vendredi, 28 novembre 2008
Où sont passés les sociologues?
Nous payons très cher des hommes de haut niveau intellectuel qui se promènent avec des échelles de statistiques à la main et qui nous assènent sur un ton péremptoire le fruit de leurs élucubrations.
Ils furent nombreux, ces sociologues, ces experts en économie, ces grands démographes qui avaient conclu à la fin 2006 que si le chômage avait baissé à un niveau que de bien piètres politiques qualifiaient « d’historiquement bas », c’était une conséquence inéluctable du papy-boom. Ce n’était pas grâce à la politique volontariste du Premier ministre de l’époque et encore moins du Président de la République.
C’est vrai que le chômage n’avait pas beaucoup diminué entre le premier et le deuxième trimestre 2007 : de 8,3% en mars 2007 il n’avait marqué une baisse qu’à seulement 8,2% en juin 2007, le taux le plus faible enregistré depuis 24 ans.
Nous finissions par être habitués à une courbe descendante du nombre de demandeurs d’emploi.
A la fin du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, le chômage atteignait 10,1% (avril 2005).
Dominique de Villepin avait pris ce problème à bras le corps et déjà fin 2006, les chiffres étaient tombés à 8,8%.
Tous les savants ont alors crié au maquillage des chiffres, au coût des emplois aidés, à l’impéritie du CNE, et je ne parle pas du CPE ….Il ne fallait pas que cette politique soit efficace, et encore moins reconnue. D’ailleurs, la baisse du chômage était due à la démographie, vous dis-je…
Que se passe-t-il donc pour que, depuis janvier 2008, la courbe des demandeurs d’emploi ait enregistré huit fois une hausse ?
Les papys ne sont-ils pas encore partis à la retraite, et pourtant le PLFSS qui prévoit leur départ volontaire à 70 ans n’a été voté qu’hier après-midi ?
C’est la faute de la crise, entend-on…
C’est mensonger : la crise n’a été révélée qu’en septembre (2008). Et personne ne l’avait vue venir. Belle analyse : gouverner, c’est prévoir !
Et au milieu de ce maelstrom, que deviennent les heures supplémentaires et la fameuse loi Tepa. Combien sont-ils ceux qui ont envie de travailler plus, pour au moins gagner autant ?
Pourquoi nos spécialistes du chômage se sont-ils tus tout à coup ?
Sont-ils trop vieux ou ont-ils perdu leur emploi ?
vendredi, 21 novembre 2008
M.Sarkozy ignore la séparation des pouvoirs politique et judiciaire....
Le Quotidien du Médecin du 21 novembre 2008 (Richard Liscia):
"L’ancien Premier ministre (Dominique de Villepin) est ... fondé à dire que le président de la République mélange les genres et ignore la séparation des pouvoirs judiciaire et politique. Sa démarche récente, qui a consisté à prolonger par décret les fonctions de M. Pons pour qu’il eût le temps de signer le renvoi, est insoutenable.
Les juristes font toutefois remarquer que le renvoi n’avait pas besoin de deux signatures, que celle de M. d’Huy suffisait. Même si c’est vrai, l’ingérence, fût-elle bénigne, du chef de l’Etat dans une affaire qui, de surcroît, le concerne au premier chef, témoigne à la fois de son mépris pour l’indépendance de la justice et de son mépris pour le qu’en-dira-t-on.
On peut comprendre une bouffée de haine, on ne comprend pas qu’elle dure si longtemps et qu’elle occupe l’emploi du temps d’un président infiniment occupé.
Chassez le naturel…M. Sarkozy est donc aveuglé par ses soupçons, comme M. de Villepin semble avoir été aveuglé par son hostilité à M.Sarkozy et par sa fidélité à M.Chirac.
Que ce trio suprême de la droite se déchire au sujet d’un complot de spadassin ignare ne grandit pas la classe politique.
C’est pire que les déchirements du Parti socialiste qui portent quand même sur des sujets idéologiques.
Comme on a pu le voir en diverses circonstances, il y a bel et bien chez M.Sarkozy un naturel qu’il ne parvient pas à chasser et qui revient à un galop irrésistible.
Il semble prêt, en l’occurrence, à sacrifier la dignité de la majorité et celle de sa fonction à une vengeance qui ne lui rapportera rien, sinon, peut-être, la déchéance d’un homme par ailleurs tout à fait respectable.
On nous dira que la justice n’a fait que son métier, que le procès est donc inévitable et que le droit doit s’imposer quelles qu’en soit les conséquences.
On ne nous fera pas croire pour autant que le président n’était pas en mesure d’arrêter l’effroyable machine qu’il a lui-même déclenchée quand il a porté plainte.
Et on regrette qu’il n’ait pas cherché à échapper à un autre soupçon, celui de n’être motivé que par une rancune inexpiable."
