurs salué la victoire de François Hollande avec beaucoup de sportivité et le sens bienvenu des valeurs républicaines.
La soirée, par elle-même, avait aussi un petit air de déjà-vu. Le candidat avait troqué Château-Chinon contre Tulle, l’Hôtel du Vieux Morvan contre le Central, et comme François Mitterrand, son mentor, François Hollande privilégiait son ancrage provincial et la proximité que celui-ci lui confère. Même l’averse était au rendez-vous de 20 heures.
Le moment était à la sobriété, sur la place de la Cathédrale de Tulle, bien loin de la réception à la « brasserie » des Champs-Elysées de 2007. La fête s’y prolongea fort tard, comme sur la place de la Bastille, où le nouvel élu était attendu par ses amis politiques et les artisans de sa victoire.
François Hollande goûtait le bonheur de la réussite avec simplicité, parfaitement conscient des difficultés qui s’annonçaient dans les prochains jours. « Le peuple de France »appréciait le symbole de ces premières heures si déterminantes pour les cinq années à venir.
François Hollande n’en finissait pas de serrer des mains. Il paraît qu’il aime ce contact avec la population. Est-ce à dire que l’air de la Corrèze façonne de la même manière les présidents de la République issus de ses terres ? Jacques Chirac et François Hollande s’étaient combattus. « La Corrèze qui jusque –là avait marqué des résistances, s’était ralliée sans retenue » au premier, comme l’écrit le second en février 2011, dans l’ouvrage de Bruno Dive qu’il préface, Le dernier Chirac. « La gauche paraissait écartée pour longtemps de la responsabilité du pays(NDLA:la Corrèze). Jacques Chirac bénéficiait de la faveur des mêmes milieux qui l’avaient pourfendu pendant des décennies. Il existe ainsi des cycles en politique dont le seul avantage-par construction- est qu’ils roulent ». C’est ainsi que s’exprime François Hollande saluant au passage les qualités républicaines de son prédécesseur, ainsi que « sa dignité qui n’a d’égal que sa sérénité ». Il termine son propos en parlant « d’un temps qui s’efface avant qu’un autre se propose, le reste n’étant qu’une parenthèse ». La parenthèse, sarkozyste, est aujourd'hui refermée.
Le temps du changement est arrivé : « le changement, c’est maintenant ». Il faut, au plus vite, apaiser les tensions qui ont cru ces dernières années, refaire de la justice une priorité, réorienter la construction européenne vers plus de croissance, donner un nouvel espoir à la jeunesse de France. C’est pourquoi François Hollande aura besoin de s’appuyer sur une majorité parlementaire forte.
La campagne présidentielle est terminée, celle des législatives commence…
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mardi, 01 mai 2012
Trois jours pour convaincre...
Trois jours à subir un clip qui n’est construit que sur un réflexe protectionniste. La traduction en image d’un enfant « resté prisonnier de sa souffrance d’enfant. Craignant sans cesse d’être humilié, dominé, abandonné, il ne se sent bien que lorsqu’il domine ou est rassuré par une présence affective. Ses armes sont le courage, le travail, la hargne et le goût de la bagarre » (Le Point n°2064. Boris Cyrulnik). Et aujourd’hui, sur la place du Trocadéro, l'enfant humilié n’a pas failli à son image de revanchard, à plus ou moins bon escient.
Est-ce ce qu’en attendent les Français ?
Est-ce l’héritage du Général de Gaulle, tant de fois cité cet après-midi, alors qu’il ne convient pas plus de se revendiquer de la parole de ce dernier que de se montrer si vétilleux à l’égard de celle de ses véritables héritiers ?
Le candidat sortant, Nicolas Sarkozy puisqu’il faut bien finir par le nommer, s’est agité sur la scène de la Place des Droits de l’Homme, bien trop vaste pour lui, mais il a lu avec conviction et en agitant une main droite convulsive, le discours d’Henri Guaino revenu en grâce. Les 200 000 participants ont adhéré avec une ferveur rare à ses propos. Dont acte. Félicitons au passage la densité de la population concentrée sur une place de 164 mètres de diamètre selon l’encyclopédie (soit 10 militants au mètre carré !)
