lundi, 31 mars 2008
Edifiants les propos d'un Conseiller Personnel du Président de la République...
Il s’agit d’une interview de Jacques Attali, en 1981 (Mon combat-1981 M.Salomon. L’avenir de la vie-Seghers)
« MS- Est-il possible et souhaitable de vivre 120 ans… ?
JA- Est-ce souhaitable ?... Je répondrai en plusieurs temps. D’abord je crois que dans la logique même du système industriel dans lequel nous nous trouvons, l’allongement de la durée de la vie n’est plus un objectif souhaité par la logique du pouvoir. Pourquoi ? Parce qu’aussi longtemps qu’il s’agissait d’allonger l’espérance de vie afin d’atteindre le seuil maximum de rentabilité de la machine humaine, en terme de travail, c’était parfait.
Mais dès qu’on dépasse 60/65 ans, l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte cher à la société….
Du point de vue de la société, il est préférable que la machine humaine s’arrête brutalement plutôt qu’elle ne se détériore progressivement.
C’est parfaitement clair si l’on se rappelle que les deux derniers tiers des dépenses de santé sont concentrés sur les derniers mois de la vie…. » La société capitaliste veut « rendre économiquement rentable la vieillesse simplement en rendant solvables les vieux »…. « On pourrait accepter l’idée d’allongement de l’espérance de vie à condition de rendre les vieux solvables et de créer ainsi un marché….
Je suis pour ma part, en tant que socialiste, objectivement contre l’allongement de la vie, parce que c’est un leurre, un faux problème. Je crois que se poser ce type de problème permet d’éviter des questions plus essentielles telles que celle de la libération du temps réellement vécu dans la vie présente ».
Je suis personnellement horrifiée de ces propos comme je l’étais en 1981, lorsque Jacques Attali préconisait un âge limite pour les patients devant supporter des hémodialyses (séances de rein artificiel).
Les propositions de Jacques Attali sont-elles toujours aussi pertinentes ?
Le Président Sarkozy a dû en avoir mesuré les effets avant de lui confier le rapport pour « libérer la croissance française » en 2008 .
Les 316 propositions de ce rapport se conjuguent-elles sur le même mode ?
Ce n’était pas ma tasse de thé en 1981. Ce n’est pas la mienne 27 ans plus tard !
Monsieur Attali aura 65 ans le 1er novembre prochain. Que se préconise-t-il pour éviter les dérapages de l’assurance maladie ?
J’avais eu honte de ces propos. Je ne comprends pas comment Nicolas Sarkozy a pu cautionner cet individu, brillant certes, mais avec quel cynisme pour donner des directives aux Français ?
vendredi, 28 mars 2008
Talents en talons
L’Association Française des Femmes Médecins était invitée hier à un colloque réalisé par le Service culturel de l’Ambassade du Danemark sur la parité hommes femmes dans le monde du travail.
Auprès d’Emmanuelle Latour, Secrétaire générale de l’Observatoire de la parité entre les hommes et les femmes, participaient Malou Aamund, femme d’affaires et parlementaire danoise, Karen Lykke Sorensen, Vice –présidente de Sanofi Aventis pour la zone nordique et Cristina Lunghi, Présidente fondatrice de l’association Arborus pour « la promotion des femmes dans la prise de décision ».
Deux réflexions se sont imposées à moi.
D’abord, je redis que l’Europe est une chance pour la femme, tellement existent des disparités entre les pays du Nord, dont le Danemark, très égalitaires, et ceux d’Europe du Sud, dont la France, volontiers plus machistes.
Au Danemark, le modèle familial est valorisé. Le mari et la femme travaillent, le travail féminin est encouragé par le grand nombre de places en crèche, l’aménagement du temps de travail, l’allongement des congés de naissance, partagés par le père et la mère….
En France, les mentalités changent, les jeunes femmes travaillent et les maris participent plus volontiers aux tâches ménagères que leurs pères. Les places de crèches se font plus nombreuses, et une politique familiale volontariste récente permet aux Françaises de se montrer les championnes de la natalité (1,98 enfant par femme).
Ouf, les inégalités hommes/femmes disparaissent, et c’est le mérite d’Arborus d’avoir créé un « label égalité » pour récompenser les entreprises qui prennent en compte la spécificité des salariées mères de famille !
L’autre réflexion concerne les femmes médecins. S’il y a bien une profession qui se féminise, c’est la médecine.
