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vendredi, 30 mai 2008

Paroles, paroles, paroles....

Grande question : la réforme constitutionnelle censée renforcer le pouvoir du Parlement va-t-elle être votée ?

Les plus courageux des parlementaires s’interrogent, car, comme le dit Jean-Pierre Grand : « Il s’agit là d’une modification en profondeur de notre loi fondamentale », notamment, en ce qui concerne l’article 23 de ce projet de loi qui limite l’application du 49-3, article qui a pour vocation, dans l’esprit des institutions de la Vème république, en cas de conflit entre le Gouvernement et sa majorité, de donner le dernier mot au Gouvernement. Le Parlement est alors privé de débat.

Le Président Sarkozy, pendant sa campagne, a dénoncé le caractère arbitraire de cette disposition. Il avait même avancé : « je pense qu’une solution moderne et équilibrée serait d’en limiter l’usage à des circonstances exceptionnelles, voire de le supprimer » …

Je crois qu’il avait exprimé cette pensée en 2006, lors du CPE proposé de cette manière forte par le Premier ministre de l’époque, Dominique de Villepin.

"Il dit ce qu'il fait. Il fait ce qu'il dit": la restriction du 49-3 est inscrite dans la réforme que le Congrès doit approuver le 7 juillet prochain lors de sa réunion à Versailles.

Le Parlement doit recouvrer ses droits. Il devra,  notamment, être consulté  lors d’expéditions de soldats français en terre étrangère.

Pourquoi donc le Premier ministre n'attend-il pas le débat du Parlement avant d'envoyer ces 1000 (revus à la baisse : 700 ?) hommes  en Afghanistan? Il donne au contraire l'impression d'en accélérer  la marche...

Le pouvoir était jusqu’alors concentré  entre les mains de l’Exécutif (surtout depuis le 6 mai 2007 ?). Il convient donc de réinverser la tendance en faveur de la majorité parlementaire (dont acte).

Comment peut-on alors expliquer qu’en même temps qu’on discute dans les hémicycles de cette fameuse révision constitutionnelle, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, étudie la possibilité de faire passer par ordonnances, la loi qui marquera son passage avenue de Ségur : « Santé, patients et territoires » ?

Chacun des cinq titres de la loi est d’ailleurs présenté par un conseiller bien technique.

Le premier titre : « santé publique et prévention » reprend la loi de Jean-François Mattéi. Pas de risque.

Le deuxième : « des soins de qualité pour tous » commence à inquiéter.

Le troisième : « les établissements de santé » se couvrira de la légitimité du rapport Larcher.

Le quatrième : « agences régionales de santé » ne sera pas voté sans les pressions des lobbies de tous ordres. Surtout si ces Agences Régionales de Santé doivent être confondues avec les Agences Régionales d’Hospitalisation, avec à leur tête, 1/3 de directeurs issus de l’ENA, 1/3 de l’Ecole Nationale de Santé Publique, 1/3 de managers, sans compter les anciens « préfets sanitaires qu’il faudra « recaser », et qui sont loin d’avoir démérité…(tout dépend de la grandeur des tiers, eût dit Pagnol !)

Agences qui corsèteront : prévention, soins hospitaliers et ambulatoires, médico-social ….

Agences qui accompagneront les « rapprochements » d’hôpitaux publics par la création de communautés hospitalières de territoire, qui définiront le cadre du service public pris en charge par les cliniques …

Bref, la ministre ne sent pas les députés enclins à se faire hara-kiri dans leurs circonsciptions. Elle envisage même de légiférer par ordonnances et de se passer de leur suffrage. Problème ardu. A tel point que le cinquième titre « la biologie médicale » va disparaître, et se fondre dans la deuxième partie du projet de loi. Et surtout démonstration d'incohérence: affichage de démocratie à Versailles, verrouillage à l'Assemblée...