A la suite de ce premier clip, les téléspectateurs français recevront les images du candidat adverse qui prône le rassemblement, les valeurs républicaines dont la solidarité et la justice sociale, celles que Dominique de Villepin mettait en priorité d’un programme qu’il n’a malheureusement pas pu développer. François Hollande incarne ce candidat, pragmatique, respectueux des convictions et engagements des uns et des autres. Pour reprendre l’article du grand neuropsychiatre, François Hollande, « bon élève, gai et amoureux du football » révèle « sa capacité d’adaptation. En temps de paix, c’est une vertu pour un leader, mais, en période de crise, c’est un chef autoritaire qui nous rassure, c’est à un sauveur que nous voulons nous soumettre » (Boris Cyrulnik- Le Point page 40).
A vrai dire, le choix est simple : la France peut-elle subir encore pendant cinq ans des soubresauts, plus ou moins imputables à la « Crise » ? Peut-elle encore se fier au candidat sortant dans sa volonté d’une République irréprochable et dans ses promesses jamais tenues (dans deux ans, il n’y aura plus personne à dormir dans les rues…je serai jugé sur les chiffres du chômage…etc…) ?
La France peut-elle être le théâtre d’une pièce qui lui est étrangère, celle où un ministre régalien, celui de la Défense, ose faire la courte échelle à une droite recroquevillée qui n’incarne en rien la France des Droits de l’Homme ? Voilà le retour à ses premières amours de Gérard Longuet, ancien militant d’extrême droite, auteur du premier programme économique (ça ne s’invente pas !) du FN en 1973, qui chausse les bottes du candidat-président lorsque ce dernier se demande si, tout compte fait, le FN ne serait pas compatible avec la République ?
Ou bien la France est-elle capable de se rassembler, de réunir tous les citoyens de bonne volonté, de faire les sacrifices imposés par la gestion calamiteuse de son prédécesseur pour construire une société apaisée plus juste pour ses enfants ?
Parce que je me sens responsable de ma descendance, pour moi, je n'ai pas besoin de ces trois jours, mon choix est fait, je voterai François Hollande.
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lundi, 23 avril 2012
Après le 1er tour, il n'y a plus qu'un enjeu: le changement ou la continuité.
Les Français se sont donc prononcés. Ils ont placé François Hollande en tête de l’élection présidentielle, créant autour de lui une réelle dynamique de changement.
Face à lui se retrouve le candidat sortant, porteur d’un lourd bilan, au projet encore assez indéterminé.
Dans treize jours, il s’agira, pour nous, citoyens Français, de choisir notre Président de la République et de tracer les contours de la France que nous désirons pour les cinq prochaines années.
Dans treize jours, donc, une seule question sera posée aux électeurs : Etes-vous satisfaits des cinq dernières années que nous venons de vivre ?
Si vous en êtes satisfaits, et pourquoi pas ?, vous n’avez pas de raison de souhaiter une rupture, thématique si maladroitement prônée il y a cinq ans par le candidat de l’époque, héritier de Jacques Chirac, mais qui ne voulait pas en assurer la hoirie. Et à vrai dire, vous êtes aujourd’hui 9 754 324 électeurs à souhaiter que cette situation perdure. Vous souhaitez que cette Présidence se poursuive. Vous souhaitez que ce bilan s’allonge… Vous n’êtes ni surpris ni choqué par un climat entretenu de division et de stigmatisation. Bref, vous êtes quelque neuf millions à penser que la France est bien gérée, et vous pensez qu’elle devrait l’être de la même façon pour encore cinq longues années.
Réfléchissons plutôt aux 6 421 808 bulletins portés à l’intention de Marine Le Pen qui ne sont pas tous le fait de Français racistes. On peut y voir la traduction d’électeurs souffrant d’un malaise social plus ou moins défini, sans compter tous ceux qui n’ont pas voulu apporter leur suffrage à Nicolas Sarkozy, mais qui n’ont pas souhaité, pour autant, apporter leur soutien à « la gauche ». Et pourtant ils sont préoccupés par leur pouvoir d’achat, inquiets du lendemain, de leur situation si durement acquise…Ils ont peur…
Et Nicolas Sarkozy excelle à jouer sur la peur. Il a toujours menacé, fustigé, vociféré, harangué, invectivé, clivé, divisé et ce n’est pas aujourd’hui que sa personnalité peut se transformer, à défaut de s’améliorer. Il s’impose à vouloir être le premier en tout. Il peut être satisfait, il est le premier président sortant à ne pas arriver an tête au premier tour de l’élection présidentielle, et ce, malgré ses appels narcissiques aux Français : « aidez-moi… j’ai besoin de vous… voyez, je mouille la chemise »… A ceci près que les électeurs sont les premiers à lui avoir dit : « aidez-nous…nous avons besoin de votre aide…. Voyez comme nous mouillons notre chemise… »
Mais l’heure n’est plus à ces considérations.