Tout est dit ...
21:41 Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dominique de villepin, ddv, clearstream, jean-pierre grand, ump, ps, quotidien du médecin
samedi, 15 novembre 2008
Ce n'est pas parce qu'on n'a plus la parole, qu'il faut fermer sa gueule...
En même temps que je vois la presse gourmande de ce qui se passe aujourd’hui au PS, alors que l’UMP est devenue l’ « Embrassons-nous Folleville », où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, j’apprends que se prépare un « duel pour la fédération UMP » de Paris.
Je n’en crois ni mes yeux ni mes oreilles, tellement ce parti respire l’équanimité, la tolérance, le bonheur d’être ensemble, j’en passe et des meilleures… (par discrétion autant que pour satisfaire à la bienséance). Bref, je vais finir par comprendre pourquoi je n’avais pas ma place dans ce paradis (moins que fiscal si j’en juge par les comptes impayés de d’Aboville), d’ailleurs il (le parti) m’a exclue puis, par une mansuétude non encore élucidée, seulement suspendue (je ne sais pas par quel endroit de ma personne…mais peut-être sur un crochet de boucher ! oh là là, j’ai peur !).
Bref, après le duel prévu soigneusement orchestré entre deux dames ministres qui se voyaient à la tête de la fédération UMP de Paris, voilà que fort ingénument, le président actuel est obligé de se représenter à un troisième mandat.
Voilà qui ne répond en rien ni au changement ni à la rupture prônés.
Un certain Jérôme Dubus ose, lui aussi défier le président de la plus grosse fédération UMP de France.
Si j’avais la possibilité de voter, je voterais pour ce candidat dont j’ai apprécié les qualités humaines, le dévouement et le sérieux alors que nous figurions sur la liste des sénatoriales pour Paris en 2004, liste UMP alors menée par l’ancien ministre, Roger Romani.
Pendant ce temps d’ailleurs, se présentait une liste dissidente, soutenue par Nicolas Sarkozy, menée par un certain Philippe Goujon pour lequel le mandat de sénateur constituait le plus beau rêve de sa vie…. Ce rêve, réalisé après maintes discussions et marchandages, et des candidats jetés au panier comme ce pauvre Jean-François Legaret, ce rêve, ce caprice n’ aura pas résisté à l’usure du temps (trois ans) pour être remplacé par celui de député.
Souvent homme varie, bien fol (le) qui s’y fie !
Donc, si je pouvais voter, ma conscience me ferait prendre position pour Jérôme Dubus.
Mais stop. Car les circonstances me feraient agir autrement et me dicteraient de voter plutôt pour P. Goujon. Je prévois un gros orage à Paris, et dans le 15ème en particulier.
Je ne vois pas un ancien ministre rester longtemps à la botte d’un éternel second, fût-il président de fédé. Il y a là quelque chose qui ne répond pas à l’ordre établi.
Et dans quelques mois, ou plutôt dans peu d’années, à moins d’une dissolution de l’Assemblée nationale, Cécile Renson se présente et gagne !
D’abord, moi j’habite réellement dans le 15ème (à suivre)
22:14 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, ps, modem, 15ème, 14ème, mairie de paris, mairie du 15éme
dimanche, 09 novembre 2008
La Suisse, sa marine, son soleil...
Décidemment, la grande mode est de faire le tour du monde, en solitaire.
Je ne parle pas du Vendée Globe auquel nous sommes déjà habitués et que le vent du large va propulser d’une façon très banale !
Je veux parler de ce qui fait fureur en ce début de XXIème siècle : se déplacer au bon vouloir de l’astre suprême.
Eh oui ! les panneaux solaires nous promettent de « riches » aventures.
Voilà un Solartaxi qui vient de parcourir 47 000km équipé d’une remorque photovoltaïque , conduit par un Louis Palmer solitaire, parti de sa Suisse natale le 3 juillet 2007.
Voilà un Planetsolar, "le plus grand bateau solaire", qui va faire le tour du monde sur les océans, avec à sa barre un navigateur solitaire, plus à l’aise sur la houle que sur les marchés du 15ème.
Le capitaine d’Aboville va devoir quitter ses rives de Seine pour rejoindre celles du lac de Neûchatel, avant de confier pour de longs mois sa destinée à Poséidon, celui qu’Homère appelait l’ébranleur de la terre.
Il va bien nous manquer d’avril 2009 à mai 2010 (le navigateur) .
On nous dit que le Conseil de Paris se délocalisera dans les villes où il fera escale, afin de ne rien perdre de ses pertinentes interventions.
On nous dit aussi que la localisation suisse de ces sociétés ne serait pas fortuite. N’est-ce pas un pays aussi célèbre pour sa marine que pour son ensoleillement !