Comment peut-on vouloir tout et faire son contraire ? Je crois que c’est le problème de ce gouvernement et du président de la République qui est prêt à laisser librement s’exprimer les parlementaires à la seule condition qu’ils reprennent tous sa seule parole.

lundi, 26 mai 2008

L'AP-HP se dote d'un nouveau CA

Vendredi dernier, l’AP-HP a réuni son Conseil d’administration, dont le nouveau président délégué par le Maire de Paris, est le Docteur Jean-Marie Le Guen.

Les propos de celui-ci dans le Quotidien du Médecin de ce jour sont tout à fait réconfortants lorsqu’il annonce  « son respect immense pour l’Assistance publique, pour ses personnels, ses professionnels de santé ». « Je crois », dit-il, « que c’est une des institutions les plus nobles de la République, qui porte des valeurs essentielles ».

Jean-Marie Le Guen a raison lorsqu’ il porte bien haut la spécificité de cette institution hors du commun qui ne peut être mise au rang de tous les hôpitaux, dussent-ils être tous mus par la recherche de l’excellence du service public rendu.

J’ai recherché la composition de ce Conseil d’administration, et la répartition des élus représentant la Ville de Paris.

Sur les neuf représentants élus, aucun n’appartient au 15ème arrondissement. Et pourtant, le 15ème est le plus peuplé, celui dont l’âge de la population est le plus varié, celui qui possède géographiquement trois hôpitaux prestigieux :

le plus récent, le plus à la pointe technologique que constitue l’Hôpital Européen Georges Pompidou,

le plus emblématique au niveau mondial pédiatrique qu’est l’Hôpital Necker-Enfants Malades,

le plus beau joyau gérontologique, reconnu par les plus hautes autorités, représenté par l’Hôpital Vaugirard-Gabriel Pallez.

Le groupe UMP, devenu (par simplicité ? ou par quelqu’autre mobile ?) UMPPA, n’a pas jugé bon d’envoyer un élu du 15ème le représenter au CA de l’AP-HP.

Comprenne qui pourra.

J’espère que le 15ème n’en pâtira pas.

Par ailleurs, ma modestie dût-elle en souffrir, j’ai eu le plaisir de voir, lors de ce CA, ma candidature acceptée, au titre de « personnalité qualifiée », pour siéger dans la commission d’appels d’offre des travaux de cette même AP-HP. C’est dire que je vais reprendre avec passion les causes que j’ai toujours défendues.

Je suis fière de continuer à apporter ma contribution à l’AP-HP.

samedi, 24 mai 2008

Y a-t-il une fatalité de la rive droite?

Le professeur Alain Laugier, Secrétaire de l’association « les Anciens de l’AP »  a organisé un dîner-débat  autour de Carine Camby, directrice générale de l’Agence de la  biomédecine jusqu’au 10 mai dernier.

« Née de la loi  de bioéthique du 6 août 2004, l’Agence de la biomédecine est la seule agence en Europe rassemblant ces quatre domaines que sont le prélèvement d’organes et la greffe, la procréation, l’embryologie et la génétique humaines ». Elle délivre les autorisations pour les recherches sur l’embryon.

Carine Camby, en charge de cette agence depuis le 10 mai 2005, a subjugué l’auditoire en exposant  son investissement personnel dans ce domaine si sensible. Et il ne doit pas être facile de respecter l’équité dans les règles de répartition des greffons, ou dans les décisions de procréation médicalement assistée accompagnées de diagnostics génétiques.

Bref, cette femme semble la directrice idéale pour cette fonction. Et pourtant elle quitte l’Agence. Aucune explication n’accompagne son éviction.

Le non-renouvellement du mandat de cette directrice hors du commun « suscite de sérieuses interrogations dans les milieux scientifique et associatif quant aux intentions du gouvernement sur le dossier de l’éthique (Le Monde. 9/05/2008) « Carine Camby est une femme remarquable. Son mandat arrivait à son terme. Le gouvernement a introduit une nouvelle procédure » justifie Arnold Munnich, conseiller du président de la République (rive droite)

Je l’ai connu plus inspiré lorsqu’il se consacrait aux Handicaps génétiques de l’enfant à Necker (rive gauche)

Autre fait surprenant :

La ministre de la santé, Roselyne Bachelot (rive gauche) s’oppose à l’autorisation de la vente de la boisson énergisante Red Bull, responsable selon les agences sanitaires, d’effets comportementaux indésirables, voire de décès en Suède et en Irlande où cette boisson est largement consommée. . De plus, le Red Bull « inciterait les sportifs au dopage ». L’Agence française de lutte contre le dopage a alerté les pouvoirs publics. En vain.

