dimanche, 18 mai 2008
Une femme libre
Quel bonheur éprouve l’électron devenu libre !
Libre de ne plus devoir, par discipline, « épouser » les orientations de mon parti politique qui ne répondait plus à mes aspirations « libérales et sociales », valeurs dont se targue aujourd’hui Xavier Bertrand dans le JDD, mais liste à laquelle les valeurs « humanistes » chères à François Fillon font défaut. Quand on milite dans un parti, c’est parce qu’on en partage les idées, celles qui vous donnent des ailes pour y faire adhérer le maximum de vos concitoyens.
L’UMP, à ses débuts, représentait pour moi l’alpha et l’oméga de mes convictions, d’autant que je me sens complètement en phase avec la société « sociale, libérale et humaniste » que défendait François Fillon, alors leader de « France.9 ».
Les temps ont passé. Les opportunités se sont modifiées. Les hommes (et les femmes ?) affichent aujourd’hui des propos ajustés à l’actualité.
Tout est déformé.
Bertrand Delanoë, que j’ai combattu souvent lorsque je siégeais au Conseil de Paris dans le groupe UMP, mais dont j’ai apprécié certaines prises de position alors que je présidais quelque temps après, le groupe « Paris Libre », est un bon Maire de Paris.
Il n’empêche que je n’apprécie pas les propos qu’il a tenus aujourd’hui sur Canal+, lorsqu’il dit que le progrès social ne peut venir que des socialistes.
La Carte Paris Santé, le SAMU Social, et j’en passe, datent bien du premier Maire de Paris, Jacques Chirac.
Devenu Président de la République, le même Jacques Chirac s’est quand même illustré dans un domaine qui marquera à jamais l’histoire du monde, celui du dialogue des cultures et du co-développement avec les pays du Sud, en particulier grâce à la taxation sur les billets de transports aériens.
Le même Jacques Chirac a mis en place l’Institut national du cancer ( le cancer est-il passé par pertes et profits de son successeur ?). Je me propose de réfléchir aux suites qui lui auront été données !
Qu’il n’y ait aucune ambiguïté. Je ne roule pour personne, ni pour le parti qui m’a exclue puis suspendue, ni pour répondre à je ne sais quelle influence. Je ne parle qu’en fonction de mes convictions.
J’ai adhéré au RPR (ah ! la belle époque !). Je me suis complètement investie dans son programme avec bonheur.
J’ai soutenu Jacques Chirac en 1995 parce que je pensais ( et pense encore) qu’il était le seul à pouvoir gouverner notre beau pays, la France.
Ces prises de position et d’autres m’ont d’ailleurs valu beaucoup d’inimitiés et de coups bas dans le 15ème arrondissement (dès 1995… ). Ma profession de médecin, très rompue à l’ « observation » du patient ( !) m’a fait prendre en note beaucoup de ces anecdotes et de ces mensonges dont la liste ne fait d’ailleurs que de s’allonger actuellement (et encore aujourd’hui Dimanche 18-05-08 !)
Je ne suis pas encore à la recherche d’un éditeur, mais il se pourrait que ce sujet devienne d’actualité.
Mes propos aujourd’hui sont ceux d’une militante gaulliste qui demande que soient reconnus les efforts, pour beaucoup positifs, des équipes précédentes, et que des mensonges ne soient pas proférés en pariant que personne ne pourra jamais les contredire ( culot ou provoc ?)
A bon entendeur ?





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Commentaires
NON ! MR le Maire de Paris n'est pas un bon maire, c'est tout le contraire même et ce n'est pas parce qu'il a une majorité que la plus belle ville du monde va survivre. Hélas, petit à petit elle va devenir une pauvre et misérable métropole !
NON ! Le seul maire de Paris qui mérite estime et remerciements est bien Jacques Chirac.
L'ambition du Maire d'aujourd'hui visant la présidence de la république c'est pire que tout, même de Mme Ségolène, c'est tout dire.
Restons Chiraquiens et Gaullistes pour que notre pays survivent à ces tristes misères.
Ecrit par : France | jeudi, 22 mai 2008
@ France.
je suis totalement d'accord avec vous lorsque vous dites que "le seul maire de Paris qui mérite estime et remerciements est bien Jacques Chirac".
Il n'en demeure pas moins que si j'ai souvent combattu Bertrand Delanoë au Conseil de Paris, je dois très honnêtement reconnaître que toute son action n'est pas nulle.
Qui se plaint aujourd'hui du tramway (qu'il a d'ailleurs inscrit à son profit alors que celui-ci avait été initié par Jean Tiberi)?
La prise en compte des personnes handicapées parisiennes a été effective, ainsi que des actions de santé publique. Il m'est même arrivé de combattre aux côtés d'Anne Hidalgo les phénomènes sectaires.
Je me dois d'être objective. C'était un des critères du groupe ephémère, "Paris libre" que j'ai présidé: "nous voulons nous élever au-dessus de tout esprit partisan et raisonner en dehors du dogmatisme politique".... (extrait de la Charte).
Cette honnêteté intellectuelle est à l'origine de beaucoup de vicissitudes...Elle me permet d'être "droit dans mes bottes".
Ecrit par : c renson | vendredi, 23 mai 2008
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