jeudi, 29 janvier 2009

A propos d'un commentaire concernant Dominique de Villepin

Je ne résiste pas au plaisir de publier ce jour une réflexion que m’inspire un commentaire concernant mes derniers propos sur Dominique de Villepin.

 

 

Madame,

 

Je crois percevoir dans vos propos ce que vous semblez vouloir dire.

Je me permets d'y apporter quelques éléments de réponse.

 

1- Ayant été, selon vous, un excellent Ministre des Affaires étrangères, Dominique de Villepin aurait dû y rester... D'abord, permettez moi de vous dire que nous nous retrouvons sur un point : Dominique de Villepin est, lui, un excellent diplomate en effet. Pour autant, aurait-il dû rester aux Affaires étrangères. Evidemment, non. Non, parce que son passage au Ministère de l'Intérieur, puis à Matignon a prouvé que grâce à son action déterminée et à sa vision de la France, il obtenait des résultats concrets et tangibles dans bien d'autres domaines que la diplomatie : baisse de la délinquance, aménagement du territoire, vitalité économique, puis, et ce n'est absolument pas contestable : baisse de la dette et des déficits, baisse du chômage, compétitivité accrue de la France, modernisation de notre protection sociale, tout en confortant la pérennité de notre modèle social, patriotisme économique, égalité des chances et diversité....

 

Par ailleurs, selon votre théorie, un bon responsable devrait donc rester dans son champ de compétences. Selon vous, donc, la France aurait du se priver du Général De Gaulle (trop bon militaire), de Georges Pompidou (trop bon Premier ministre), de VGE (trop bon aux finances)... Quant à Nicolas Sarkozy, vous semblez insinuer qu'il eût été préférable qu'il restât Ministre délégué au Budget...

 

Bref, les faits ont donné raison au Président CHIRAC qui a bien fait de faire profiter à la fois notre pays et son économie de la volonté de ce grand diplomate.

 

2 - La dissolution... Ah qu'il est aisé de trouver le coupable ! L'histoire nous incite à nous méfier de la stratégie du bouc émissaire... Avant tout, laissez-moi vous rappeler que la dissolution est un pouvoir propre du Président de la République, qui signe seul la dissolution de l'Assemblée Nationale après avoir recueilli l'avis des Présidents des Chambres. Et Alain Juppé, puisque vous le citez, n'est pas resté dans l'histoire comme étant tout à fait étranger à l'affaire ! Par ailleurs, qui pourrait s'offusquer qu'en tant de crise économique, politique et sociale d'une gravité assez marquée, qui pourrait s'offusquer de redonner la parole au peuple français pour lui demander de faire un choix sur les grandes orientations politiques de notre pays ? Plutôt que de s'en offusquer, je pense que certains feraient mieux de s'en inspirer...

 

Bref, je pense, au final, que vos arguments, chère Madame,ne peuvent que me conforter dans mes convictions : le charisme, l'élégance, le projet politique et la vision de la France sont des qualités peu répandues dans la classe dirigeante. Et que dire lorsque ces qualités vont de pair avec des résultats concrets et positifs pour notre pays, fussent-ils le fruit de la « fainéantise » ?

 

Personne, en ce jour de grave mécontentement social, ne saurait dire que la France se porte mieux aujourd'hui qu'elle ne se portait il y a deux ans...

 

 

mercredi, 21 janvier 2009

Le porteur de mauvaises nouvelles aura la tête tranchée...

C’est ainsi que Dominique de Villepin termine son entretien avec Jean-Jacques Bourdin ce matin sur RMC.

Il dit ne plus rien craindre….

Il s’exprime cependant sur les ondes en « prenant des risques, politiques, personnels ou professionnels », mais il sait « la France au bord du précipice » et il veut en avertir les Français et la classe politique.

Il juge la position de la France dans l’Europe et dans le monde. « Son expérience historique » lui fait dire que « notre stratégie économique doit être solidaire », menée avec «  plus de réflexion, plus d’intelligence, plus de compréhension ».

