dimanche, 27 avril 2008
Un an avant, un an après....
Un an avant, un an après : la santé ne s’inscrit toujours pas dans les discours du candidat et/ou du Président Nicolas Sarkozy.
Pourquoi le Président a-t-il récité un discours de près d’une heure à Neufchâteau, le jeudi 17 avril sur « la réforme de l’hôpital » ? Pourquoi n’en a-t-il pas parlé huit jours plus tard,lors de l'émission télévisée consacrée à son bilan?
Pense-t-il que ce sujet est trop technique pour la compréhension de nos compatriotes ? ou que les Français ne seraient plus concernés par ce qui fait leur fierté : leur système de santé et de Sécurité sociale « à la française » ?
Et pourtant les médecins libéraux ont pour beaucoup contribué à son élection en 2007 .
Ils ont jugé la « loi de financement de la sécu exécrable », s’inquiètent du déremboursement des frais d’optiques (couac ? ballon d’essai ?).
Les franchises médicales ne sont pas faites pour rassurer médecins et patients, même s’il n’est pas politiquement correct, paraît-il, pour un médecin de droite de s’insurger contre cette nouvelle mesure mise en place depuis le 1er janvier dernier. Voilà le début d’un service de santé à double vitesse, qu’on le veuille ou non, censé rapporter 850 millions pour financer de nouveaux besoins de trois types.
Le Président a certes, évoqué ces franchises. Il a bien fait mention de la première enveloppe destinée au plan Alzheimer. Il a un peu butté sur la deuxième qui concerne le plan cancer, chantier mis en place par son prédécesseur, le Président Chirac. Quant à la troisième, il a quelque peu bafouillé sans retrouver l’identification exacte de cette troisième enveloppe, qui concerne le développement des soins palliatifs.
Pourquoi a-t-il survolé ce problème des franchises médicales ?
Parce que les économies qu’elles engendrent ne vont pas aux trois causes auxquelles elles étaient dévolues. Parce que dans le budget de la Caisse Nationale de Solidarité pour l’ Autonomie, elles n’apparaissent pas. « Les économies engendrées par les franchises médicales ne sont ni sanctuarisées ni spécifiquement fléchées pour le plan Alzheimer ».
Les Franchises Médicales connaissent le sort de la vignette auto, décidée en 1956 pour financer, déjà, les allocations Vieillesse….
Quant aux médecins hospitaliers, ils commencent à avoir le tournis.
La cinquième réforme hospitalière en 15 ans, décidée par Jean- François Mattei, mise en musique par Xavier Bertrand, n’est pas encore complètement mise en œuvre, encore moins évaluée, et en voilà une autre qui arrive.
Elle peut paraitre compléter la précédente, et Gérard Larcher, à la différence de Bernard Attali, a discuté avec les différents acteurs, mais entre immobilisme et mouvements browniens qui conduisent à réformer pour réformer dans tous les sens, il serait sage et efficace de laisser reposer la pâte…
Une chose est sure : tous les usagers ne sont pas des fraudeurs. Les malades ne grèvent pas par plaisir le budget de la sécu. Chacun doit pouvoir bénéficier de l’accès aux soins, et aux meilleurs soins. Bien évidemment cette spécificité française a un coût.
Eh bien qu’on fiscalise les stocks options !
jeudi, 10 avril 2008
Difficile de ne pas en rire!
La « lettre recommandée avec AR » provenant de l’UMP, datée du 28 janvier 2008, signée de Patrick Devedjian, et envoyée en copie à « Mme de PANAFIEU, M. Philippe GOUJON, M. Jean-Didier BERTHAULT » m’a signifié que mes « prises de position dissidentes» … avaient conduit « à prononcer » mon « exclusion de l’UMP ».
Il m’a fallu beaucoup de temps pour me remettre de ce coup inexorable.
Je n’avais pas mesuré le crime de lèse-député que je portais au « Président du comité départemental de la Fédération UMP de Paris ». J’étais déjà prête à faire des excuses publiques.
Je me disais que mes connaissances me donnaient une légitimité à laquelle bien peu pouvaient prétendre.
Je croyais que si la gauche pouvait faire preuve d’une certaine bienveillance à mon égard, c’était au nom de l’intérêt général de la population…
Bref, je m’étais incarnée, avec seulement « un temps d’avance », en ….NKM !
Ouf, je ne suis pas la Secrétaire d’Etat qui vient d’avaler un nid de couleuvres (vertes, les moins venimeuses ?) et surtout, si j'en crois la presse de ce matin, je ne suis plus que "suspendue" par le parti qui m’avait exclue. Certes pour trois ans, (quand même !), mais comme Marie-Jo Zimmermann, Marie-Anne Montchamp, toutes deux femmes de convictions que j’admire.
Il semble que ces sanctions ont été prononcées dans une transparence proche des tribunaux chinois, et sans que les motifs eussent été clairement définis, puisque certains n’écopent que d’un an. Quant à mon ami François Lebel, je ne sais ce qui lui vaut la grâce d’Etat, ou le fait du Prince pour se sortir indemne de ce guêpier. Bref, qu’il me donne la recette pour me tirer d’une situation délicate à l’occasion des prochaines élections !