En 2006, le Premier ministre avait suivi les conseils du ministre de la santé d’alors  et en avait interdit la commercialisation.

Et bien voilà, deux ans plus tard, la ministre de l’économie, Christine Lagarde (rive droite) passe outre l’avis des experts scientifiques, et donne le feu vert administratif à la diffusion de cette boisson.

« C’est la première fois, dix ans après la création des agences sanitaires, qu’un gouvernement adopte une mesure contraire à l’avis des experts scientifiques » (Le Quotidien du Médecin.21/05/2008).

Conclusion : le bon sens continue à être la chose la mieux partagée à condition de ne pas franchir la Seine !

 

vendredi, 23 mai 2008

Les Français aiment l'hôpital public

Les ondes ont rendu public le sondage effectué par TNS Sofres les 23 et 24 avril dernier  auprès d’un échantillon de 1 000 personnes représentatif de la population française, concernant la satisfaction des Français face à l’hôpital public.

79% d’entre eux ont une opinion très positive à l’égard de l’hôpital public.

« Ils estiment que l’égalité d’accès aux soins est l’élément de définition le plus important du système hospitalier français…

Pour eux, la qualité des soins est le premier élément de satisfaction cité…

Les forces de l’hôpital public, véritables piliers de la satisfaction et moteurs de la confiance à son égard sont au nombre de quatre :

-la proximité des structures hospitalières,

-la modernité des équipements,

-l’accueil du patient,

-la disponibilité du personnel médical » …et le dévouement du personnel soignant dans son ensemble.

Voilà qui fait chaud au cœur, au moment où les déclinologues s’en donnent à cœur joie pour critiquer encore et encore.

Oui, le système de santé français est le meilleur du monde..

Certes, ce système doit évoluer. Mais au nom de "la réforme à tout va"ou du "tout en même temps", ne cassons pas ce joyau par une nième réforme.Ne pourrions-nous pas attendre de mesurer les effets de la cinquième en quinze ans!

 

L'hôpital ne doit pas contribuer à la grande confusion qui règne dans la réorganisation sanitaire qui font se mélanger Agences Régionales d'Hospitalisation et Agences Régionales Sanitaires, projets de réforme des Affections Longue Durée et bouclier sanitaire...

Il va être bien dur à maintenir le dogme de la Libération qui veut que "chacun paie en fonction de ses moyens pour recevoir en fonction de ses besoins"...Et pourtant, cette spécificité française doit être soutenue coûte que coûte...

mercredi, 21 mai 2008

Le bon espoir de Dominique de Villepin

« Pour un pays comme la France, qui est engagé dans une voie de modernisation et de réformes, il y a une clé, indispensable, celle du rassemblement. Cette clé est d’autant plus indispensable que, parmi les pays européens, il y en a qui ont de fort consensus sociaux et politiques, les pays anglo-saxons notamment, et il y en a d’autres qui ont de moins forts

consensus.

 

C’est le cas d’un pays comme la France où ma conviction est que la Révolution française n’est pas tout à fait terminée. Il y a toujours ces suspicions entre le pouvoir et la société et ces divisions au sein de la société et des pouvoirs, qui affichent en permanence des rivalités.

 

Si nous voulons avancer, nous réformer et nous adapter, nous avons besoin de plus de cohésion, de plus de rassemblement. C’est pour cela que j’ai plaidé depuis de longs mois pour que nous nous retrouvions sur ce qui doit faire l’essentiel du défi à relever, le défi économique et le défi social.