Si les Français sont satisfaits de ce quinquennat, qu’ils renouvellent leur vote au candidat sortant.
S’ils ne le sont pas, qu’ils regardent alors vers celui que les électeurs ont placé en tête, François Hollande. François Hollande se présente aujourd’hui comme l’homme du rassemblement, de la concorde nationale, celui qui veut transcender les clivages de toutes sortes, l’homme de l’espoir, celui d’une équanimité à toute épreuve, à toute invective, à tout caprice.
Contrairement à ce qu’on a pu entendre dire, François Hollande a bien le gabarit d’un chef d’Etat. Il gère de façon rationnelle et responsable le département de la Corrèze, le soutien qu’il a reçu hier de ses administrés corréziens en témoigne. Il a su mener le parti socialiste pendant onze ans, et on peut penser que ce n’était pas tous les jours facile. François Hollande s’est lancé dans la bataille présidentielle alors même que personne ne croyait en lui. Personne ne croyait en ses chances. En une année de campagne, il a parcouru notre pays. Il est allé à la rencontre des Français. Les a écoutés. Les a compris. Il a porté un diagnostic juste sur le malaise français et sur la nécessité de réenchanter notre rêve.
On le critique par anticipation. Il n’aurait aucune expérience de haute responsabilité gouvernementale ! Ils doivent bien rire de ces arguments les Lula, Obama, Cameron ! lesquels ne semblent pas avoir rencontré beaucoup de détracteurs, dans leurs pays ou à l’extérieur de ceux-ci, alors même qu’ils se trouvaient dans la même situation d’inexpérience présumée ! Que sont-ils devenus ? Lula le syndicaliste a su assurer la mue du Brésil en en faisant un champion du développement dans un esprit de justice et de redistribution. Le Président Obama, devenu Prix Nobel de la Paix, a lancé une grande réforme en faveur d’une assurance santé pour sa population, et a su s’imposer comme une grande figure du monde contemporain. Cameron, le conservateur, est cité comme exemple ici en France alors même que son parcours politique antérieur ne l’avait pas conduit à assurer de si hautes responsabilités.
Aujourd’hui, la France a besoin d’un président cohérent, qui incarne la fonction dans une République exemplaire si souvent sollicitée. Comme gaulliste, je crois à l’élection présidentielle comme une rencontre entre un homme et un peuple. Une rencontre qui transcende les clivages, qui bouscule les dogmes.
Dimanche dernier, le premier rendez-vous de cette rencontre a eu lieu. Faisons en sorte que cette rencontre se confirme dans 13 jours.
Si François Hollande continue à rester sourd à toutes les provocations et fanfaronnades, s’il continue à creuser son sillon dans une France qu’il veut solidaire, il fera, n’en doutons pas, l’excellent président de la République dont la France a besoin.
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mercredi, 28 mars 2012
Dès le premier tour, je voterai pour François Hollande
J’ai toujours défendu mes convictions en quelque domaine que ce soit, en particulier dans la sphère politique.
Je me suis engagée en 1988 pour soutenir Jacques Chirac, le gaulliste qui met l’Homme au cœur de ses préoccupations, le brillant maire de Paris qui aidait tant les parisiens. Il incarnait l’homme qui devait construire « un monde meilleur à mes enfants ».
Devenue élue municipale, adjointe au maire du XVè arrondissement, puis Conseiller de Paris, j’ai connu l’enthousiasme de l’action menée au plus près de la population, dans le respect de mes certitudes. C’est pourquoi, j’ai osé, en septembre 2007, quitter les bancs de l’UMP pour créer un groupe indépendant à l’Hôtel de Ville. Je ne me reconnaissais plus dans les prises de position parisiennes de l’UMP qui bafouaient mes valeurs de liberté, de fraternité, d’égalité des chances notamment auprès des personnes en situation de handicap et de celles en état de précarité. Et tout naturellement, lors des élections municipales, j’ai appelé à voter pour Anne Hidalgo, candidate PS contre Philippe Goujon car elle me semblait plus capable de gérer le 15è arrondissement de Paris.
Tout naturellement, je me suis intéressée au discours de Dominique de Villepin que j’ai eu la chance et l’honneur de servir au sein du bureau de République Solidaire. J’ai alors rencontré des militants convaincus, dont la ferveur faisait chaud au cœur de la responsable des fédérations que j’étais devenue.