En 1962, les femmes représentaient 10% du corps médical. Aujourd’hui, elles sont plus de 60% à occuper les bancs du premier cycle des études médicales.
Les femmes médecins, lorsqu’elles ont des enfants, travaillent six heures de moins par semaines que leurs confrères. Elles exercent des spécialités moins contraignantes que la médecine générale, tandis que les hommes se"féminisent", puisque, désormais, ils se réservent quelques heures par semaine pour... aller jouer au golf !
Voilà une féminisation qui a profondément modifié l'exercice de la médecine et la démographie médicale.
Comme quoi, il ne faut jamais sous-estimer l'influence des femmes, surtout celle des femmes médecins!
lundi, 24 mars 2008
Emotion, observation, détermination.
Bertrand Delanoë m’a fait l’honneur, vendredi dernier, de m’inviter à l’élection du Maire de Paris.
Mon émotion a été grande devant ce témoignage des relations cordiales qu’il a pu nouer avec d’anciens élus de l’opposition. Ce geste montrait qu’en dépit de controverses, il se montrait sensible au soutien qu’en toute connaissance de cause, nous lui avions apporté.
Et voilà, comment du rang d’acteur, je me suis retrouvée au premier rang de la tribune des invités du Maire, celui des spectateurs.
Cette situation est loin d’être inintéressante. Elle offre un poste d’observation de premier choix, d’autant que je me trouvais à l’aplomb de mon évanescente tête de liste.
Mais que faisait le capitaine d’Aboville pendant que Bertrand Delanoë, proclamé maire de Paris quelques instants plus tôt, exposait son programme pour les six ans à venir ? Il ne cessait de remplir un formulaire, compulsait un dossier, revenait sur une page « stabylotée » de jaune.
Peut-être écrivait-il sa première diatribe contre « les candidats carriéristes de la politique »…. s’insurgeant contre « les états-majors qui verrouillent la vie locale, composant leur liste à leur guise au nom de stratégies nationales, et ne reculant devant aucun procédé pour s’assurer le contrôle des apappareils parisien » (sic.cf le site « un nouveau souffle pour le 15ème ! »
Bah ! tout cela ne serait pas grave si la population du 15ème n’avait été l’otage de ces discours creux de la part d’une personne qui ne la connait pas, puisqu’étrangère à l’arrondissement, comme les premiers de la liste du futur maire du 15ème.
A tous ces électeurs déçus par des gens qui ne tiennent pas leurs engagements, j’annonce ma détermination à continuer à les servir
Je propose de les retrouver autour de mon association « Qualité 15 » dont les structures restent à redéfinir.
Mon engagement à les aider dans leur vie quotidienne demeure intact, ainsi que mon souci d’ « oser la politique autrement » dans le 15ème . Que dis-je ? il est décuplé par les 8000 électeurs qui m’ont fait confiance.
Merci à tous, et à très bientôt,
Cécile Renson
mercredi, 19 mars 2008
Que de l'amour...
Bernard Debré déteste Goasguen et ne veut pas siéger dans le même groupe que lui à l’Hôtel de Ville.
Claude Goasguen répond avec véhémence à Lellouche qui l’accuse d’avoir favorisé François Lebel dans la reconquête de son fauteuil de maire du 8ème.
Bernard Debré et Claude Goasguen ont cependant un point commun : leur soutien à Françoise de Panafieu a été tardif pour l’un, tiède pour l’autre…
La pauvre candidate a mené sa campagne comme elle l’a pu, avec courage, mais lâchée par tous, même par le président de la République avide de confidences auprès de journalistes lors d’un déplacement en avion.
Dépitée, 36 heures après son succès à la mairie du 17ème, elle annonce son retrait de candidature au fauteuil de maire du dit arrondissement.
Plus rapide encore, Véronique Vasseur, élue conseiller de Paris , démissionne dès les résultats connus. Ce médecin émérite, dénonce un climat délétère au sein de l’UMP.
Roxane Decorte menace de siéger comme non-inscrite.
« Les rats quittent le navire » comme l’a annoncé malencontreusement Jean-François Lamour avant le premier tour de scrutin. Et pourtant il s’imagine bien en rassembleur du groupe UMP.
C’est sûrement sans compter avec Rachida Dati qui, elle, se verrait bien la patronne et du groupe et du 7ème , balayant sur son chemin le pauvre Michel Dumont trop honnête dans ce maelström.
Bref, Lamour veut être le chef d’une armée dont les soldats s’entretuent. L’UMP prend l’eau de toute part.
