lundi, 25 février 2008

Le Président a encore raison

Vite le retour à l’enseignement classique, à la lecture, aux récitations, et à l’exemplarité que les beaux textes inspirent.

Et voilà qu’au terme de la semaine précédente, fertile en débordements de tous sens, je me suis prise à regretter qu’on n’enseignât plus Corneille et la Clémence d’Auguste.Cet empereur de Rome, trahi, parvient à maîtriser ses sentiments :

Bel exemple de contrôle, le moins qu’on ne puisse attendre de cet homme aux responsabilités immenses.

Par ailleurs, le monarque réfléchit sur sa puissance qu’après réflexion il sait fondée sur la seule crainte :

« Je veux me faire craindre et ne fais qu’irriter »,

« Qui peut tout, doit tout craindre »

Il pardonnera à ses conjurés « Antoine a tout appris et veut tout pardonner »

Vivement que les enfants de CM² et des autres classes sachent ce qu’est la clémence, ou le pardon, ou la grandeur d’âme.Ils pourront ensuite en convaincre leurs parents.

Jamais ceux-ci, qui doivent les éduquer, leur apprendre le respect des autres et le sang-froid élémentaire  lors de circonstances que la vie ne manquera pas de leur faire rencontrer, ne pourront traiter quelque personne mal embouchée de « pauvre con ».

Cette insulte est inadmissible dans la bouche d’enfants, mais ils ne connaissent pas toujours les règles du savoir-vivre, honteuse chez des adultes sensés donner l’exemple d’une vie harmonieuse en société.

Pour le reste, je me prends à rêver d’Auguste, « maître de lui comme de l’univers ».

dimanche, 24 février 2008

De Gaulle: un héritage bien lourd à assurer

Vendredi dernier, 22 février, avait lieu l’inauguration de l’Historial Charles-de-Gaulle, à l’intérieur de l’Hôtel National des Invalides, monument audiovisuel de 2 000m², moderne, mais sans aucune pièce réelle dite de musée. Le Général de Gaulle méprisait la culture des reliques….

Devant le Président Chirac, instigateur de cet Historial, Pierre Mazeaud, président de la Fondation Charles de Gaulle, a trouvé les accents qui ont fait frémir la foule, ceux qui évoquent la grandeur de la France.

Il a rappelé la pertinence de la Constitution de la Vème République gravée dans le marbre, qui donne un cadre à nos institutions. A ce moment-là, les respirations se sont retenues. L’ombre du Général planait sur l’assistance.

Puis le Président Sarkozy a célébré l'action du Général, dressant des analogies entre leurs actions,jusqu'à se reconnaître dans une certaine notion de « Résistance ». Cette appropriation de l’héritage ne semble pas avoir convaincu les lycéens de Neuilly  qui, par leur bavardage,  n’ont pas montré le recueillement attendu.

Avaient-ils en mémoire les conseils prodigués par le maître du Président, Edouard Balladur.Lequel, il y a un an, a publié un ouvrage intitulé « Laissez de Gaulle en paix »

Cependant, au terme de cette cérémonie, la France revivait avec chaleur les grands moments de l' histoire de la Vème République et se félicitait de la stabilité des gouvernements grâce à sa Constitution .

Patatras !

Le soir même, le Président Sarkozy confondant emprisonnement et enfermement pour soins de santé, se livre à un coup de force. Il dit lui-même qu’il ne veut pas voir « sortir de prison des gens qui n’étaient pas guéris, pas soignés », et contredit ainsi une décision du Conseil Constitutionnel rendue la veille, encadrant le dispositif de rétention de sûreté mis en place par la loi Dati.

Et voilà notre belle Constitution, célébrée le matin, mise à mal le soir.

En effet, l’article 62 de la Constitution stipule que les décisions du Conseil Constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours et s’imposent à tous, même au Président de la République. S’en abstraire reviendrait à un acte totalitaire. Et on ne peut que saluer le manifeste prémonitoire de « vigilance républicaine », signé par des hommes et des femmes politiques de tous bords soucieux de la dérive « vers un pouvoir personnel confinant à la monarchie élective ».

Les Institutions de la Vème république ont permis de traverser des épreuves, encore faut-il les respecter.

vendredi, 22 février 2008

Merci, Monsieur le Président....

