dimanche, 26 octobre 2008
Actes de candidature
Youpi ! Philippe Goujon devrait se succéder à lui-même au poste de président de la Fédération UMP de Paris.
Lors des dernières législatives, je suis allée toute seule et en bon petit soldat qui défend ses convictions, braver l’homme qui dirige la plus grosse fédération de France. Et toute seule, encore UMP, je l’ai mis en ballottage.
Pour les prochaines élections législatives, je me présenterai de nouveau contre lui, et comme il aura encore affaibli l’UMP, et que la 12ème circonscription ne sera pas encore prête à donner ses voix à gauche, je serai élue.
Pour les municipales, même programme, de plus, la prochaine fois, je ne me laisserai pas enfumer par le nouvel ami de Philippe Goujon, un navigateur solitaire. D’ailleurs, celui-là, il faudra qu’il travaille un peu plus sur le terrain, sinon, il sera oublié et complètement décrédibilisé.
Comment croire un candidat qui fait campagne contre les élus locaux qui n’habitent pas le 15ème, et lorsqu’on lui envoie une lettre recommandée à son adresse personnelle dans le 14 éme, il en signe l’accusé de réception illico ?
Cette lettre lui rappelait que la commission des comptes de campagne l’avait remboursé des frais engagés, mais il a dû oublier qu’il avait une deuxième de liste qui avait beaucoup financé et qu’il lui fallait la rembourser !
Bah, notre navigateur prépare son tour du monde sur un bateau qui fonctionnera à l’énergie solaire.
Ses électeurs seront enchantés de savoir que pendant les quatre mois où il bourlinguera, il aura du mal à pouvoir se montrer à leur écoute.
Bah, à l’impossible, nul n’est tenu.
J’oubliais : je pense que les 4 000 euros mensuels d’indemnités qu’il continuera à percevoir pendant ces quatre mois, seront reversés aux œuvres sociales du 15 éme, ou… du 14ème.
A très bientôt, chers amis.
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mardi, 21 octobre 2008
L'union nationale est possible...
A la condition que les enjeux soient indéniables.
Ainsi en a-t-il été pour le vote des députés sur le Grenelle de l’environnement.
Bravo à Jean-Louis Borloo et à NKM pour avoir amené l’Assemblée nationale à voter comme un seul « homme » (et oui, la langue française a la vie dure) les bases d’une loi cadre qui va nous sauver du « péril écologique et social majeur qui guette l’humanité à échéance rapide », comme le dit Nicolas Hulot dans la préface de son ouvrage Pour un pacte écologique, ou encore comme l’avait annoncé le président Chirac à Johannesburg : « notre maison brûle et nous regardons ailleurs »…
Peu importe que les deux ministres se soient affrontés au début de leurs travaux. Leur débat a sûrement été fructueux, puisqu’ils ont obtenu ce vote historique, unique dans l’actuelle mandature où UMP et PS se sont accordés.
Et pourtant l’appel à « union nationale » prônée par le Premier ministre à Enghien n’avait été suivi d’aucun effet lorsqu’il s’était agi de montrer une solidarité nationale et internationale pour sauver le monde de la finance et des banques.
Et pourtant tout est lié.
« La bulle financière mondiale explose, le prix des matières premières s’envole, la pauvreté et la faim gagnent du terrain dans le monde….Tout cela au moment même où le monde prend conscience que la planète est dégradée, que les ressources sont limitées et que la survie des espèces vivantes n’est plus assurée. Y compris la nôtre (Gérard Mermet. Le Monde du 14 octobre 2008).
Le même sociologue fait une analyse optimiste de la situation mondiale puisqu’il intitule son article : Vive la crise. « Profitons de la crise pour refonder notre société ». Il fustige notre société de consommation et prône « que la régulation collective des marchés aujourd’hui souhaitée s’accompagne d’une régulation individuelle des désirs ».
Le Président de la République a bien compris qu’il fallait mettre un terme à la dérive du « capitalisme financier », qu’il fallait que de « nouvelles règles soient imposées aux banques pour mettre fin à l’opacité des transactions et aux modes de rémunération qui poussent à des prises de risque déraisonnables ».
Il avait bien compris, lors de son discours de clôture du Grenelle de l’environnement, le 25 octobre de l’an dernier que « nous avions dépassé les limites de ce que notre planète peut supporter ».
« La tendance éco s’annonce durable, comme le développement auquel elle veut s’associer » (GMermet).
Finies les fraises chiliennes sur les tables du Réveillon. Même au Salon international de l’alimentation qui se tient à Villepinte ces jours-ci, les industriels « continuent d’innover, mais il ne s’agit pas forcément de chercher la rupture, plutôt la simplicité ».