« La France est un pays éruptif ».

« Il y a d’un côté un gouvernement et un président qui multiplient les réformes, et de l’autre côté, un pays qui ne comprend pas où on veut l’emmener et qui s’interroge sur le bienfondé de la politique menée ».

Il prône le rassemblement national, l’adhésion plus que la division des Français et loin de vouloir éliminer l’adversaire, réclame pour le pays une opposition et des voix discordantes qui nourrissent le débat.

Deux objectifs l’habitent : l’innovation et l’emploi (obsession qui lui a coûté cher mais qui avait mené la France au plus bas taux de chômage depuis 30 ans !), avec l’aide aux plus fragiles.

« La France peut couler comme le Titanic ».

 

Nous devrions saluer son courage pour mettre en garde la classe politique et prévenir les effets de la crise qu’il « pense devant nous ».

 

Cet homme a évité à la France sa participation au bourbier irakien. Son intelligence, la finesse de son analyse et son métier de diplomate en ont fait un grand ministre des Affaires étrangères. Il faut dire que pendant son mandat, il a su maintenir le cap de la politique étrangère de la France voulue par le Président de la République, Jacques Chirac.

Et pourtant, il fut incompris par « ceux qui ne croient qu’à la force et aux formes sempiternelles de la politique de puissance » (Stanley Hoffmann).

Comme Barack Obama, il veut éviter le choc des civilisations et croit à la nécessité du dialogue des cultures. « Un monde sans diversité s’apparente à la mort ».
Pour obtenir un monde plus sûr, il prône un monde en paix, et veut substituer au concept de force le concept de justice.

Le même Stanley Hoffmann qui enseigne notamment l’histoire intellectuelle et politique française à Harvard, termine la préface d’ « Un autre monde », en disant de lui « cet idéaliste lucide est un vrai révolutionnaire ».

Quel dommage que Dominique de Villepin soit convaincu que « l’heure n’est pas à la politique politicienne »…..

mardi, 20 janvier 2009

Pas de Childéric US...

Impressionnant ce beau président américain, à la stature athlétique, concentré pendant son « inauguration » pour employer le mot exact désignant la cérémonie de son investiture !

 

Son calme sécurise. Le contrôle de ses émotions en impose.

 

Quelle maîtrise dans l’élocution (qui m’a permis de comprendre son discours en VO) !

Il donne l’espoir au monde, car il fustige la haine et l’affrontement.

Ses propos appellent au rassemblement. Il ne conçoit la nation américaine qu’unie, « héritage d’une mosaïque » qui fait sa force.

Il rend hommage « aux gens obscurs » qui conduisent aux chemins de la prospérité et de la liberté.

Il condamne la recherche des plaisirs et des richesses et se plaît, tout au long de son allocution à vanter les valeurs morales, au premier rang desquelles l’humilité et le sens de la mesure.

 

Il a choisi son équipe en fonction de ses compétences, sans vouloir privilégier quelque effet d’image.

 

Il redonne confiance à l’Amérique. Il redonne confiance au monde. Car comme l’a dit Hilary Clinton « l’Amérique ne peut rien faire seule, mais rien ne se fera sans l’Amérique ».

 

Bref, l’histoire du monde retiendra cette journée du 20 janvier 2009 où un chef d’état vient de prendre en mains le destin de la planète.

 

J’oubliais un détail : il s’est montré reconnaissant et courtois à l’égard de son prédécesseur.

 

Cela s’appelle l’élégance, une vertu innée.

 

mardi, 13 janvier 2009

Une diplopie présidentielle

Qu’est-ce que la diplopie ?

C’est un trouble fonctionnel constitué par la vision double d’un même objet .

 

Très respectueusement concernant la personne de Martin Hirsch, je m’interroge sur la vision double dont le président de la République le perçoit et quel subconscient l’amène à associer les « Solidarités actives contre la pauvreté » et  la « Jeunesse ».