Merci, Monsieur le Président, d’avoir enfin réagi aux propos qu’aurait tenus votre directrice de cabinet au sujet  du « non-problème » des sectes.

Vous avez raison de juger « inacceptables, inadmissibles…. les activités sectaires » contre lesquelles vous demanderez « la plus grande fermeté ». Vous précisez que vous n’aurez pas la « moindre faiblesse contre l’Eglise de Scientologie ». C’est heureux car cette église s’est illustrée par de nombreux démêlés judiciaires.

Je suis heureuse de cette mise au point car il est impensable que votre plus proche collaboratrice eût pu se permettre un tel écart de langage et révéler une aussi criante méconnaissance des réalités.

D’ailleurs, pourquoi ne parler que de la scientologie ?

Pourquoi critiquer le remarquable travail parlementaire qui, sous la forme d’une commission d’enquête, avait abouti, toutes tendances politiques confondues, à une définition du comportement sectaire et au repérage de ces « associations de culte » ? Certes, ce document demanderait une révision, car les mouvements sectaires les plus efficaces sont ceux qui évoluent le plus vite, mais il a le mérite d'exister.

Pourquoi faire planer le doute sur la MIVILUDES (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires), placée sous la tutelle du Premier Ministre, admirablement animée par le préfet Jean-Michel ROULET ?

Ce problème est très grave. Encore récemment, un enfant est mort du manquement de soins élémentaires incompatibles avec les convictions sectaires de ses parents.

Paris n’est pas à l’abri de ces manipulations mentales.

Et même en période électorale, je salue le travail commun effectué avec Anne Hidalgo concernant la lutte contre les pratiques sectaires dans le 15ème arrondissement.

Il est des moments où les confrontations doivent s’effacer pour travailler au bien commun de la population. C’est bien ce que chacune de notre côté avons tenté de faire.

Quelle que soit l’issue des prochains scrutins, voilà une action qu’il me plaira de savoir commune.

samedi, 16 février 2008

La politique neuilléenne, du spectacle en continu!

A Neuilly, l’UMP aura sifflé deux fois la fin de la récré, certes le train l’avait fait trois fois, mais les moyens de transport n’ étaient pas ce qu’ils sont aujourd’hui, et un héros du film d’ailleurs a récemment préféré le scooter au prix d’un accrochage qui ne semble pas avoir encore fait toute la lumière… L’heure n’est plus à Vacances romaines , même si les princesses italiennes se sont transformées en chanteuses….

A vrai dire, Neuilly est devenu Dallas avec ses 356 épisodes. Tous les jours un « cliffhanger » (accroche finale jusqu’à l’épisode suivant).

Neuilly, ton univers impitoyable…

Neuilly,(tu) glorifies la loi du plus fort…(c’est qui ? le parachuté ?  réponse : non. Le 1er dissident ? va savoir...Le 2ème dissident ? peut-être… j’ai bien dit le 2ème, et non pas le second, ce qui ne clôt pas la liste…),

Neuilly, tu ne redoutes que la mort (celle du 16 décembre où on soutenait le malheureux exilé …à mort, ou celle du 9 février où les mêmes lui plantaient un poignard dans le dos, s’épanchant dans les médias sur sa nullité ?),

Neuilly, tu ne connais pas la pitié (!)

Neuilly, patrie du dollar et du pétrole( ?),

Neuilly, tu te raccroches à ton passé (1983 ?)..

Mais qui peut incarner JR, imperturbable pendant 14 saisons ?

A moins qu’on ne rejoue à Neuilly la pièce qui fait courir le Tout-Paris : « la tectonique des sentiments », scénario banal d’une femme passionnée, tellement aveuglée par son amour qu’elle le détruit par une vengeance raffinée dont les conséquences la dépasseront. Cette femme, c'est Neuilly .Après avoir été séduite par Nicolas Sarkozy et s’estimant trompée par le lieutenant qu’il lui a délégué, elle croit  se venger en se donnant à un sans- étiquette.

Mais un dissident peut en cacher un autre. Ils sont deux désormais. "C'est trop de deux Madame"...eût dit Molière

A moins de croire La Fontaine: "Arrive un troisième larron

Qui saisit Maître Aliboron,

L'âne, c'est quelquefois une pauvre province".... et si en 2008, l' âne c'était la plus riche ville des Hauts-de-Seine...