Je me sentais en parfaite harmonie avec le programme que l’ancien Premier ministre énonça le 14 avril 2011, programme établi en vingt points pour sortir le pays de l’impuissance et de la dépression actuelle :
rendre à la citoyenneté toutes ses dimensions de dignité, de solidarité et d’engagement au quotidien grâce à un revenu citoyen, un impôt et un service citoyens ;
obtenir plus d’efficacité des institutions avec une justice indépendante, une police mieux organisée, une école plus juste ;
relever le défi du service public avec un service public bancaire, un service public du logement, un hôpital public décentralisé ;
refonder une économie pionnière de l’environnement et de l’innovation ;
redonner à la France son rayonnement et son indépendance.
Hélas, Dominique de Villepin ne sera pas le prochain président de la République car il a été empêché par un manque de parrainages.
A partir de là, quoi faire ?
Le seul candidat qui fustige l’injustice sociale et propose un impôt plus juste et la conservation du pouvoir d’achat des Français, c’est François Hollande. Dominique de Villepin voulait, lui, un effort collectif et juste « en compensant les excès et en récompensant les efforts » ! « Sans équité, il n’y a pas de réforme possible » (François Hollande- Changer de destin-page 52). Il s’engage à maîtriser nos déficits « selon un échéancier progressif et soutenable ». Il sera bien obligé de corriger les cinq cents milliards d’euros d’endettement supplémentaire dépensés par un président aux prodigalités intempestives!
François Hollande est le seul candidat préoccupé par la jeunesse, ses difficultés, voire son désespoir. Le seul qui s’inquiète « que la moitié des pauvres en France ait moins de trente-cinq ans ».Pour lui, « la jeunesse n’est pas un coût, mais un investissement ». Et il commence par proposer un service public de la petite enfance, puis la lutte contre l’échec scolaire et la création de 60 000 postes dans l’Education nationale, mesure qui connaît beaucoup de critiques. Il faut cependant souligner que parmi ces postes, il compte des infirmières, des assistantes sociales et les médecins scolaires qui ont pour beaucoup déserté les écoles, laissant les enfants de 6 à 16 ans sans visite médicale alors que la loi de protection de l’enfance de 2007 prévoit des bilans de santé par le médecin scolaire à 9,12 et 15 ans, bilans qui ne sont pas faits, faute de ressource !
Et toujours à propos de santé, François Hollande souhaite un accès à la santé plus facile, à moins de 30 minutes pour les urgences, en soutenant la présence de structures hospitalières même légères dans les zones de désertification médicale avec la fin de la convergence tarifaire entre public et privé, « car le même acte n’a pas le même coût selon la structure » sanitaire. Il demandera l’encadrement des dépassements d’honoraires et combattra la médecine à deux vitesses qui s’est installée depuis quelque temps dans notre pays.
Et je ne passe pas la revue des autres propositions.
Je voterai donc pour François Hollande dès le premier tour. Ce choix est pour moi le seul possible. Il est logique, réfléchi et conforme avec mes convictions de liberté, d'égalité, de fraternité et de solidarité.
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vendredi, 23 mars 2012
J-30
Dix candidats ont déposé leurs 500 parrainages et plus au Conseil constitutionnel, il y a une semaine, mais l’actualité, sombre et chargée, a éclipsé cette étape primordiale pour le devenir de notre pays.
Il est vrai que la France a été secouée par des scènes d’horreur qu’on croyait l’apanage du nouveau continent.
La campagne électorale a été suspendue, mais après le temps du recueillement, elle reprend ses droits.
Le 16 mars dernier, donc, les Français s’intéressaient à leur futur représentant et commençaient à éplucher les programmes.
Deux candidats semblaient s’en être affranchis.
Le premier, déjà candidat en 1995, avait alors voulu mobiliser les foules sur « le cancer financier et ses métastases dans le monde ».
Il n’avait réussi à convaincre que 0,28% des électeurs. Aujourd’hui que propose-t-il hormis « l’industrialisation de la lune » et « l’exploration de mars pour y créer nous-mêmes les conditions de vie possible » ? Mais de programme réel, pour les modestes terriens que nous sommes : rien. Ce candidat s’appelait Jacques Cheminade.
Un autre candidat, jusqu’à ces dernières heures ne présentait aucun programme.
