dimanche, 15 février 2009

Revoilà le CPE!

Je suis consternée par le discours du Président de la République concernant le congé parental d’éducation.

 

A-t-il confondu congé parental et congé de maternité ?

A mon avis, il n’ a bénéficié ni de l’un ni de l’autre.

Encore qu’il eût pu le faire si un de ses enfants était né après le 4 janvier 1984, date de la loi instaurant le congé parental d’éducation, inscrit dans le Code du Travail, destiné à tout salarié ayant un an d’ancienneté.

 

Ce congé parental d’éducation (CPE), quoi qu’il dise, constitue un progrès pour le père ou la mère désireux d’accompagner leur (s) enfant(s) dans les premiers mois de leur vie.

 

Les machos croient qu’il ne concerne que les femmes. Faux.

 

Les patrons croient qu’il leur coûte cher. Faux : le CPE n’est pas rémunéré, mais le salarié peut utiliser ses droits acquis sur son compte épargne temps pour le « financer ». Le bénéficiaire du congé peut, s’il en remplit les conditions, bénéficier du complément de libre choix d’activité servi par la Caisse d’Allocations Familiales (qui revient moins cher à la collectivité qu’une place en crèche !).

 

Les non-informés pensent que le CPE crée une coupure de trois ans dans leur vie professionnelle. Faux.

 

D’abord, le CPE n’est que proposé. Il peut être pris à temps partiel, et le médecin du travail que je suis a remarqué que les jeunes mamans ont à cœur de reprendre leur activité, mais à quatre cinquièmes de temps, ce que leur permet le CPE.

D’autre part, au cours de ce congé le salarié ou la salariée peuvent suivre une formation professionnelle et bénéficier d’un bilan de compétences.

Ce qui, en cette période d’instabilité professionnelle, constitue un bénéfice indéniable.

 

Ma conclusion s’adresse au Président de la République :

 

De grâce, Monsieur le Président, ne faites pas n’importe quoi dans le domaine où la France est compétitive, celui de la natalité. Laissez les pères et les mères choisir la façon qu’ils préfèrent pour élever dignement les petits Français.

 

 

lundi, 09 février 2009

le témoignage d'une infirmière.

Voilà le témoignage qu'une infirmière qui aime son métier veut diffuser à quelques heures de la discussion de la loi "Hôpital, patients, santé et territoires"....

 
    'Je  suis assez catastrophée en ce moment, car dans aucun média,  aucune presse, même dans les discours de nos chers  politiques, personne ne parle de ce qui se passe du côté de  l'hôpital public...

   Je  suis infirmière dans un service de Médecine adulte (Médecine  interne et thérapeutique)avec une capacité d'accueil de 21 patients, dont  95% est muté directement des urgences. Autrement dit, la  plupart ne sont pas encore très stabilisés sur le plan  médical et ont donc besoin d'une surveillance étroite et  efficace de la part des infirmiers et aide-soignants. Les  femmes de ménage (ASH) ont elles aussi un rôle important,  car au détour d'un couloir ou pendant qu'elles nettoient une  chambre, elles peuvent être les premiers signaux d'alarme  d'un patient en détresse. Sans parler de leur travail  primordial pour assurer l'hygiène des services, rôle majeur  dans la lutte des infections  nosocomiales.
     
    Nos  équipes s'organisent ainsi : (les équipes de jour et de nuit  sont indépendantes, je ne travaille que le jour  matin-soir)
     2  infirmières + 2 aide-soignantes + 1 ASH le  matin
    2  infirmières + 2 aide-soignantes + 1 ASH le  soir
     1  infirmière + 1 aide-soignante la  nuit
    
    Ceci  est ce qu'on appelle le service minimum, autrement dit,  c'est le minimum réglementaire pour assurer la sécurité des  patients. Or il faut savoir que nous n'avons jamais de  personnel en plus et que la tendance actuelle est de nous  faire tourner en sous-effectif de manière presque  systématique les soirs et les week-end, soit un seul  infirmier pour 21 patients.
  Depuis  2 mois, une de mes collègues infirmières a démissionné et  n'est pas remplacée, une autre est en arrêt de travail qui  risque d'être prolongé et n'est pas non plus  remplacée. Nous ne sommes donc plus que 6 infirmiers au lieu  de 8 à assurer un roulement sur 4 semaines, jours de  semaine, week-end et fériés compris. Alors nous effectuons 1  puis 2 puis 3 week-end supplémentaires (nous en travaillons  déjà 2 sur 4 habituellement) et ainsi de suite pour que le  service tourne, avec des jours de repos qui sautent et des  alternances de rythme incessantes. Si bien qu' il devient  impossible de prévoir quoi que ce soit en dehors de la vie  au CHU, sous peine de devoir annuler au dernier moment pour  cause : boulot!
    
    Samedi  dernier, une autre collègue s'est arrêtée  et, étant la seule infirmière du soir, il n'y avait donc  personne pour prendre la relève du matin... C'est un  infirmier des urgences qui a été détaché de son service pour  venir dans le nôtre, qui a assuré les soins de nos 21  patients, alors qu'il ne les connaissait pas, et qui a dû  faire face en plus à une situation d'urgence vitale de l'un  d'eux...
     
    Une  des ASH est arrêtée depuis 1 an en étant remplacée de  manière très ponctuelle, obligeant les 3 ASH restantes du  service à se partager un roulement sur 4 semaines, jours de  semaine, week-end et fériés compris. Leur tâche est de  nettoyer à elles seules, tous les jours, la totalité des 16  chambres du service de fond en comble (vitres, mobilier,  murs, WC), les bureaux médicaux, les pièces de vie (office,  douche, WC, couloirs), la salle de  soins... 
   