Nicolas Sarkozy a toutes les cartes en main. Selon LCI.fr, il bénéficie dans les sondages de sa réactivité. « Tu sais bien que cette crise est une chance pour toi, c’est là que tu es le meilleur » lui aurait glissé un visiteur à l’Elysée la semaine dernière.
Il est condamné à réussir, et il peut comme aujourd’hui obtenir l’union nationale . Alors, bon vent !
23:26 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : grenelle de l'environnement, ump, ps, g.mermet, n.hulot, jlborloo, nkm.
dimanche, 12 octobre 2008
Un homme d'Etat dans une belle émission
J’avais déjà dit à Serge Moati combien j’appréciais sa façon de conduire son émission « Ripostes », lors d’une rencontre dans les locaux de l’UMP, lui invité par le Secrétaire général de l’époque, un certain Alain Juppé qui animait les « Jeudis matin de l’UMP », et moi, militante de base et occupant, avant des déménagements impromptus, un bureau du 2ème étage du 55 rue de la Boétie, en tant que présidente de Femme Avenir, mouvement associé à la même UMP pour un durée de trois ans.
Les femmes gaullistes reconnaissaient dans l’empathie du présentateur une « méthode de dénuder les choses » et les évènements qui permettaient de les comprendre.
Autant dire que lorsque j’ai été invitée ce soir à la 342è émission qui avait pour invité Dominique de Villepin, je n’ai pas boudé mon plaisir, et je me suis rendue ventre à terre au Studio Gabriel.
J’ai entendu l’ancien premier Ministre, qui avait osé une politique qui allait dans le bon sens quant à la diminution du chômage (2 points), à la diminution de la dette, à une politique sociale conforme à l’idéal gaulliste de mes convictions, j’ ai entendu sa colère d’être poursuivi en correctionnelle pour un chef d’accusation inédit, quasiment fait sur-mesure : « complicité par abstention de dénonciation calomnieuse » dans l’affaire Clearstream.
Pour ma part, et modestement, je ne comprends pas comment il pouvait espérer un non-lieu sur cette affaire.
Les officines ne peuvent se déjuger….
Dominique de Villepin s’était déjà exprimé sur Radio J le matin.
« A la question : Est-ce qu’on peut faire pression sur le parquet ?, il a répondu : cela fait partie des choses possibles…Le parquet est sous les ordres de la chancellerie, la garde des Sceaux est nommée par le président de la République…. Ce dossier est politique, a-t-il ajouté en soulignant qu’il ne voulait faire de procès d’intention à personne ».
Dominique de Villepin se sent « libre de tout engagement », très déterminé à défendre ses convictions, au nom de l’intérêt de la France.
Il a dit qu’il demeurait un homme politique, que rien, ni personne, ne viendrait le détourner de son chemin, et qu’il défendrait la démocratie, valeur bien fragile dans notre société.
Bravo Dominique.
A bientôt.
23:52 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dominique de villepin, jean-pierre grand, ump, femme avenir
jeudi, 09 octobre 2008
Belle justice (suite)
J’ai échappé (pour l’instant) à la prison.
Combien de fois, en effet, un médecin urgentiste, un interne en réanimation, est-il amené dans sa carrière à immobiliser la mâchoire inférieure d’un patient qui vient de mourir ?
Il faut croire que le procureur de Valence s’est « emballé », après une analyse aussi superficielle qu’erronée du dossier concernant un médecin du SAMU 26 appelé au chevet d’une dame de 87 ans victime d’une crise cardiaque. Lequel après avoir tenté une réanimation a « pratiqué des gestes tout à fait bizarres au regard de la pratique médicale normale », comme « celui d’avoir posé sa main à plusieurs reprises», dans un geste « qui pourrait ressembler à une tentative d’étouffement » alors qu’il voulait maîtriser les mouvements de gasp réflexes, post-agoniques.
Résultats : le lendemain, le parquet ouvre une information judiciaire pour « homicide volontaire » et place le médecin sous « un strict contrôle judiciaire, lui interdisant de pratiquer sa profession ». Certes, le soir même, le confrère est remis en liberté.
Il n’empêche que l’opprobre sera long à effacer chez cet urgentiste, qui, à mon avis n’est pas près de retourner réanimer une patiente suffocante.
Si on voulait jeter le discrédit sur une profession déjà sinistrée, on ne ferait pas mieux.
Je propose qu’on interdise d’exercer aux procureurs qui jouent de leur autorité sans réel examen des circonstances qu’ils sont censés arbitrer. Sans compter que je m’interroge sur la qualification du délit : comment peut-on accuser quelqu’un d’ « homicide volontaire » sur une personne déjà morte ?
mercredi, 08 octobre 2008
Selon que vous serez puissant ou misérable,
....les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.
La Fontaine avait raison. Rien n’a changé au Royaume de France :
Du côté du pouvoir est la toute-puissance,
En dehors du pouvoir, point de salut, noircissons donc à l’envi ceux qu’on veut l’en écarter.