Il avait voulu mobiliser les foules, et pour ce faire, débita un discours sur le sujet qu’il maîtrisait le mieux : lui. Ce candidat-président ne peut produire son bilan, tellement il est catastrophique pour les travailleurs et la population la plus précarisée. Alors, il s’en prend aux syndicats, aux corps intermédiaires responsables des blocages de sa politique, car les échecs ne sont pas de son fait. Même s’il a tout appris, tout compris en cinq ans, même l’humilité…
Mais de programme, que nenni ! Le lendemain du sarko-show villepintois, sur TF1, et après 90 minutes d’antenne, une journaliste lui rétorque : « mais vous n’avez pas détaillé votre programme ! », Le candidat –président répond qu’il a encore deux mois pour le faire !
Depuis hier cependant, et après le dénouement de l’affaire Mohamed Merah, Nicolas Sarkozy , puisque c’est de lui qu’il s’agit, a fait part de ses nouvelles intentions pour « lutter contre les idéologies conduisant au terrorisme ».
Ces dispositions devraient entrer en vigueur dans les plus brefs délais, et peu importe que les travaux parlementaires soient suspendus. Il est vrai qu’il y a urgence. Il convient de faire en 30 jours ce qui n’a pas été réussi en 10 ans. Car Nicolas Sarkozy est en charge de la sécurité intérieure depuis 2002 date à laquelle il fut ministre de l’Intérieur, de la Sécurité intérieure et des Libertés locales et il a participé à l’élaboration de 42 lois sur la sécurité intérieure…
Hier, le président était repris de sa boulimie réglementaire. Il n’avait jamais pu s’empêcher de répondre à un fait divers par une loi, alors que faire devant le drame de Toulouse, sinon imaginer toute une batterie de sanctions pénales.
Peu importe s’il avait promis dimanche dernier de supprimer deux règlements lorsqu’il en créait un nouveau. Quant aux moyens de faire appliquer les lois, on verrait ça plus tard…
Peu importe aussi que les mesures préconisées soulèvent des problèmes de légalité. Le principal est l’effet d’annonce.
Enfin, le président est toujours obsédé son souci de fichage de la population. Heureusement le Conseil constitutionnel veille au respect des libertés et de la vie privée. Ne vient-il pas de censurer la création d’une base de données biométriques pour tous les détenteurs de la carte nationale d’identité ?
Comme le disait Dominique de Villepin, ce quinquennat n’a servi à rien. Pire, c’est un échec.
Il est temps d’examiner le programme sérieux d’un autre candidat.
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mardi, 20 mars 2012
Quand l'horreur dépasse tout entendement...
Comment un être humain peut abattre à bout touchant des petits enfants ?
Comment ce geste peut-il être aussi calculé, aussi méthodique et aussi provocateur narguant les caméras de surveillance installées à l’entrée de l’école juive Ozar Hatorah ?
Quatre jours après avoir abattu trois militaires en tenue de travail, en plein centre de Montauban ?
Quatre jours après l’assassinat d’un autre militaire un dimanche après-midi dans les rues de Toulouse ?
Comment un être humain, mon semblable, peut-il être arrivé à tant de haine, isolé dans sa folie meurtrière, monstre sauvage capable de tuer des hommes sans défense, de s’attaquer à des bambins innocents et sûrement fier d’être devenu l’ennemi public n°1, héros diabolique dont les actes sont relatés dans le monde entier ?
Comment la violence peut-elle s’inscrire ainsi dans le quotidien de notre société avec de plus en plus de barbarie ?
Quel monde construisons-nous à nos enfants sollicités par tant d’images meurtrières ?
Et je ne suis pas sure que la minute de silence observée par tous les écoliers ait contribué à les rassurer. Il faut espérer que les enseignants aient eu le temps d’expliquer aux plus grands la terrible réalité, mais en mettant en avant les mesures de sécurité censées les protéger.
Un langage inadapté risque plus de les traumatiser que de les avertir. Quand donc les adultes parleront-ils aux enfants avec un peu d’empathie ? Pour examiner un enfant, il faut se mettre physiquement à sa hauteur. Pour l’éduquer, il faut choisir son langage. Et se méfier de son imagination fertile.
Connaît-on les dégâts que des propos mal choisis peuvent provoquer à plus ou moins longue échéance ?
Comment espérer voir grandir ces jeunes pousses d’hommes et de femmes dans la paix et la quiétude, s’ils n’entendent parler que de crimes, de guerres, de viols ? S’ils n’entendent parler que de haine, ils reproduiront la haine.
Et si, au lieu de diviser les êtres humains, à commencer par les Français, par tous les Français, on leur parlait du respect des civilisations, de ce qui les rassemble, des différences qui font leur grandeur !