Il n’y en a plus qu’un qui rame à contre-courant pour s’y faire réintégrer…. C’est ? le capitaine d’Aboville…
mardi, 18 mars 2008
Des convictions.
Des convictions, que des convictions, mais rien que des convictions …
Tel a été le sens de ma campagne lors de ces dernières élections municipales dans le 15ème arrondissement.
Convaincue de la nécessité pour la population du 15ème de présenter une liste de candidats rompus à la pratique municipale, forte de la notoriété que nous avait valu notre travail d’élus du 15ème ( Alexandre Galdin, Michelle Descroix, Franck Lefèvre, Jean-Raymond Delmas et Marie-Céline Durand), et parce que nous n’acceptions pas la liste présentée par Philippe Goujon et Jean-François Lamour, composée de candidats étrangers au 15ème pour les presque dix premiers, nous avons mutualisé nos forces derrière Gérard d’Aboville, appelé à la rescousse en cette période de peopolisation. Ancien sportif contre ancien sportif… pourquoi pas ? même s’il était le seul à ne pas résider dans le 15ème et que sa campagne, plus sévère contre Philippe Goujon que contre Anne Hidalgo, se résumait à son slogan « une liste 100% 15ème ».
Il faut croire que notre campagne s’est cependant révélée convaincante puisque près de 8 000 électeurs nous ont accordé leur confiance.
Je dois les remercier du fond du cœur, car je suis sure que s’ils se sont tournés vers notre liste, c’est parce qu’ils se sont d’abord référés à notre image d’élus du 15ème, authentiques, proches de leurs problèmes et à leur écoute.
Merci à ces électeurs qui se sont mobilisés contre les petites cuisines électorales.
Merci à ces électeurs qui ont eu le courage de dire non aux tactiques politiciennes.
Hélas, quelques heures après le premier tour, ils ont été trompés par les négociations souterraines de notre tête de liste soucieuse de sauver sa place !
Hélas, quelques jours après le second tour, ils assistent au plus mauvais spectacle que peut leur donner le parti qui m’a exclue de ses rangs. Et quand je vois cette débandade, je ne peux que me féliciter de ne pas me compter parmi eux.
Ces comportements, honteux, je les ai pressentis, subis, dénoncés alors qu’ils n’étaient pas encore visibles.
Aujourd’hui, les élus parisiens UMP s’interpellent, s’invectivent, se combattent afin de répondre à la seul conviction qui les anime : le partage du pouvoir.
Un poste, tout de suite, et à n’importe quel prix !
Décidément, mes convictions ne se retrouvent pas dans ces bassesses que les Français réprouvent.
En revanche, je suis sure que les habitants du 15ème sont fiers de cette gaulliste qui a dit non parce qu’elle n’agit qu’en fonction de ce à quoi elle croit : le respect de la démocratie, la fidélité à la parole donnée, la place de l’Homme au cœur de tous les combats.
jeudi, 13 mars 2008
conférence de presse
CONFERENCE DE PRESSE
Mercredi 12 mars 2008 – 15h30
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Mesdames, Messieurs,
Je vous remercie d’avoir répondu présents à notre invitation. Ce moment de rencontres avec vous nous parait essentiel puisqu’il va nous permettre de vous donner les éclairages nécessaires sur les opérations de cuisine électorale qui ont eu lieu hier dans notre arrondissement.
Laissez moi avant tout vous dire que si c’est moi qui prends la parole aujourd’hui, notre démarche n’en est pas moins collégiale. Nous sommes tous, ici présents, des colistiers ou des soutiens de Gérard D’ABOVILLE, présent au premier tour de l’élection municipale dimanche dernier, et qui, je vous le rappelle, a obtenu plus de 10% des voix, nous permettant de nous maintenir.
Et comme vous ne me connaissez certainement pas encore tous, je vais me présenter en deux mots : Cécile RENSON, Conseiller de Paris sortant, auparavant adjoint au Maire du 15ème, René GALY DEJEAN, et deuxième de la liste de Gérard D’ABOVILLE.
Rentrons donc, si vous le voulez bien, dans le vif du sujet que je vous exposerai brièvement, avant bien sûr, de répondre à toutes les questions que vous souhaitez nous poser.
