jeudi, 02 juillet 2009

Un club tant attendu...

Enfin !

Brigitte Girardin, ancienne ministre de l’Outre-mer dans les gouvernements de Jean-Pierre Raffarin puis ministre déléguée à la Coopération, au Développement et à la Francophonie  dans celui de Dominique de Villepin, Premier ministre faut-il le rappeler de mai 2005 à mai 2007, préside le club tant attendu de Dominique de Villepin.

Les statuts de ce club, fraîchement déposés, prévoient de soutenir  l’action de celui-ci « dans une politique de réforme, dans la défense des valeurs républicaines, avec une exigence de justice sociale et en veillant à un meilleur équilibre institutionnel et à l’indépendance et au rayonnement de la France ».

 

Dominique de Villepin  a commencé son «  tour de France » pour présenter son livre « La Cité de Hommes » en sillonnant la France et ses régions.

 

Quoi qu’on ait pu dire, il exprime le souhait sincère d’aller au devant des Français, de les écouter, de comprendre leur attente et de proposer des sujets de réflexion qui transcendent les partis politiques.

On ne peut s’empêcher de sourire lorsqu’il parle de son « ami » Hubert Védrine avec lequel il semble partager des points de vue essentiels dans la conduite des Affaires étrangères et dans la place de la France dans le monde.

 

Quand on s’arrête sur son analyse de fin diplomate, jamais controversée, concernant la politique étrangère de la France, sur sa volonté de rassembler bien au-delà des partis politiques traditionnels dont la désaffection, d’ailleurs, en traduit bien les clivages obsolètes, quand on l’entend réclamer une justice sociale réelle, indispensable pour remobiliser les Français, on ne peut s’empêcher de retrouver les valeurs gaulliennes, celles qui ont fait de la France « un beau et grand pays ».

 

Dominique de Villepin pense que la crise que nous vivons résulte de « la conjonction  de crises à la fois conjoncturelles, économiques, financières et sociales et aussi structurelles. Nous  sommes dans une véritable crise de civilisation, un basculement de notre monde qui se fait au tournant de cinq siècles de domination occidentale» (Le Midi Libre 01/07/09).

 

Il reprend à son compte la crainte du Président Chirac de voir s’affronter les civilisations et, pour en éviter le choc, veut privilégier le dialogue des cultures.

« Il est important de favoriser les passerelles entre les différentes cultures afin de diversifier la mondialisation sans se situer  d’emblée en dehors d’elle».

 

Dominique de Villepin incarne vraiment  une « renaissance » : « celle d’un nouvel esprit autant que celle d’un homme » (Le Monde).

mercredi, 01 juillet 2009

Plus qu'un long discours....

 

ASSOCIATION CLUB VILLEPIN

 

 

 

Bulletin d’adhésion

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lundi, 29 juin 2009

Remaniement gouvernemental: une parité de façade,

pour l’Observatoire de la parité entre les hommes et les femmes, qui, malgré une moyenne de 33,3% de femmes au gouvernement, s’étonne d’une baisse significative du nombre de femmes nommées ministres, suite au remaniement gouvernemental du 23/06/09.

Sur les 39 ministres (19 ministres et 20 secrétaires d’Etat), 13 sont des femmes : quatre ministres (21,1%) et neuf secrétaires d’Etat (45%).

« Au palmarès de la parité entre les 27 gouvernements européens, où seul-e-s les ministres sont comptabilisés, ce remaniement va rétrograder la France de la 4ème à la 15ème place, juste entre la Lettonie et la Lituanie .

 

Si l’élection du Président de la République a indéniablement marqué une avancée importante de la place des femmes au sein du gouvernement, il est important de signaler que la majorité d’entre elles s’est vu confier des secrétariats d’état plutôt que des ministères, ce qui ne conduit pas à un véritable partage des responsabilités ».

 

Et pourtant c’était une des promesses de Nicolas Sarkozy lors de sa campagne présidentielle. Promis, juré, il respecterait la parité homme/ femme dans ses gouvernements.

 

Rendons lui cet hommage, il a tenu cet engagement presqu’un an.