 

Dans cette période, poser la question de la réorientation de la politique étrangère ou celle des institutions ne me paraît pas prioritaire par rapport à cette exigence…

 

J’ai bon espoir que cet esprit de rassemblement et de mobilisation autour d’une vision claire de l’avenir pourra se dégager au fil des prochains mois. »

 

Voilà l’espoir de Dominique de Villepin.
Comment pouvons-nous nous passer d’un homme politique aussi avisé ?

dimanche, 18 mai 2008

Une femme libre

Quel bonheur éprouve l’électron devenu libre !

Libre de ne plus devoir, par discipline, « épouser » les orientations de mon parti politique qui ne répondait plus à mes aspirations « libérales et sociales », valeurs dont se targue aujourd’hui Xavier Bertrand dans le JDD, mais liste à laquelle les valeurs « humanistes » chères à François Fillon font défaut. Quand on milite dans un parti, c’est parce qu’on en partage les idées, celles qui vous donnent des ailes pour y faire adhérer le maximum de vos concitoyens.

L’UMP, à ses débuts, représentait pour moi l’alpha et l’oméga de mes convictions, d’autant que je me sens complètement en phase avec la société « sociale, libérale et humaniste » que défendait François Fillon, alors leader de « France.9 ».

Les temps ont passé. Les opportunités se sont modifiées. Les hommes (et les femmes ?) affichent aujourd’hui des propos ajustés à l’actualité.

Tout est déformé.

Bertrand Delanoë, que j’ai combattu souvent lorsque je siégeais au Conseil de Paris dans le groupe UMP, mais dont j’ai apprécié certaines prises de position alors que je présidais quelque temps après, le groupe « Paris Libre », est un bon Maire de Paris.

Il n’empêche que je n’apprécie pas les propos qu’il a tenus aujourd’hui sur Canal+, lorsqu’il dit que le progrès social ne peut venir que des socialistes.

La Carte Paris Santé, le SAMU Social, et j’en passe, datent bien du premier Maire de Paris, Jacques Chirac.

Devenu Président de la République, le même Jacques Chirac s’est quand même illustré dans un domaine qui marquera à jamais l’histoire du monde, celui du dialogue des cultures et du co-développement avec les pays du Sud, en particulier grâce à la taxation sur les billets de transports aériens.

Le même Jacques Chirac a mis en place l’Institut national du cancer ( le cancer est-il passé par pertes et profits de son successeur ?). Je me propose de réfléchir aux suites qui lui auront été données !

Qu’il n’y ait aucune ambiguïté. Je ne roule pour personne, ni pour le parti qui m’a exclue puis suspendue, ni pour  répondre à je ne sais quelle influence. Je ne parle qu’en fonction de mes convictions.

J’ai adhéré au RPR (ah ! la belle époque !). Je me suis complètement investie dans son programme avec bonheur.

J’ai soutenu Jacques Chirac en 1995 parce que je pensais ( et pense encore) qu’il était le seul à pouvoir gouverner notre beau pays, la France.

Ces prises de position et d’autres m’ont d’ailleurs valu beaucoup d’inimitiés et de coups bas dans le 15ème arrondissement (dès 1995… ). Ma profession de médecin, très rompue à l’ « observation » du patient ( !) m’a fait prendre en note beaucoup de ces anecdotes et de ces mensonges dont la liste ne fait d’ailleurs que de s’allonger actuellement (et encore aujourd’hui Dimanche 18-05-08 !)

Je ne suis pas encore à la recherche d’un éditeur, mais il se  pourrait que ce sujet devienne d’actualité.

Mes propos aujourd’hui sont ceux d’une militante gaulliste qui demande que soient reconnus les efforts, pour beaucoup positifs, des équipes précédentes, et que des mensonges ne soient pas proférés en pariant que personne ne pourra jamais les contredire ( culot ou provoc ?)

A bon entendeur ?

 

samedi, 17 mai 2008

"Ces évènements qui nous échappent, feignons d'en être l'auteur".....

Hier, lors de sa visite à Melun, le Président de la République s’est réjoui, à juste titre, du nombre de la création d’emplois en 2007 : 340 000, « une des 5 meilleures années en terme de création d’emplois depuis 1974 ».