Comme le dit Edwy Plenel sur son site Mediapart, Contre la haine, la fraternité « il est temps de nous ressaisir et, sous le choc de l’émotion, de retrouver le chemin d’une concorde républicaine ».
A ceux qui parient sur la peur et la haine, prétendant rassurer en inquiétant, « à nous de leur répondre par la raison mobilisatrice de nos passions républicaines. De celles qui rassemblent, confortent et unissent cette humanité universelle d’hommes et de femmes libres et égaux en droit, tout simplement parce qu’ils sont nés tels».
Si nous retrouvions ce chemin de la concorde, les victimes du tueur toulousain ne seraient pas mortes pour rien!
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vendredi, 16 mars 2012
Lettre à Dominique de Villepin.
Vous l’avez clairement annoncé sur les ondes hier soir. Il fallait un "miracle républicain" pour vous permettre de concourir à l’élection présidentielle.
Hier vous disiez avoir un déficit de 30 parrainages. Le Conseil constitutionnel en a cependant reçu de nombreux à votre intention. J’en veux pour preuve les courriers qui m’ont été adressés en tant que responsable des fédérations.
Votre programme est le seul qui devrait permettre à la France de sortir de son marasme économique, de la perte de crédibilité de son personnel politique, de sa relégation de grande puissance en vassal de l’ Allemagne.
Hélas, votre heure n’a pas encore sonné.
Il n’en demeure pas moins que le coup est rude pour tous ceux qui ont cru en vous, ont donné de leur temps, de leur argent, de leur réputation pour soutenir votre action, alors que vous ne croyez plus à votre possible victoire depuis quelques semaines.
Le temps a passé depuis juin 2010, la Halle Freyssinet et la merveilleuse convergence des gens de tous bords venus fêter la naissance de votre mouvement politique « République Solidaire ».
Quel enthousiasme ! quelle ferveur ! quelle attente !
Mais un mouvement, voire un parti politique, nécessite du pragmatisme, le sens des réalités, la maitrise d’aléas d’hommes et de femmes difficiles à gérer, mus par des motivations complètement différentes, venant d’horizons les plus variés.
Vous étiez entourés de parlementaires plus ou moins sincères, qui vous ont abandonné : l’une répondant à la sirène sarkozyste plus vite que la demande ne lui en avait été faite, l’autre plus obsédé par les pieds de ses administrées que par leurs compétences. Quand un autre, brillamment élu à des élections locales sous votre nom, mais que vous avez oublié de féliciter, ne s’est pas remis de vous voir établir votre programme électoral sans avoir été sollicité, pas plus que les autres, d’ailleurs.
Vous avez conscience de votre valeur, mais l’esprit d’équipe ne vous préoccupe guère et vous vous réfugiez dans un petit halo d’intimes, même pas un cercle, constitué d’une ancienne ministre et de ses affidés du moment. Vous qui voulez rassembler les Français, comment pouvez-vous supporter qu’elle ait exclu tous les cadres, tous les militants qui ne pensaient pas comme elle, elle qui n’a aucune expérience électorale. Certes, elle vous est dévouée, mais cette fidélité ne vous a pas donné les 500 parrainages nécessaires. Il faut dire que vous vous êtes décidé bien tardivement et que l’obtention de ces fameuses signatures est un travail de longue haleine. Les élus locaux aiment être choyés, visités. Ils n’apprécient pas que des militants fervents mais improvisés viennent leur faire la leçon sur leur devoir de démocratie.
Vous avez cependant raison de dénoncer un système qui ne permet pas à un ancien premier ministre de concourir alors qu’ «il est plus facile pour un candidat extrémiste ou fantaisiste de se présenter ». Et ce système des parrainages est actuellement dépassé.
Pour l’heure, il existe et règle le jeu de l’élection prochaine. Alors envisageons l’avenir.
Jamais l’ UMP et le Modem ne vous ont trouvé autant de vertu. « Hommes d’Etat, courageux », pour Philippe Douste-Blazy, qui vous met dans le même sac que François Bayrou, tous deux « ont toujours préféré les idées aux postes, ils savent dire non »…Xavier Bertrand, quant à lui, voit en vous « un homme de fidélité ». Votre expérience est un atout pour lui.
Quelle chance avez-vous d’être ainsi courtisé ! mais quel dommage que les chantres de votre action ne se soient pas exprimés plus tôt, qu’ils n’aient pas applaudi à votre dénonciation de la chasse aux Roms, qu’ils ne vous aient pas soutenu devant les tribunaux ! Jamais vos anciens amis ne vous ont autant apprécié. En attendraient-ils un possible ralliement ?