 

Enfin, et pour reprendre le communiqué de l’Observatoire de la parité : « d’un point de vue plus qualitatif,…les intitulés des ministères ne permettent pas d’identifier qui est en charge des questions d’égalité entre les femmes et les hommes. Ceci est regrettable, tant en regard des requêtes des partenaires sociaux et du monde associatif, que celui des partenaires institutionnels européens et internationaux, soucieux d’ identifier un/e interlocuteur/trice pilotant les politiques publiques sur ces sujets d’importance ».

 

Bah ! Il faut croire que l’égalité femme/homme ne mérite pas plus d’être défendue par un ministère réel que les droits de l’Homme.

Peut-on croire que ces deux préoccupations essentielles de notre société, prompte à appliquer la loi du plus fort,  ne trouvent plus d’intérêt aux yeux du Président de la République et de son Premier ministre ?

N’étaient-ce que de belles idées, des approches non rationnelles d’une réalité supérieure ? L’égalité femme/homme tout comme les droits de l’Homme confineraient-ils au mystique ? Alors, attention « tout parti vit de sa mystique et meurt de sa politique » (Charles Péguy)

 

dimanche, 28 juin 2009

L'imbroglio d'être juge et partie.

« Pourquoi Alliot-Marie est à la Justice »

 

Faut-il croire Le Télégramme qui, le 26 juin dernier, écrit que la nomination de Michèle Alliot-Marie à la Justice lui éviterait d’être entendue comme témoin dans l’affaire Clearstream ?

Je cite : "le 18 juin dernier, le tribunal correctionnel de Paris a convoqué les parties en cause afin d’organiser les débats. Il a notamment demandé aux uns et aux autres d’indiquer quels seraient les témoins cités. Les avocats de Dominique de Villepin lâchent le nom de Michèle Alliot-Marie…Rappelons que cette dernière à l’époque de la fabrication des faux listings était alors ministre… de la Défense. Pas trop mal placée, à priori, pour être informée de ce sulfureux dossier, alors même que le fameux général Rondot, qui dépend de son ministère, travaille à démêler cette intrigue empoisonnée.

 

Une position privilégiée qui vaudra à Michèle Alliot-Marie d’être entendue deux fois comme témoin par les juges Jean-Marie d’Huy et Henri Pons. L’une de ces auditions durera onze heures. Sans grande surprise, la ministre expliquera peu ou prou avoir découvert l’affaire et la mise en cause de Nicolas Sarkozy dans la presse.

Un témoignage très important pour Dominique de Villepin. Car, si l’ex-ministre de la Défense, avec tous les moyens d’informations dont dispose le titulaire d’un tel poste, affirme avoir tout ignoré, voilà qui conforte la défense de l’ex-Premier ministre, qui soutient la même chose.

 

Ce bel effet d’audience n’aura vraisemblablement pas lieu. Pas simple pour la garde des Sceaux de témoigner. Cela nécessiterait au moins l’aval du conseil des ministres, autrement dit de Nicolas Sarkozy. Lequel est la principale partie civile du procès…"

 

Je ne vois qu’une solution : qu’il se désiste ….

 

samedi, 27 juin 2009

Le pessimisme n'est plus de mise.

Ce matin, sur les ondes, Edwy Plenel et Alain Genestar devisaient sur le Congrès de Versailles. Pour le premier, il s’agissait d’un discours « loupé », « dont le contenu s’épuise », dans une mise en scène particulièrement soignée. Il paraît d'ailleurs que la discussion préalable sur le choix de la couleur de la tenture de fond y a tenu une importance tout à fait disproportionnée…

Il parlait d’un « pouvoir rattrapé par ses échecs, par la crise et par son impuissance »…

Le second, tout en soutenant le gouvernement, s’est lamenté sur l’absence actuelle dans le paysage politique français d’une alternative et d’un orateur.

 

Eh bien, je conseille à Alain Genestar d’aller écouter Dominique de Villepin présenter son dernier ouvrage, « La Cité des Hommes », comme il l’a fait cet après-midi à la FNAC Montparnasse, dans un auditorium bondé, au milieu d’un public qui lui a été rapidement acquis.

 

La qualité du verbe, c’est  sûr, il la possède.