De même qu’il s’est réjoui du taux de chômage à 7,5% de la population active « le plus bas depuis 25 ans ».

On ne peut vraiment que s’en féliciter.

Si ces résultats s’inscrivent dans le bilan de son « Un an », à l'en croire, il en serait l'unique initiateur…

Ces bons chiffres sont annoncés un an après son élection à la magistrature suprême qui, si je me le rappelle bien, a eu lieu le 6 mai 2007, c’est-à-dire au cours du deuxième trimestre de l’année civile.

Je n’ose penser que Nicolas Sarkozy veut s’approprier ces bons résultats pour lui tout seul.

Il ne peut pas dire qu’il faut du temps pour, après les avoir décidées, mises en place, mesurer le bénéfice de ses réformes, et d’un autre côté engranger, sans mot dire,  les avantages dus à la politique de son prédécesseur et du gouvernement de celui-ci (sans les maudire !).

Cette baisse du chômage était enclenchée, de même que cette croissance beaucoup moins mauvaise que les indices le laissaient craindre, voilà les fruits du Président Chirac et de son Premier Ministre Dominique de Villepin, de 2005 à 2007. Et quand j’entends que l'ancien Chef de l'Etat n’« aurait exercé son autorité que les six premiers mois de son premier septennat »  (en 1995!)!!!

Je m’interroge sur ce raccourci que j’attribue plus à une boulimie de l’action qu’à une mauvaise foi que des hommes politiques responsables ne sauraient proférer.

Et je passerai sous silence l’erreur d’appréciation du Président Sarkozy qui fustigeait Jean-Claude Trichet, quasiment accusé d’hallucinations lorsque celui-ci annonçait la reprise de l’inflation.

A ce propos, notre bonne santé économique du moment ne mériterait-elle pas quelque reconnaissance envers le président de la Banque centrale européenne, lui aussi ?

 

vendredi, 16 mai 2008

OGM, Chêne et Europe...

Mardi dernier, malgré les turbulences autour de l’Assemblée nationale, dues au débat puis au rejet de la loi concernant les OGM, la réunion du Chêne s’est tenue dans des horaires à peu près respectés.

Le thème était « l’Europe et le Présidence française de l’Union ».

Qu’on le sache bien, je ne suis tenue par aucune espèce d’allégeance au Chêne. Et personne ne m’a mandatée pour faire le compte rendu des débats qui s’y déroulent.

D’ailleurs, mes compétences de citoyenne « lambda » ne me permettraient pas d’en exprimer la quintessence…

Il n’en demeure pas moins qu’au terme de cette conférence, j’ai pris conscience que les débats concernant l’Europe étaient toujours aussi vifs et passionnés.

Et ce, malgré la présence d’une modératrice hors pair, Pascale Joannin, directrice de la Fondation Robert Schuman, en charge des relations de l’Union européenne avec des Etats tiers et de la sensibilisation des européens à la « citoyenneté européenne ».

Elle a tu les élans qui lui ont valu une grande notoriété dans le 22ème fascicule des notes de la fondation Robert Schuman : « l’Europe, une chance pour la femme », pour défendre le Traité de Lisbonne. Lequel permet, après le rejet du Traité constitutionnel européen de sortir l’Union européenne de l’impasse et de donner un nouveau souffle à la constitution européenne, alors que la France s’apprête à en exercer la présidence du Conseil pendant le second semestre 2008.

Quatre domaines prioritaires ont été définis par le Président de la République et « son » Premier Ministre : l’environnement, l’énergie, l’immigration et la politique européenne de la défense.

Les deux premiers thèmes ont été laissés pour compte par l’assistance. Celui de l’immigration a mis en exergue des points de vue divergents dont quelques-uns très radicaux.

Quant à la politique européenne de la défense, celle-ci a suscité de vifs échanges. Et on a vu renaître le débat d’une Europe confédérale ou fédéraliste, les craintes de la perte de l’identité nationale. Les discussions ont surtout porté sur la position de la France dans l’OTAN, alors que le Général de Gaulle en avait quitté le commandement intégré.