 

 

 

 

 

dimanche, 10 février 2008

Quand apparatchiks et électeurs ne font pas bon ménage....

Faut-il que le trouble soit grand et que les électeurs UMP aient du mal à suivre les consignes imposées d’ « en haut  », pour arriver à ce spectaculaire cafouillage à Neuilly tel qu’il est décrit aujourd’hui dans la presse !

Neuilly, le fief du Président Sarkozy, ville tout entière attachée à son ancien maire devenu chef de l’Etat, serait sur le point de se donner à un dissident encore inconnu il y a quelques semaines !

Neuilly n’accepterait pas le candidat investi par l’UMP, malgré la recommandation suprême du Président dont il est le porte-parole !

Neuilly serait devenue rebelle !

Eh oui !

Les Neuilléens n’admettent pas le parachutage d’un homme certainement brillant mais qui ne les connaît pas, qui ne sait rien de leur vie de tous les jours.

Les Neuilléens n’ont que faire de ces jeunes apparatchiks qui encombrent les listes électorales alors qu’ils disent eux-mêmes ne pas être intéressés par leurs  problèmes.

Un de ceux-là, parachutés, qui arpentent les marchés du 15ème le dimanche, à qui je demandais s’il connaissait bien le quartier et ses habitants, m’a avoué n’en avoir rien à faire. Il n’est d’ailleurs « intéressé que par le Conseil de Paris » (sic).

Voilà le type d’homme d’appareil dont les électeurs ne veulent plus.

Les Neuilléens sont courageux. Ils donnent de la voix, celle  de la raison.

Ils s’exposent cependant à voir sanctionnés les trois révolutionnaires qui cherchent à bouter hors de Neuilly l’homme de l’UMP, si j’en juge par les punitions infligées à tous ceux qui osent ne pas être en accord avec le parti.

Qui sera suspendu ? Arnaud Teullé, Marie- Cécile Ménard et Jean Sarkozy pour avoir exprimé leur désaccord ?

A moins que David Martinon ne retourne à ses fonctions élyséennes…

 

dimanche, 03 février 2008

Exclusion: opprobre ou soulagement?

J’ai reçu, le 1er février 2008, un courrier signé de Patrick Devedjian, me signifiant mon exclusion de l’UMP .

Je n’en suis pas encore remise ! je me sens tellement en dehors de ce mouvement depuis si longtemps !

Moi gaulliste, RPR, je ne me reconnais plus dans cette « Union pour un Mouvement Populaire » dont j’avais pourtant applaudi la naissance en son temps.

Il est vrai qu’à l’époque, il s’agissait de mettre en commun nos réflexions sociales, humanistes et libérales avec celles de nos amis libéraux. Un socle commun semblait pouvoir potentialiser nos énergies afin de faire avancer la France, « notre cher et vieux pays » dans l’orientation qui nous mobilisait.

Six ans plus tard….la difficile considération des droits de l’homme, l’absence de lisibilité du respect des minorités tant hexagonales qu’internationales, la mise en cause des droits fondamentaux de la santé pour tous, font que je ne me reconnais plus dans ce parti qu’est l’UMP.

Je m’y reconnais d’autant moins que je ne comprends pas pourquoi une ouverture à gauche  est possible, alors que des divergences au sein de ses membres sont aussi violemment fustigées.

Alors, quid de cette ouverture ?

Est-ce pour faire état du ralliement de personnalités de gauche à la politique du Président Sarkozy, sans lui apporter l’enrichissement de leurs positions ?

Et dans ce cas, peut-on parler d’ouverture ?

Par ailleurs, pourquoi ne pas prendre en considération  des opinions certes moins médiatiques mais plus déterminées  telles que celles que j’exprime ?

A mon humble avis, c’est que je ne suis qu’une femme, médecin, conseiller de Paris, obligée de passer par les fourches caudines d’un appareil politique complètement monolithique.

Si tel est le cas, je suis très heureuse d’avoir été exclue de ce parti en voie d’implosion, tiraillé entre quelques gens de convictions, beaucoup d’ apparatchiks prêts à toute compromission pour survivre, et les autres qui restent fidèles par paresse ou par lâcheté.

Bref, l’UMP n’est pas l’expression d’un général qui a su dire non à l’ « establishment ».

Je suis fière de m’inscrire dans cette direction,

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