Mon exclusion s’est transformée en suspension de trois ans. Heureusement, je puis « faire un recours devant la Commission nationale des recours de notre Mouvement ». Ce que je ne manquerais pas de faire si je savais à qui l’adresser.
Le président de cette commission n’est autre que Jean-Pierre Fourcade, lui-même suspendu pour trois ans.
Je demande qu’on m’aide dans ma démarche.
Dois-je attendre trois ans pour que ma demande auprès de l’instance reconnue compétente puisse recevoir celle-ci ?
Dois-je réprimer ma franche rigolade devant un parti sans tête ni… ….. ???
Dois-je avouer que j’ai déjà choisi de m’en amuser ?
dimanche, 06 avril 2008
Supplique au Président de la République
La France est belle, la France est unique, la France mérite la politique extérieure qui a fait sa grandeur …
La France est prompte à se révolter contre toutes les atteintes aux droits de l’Homme.
Mais la France réfléchit avant de s’engager dans des combats mal définis.
La France, c’est le coq capable de réveiller le monde, ce n’est pas le roquet qui va mordiller les mollets de tous ceux qui s’agitent.
La France a une ligne de conduite : ne dépendre de personne quels que fussent ses alliés, quels que soient ses amis.
La France est réfléchie.
Le Général de Gaulle, en 1966, avait trouvé dangereux son attachement aveugle à l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord), car il pensait cette adhésion incompatible avec la souveraineté nationale de la France, tout en respectant l’alliance politique constituée autour des Etats-Unis.
Le Président Chirac a pérennisé cette position dont les Français n’ont eu qu’à se louer jusqu’à ces derniers jours, puisqu’il a refusé de mettre le doigt dans l’engrenage de la guerre sans issue du Moyen-Orient.
Et on voudrait, aujourd’hui, sans concertation avec le peuple français, sans vote à l’Assemblée nationale, juste par tocade, pour faire chic en s’alignant sur la puissance la plus importante à ce jour, on voudrait envoyer des petits Français aller se faire casser la gueule par un ennemi virtuel mais omniprésent qui, d’ailleurs, va réactiver ses réseaux en France.
De grâce, Monsieur le Président, n’envoyez pas, de par votre seule autorité, 1000 jeunes Français dans un bourbier dont vous ne saurez les extraire.
Ne donnez pas libre cours à une théorie simpliste d’affrontement.
Je vous demande un peu de sagesse, de réflexion, se stratégie.
Bref, au nom de tous les Français, je vous demande d’être responsable.
De tout mon cœur, et au nom des 60 millions de compatriotes, ne réagissez pas à l’émotion.
Pensez à la grandeur de la France.
Si vous voulez laisser votre nom célébré dans les écoles dans quelques décennies, soyez le Président rassembleur, et non celui qui cherche à s’imposer en faisant se confronter les petites gens entre eux, les communautés, les classes sociales, les pays, et jusqu’aux blocs de la terre.
Sachez-vous opposer au choc des civilisations, comme l’a si bien fait le Président Chirac.
jeudi, 03 avril 2008
SCOOP!
Le 15ème détient son Philippe Candeloro.
Il faut croire que la lourdeur des médailles olympiques sur les poitrails avantageux de nos héros ne leur coupe pas le souffle, puisqu’après la reconnaissance mondiale mais éphémère, et pas vraiment rentable, nos champions se reconvertissent dans l’audiovisuel.
Ainsi en a-t-il été de Philippe Candeloro.
Ainsi en sera-t-il de notre ancien Ministre des Sports, Conseiller régional d’Ile-de-France, Député, Conseiller de Paris, et président du groupe UMP de l’Hôtel de Ville, dont on apprend aujourd'hui qu'il devient consultant de France Télévisions pour les Jeux Olympiques.
Bien avant ce cumul de mandats et fonctions, son ex-adversaire Gérard d’Aboville s’interrogeait publiquement sur son temps de présence au Conseil d’Ile-de-France, et voulait connaître le nombre de ses interventions publiques.
Qu’il soit rassuré ! Il sera plus facile de mesurer celles-ci en direct de Pékin, tous les après-midis, sur une chaîne publique de télévision plutôt que dans un obscur hémicycle du 7ème arrondissement.
Faudra-t-il que les traversées océaniques soient reconnues compétitions olympiques pour permettre à notre second sportif élu dans le 15ème une fin de carrière audio-visuelle ?
Notre ami Jean-Raymond Delmas, lors du premier tour des élections municipales, se plaisait à dire que le seul podium où ne pouvait prétendre Philippe Goujon était celui de Miss France ! A mon avis, il manquait d’imagination. Il ne pensait pas aux reconversions tardives de nos grands sportifs qui ne vont pas manquer de voler la vedette au nouveau maire du 15ème!
A ce moment de ma conversation, je m’aperçois que j’ai oublié de nommer le sportif en question. Il s’agit de Jean-François Lamour. Heureusement que je connais son humour !