Le Général montrait alors sa volonté de s’affranchir de sa tutelle sans en rejeter l’organisation. Il montrait ainsi son attachement à la souveraineté nationale.

Ce sentiment est-il toujours d’actualité ?

Le Président Sarkozy semble tellement fasciné par le président Bush que tout flirt  très poussé avec les Etats-Unis fait peur aux Gaullistes.

Les Etats-Unis n’ont que la force militaire à la bouche( !), comme si celle-ci était en mesure de tout régler. On voit bien, au contraire, les dégâts et le gâchis irréparables que cette politique de va-t-en guerre est tout aussi naïve qu’inopérante. Au contraire. En Irak, n’en déplaise au Ministre des Affaires étrangères (d'ailleurs le premier prêt à vouloir faire la guerre à l'Iran!), on est passé d’une situation de crise ouverte à une situation d’intensification du terrorisme, et toute crise tente à créer une série d’effets déstabilisants induits…

Pour Dominique de Villepin, qui s’interroge sur l’Union européenne et la question d’une véritable défense régionale, cette question se pose « non pas dans le cadre d’un pilier européen de l’OTAN. Car, l’idée de se mobiliser au sein d’une seule famille occidentale peut donner le sentiment d’une crise de passion identitaire, le sentiment que l’Occident se réduit à une alliance militaire défensive qui caricature en quelque sorte l’ambition qui est la nôtre. C’est pour cela que je privilégierai une véritable Europe de la défense, capable d’agir de façon tout à fait indépendante. Cela doit se faire en concertation avec les Américains quand c’est nécessaire, mais de sa propre capacité sur d’autres territoires quand c’est indispensable, comme nous avons pu le faire en Afrique ou ailleurs »

vendredi, 09 mai 2008

Chasser le naturel, il revient au galop...

Avoir mis tant de temps, de volonté, de détermination pour paraître « zen » lors d’un émission de « télé » destinée à reconquérir l’opinion publique (qui d’ailleurs n’a pas « fait » l’audience attendue), s’appliquer à « faire » président, tout ça pour « péter les plombs » à l’occasion du premier anniversaire de son « règne », voilà qui n’est pas rassurant pour l’électorat de Nicolas Sarkozy ( au passage, moi aussi, je peux « faire »people, quand je me force à « causer » popu !…STOP ..Je redeviens sérieuse, car la cause mérite autre chose que de la dérision…).

Je ne suis pas encore remise des déclarations qui se sont succédé depuis mardi soir, et qui m’ont appris les « piques » proférées par l’actuel Chef de l’Etat. Même le Général de Gaulle, auquel il s’était comparé quelques semaines plus tôt, n’a trouvé grâce à ses yeux….

Comparaison n’est pas raison, on le voit bien.

Il paraît que le Président Chirac a « mal gouverné la France ». Il est vrai qu’il a appliqué, comme il se doit, les règles de la Constitution, et qu’il a laissé « le Premier ministre diriger l’action du gouvernement ».

Si, selon Nicolas Sarkozy, le Président Chirac ne s’est montré efficace qu’au début de son septennat, alors que lui, Nicolas Sarkozy, ne figurait pas encore parmi les membres du gouvernement,

Si, par la suite, le gouvernement dans lequel il est entré ne s’est, selon lui, pas montré à la hauteur des espérances des Français dont les siennes,  ne devrait-il pas d’abord se demander s’il a exercé pleinement ses fonctions de ministre, s’interroger si son entrée au Gouvernement a amélioré ou non la situation de la France et faire ensuite son « mea culpa » (un de plus) pour se rendre plus crédible….Encore que, « un ministre qui n’est pas d’accord avec la politique menée par le premier ministre, ça démissionne ou ça ferme sa gueule »…..

Au passage, pendant les 12 ans de la présidence Chirac, la France s’est montrée un interlocuteur respecté  sur la scène internationale alors qu’elle s’est fait beaucoup moquer depuis les 12 derniers mois…

Le Président Sarkozy a besoin de se mesurer en permanence. Ce qui lui convient pendant les campagnes électorales et lui réussit presque toujours (excluons les Européennes de 1999 … )

Lorsqu’il n’a plus d’adversaire, il lui faut s’en créer. Il veut qu’on ait peur de lui…Et que ceux qui courbent l’échine ne se croient pas à l’abri de ses flèches. On l’a vu, entre autre, avec ce pauvre Martinon.