Le communiqué que vous avez peut être reçu hier vous indiquait la stupéfaction des colistiers de Gérard D’ABOVILLE d’apprendre, soit au détour de conversations, soit en écoutant les informations, que ce dernier avait entamé des négociations avec la tête de liste UMP pour fusionner les listes, alors même que nous avions déposé notre liste en vue d’un maintien pour le 2ème tour la veille à la Préfecture.
Guidés par la seule peur de perdre l’arrondissement, Philippe GOUJON et Gérard D’ABOVILLE se sont rencontrés en catimini, dans un hôtel de luxe ne se situant même pas dans notre arrondissement, pour procéder à une opération de cuisine électorale sans tenir compte une seule seconde des intérêts des habitants du 15ème. Pire, Philippe GOUJON a suggéré d’éliminer des personnalités trop éloignées de ses desseins personnels, puisqu’ils avaient commis le crime de lèse-député et travailler au service de la population du 15ème auprès du Maire René GALY-DEJEAN.
Cet accord est donc intervenu hier, après une démarche personnelle de Gérard D’ABOVILLE qui n’a consulté aucun des colistiers, à part celui qui l’a accompagné et qui se retrouve aujourd’hui sur la liste fusionnée.
Qu’il n’y ait pas d’ambiguïté ! Ce que nous contestons aujourd’hui, ce n’est pas le principe que des colistiers soient retirés en cas de fusion. C’est la règle et tout le monde la connait en entrant en campagne. Il n’y a donc de notre part, je vous l’assure, aucune amertume.
Ce qui nous révolte en revanche, c’est d’avoir été trompés, j’oserai même dire trahis, par notre tête de liste.
Trahis, si cela ne pesait que sur nous, nous pourrions facilement avaler la couleuvre. Ce que nous trouvons inadmissible, c’est que ce sont nos électeurs qui ont été trahis.
Je vous rappelle en effet les engagements que nous avons pris, et notamment Gérard D’ABOVILLE, devant les électeurs et qui nous ont permis de réunir 8000 personnes du 15ème :
- Nous refusions la politique d’appareils, celle où l’intérêt de la population passe après celui des partis politiques.
-Nous refusions de soutenir une liste UMP où quelques candidats seulement habitaient l’arrondissement, et où la part belle était réservée aux conseillers présidentiels, premier-ministériels ou ministériels en mal de légitimité populaire.
- Nous refusions les programmes dogmatiques, enfermés dans des oppositions idéologiques d’un autre temps, et critiquant systématiquement les propositions de l’actuelle majorité parisienne de Bertrand DELANOE.
Ce sont ces principes forts qui nous ont conduit à nous présenter, avec le soutien de René GALY DEJEAN, et à demander à Gérard D’ABOVILLE de mener notre liste, pour et avec les habitants de notre arrondissement. Ce sont ces principes forts qui nous ont conduit à recueillir le suffrage et la confiance de milliers d’électeurs parisiens.
Si nous parlons de trahison, c’est que nous avons le sentiment que Gérard D’ABOVILLE vient de trahir sans aucun scrupule cette confiance. Au seul motif qu’il souhaitait être élu, quand bien même au mépris de ces engagements pris devant les électeurs. Trahison de son engagement. Trahison de ses colistiers. Trahison de la confiance placée en lui. C’est beaucoup pour un seul homme !
Aujourd’hui, notre démarche, c’est celle de résister.
Résister contre ces opérations de cuisine électorale politicienne faites dans le dos des électeurs, mais aussi, et c’est une première ! des colistiers.
Résister contre une façon de faire de la politique. Pour nous la politique, ce n’est pas ça. La politique est belle. C’est un noble combat lorsqu’il s’agit de se battre pour un monde meilleur. Pour faire triompher ses convictions.
Et puisque nous parlons de nos convictions, je ne vais en citer qu’une. Face à l’incapacité des députés UMP de répondre à la préoccupante question du pouvoir d’achat, nous avons proposé, pendant la campagne, de remunicipaliser la gestion de l’eau. Le coût de l’eau, pour le consommateur parisien, ayant bondi de 300% en 15 ans. Cette proposition ne satisfait pas, je le sais, les plus libéraux de nos concitoyens.
Aujourd’hui, qu’en est-il ? Gérard D’ABOVILLE a-t-il mené ses tractations sur les convictions que nous avons portées ? A-t-il cherché à obtenir des garanties de la part de la liste UMP sur ce type d’engagement ? Ou n’a-t-il évoqué que son futur siège et le moyen le plus efficace de le sauvegarder ?