Le grand diplômé d’études approfondies en neurobiologie, titulaire d’une maîtrise de biochimie qu’est Martin Hirsch pourra vraisemblablement s’en expliquer, sauf à laisser croire que pour le Président les solidarités actives contre la pauvreté doivent mutualiser leurs actions pour venir en aide à la jeunesse.

Tout un programme…

Une vision ?

Un tel discours ne va pas manquer de réconforter nos jeunes, inquiets de leur horizon de plus en plus obscurci, de leur emploi de plus en plus compromis, de leurs perspectives d’avenir de plus en plus chimériques ….

 

Le président a trouvé un énarque qui a fait ses preuves avec le RSA. Dont acte.

Ils ne sont pas si nombreux, au sein de son gouvernement à mener à bien leur mission. A ceci près que Martin Hirsch ne fait pas vraiment partie du gouvernement. C’est peut-être la raison de son efficacité !

Il est tellement efficace que le Président n’hésite pas à lui confier un second (deuxième ? ) Haut –commissariat. A moins qu’il ne voie en lui (toujours un problème ophtalmologique) un Janus, ce dieu à une tête, mais aux deux visages opposés, la jeunesse opposée aux solidarités actives contre la pauvreté, ou bien la jeunesse venant au secours de la pauvreté. Pourquoi pas ? Je doute que les jeunes partagent cette vision

 

Il faudrait aussi expliquer comment ce pauvre ministre des Sports se trouve spolié de la jeunesse. Sans doute parce que ses invités  au footing quotidien sont des quinquagénaires de plus en plus nombreux. Normal.

 

 Et cette malheureuse Roselyne ? Il est vrai qu’elle a déjà bien à faire avec sa loi «  Hôpital, patients, santé, territoire », et peut-être que la jeunesse ne la concerne plus, ce qui serait grossier de la part du Président. Et puis il lui reste la vie associative.

Celle-ci, il fallait bien la rattacher à quelque ministre accueillant, et on ne pouvait la rajouter à la charge déjà encombrée du ministre à l’Immigration, l’Intégration, l’Identité nationale et le Développement solidaire, sous peine d’obliger les services techniques à établir des cartons à double volet pour le ministre, ses conseillers et leurs collaborateurs. Mauvais exemple en ces périodes de restrictions…

 

Très sérieusement, j’aimerais savoir à quelle vision correspondent les périmètres des compétences ministérielles. Ils ne répondent certes à aucune définition juridique mais sont révélateurs de l’image de la société telle que la … « voit » le Président, sans diplopie nous l’espérons.

dimanche, 11 janvier 2009

L'Enfer est pavé de bonnes intentions...

Et, envers les gens habitués au pavé,  elle en montre des bonnes intentions notre ministre du Logement et de l’Exclusion sociale qu’on ne peut taxer de double langage, voire d’hypocrisie.

 

Mais,  vouloir héberger de force les personnes sans domicile fixe relève d’une profonde méconnaissance de ces gens qui ont comme caractéristique de ne pas vivre comme tout un chacun, qu’ils aient choisi ce mode de vie, ou que celui-ci leur ait été imposé. Au nom de quelle valeur, en vertu de quel principe vouloir restreindre leur liberté ?

Je ne peux pas croire que Christine Boutin ait envisagé cette injonction de sa propre intention.

D’ailleurs, celle-ci a fait pschitt très rapidement, après que le président de la République se fut exprimé en la désavouant.

Le Président propose, pour sa part, de les contraindre à se rendre dans un centre d’hébergement d’urgences pour s’y restaurer, se doucher, et y passer la nuit s’ils le désirent, sinon ils peuvent retourner à la rue, comme il l’a annoncé dans son discours du 1er janvier à l’intention des travailleurs de la nuit du Réveillon.