 

La clarté de ses explications fait croire à tout un chacun qu’il est intelligent tellement tout est simple et cohérent.

 

Il place l’homme et ses droits au-dessus de toutes les valeurs.

 

A une question posée sur les Antilles et le coût engendré par la politique actuelle des DOM-TOM, il n’a pas hésité à répondre avec flamme que la France ne serait plus la France sans ces DOM-TOM  qui permettent  notre implantation dans les cinq continents et qui constituent une source d’enrichissement mutuel dont le moindre n’est pas culturel.

 

Il prône l’écoute de tous et le « dialogue des cultures ».

 

Son discours de rassembleur soulève un auditoire tous les jours plus nombreux. Sa sérénité rassure une opinion qu’on sent gagnée par l’inquiétude et la peur de l’avenir. Il faut reconnaître que lorsqu’il était le Premier ministre du Président Chirac, jamais le chômage n’avait été aussi bas…

 

Son actuelle tournée médiatique est un succès. La création d’un club « Villepin.fr » constitue le premier pas vers l’organisation d’un courant.

 

Dominique de Villepin dit avoir toujours voulu servir la France. Lors d’une rencontre avec la presse parlementaire, il a confirmé son intention de se présenter à une élection, et il entend incarner une « alternative » à Nicolas Sarkozy au sein de l’UMP.

 

De plus, les Français comptent parmi eux le meilleur orateur, reconnu à l’ONU par une « standing ovation ».

 

Nous n’avons plus le droit d’être pessimistes. Nous avons le sauveur de la France. Il s’appelle Dominique de Villepin.

jeudi, 25 juin 2009

Du doute à l'espoir.

De cette solennelle rencontre du Président de la République avec les parlementaires lors du Congrès de lundi dernier à Versailles, au remaniement ministériel annoncé le lendemain, beaucoup de doutes ont surgi dans quatre domaines.

 

D’abord le Président respecte-t-il sa parole, lorsqu’il annonce de façon péremptoire qu’il ne supportera pas qu’un candidat que le peuple vient d’élire au Parlement européen n’assume pas sa responsabilité en n’y siégeant  pas, et que son alors ministre aux Affaires sociales, malencontreusement élu par des électeurs qui n’y connaissent rien, fasse fi de l’engagement présidentiel et refuse son mandat européen pour devenir ministre de l’Intérieur ?

Il y a déjà une tromperie.

Tromperie aggravée lorsque ce malheureux suffrage en donnant une victoire à l’UMP qui apparemment ne s’y attendait pas ou ne s’en sentait pas digne, fait sortir de l’anonymat une jeune médecin lyonnaise dont le nom peut enrichir «  la diversité ». Et celle-là, contre toute attente est propulsée secrétaire d’Etat « aux aînés », laissant son siège au candidat suivant…

Peut-on avoir confiance ?

 

Deuxième point : à quel moment le Président réfléchit-il ?

Quand il montre qu’il est plus engagé que ses prédécesseurs pour créer un secrétariat aux droits de l’Homme, ou lorsqu’il décide de le supprimer au coup d’après ?

Quand il anime la campagne européenne en faisant son cheval de bataille du refus de l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne ou quand il nomme le plus ardent défenseur de cette cause, secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères ?

Il est vrai que celui-ci va retrouver le ministre étranger aux Affaires favorable à la participation de la France à la guerre en Irak…c’est ce qui s’appelle le flair…

 

Troisième point : les nominations au gouvernement ne seraient-elles que des prébendes déguisées ? c’est ce qu’on pourrait croire si, pour recaser le soldat Lefebvre député suppléant d’un sous-ministre qui vient d’être remercié (et qui serait bien obligé de rejoindre l’hémicycle pour d’obscures affaires à ce qu’on dit !), on crée pour lui un secrétariat d’Etat auprès du ministre de la Culture. Cet intermittent de la politique pourra s’intéresser aux intermittents du spectacle !

Même interrogation pour le secrétaire d’Etat à l’Industrie qui a claironné sur tous les toits qu’il n’y connaissait rien à l’économie …

 

Quatrième point : le grand emprunt national que même l’UMP accueille « en baissant la tête » comme le dit un ancien ministre.