Dans notre document de campagne, que je vous invite à reconsulter, Gérard D’ABOVILLE expliquait par ailleurs qu’il était inadmissible que des élus ayant servi la population soient mis de côté au seul motif qu’ils s’étaient montrés d’une parfaite loyauté envers le Maire sortant. Mais qu’apprend-on ? Que Philippe GOUJON a exigé que ces personnes ne puissent le rejoindre.
Il est vrai, me concernant, que j’ai pris ouvertement position contre le vote, par les deux députés de notre arrondissement, de la mise en place de franchises médicales, pesant sur les plus fragiles et les plus démunis de nos concitoyens.
Mais quelle est cette vision totalitaire du pouvoir dans laquelle la diversité d’opinion n’aurait pas lieu d’être ? Et que penser de l’attitude de notre tête de liste qui tourne le dos à sa conscience, alors même qu’elle cultivait cette forte différence avec la politique idéologique de l’UMP ?
Cette façon de faire de la politique, nous la rejetons avec force. Nous considérons que l’accord intervenu hier est contre nature. Et que cette vision de la politique est dangereuse pour la collectivité. Et c’est un vrai soulagement pour nous, croyez le, de ne pas en faire partie.
Alors aujourd’hui, qu’allons nous faire ? Je sais que pour beaucoup d’entre vous, c’est la seule question que vous vous posez.
Je vais vous exposer ma position. En nous présentant au premier tour, nous pensions que Philippe GOUJON ne pouvait être un bon Maire pour notre arrondissement. Cette démarche était réfléchie. Elle reposait sur des principes forts, que j’ai essayé de vous exposer.
Depuis, dimanche, mon jugement sur sa crédibilité et sa faculté à assumer le poste n’a pas évolué. Mon jugement sur Gérard D’ABOVILLE s’est en revanche très nettement détérioré, vous l’aurez compris. Ma conviction, c’est que le 15ème mérite mieux que cette équipe. C’est que la population ne peut pas avoir confiance en eux.
Face à eux, il y a la liste conduite par Anne HIDALGO. Tout le monde sait qu’elle et moi avons partagé des combats, notamment ceux de la lutte contre les sectes ou en faveur de la santé publique, deux sujets qui me sont chers.
Il n’y a pas de doute. Nous sommes tous ici de droite. Mais une droite républicaine, sociale. Une droite humaniste. Une droite qui a pour préoccupation l’Homme, et pas le marché. Une droite favorable à la protection sociale. Une droite qui milite pour plus de solidarité.
Entre les deux listes présentes au second tour, celle qui est le plus au contact de la population du 15ème, celle qui répondra le mieux aux préoccupations des Parisiennes et des Parisiens, celle qui se fera le mieux entendre par le Maire de Paris, et donc qui fera au mieux avancer les dossiers du 15ème, ce n’est pas la liste de Philippe GOUJON.
Nous, ici présents, invitons donc tous les électeurs qui nous ont fait confiance à faire barrage à Philippe GOUJON.
Et parce ce qui est en jeu, c’est la dignité de l’engagement politique, j’apporterai pour ma part sans état d’âme ma voix à la liste conduite par Anne HIDALGO.
Je vous remercie.
mercredi, 12 mars 2008
communiqué de presse du 11 mars 2008
Un certain nombre de candidats présents sur la liste de Gérard d'Aboville ont appris avec stupéfaction que des négociations avec le candidat UMP se sont tenues ce matin sans aucune concertation préalable des principaux intéressés.
Animés par la seule peur de perdre cette élection, Philippe Goujon et Gérard d'Aboville ont conclu un accord personnel qui ne tient à aucun moment compte de l'intérêt des habitants du 15ème.
Philippe Goujon a souhaité évincer les principaux colistiers du candidat divers-droite et établir une liste selon des critères purement personnels et politiques en ne laissant aucune place à la diversité d'opinion.
Pour s'assurer un poste de Conseiller de Paris, Gérard d'Aboville s'est plié à toutes les conditions qui lui ont été imposées, au mépris du discours tenu pendant la campagne et des engagements pris devant les électeurs.
Dans ce cadre, Cécile Renson, Conseiller de Paris sortant, deuxième de la liste de Gérard d'Aboville, les élus de la liste soutenue par le maire du 15ème et les autrees colistiers tiendront une conférence de presse le mercredi 12 mars à 15h30 au Tabac de la Mairie, place de la Mairie afin d'exposer les conditions de ce ménage électoral ainsi que leur choix pour l'avenir.
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