Sans compter le bâton dans les  roues de François Fillon que constitue la mise sur orbite UMP de Xavier Bertrand.

Qu’on se le dise Nicolas Sarkozy est le plus fort, d’abord Il l’a dit…..Et tant pis pour la démocratie !

D’ailleurs, le pouvoir ne doit-il pas  se définir par la possibilité d’en abuser (A Malraux) ?

 

jeudi, 08 mai 2008

Le Chêne

Il n’y a plus la gauche et la droite. Il y a les gens qui sont en haut et qui veulent voir les grands horizons parce qu’ils ont une très lourde, difficile et lointaine tâche à accomplir ; il y a les gens qui sont en bas et qui s’agitent dans les marécages. Charles de Gaulle (17-11-1946)

J’ai retrouvé cette phrase qu’en toute immodestie j’aurais  aimé avoir écrite et qui semble tellement d’actualité !

Oh, j’entends d’ici de grands esprits qui déjà me conseillent de « laisser de Gaulle là où il est ». Et j’en ai rencontré…

Il n’empêche que la pensée gaulliste est loin de s’éteindre, et qu’il serait bon de s’en imprégner de nouveau, de faire entendre la voix libre et forte des citoyens que nous sommes, non pas spectateurs de notre vie, mais acteurs de notre destin.

Le Gaullisme, qui ne saurait s’inscrire dans des … « mouvances », c’est le respect de l’Homme, quel qu’il soit.

Comme l’a dit récemment le Président Sarkozy, lors de l’inauguration de l’Historial Charles de Gaulle, alors qu’il se trouvait aux côtés de son prédécesseur, le Président Jacques Chirac largement applaudi : « Si le gaullisme est une histoire qui a encore pour nous une signification, c’est parce qu’il nous parle d’une idée de l’Homme et de la politique qui a encore une valeur, et peut-être une valeur plus grande encore qu’elle n’en a jamais eu… »

Et voilà que j’apprends la relance d’un club « pour faire vivre la sensibilité gaulliste au sein de l’UMP » : « Le Chêne , le gaullisme du Renouveau», créé par MAM, qui entend que les gaullistes s’expriment, tout autant que les libéraux ou les centristes.

Ce cercle organise deux fois par mois des débats d’idées sur des sujets d’actualité, où les échanges sont libres et qui ne ressemblent pas à une grand’messe.

Michèle Alliot-Marie insiste sur la nécessaire dimension sociale des projets gouvernementaux, et le club est invité à faire des propositions.

Si j’en juge par la qualité des forums que la Ministre avait organisés lorsqu’elle était présidente du RPR, voilà qui redonne de l’espoir.

Les premiers débats ont traité du « dialogue social » et de la place des « séniors au cœur de notre société », sujet très actuel, qui démontre que là encore la question sociale est inséparable de la dimension économique.

J’attends avec impatience le débat du 13 mai qui aura pour thème « l’Europe et la Présidence française de l’Union ».

Etre Français, c’est agir. Et pas plus qu’Hervé Gaymard, « je ne céderai aux discours du déclin, à ceux pour qui hier est par définition mieux que demain », (pour ma part, je ne céderai pas non plus à ceux qui critiquent systématiquement ce qui a été fait avant eux. Je n’aime pas l’ingratitude !) "nous sommes forts de profondes racines qui nous permettent sans crainte de regarder le monde en face "

« L’homme est un chêne. La nature n’en compte pas de plus robuste "(Lautréamont).

Puissent la majesté, la longévité, la résistance, la force et l’endurance que représente cet arbre vénérable converger dans ce « Chêne »  du Renouveau.

La branche de chêne n’est-elle pas le symbole de la stabilité politique ?

Couvrons en vite notre Constitution !

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