Les spécialistes font part de leur réserve devant cette chimère dont on ne connaît aucun chiffre précis, mais dont on sait qu’il va aggraver encore un endettement du pays jamais atteint jusque-là, atteignant plus de 80% de notre PIB, et flirtant avec les 100% dans les mois à venir si des solutions drastiques ne sont pas mises en place.

 

Voilà bien des doutes qui grèvent le moral des Français. Ils ne croient plus en rien ni en personne.

Enfin, tel était leur état d’esprit jusqu’à ces dernières heures, jusqu’à ce qu’émergent un discours courageux et rassembleur, un discours gaulliste, et l’engagement de son auteur « à rassembler au-delà des partis, au-delà des courants ».

 

L’homme qui s’exprime dans les médias au sujet de son livre « La Cité des Hommes » veut « contribuer à la réflexion et à la proposition politique ».

Dominique de Villepin lance son club le 1er juillet prochain. Lequel aura vocation à le soutenir « dans une politique de réforme, dans la défense des valeurs républicaines, avec une exigence de justice sociale, en veillant à un meilleur équilibre institutionnel et à l’indépendance et au rayonnement de la France ».

Ce club, qui ne veut pas être identifié comme un club strictement politique va faire appel à « des personnalités du monde de la culture, à des intellectuels ».

Dominique de Villepin qui prône « l’adhésion du peuple la plus large possible », qui souhaite « un équilibre institutionnel plus strict », qui croit dans « les vertus d’un président garant de l’intérêt général », passe aux actes.

 

Tout n’est donc pas fini. Il reste à la France une…. « alternative ».

« Face à l’histoire en train de se faire, retrouvons la capacité d’agir pour la changer plutôt que la subir. Connaître. Comprendre. Anticiper. S’engager »…. «  Tout est à reconstruire »… (La Cité des Hommes) ;

 

Alors, le 1er juillet,  rejoignons « Villepin. Fr »

mercredi, 24 juin 2009

le problème de conscience de Pierre Lellouche

 Je viens d’apprendre la nomination de Pierre Lellouche comme secrétaire d’Etat aux affaires européennes, et je l’en félicite.

 

Je me pose juste une question : est-ce pour accélérer les processus d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne? Car il fut pendant très longtemps, et jusqu’à une date récente un des hommes politiques férus de relations internationales et néanmoins un des plus grands défenseurs de la Turquie dans l’Union européenne. Il n’est qu’à se renseigner sur : www.info-turc.org, sur des tribunes du Figaro qu’on doit retrouver facilement, ou dans d'autres écrits.

En attendant, je vous livre un commentaire du 25 septembre 2004 : « On serait fou de dire non à la Turquie ».

 

SECRETAIRE général adjoint de l’UMP chargé des études, Pierre Lellouche est un fervent avocat de l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Jean-Pierre Raffarin semble réticent devant la candidature turque. « Voulons-nous que le fleuve de l’islam rejoigne le lit de la laïcité ? » s’interroge-t-il. Pierre Lellouche. Je crois, au contraire, qu’il faut tout faire pour que la rivière de l’islam se noie dans l’océan de la démocratie et des droits de l’homme. Je suis d’ailleurs convaincu que l’islamisme sera vaincu de cette façon : par l’égalité homme-femme, par la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Nous avons à côté de nous un grand pays musulman et laïc qui veut partager nos valeurs. Il fait les réformes nécessaires. Nous serions fous de lui dire non. Ce serait une erreur stratégique majeure. L’objectif de l’Union n’est pas de fabriquer un club chrétien ni un club de riches mais de réunifier l’Europe dans la paix et la prospérité. « Un processus difficile » L’UMP s’est prononcée contre la Turquie... Dans cette affaire, je suis, moi, beaucoup plus en accord avec Jacques Chirac. Faire de la Turquie un enjeu de politique franco-française ou du prochain référendum, c’est polluer le débat. Certains jouent avec la peur : c’est indigne. La Turquie, ce n’est pas l’islamisme ni le terrorisme. Au nom de la crainte de l’islam et des Arabes, on est en train de dire non pour de mauvaises raisons. La Commission européenne semble donner son feu vert... Ce n’est que l’opinion du commissaire chargé de l’élargissement, Günter Verheugen. Cela dit, l’essentiel des critères requis par la Commission ont été observés par la Turquie : le gouvernement Erdogan a fait voter pas moins de 460 lois, qui représentent des efforts considérables. Ce qui m’a également frappé lors d’un récent voyage en Turquie, où j’ai rencontré l’essentiel du personnel politique, les présidents des communautés juive et arménienne, et des intellectuels, c’est de voir à quel point le pays est mobilisé pour entrer dans l’Europe. La Turquie a pourtant voulu pénaliser l’adultère... Il n’y a pas si longtemps, dans un certain nombre de pays catholiques d’Europe de l’Ouest, la pénalisation de l’adultère existait, et n’a disparu que récemment. Ce qui est intéressant, c’est qu’entre cette demande de pénalisation voulue par les députés de son parti et l’opposition de l’Union, le Premier ministre a choisi l’Europe. Mais c’est un processus difficile pour la Turquie.