Ce qui est presqu’aussi atterrant :il est vain et contre-productif de vouloir imposer quoi que ce soit aux gens de la rue.

 

 

Aujourd’hui, Christine Boutin envisage un recensement de ces fameux SDF.

Il est impossible que cette femme,  que l’on pouvait penser rompue aux problèmes sociaux, ait pu imaginer une telle incongruité.

Comment recenser cette population par définition mobile. Il n’est qu’à suivre une maraude du Samu social répondant aux cas signalés pour observer qu’entre le coup de téléphone avertissant de la présence d’une personne à un endroit donné et l’arrivée de la camionnette, une fois sur deux,  la personne en question a changé d’abri.

 

Et à quoi servirait un tel recensement ?

Si Madame Boutin veut connaître l’importance du problème, elle peut aller se renseigner au Samu social, endroit parfaitement équipé avec des personnels aussi compétents que patients et tolérants.

Xavier Emmanuelli qui en est le président gère avec efficacité cet établissement.

Par ailleurs, il vient de mettre en place l’association « Les Transmetteurs », afin de constituer une réserve de médecins qui ont cessé leurs activités, capables de venir en appui des dispositifs médicaux et sanitaires en cas de crise majeure.

A cette occasion, il insiste : « il faut que les médecins s’impliquent ».

Ceux-ci ont répondu à son appel puisqu’au cours de la semaine écoulée, une trentaine de médecins sont venus renforcer les équipes de maraude du Samu social, particulièrement sollicitées.

 

Voilà des acteurs de terrain opérationnels alors que souffle un vent de panique sur le ministère de la Santé qui ne voudrait pas voir se reproduire le désastreux effet canicule de 2003.

 

De quoi faire regretter les deux gouvernements Juppé avec un Secrétaire d’Etat chargé de l’Action humanitaire d’urgence particulièrement inventif.

 

 

jeudi, 08 janvier 2009

Un petit rappel du code du travail

Toute salariée enceinte peut bénéficier d’un congé de maternité et ce, quelle que soit son ancienneté dans l’entreprise (Code du travail).

 

Ce congé de maternité, qui date de 1909, est un droit jugé indispensable pour la santé de la mère et de l’enfant.

 

Sur 16 semaines indemnisées, la salariée peut, par dérogation ne s’arrêter que huit semaines, mais ces huit semaines constituent l’arrêt de travail minimum pour bénéficier des indemnités journalières.

 

La durée de 16 semaines peut être allongée en fonction de trois éléments : le nombre d’enfants déjà à charge, une naissance multiple, un état pathologique.

 

A défaut d’augmenter ce congé légal, une loi de février 2007 en a assoupli l’aménagement. Auparavant, il était de six semaines avant et dix semaines après l’accouchement.

Aujourd’hui la maman peut décider de retarder son départ en congé prénatal afin de prolonger d’autant son congé postnatal.

 

Ce congé est tellement important qu’il a été  étendu récemment aux femmes non salariées : les agricultrices, les artisanes, commerçantes et même les professions libérales qui bénéficient d’une allocation forfaitaire de repos maternel pour compenser la diminution d’activité qu’entraîne la maternité. Elles perçoivent de plus, une indemnité journalière forfaitaire si elles suspendent leurs activités pendant 30 jours consécutifs, période qui peut être prolongée de 15, 30 ou 60 jours.

 

Selon une étude du ministère de la santé, 84% des mamans considèrent que le congé de maternité devrait « durer plus longtemps ».

Au sein de l’Union européenne, la durée de ce congé est variable d’un pays à l’autre.

En Allemagne il est de 14 semaines (le minimum), en Belgique de 15 semaines, en Norvège de 52 semaines.

 

La commission européenne veut unifier, à juste titre, la durée de ce congé et le porter à 18 semaines.