Ainsi en est-il de Dominique de Villepin.
Le scénario semble tellement bien ficelé qu’on eût pu l’écrire à l’avance. Pour ma part, j’étais sure qu’il ne bénéficierait pas d’un non-lieu.
Mais, ce qui intrigue le plus, ce sont les atermoiements.
Pire, les contradictions :
le procureur n’avait pas trouvé suffisantes les charges contre l’ancien premier ministre il y a quelques semaines.
Hier, surprise, sous l’effet de quelle révélation (on peut s’interroger…), virage à 180° : le renvoi en correctionnelle est requis pour « complicité de dénonciation calomnieuse ».
En revanche un non-lieu partiel pour les autres délits reprochés : « complicité d’usage de faux, recel de vol et recel d’abus de confiance ». Ouf !
Cette histoire est scandaleuse.
Quel nouvel élément objectif justifie un tel retournement ?
Qu’en est-il des autres personnalités actuellement aux responsabilités, auxquelles on pouvait reprocher les mêmes charges, si tant est qu’elles existent ?
Mais pouvait-il en être autrement ?
Un non-lieu aurait désavoué les parties civiles de cette sombre histoire.
On ne saurait imaginer, en démocratie, que les motivations d’une procédure judiciaire aient des fondements politiques.
Quoiqu’il en soit, et c’est certainement le but de la manœuvre, l‘honneur de Dominique de Villepin restera sali (calomniez, il en restera toujours quelque chose),
Belle justice ! Belle démocratie !
14:18 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dominique de villepin, ddv, clearstream, jean-pierre grand
lundi, 06 octobre 2008
Une récompense hautement méritée
25 ans après la découverte du VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine), les professeurs Luc Montagnier et Françoise Barré-Sinoussi viennent d’obtenir une récompense hautement méritée avec l’attribution du Prix Nobel de Médecine de l’année.
En 1983, dans le service du Professeur Montagnier, à l’Institut Pasteur, observant des cellules ganglionnaires d’un jeune homosexuel atteint d’une maladie qui sévissait aux Etats-Unis depuis 1981, Françoise Barré-Sinoussi en découvre l’agent responsable : le virus du SIDA.
Cette récompense souligne le mérite de cette équipe opiniâtre, dévouée, appliquée.
Les deux chercheurs vont vouloir comprendre le mécanisme de la propagation de cette mystérieuse maladie .
Leurs travaux se sont appliqués à en rechercher la transmission : sexuelle, mais aussi sanguine et maternelle, et à partir de ces considérations, ils se sont inlassablement penchés sur le meilleur traitement : à défaut d’un traitement curatif qu’ils pressentaient tardif ou d’un vaccin encore plus hypothétique qui permettrait l’éradication de la maladie, ils ont œuvré pour sa prévention.
La découverte du VIH, la connaissance du SIDA ont bouleversé les mentalités de nos sociétés.
On a parlé de préservatif, masculin, puis féminin, de MST.
Chacun d’entre nous a vu mourir des jeunes gens assoiffés de vie, avec un courage que pour ma part, médecin, je ne suis pas près d’oublier.
Le SIDA a fait faire des progrès énormes dans la prise en charge des soins palliatifs, dans la création de réseaux ville-hôpital, avec la mutualisation des compétences des médecins hospitaliers et libéraux.
La découverte de la trithérapie a complètement modifié le pronostic du SIDA qui est passé de la maladie fatale à brève échéance à l’état de maladie chronique, dont on ne meurt plus, à défaut d’en guérir.
Le SIDA s’est montré particulièrement meurtrier en Afrique sub-saharienne et a attiré l’attention des pays occidentaux sur la gravité de cette épidémie dans des pays en développement n’ayant pas les moyens d’offrir à leur population les antirétroviraux salvateurs.
Le Président Chirac a beaucoup fait pour lutter contre ces injustices.
Dans certains pays africains, la maladie semble stabilisée. Certes, mais elle s’étend vers l’Europe de l’Est et l’Asie.
Comme Jacques Chirac le dit dans son communiqué de presse, le SIDA ne sera vaincu que lorsqu’un vaccin aura été découvert.
Pour le moment, le virus, qui change de morphologie en permanence, semble se jouer de toute conclusion thérapeutique.
Luc Montagnier et Françoise Barré-Sinoussi n’ont, paraît-il, pas dit leur dernier mot.
Nous Français, savons qu’on peut leur faire confiance.
Le Comité Nobel leur témoigne la reconnaissance de tous les humains et fait peser sur leurs épaules l' attente de ce fameux vaccin.
Gageons l’obtention d’un second Prix Nobel pour cette découverte qui ne saurait tarder.