   Il  faut savoir que le CHU est en pleine  réorganisation, puisqu'un gros complexe est en fin de  construction à l'hôpital Nord, promettant parait-il des  technologies de pointe, des locaux modernes et surtout des  soins efficaces et de  qualité...
     
     Alors  expliquez-moi comment être à la hauteur de ces exigences  quand le personnel est déjà largement en sous-effectif?  L'hôpital refuse d'embaucher, car déficit budgétaire, mais  préfère faire appel à l'intérim, qui coûte plus cher que des  contractuels...
     
   Hier,  j'étais normalement en 'repos' et j'ai passé une bonne  partie de ma journée à démarcher la Médecine du Travail, les  syndicats et à parler avec notre chef de service, pour  essayer de trouver des solutions pour que notre direction  nous entende...
     
     Nous  sommes par chance soutenus par notre chef de service, qui  connaît la valeur de notre travail et sait que nous ne  protestons pas pour rien. Il nous connaît suffisamment pour  lui même remuer ciel et terre pour qu'on s'occupe du sort  des soignants à l'hôpital. Il nous soutient par ce que  lui-même est très inquiet de la situation et voit notre  gouvernement asphyxier le service public hospitalier, or lui  a choisi de travailler au CHU par foi en ce service public  et dans le respect du serment d'  Hippocrate.
 
   Je  dors très mal et pour être honnête je pense au boulot  constamment. J'ai peur que le stress me fasse oublier un  soin, que la pression m' empêche de prendre le temps avec un  patient déprimé, que la fatigue me fasse faire un mauvais  calcul de dose, administrer un produit au mauvais patient...  J'ai peur que ce métier que j'aime me transforme en  assassin, involontairement nt, par ce qu'on aura laissé la  situation se dégrader. Parce que nous sommes tous  responsables : je suis l'infirmière d'aujourd'hui mais nous  sommes tous les patients de demain. VOUS pouvez être au bout  de ma seringue, ou votre mari, votre enfant, votre  proche.
     Je  vis l'insécurité dans mon travail, alors que je le maîtrise  pourtant. Mais je suis humaine avant  tout.
    Vous  serez ceux qui pâtirez du manque de soignants dans les  services : je n'aurai pas pu prendre le temps de vous donner  des nouvelles du patient que vous aimez, je n'aurai pas pu  gérer 2 situations d'urgence à la fois... Faut-il attendre  qu'il y ait des morts pour réagir et prendre conscience de  ce qui se passe dans les  hôpitaux???
    
    
Aujourd'hui,  j'ai besoin de vous.      Il  faut se mobiliser en masse pour être plus efficace, moi  toute seule, je n'intéresse personne.' 
   
    Merci  pour votre  attention

lundi, 02 février 2009

Entre rapaces...

Qu’est-ce qu’un rapace ? Un vorace (en parlant d’un oiseau)…

 « qui aime le gain à l’excès, qui cherche à s’enrichir rapidement et brutalement au détriment d’autrui, âpre au gain, (avide, cupide … requin, vautour) », telle est la définition du Petit Robert.

 

C’est dire que quand Monsieur d’Aboville traite les agents de la fourrière de « rapaces (qui) préfèrent travailler près de leur nid », lorsqu’ils enlèvent les voitures qui « dépassent les places de stationnement de 50 cm », il sait de quoi il parle.

En effet, en terme de gains et d’enrichissement, il a lui-même « oublié » de rembourser deux de ses colistières malheureuses des frais occasionnés lors des élections municipales. Et pourtant, elles lui avaient  apporté leur notoriété, leur travail, leur présence sur le terrain, et leurs fonds….

 

Il est d’ailleurs plaisant de l’entendre défendre les automobilistes du 15ème arrondissement, lui le seul sur la liste qui l’opposait à la liste officielle (qu’il a d’ailleurs rejointe) à habiter hors du 15ème, lui qui ne se déplace que sur sa moto sortie de la Grande Vadrouille !

 

Il lui reste le Planet Solar, ce bateau prototype avec lequel il envisage de faire prochainement le tour du monde, ce qui va l’éloigner du conseil municipal pendant au moins six mois.

Auparavant, il l’aura amarré au ponton du « quai d’honneur de Paris» qu’il souhaite voir aménagé le long du « km linéaire de la berge »  qui borde la Seine au niveau du 15ème , comme il l’a réclamé lors d’un conseil d’arrondissement précédent.

Il souhaitait y voir amarrée La Boudeuse. Là encore il devrait se sentir à l’aise, lui le gai luron, sympathique et si souriant…

 

Espérons que, par ces temps de disette,  ses sponsors suisses ne se montreront pas trop voraces et qu’ils distribueront aux œuvres sociales du 15è les fonds qu’ils destinaient à notre vautour déplumé.

En effet, ces groupes financiers, assureurs et même une marque de café (dont la liste peut être consultée sur le site) ne devraient pas se montrer trop chiches. Savent-ils cependant que les compétences financières  de ce navigateur sont plus limitées qu’on ne pourrait le croire, puisqu’il fait figurer dans ses comptes de campagne le matériel défini par l’article R39 du code électoral fixé par la préfecture, et qu’il n’a pas su remplir le modèle de subrogation de l’imprimeur dans les droits à remboursement de ces frais de propagande officielle?

Mais peut-être ne savait-il pas ce qu’est une campagne électorale!

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