 

Il va être bien difficile  pour une candidate tête de liste aux futures élections européennes de défendre ce projet alors que, pour accoucher, elle n’aura décidé d’arrêter ses activités, fussent celles-ci très prenantes, que pendant cinq jours, à peine de quoi habituer son enfant à sa chaleur maternelle !

dimanche, 04 janvier 2009

bonne année, bonne santé

Voilà le vœu le plus banal mais le plus urgent à formuler pour nos concitoyens. Car la France, la 1ère pour la qualité de ses soins sanitaires jusqu’à ces dernières années a reculé jusqu’à la 5ème place, et ce ne sont pas les problèmes qui viennent de nourrir l’actualité qui vont nous faire regagner des places.

 

Certes toute polémique est mal venue, toute récupération politicienne  de mauvais goût.

Et pourtant, il nous faut rester lucide.

 

Notre système de soins est le plus généreux, le plus égalitaire, le plus solidaire, puisque depuis le général de Gaulle, chacun abonde la Sécurité sociale en fonction de ses moyens et reçoit les soins en fonction de ses besoins, quels que soient ses revenus.

Certes, ce principe qui date de 63 ans, s’adressait aux revenus du travail, alors que le chômage était inconnu en France et la population n’atteignait pas l’espérance de vie d’aujourd’hui.

 

Mais voilà, grâce à notre système de soins, la population vieillit, les technologies se sont affinées, beaucoup de maladies ont été éradiquées, d’autres mortelles sont passées à l’état de chronicité.

Qui s’en plaindrait ?

 

Le malheur est que ce système a un coût, que la santé devient un objet de commerce, que les caisses de l’Etat sont vides, qu’on nous raconte des sornettes lorsqu’on confond les dépenses accordées à l’hôpital public en terme d’investissement (10 milliards d’euros sur quatre ans, selon la ministre), alors que ce dont souffre d'abord l’hôpital, ce sont les restrictions en terme de fonctionnement.

 

Il est vrai que 80% des dépenses concernent des dépenses de personnel, qu’il faut sûrement effectuer des restrictions dans ce domaine, mais pourquoi diminuer le nombre de personnels soignants au profit de personnels administratifs? Ainsi la création des fameuses Agences régionales de santé dont on peut comprendre la philosophie, ne sont pas près d’apporter la même efficacité que des bonnes infirmières, bien reposées, en nombre suffisants auprès de patients nécessitant une surveillance de plus en plus pointue. Ainsi, une pompe à perfusion ne sera-t-elle pas mal réglée, des flacons de soluté ne seront pas mélangés. Et j’en passe.

 

Autre fait : on manque d’infirmières. Tout le monde le reconnaît.

Est-ce en mettant en examen une infirmière compétente, la première abattue par le geste malheureux qui brise sa carrière jusqu’alors exemplaire, qu’on va susciter des vocations ?

 

Il y a des frontières à ne pas dépasser, même pour satisfaire à une démagogie aussi primaire qu’irresponsable.

 

On ne peut pas vouloir tout et son contraire. On ne peut pas dire tout et son contraire.

 

 La France ne peut pas prétendre garder sa place de leader mondial dans le monde de la santé sans préserver les soins de proximité qui coûtent cher, certes. Mais il faut choisir .Et comme disait Gide « Choisir, c’est renoncer ».

 

Ou la France, si prompte à trouver des financements pour sauver les banques, sauve notre système de soins en desserrant « l’étranglement financier délibéré », comme l’écrit à la ministre, le Professeur Denis Devictor, Président  des comités consultatifs médicaux de l’AP-HP, qui dénonce « les restrictions budgétaires sans objectifs médicaux ».

 

Ou la France qui déjà n’est plus capable d’assurer la permanence des soins et reconnaît l’importance des médecins étrangers, les seuls à vouloir assurer celle-ci dans les zones de désertification médicale, laisse filer vers une médecine à deux vitesses, renonçant à son service public de santé.

 

A ce sujet, n’est-il pas scandaleux qu’une ministre en exercice choisisse, pour y accoucher, une clinique privée ?

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