Forum de cet article:

lundi, 22 juin 2009

Un bel anniversaire.

Pour un anniversaire, ce fut un bel anniversaire (avec un mois d’avance)!

 

Rien ne manquait : la majesté du lieu, les lumières et les tapisseries avec les gardes républicains revêtus de leur plus bel habit, la plus noble assistance, celle des parlementaires, les futurs députés européens, les ministres de l’ancien millésime et du futur, les anciens Premiers ministres (quelques-uns) et l’actuel qui semblait cependant un peu crispé….Il est vrai que ce n’est pas plus drôle d’être privé de Lanterne que de parole….

 

Bref, bel anniversaire que celui de cette révision constitutionnelle. Quand on pense que le Congrès ne l’avait acceptée que du bout des lèvres, ou plutôt à une voix près le 22 juillet dernier. Ont-ils bien eu conscience ces réfractaires irresponsables, l’an dernier, qu’ils ont failli se priver, nous priver, de cette belle reconstitution historique ?

Ah, que la nostalgie est belle ! Que de grandes eaux  (qui manquaient au spectacle) ont coulé dans les Bassins de Neptune depuis le jour où Charles-Louis Napoléon Bonaparte dit le Petit est venu haranguer, en 1848, ce même hémicycle monocaméral après que les grèves, les manifestations populaires eurent modifié le paysage politique français.

 

Bref, Son et Lumière à quinze heures.

 

Quant au discours du Président, il faut lui reconnaître le mérite de la cohérence et de propos consensuels.

Il a expliqué que la crise n’était pas finie, que les valeurs républicaines étaient toujours d’actualité, mais qu’il était obligé d’assumer les défaillances précédentes… ce qui manquait peut-être d’élégance pour ses prédécesseurs qui de temps en temps lui sauvent un peu la mise…

Cependant, il a révélé une grande habileté dans sa conclusion grandiose, en forme de clin d’œil à des hommes qui pourraient ne pas lui être totalement acquis. Ainsi,  il s’est inspiré de la brillante allocution, prononcée le 14 février 2003, à l’ONU au milieu de chefs d’Etat, par son collègue de l’époque, Dominique de Villepin. Comment résister à cette évocation qui ne peut laisser insensible, celle « d’un vieux pays, la France, un vieux continent, comme le mien, l’Europe »…..

 

Vraiment du grand art.

dimanche, 21 juin 2009

La France et l'Afrique

« L’Afrique sans la France, c’est une voiture sans chauffeur, la France sans l’Afrique, c’est une voiture sans carburant »…

avait dit Omar Bongo en 1996, lorsque les relations entre la France et l'Afrique étaient au zénith.

 

Il est très malsain, aujourd'hui,  de vouloir juger ce qui fut la Françafrique à l’aune de nos connaissances actuelles, de l’évolution de l’histoire et de l’état du monde en 2009.

Entre la France et l’Afrique, de solides liens se sont noués, pas tous dictés par l’intérêt, même si ces liens parfois se sont montrés plus serrés avec les pays riches en matières premières….La France aime l’Afrique, et les Africains aiment la France, au point d’avoir donné leur vie pour la défendre lors de la seconde guerre mondiale.

