mercredi, 08 octobre 2008
Selon que vous serez puissant ou misérable,
....les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.
La Fontaine avait raison. Rien n’a changé au Royaume de France :
Du côté du pouvoir est la toute-puissance,
En dehors du pouvoir, point de salut, noircissons donc à l’envi ceux qu’on veut l’en écarter.
Ainsi en est-il de Dominique de Villepin.
Le scénario semble tellement bien ficelé qu’on eût pu l’écrire à l’avance. Pour ma part, j’étais sure qu’il ne bénéficierait pas d’un non-lieu.
Mais, ce qui intrigue le plus, ce sont les atermoiements.
Pire, les contradictions :
le procureur n’avait pas trouvé suffisantes les charges contre l’ancien premier ministre il y a quelques semaines.
Hier, surprise, sous l’effet de quelle révélation (on peut s’interroger…), virage à 180° : le renvoi en correctionnelle est requis pour « complicité de dénonciation calomnieuse ».
En revanche un non-lieu partiel pour les autres délits reprochés : « complicité d’usage de faux, recel de vol et recel d’abus de confiance ». Ouf !
Cette histoire est scandaleuse.
Quel nouvel élément objectif justifie un tel retournement ?
Qu’en est-il des autres personnalités actuellement aux responsabilités, auxquelles on pouvait reprocher les mêmes charges, si tant est qu’elles existent ?
Mais pouvait-il en être autrement ?
Un non-lieu aurait désavoué les parties civiles de cette sombre histoire.
On ne saurait imaginer, en démocratie, que les motivations d’une procédure judiciaire aient des fondements politiques.
Quoiqu’il en soit, et c’est certainement le but de la manœuvre, l‘honneur de Dominique de Villepin restera sali (calomniez, il en restera toujours quelque chose),
Belle justice ! Belle démocratie !
14:18 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dominique de villepin, ddv, clearstream, jean-pierre grand





Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://cecilerenson15eme.hautetfort.com/trackback/1834796
Ecrire un commentaire
NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.