Lequel n’est pas dans votre nature, dites-vous. Et c’est tout à votre honneur.
Il n’en demeure pas moins que vos proches et vos soutiens de la première heure, ceux qui se reconnaissent dans votre souci de plus de justice sociale, de votre amour de la France, de l’honneur de son drapeau, attendent de connaitre le choix dicté par vos convictions.
Quel candidat sera, pour vous, le plus capable de respecter le devoir, la dignité des citoyens et l’indépendance de la France ? Ces trois idées soutenaient votre projet…celui de la réconciliation entre l’individu et la société, entre chaque Français et le pouvoir, celui qui nous faisait rêver !
En attendant que votre heure vienne, celle du rassemblement, de l’union nationale.
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vendredi, 09 mars 2012
La parité, un leurre?
Qu’entend-on par parité ? une « égalité parfaite », selon la première définition du Petit Larousse. Voire « l’égalité de représentation des hommes et des femmes dans les assemblées élues ».
Je ne reviendrai pas sur cette « conquête inachevée » que représente la parité en politique, malgré la révision constitutionnelle du 8 juillet 1999 « favorisant l’exercice par les femmes de mandats politiques ». La loi du 6 juin 2000 « contraint les partis politiques à présenter un nombre égal d’hommes et de femmes lors des scrutins de liste et prévoit une retenue sur la dotation financière des partis qui ne respectent pas le principe de parité lors de la désignation de leurs candidats pour les élections législatives ».
Il faut reconnaître que les scrutins de liste ont permis une forte progression des femmes aux élections régionales, européennes et municipales.
Le scrutin uninominal majoritaire, quant à lui, ne fait guère progresser la parité. Les Conseils généraux représentent les assemblées les plus fermées aux femmes, et l’Assemblée nationale n’a pas enregistré la progression escomptée. En effet, les partis politiques préfèrent subir les pénalités financières qui leur sont infligées du fait du non respect de la parité et percevoir l’intégralité de versement lié au nombre de parlementaires qui y sont rattachés.
Et le mode de scrutin envisagé pour l’élection des conseillers territoriaux n’améliorera pas la représentation féminine au sein de cette nouvelle structure, telle que décrite par le comité Balladur.
En bref, journée de la femme ou non, les femmes ne sont pas reconnues dans la sphère politique.
Et pourtant, il en est une qui montre une élégance rare. Même Yves Thréard, directeur -adjoint de la rédaction du Figaro, révélait hier soir, sur "i-tele", la conduite exemplaire de cette femme. Il y a six mois, il la voyait « suffisante », « capricieuse », « incontrôlable », « imprévisible ». Hier soir, le souffle coupé , il lui découvrait une « attitude de sainte ».
Il la décrivait sur l’écran, faisant du porte à porte, dans des immeubles de banlieue, émue lorsque l’occupant, dérangé à l’heure du dîner, la reconnaissait, simple et humble dans ses vêtements de militante, tout entière mobilisée pour son candidat. Quand on sait que cette femme avait récolté 16 790 440 électeurs sur son nom, qu’elle s’était frottée à l’élection suprême et s’était inclinée, seule, devant l’actuel président de la République, on comprend l’étonnement fasciné d’Yves Thréard.
Voilà le comportement d’une grande dame qui force l’admiration, dont la mienne.
Elle a perdu l’élection, mais élégante et bonne joueuse, elle repart en campagne parce qu’elle aime ce pour quoi elle se croit destinée : le combat pour la France.
Elle s’est séparée du père de ses enfants, mais avec classe et dignité, elle se présente comme soutien de François Hollande.
Nous ne sommes pas habitués à une telle distinction, mais c’est un comportement raffiné féminin.
En face, quel contraste ! Un « candidat sortant » qui appelle au secours à tout bout de champ. Alors qu il en a fait voir aux Français de toutes les couleurs, jusqu’au marine, élu par eux mais surtout élu pour eux, il voudrait les toucher par une compassion d’un égoïsme lamentable. « Faites moi confiance ou j’arrête la politique ! je ne fais pas de la politique pour durer, mais pour faire » . "Il n’y a que moi qui m’intéresse, mon dur métier, mes responsabilités , en quelque sorte le géant Atlas portant la voûte céleste sur ses épaules… ou plutôt Monsieur-parlez-moi-de-moi "… Drôle de discours pour un candidat qui se veut à l’écoute du peuple…
Cette homme et cette femme ont été les deux finalistes de l’élection présidentielle de 2007.
