samedi, 08 décembre 2007
Femmes gaullistes et infirmières bulgares
Au cours de la visite officielle qu’il entreprend en France, le colonel Kadhafi souhaite rencontrer des femmes françaises afin de s’entretenir avec elles de "la condition féminine".
A la réception de cette invitation et après quelques hésitations, j’ai décidé de ne pas me rendre à cette réunion.
Non que je sois devenue insensible à la cause des femmes que j’ai défendues au sein de Femme Avenir.
Non que je sois hostile au « nouveau partenariat» de l’Europe avec l’Afrique, tel que défini lors du sommet de Lisbonne qui se tient actuellement. Bien au contraire. Le Général de Gaulle, tout comme Jacques Chirac n’ont, d’ailleurs, jamais cessé de montrer leur attachement aux pays africains.
Mais je m’interroge sur l’opportunité d’un tel voyage. Fait-il partie du mystérieux marché qui a abouti à la libération des infirmières bulgares? Et si on parle aujourd'hui avec une satisfaction, certes légitime, de cettte libération, on oublie les conditions de leur internement, les tortures qu'elles ont subies et le procès inique qui leur a été fait.
"Il faut avaler son chapeau" confesse Bernanrd Kouchner qui fut le chantre, en son temps, des droits de l'homme, voire du devoir d'ingérence dans les pays où ceux-ci n'étaient pas respectés.
Par ailleurs, où en sont les mandats d’arrêt internationaux concernant les hauts responsables libyens condamnés à la suite de l’attentat contre le DC10 d’UTA ?
J’ai entendu ce matin une élue locale évacuer ce problème en arguant que les familles avaient été dédommagées…. Je suis atterrée.
Les intérêts économiques primeraient-ils à ce point sur les valeurs morales de nos concitoyens?
La promesse de signatures de contrats juteux autorise-t-elle de ternir l'image de la France?
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