 

Une certitude cependant s’impose: les temps ont changé, les mentalités ont évolué et les pratiques se sont normalisées, moralisées si on veut employer un langage plus convenu.

 

Par ailleurs, ce serait faire preuve d’arrogance de vouloir imposer aux Africains notre mode de vie et de pensée, pas toujours plus recommandable.

Nous devons au contraire comme le dit le président Chirac, d’ailleurs fort applaudi à son arrivée à Libreville  lors des obsèques d’Omar Bongo : « L’homme africain est entré dans l’Histoire. Il y est même entré le premier. On ne peut avoir à son égard que du respect, le respect que l’on a pour un ancêtre commun ».

 

Plus que jamais, nous devons appeler au dialogue des cultures et optimiser nos relations avec nos amis africains. Il y va de notre politique économique et commerciale, de nos problèmes d’immigration et de sécurité.

Au-delà de notre aide classique de remise de la dette des pays africains, nous ne pouvons, entre autre,  que soutenir l’action positive de la taxe « Chirac » sur les billets d’avion qui fait recette.

 

Selon Le Figaro, « le prélèvement de quelques euros par billet a rapporté 300 millions de dollars en 2008 destinés à l’achat de médicaments contre le sida, le paludisme ou la tuberculose ». Et pourtant, ne fut-il pas ô combien moqué, ce prélèvement reversé à Unitaid, organisation internationale spécialisée dans l’achat de médicaments permettant de lutter contre ces trois fléaux identifiés par Jacques Chirac dans les pays en développement…

 

 

Il faut éviter que l'Afrique,  objet de bien des convoitises, ne se laisse séduire dans un nouveau monde partagé entre deux pôles : celui hyper-endetté des Etats-Unis, et celui de la Chine, le premier artisan mondial, celui qui engrange les actifs.

Les Gabonais, hélas, ne semblent pas devoir hésiter lorsqu’ils disent, à l’heure d’un recueillement pourtant légitime : « On veut les Chinois » !

 

La France a toujours bénéficié de relations privilégiées avec les pays africains. Elle doit aujourd'hui tout faire pour les consolider, notamment  grâce à sa position au sein de l’Europe.

samedi, 20 juin 2009

H1N1 dans le 15ème: pas de panique!

Les médias ont annoncé le cas d’une fillette de CM2 qui est revenue de Londres, porteuse du virus H1N1 et souffrant de la grippe induite par ce virus. A juste titre, les élèves non atteints, mais qui ont été en contact avec celle-ci, ont été appelés à rester à leur domicile, et la kermesse de l’école n’aura pas eu lieu. Jusqu’ici tout est parfait, et la jeune patiente sera ainsi immunisée si l’épidémie prospère à l’automne comme les spécialistes le craignent.

 

Il est à souligner que, comme à Toulouse, c’est une adolescente qui est contaminée.  Ce qui accréditerait l’existence d’une « mémoire virale » pour les personnes qui auraient vécu des épidémies de grippe antérieures ! 

 

La France est prête à affronter une pandémie, et même à revoir les mesures à prendre, pour n’hospitaliser que les cas compliqués, et confiner au domicile les personnes atteintes.

Priorité à la prévention, dont le lavage fréquent des mains.

 

La Ville de Paris semble, elle aussi, avoir pris la mesure de la maladie. Il faut dire que les menaces de grippe aviaire avaient alerté les municipalités et le 15ème avait pris sa part dans les mesures préventives et les stocks de masques.

 

Le maire de l’époque, René Galy-Dejean, se préoccupait beaucoup de la santé des habitants de l’arrondissement. On l’avait vu prendre les mesures de quarantaine qui s’imposaient au sujet d’une élève, dans une autre école du 15ème, qui avait été en contact avec une personne atteinte du SRAS (Syndrome Respiratoire Aigu Sévère) occasionné par un virus d’une catégorie différente.

 

Dans le cas présent, les services départementaux,  la DDASS, ont pris les choses en main de façon efficace, ainsi que la municipalité parisienne, puisqu’on a vu la Première adjointe, Anne Hidalgo, en visite dans l’école ce matin.

Voilà qui semble avoir rassuré les parents.