Lorsqu’on les compare, il n’y a pas photo, et toutes les lois du monde n’y changeront rien. D’un côté l’humilité séduisante de la femme, de l’autre la suffisance larmoyante de l’homme.
Si la parité était une affaire de cœur, en l’occurrence, les femmes seraient déjà les grandes gagnantes !
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dimanche, 04 mars 2012
Pourquoi la France ne pourra se passer de Dominique de Villepin.
Dominique de Villepin vient d’écrire son quinzième ouvrage dans lequel il livre les raisons de son combat politique et dévoile son projet pour la France.
Dans un premier temps, il fait le bilan de ces cinq dernières années qui conforte l’idée d’un quinquennat délétère:
« Nous avions la croissance, nous ne l’avons plus. Nous avions un esprit de solidarité, nous paraissons maintenant condamnés à voir les pauvres et les riches s’éloigner inexorablement les uns des autres…Nous vivions dans une société où les valeurs humaines étaient considérées comme les plus hautes, et l’argent devient le maître de tout. Nous avions un projet de civilisation avec la construction européenne, il s’enlise…Nous avions la fierté d’être français, nous voyons l’égoïsme et la résignation triompher…Nous avions un Etat efficace, nous avons un Etat décrié, impécunieux…. Nous avions un commerce extérieur puissant, nous avons un déficit structurel de compétitivité qui nous condamne à importer plus que nous n’exportons… »
Voilà pourquoi Dominique de Villepin en appelle à l’effort et au sens des responsabilités de chacun, afin que la France recouvre son indépendance, alors qu’aujourd’hui, « nous semblons voués à nous aligner sans cesse, sur les Etats-Unis en matière stratégique comme sur l’Allemagne en matière économique ».
Pour l’ancien Premier ministre, « la crise qui a éclaté une première fois à l’été 2008 puis une seconde fois à l’été 2010 a été le révélateur des pesanteurs économiques accumulées depuis plusieurs décennies »
« Le premier boulet, c’est la dette…Elle n’a pas été créée par la crise de 2008, mais elle est devenue insoutenable…Trois gouvernements avaient fait baisser la dette, ceux de Michel Rocard, de Lionel Jospin et le mien…Je n’ai cessé de regretter que le gouvernement Fillon se soit affranchi de cette discipline pour ouvrir les vannes. Notre dette aura augmenté de 5 points par rapport au PIB, avant même la crise….Le deuxième boulet que nous traînons et que la crise rend insupportable, c’est la chômage de masse. Lui non plus n’est pas né avec la crise de 2008…Le troisième boulet, c’est le manque de compétitivité… »
« Mais la crise ne sera pas une parenthèse…Ce n’est pas un accident de parcours …Elle signifie l’épuisement d’un modèle d’accumulation du capital au détriment de ceux qui louent leur travail, car désormais les inégalités s’accumulent, qui plus est à l’échelle mondiale ». Il préconise d’agir « sur tous les leviers pour entrer dans le nouveau siècle » : croissance verte, croissance sociale, patriotisme économique, ce fameux "patriotisme économique" que, Premier ministre, il inventa lors de sa deuxième conférence de presse de juillet 2005 pour sauver les entreprises françaises, en l’occurrence Danone.
Par ailleurs, à l’heure de la mondialisation, il souhaite arrimer les dirigeants « en France et attirer les flux venus de l’étranger. Il y a un enjeu majeur à augmenter le nombre d’étudiants étrangers formés en France, car c’est autant de passerelles créées avec les marchés mondialisés »….
Face à la situation actuelle, il demande à tous les Français de faire leur devoir, « de faire des efforts, de donner plus à notre pays ». Il n’hésite pas à annoncer la nécessité d’une augmentation de la tranche supérieure de l’impôt sur le revenu…
« Notre devoir, c’est de mettre la solidarité et la justice sociale au cœur de ce quinquennat futur. .. Il n’est plus acceptable qu’il y ait des écarts de 1 à 400 au sein d’une même entreprise ».
« Notre devoir est de nous rassembler, ensuite … au nom de la priorité d’intérêt général ».
Le sens de ce projet vise « la réconciliation …entre l’individu et la société, entre chaque Français et le pouvoir »
Voilà un projet positif, rassembleur, bien loin de tout discours de haine, d’affrontements calculés.
Un projet pour les Français qu’il respecte et dont il veut faire des citoyens dignes, dans une société libre.
« Seul le devoir nous rendra libres » : le projet d’un Homme d’Etat qui aime la France.
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