dimanche, 19 avril 2009

74%...

De toutes les personnalités politiques, c’est Jacques Chirac que 3 Français sur 4 préfèrent à toutes les autres.

 

Voilà qui surprend la classe politique, inquiète le Président et rassure l’opinion publique.

 

Comment Jacques Chirac peut-il être choisi par 74% des Français, lui taxé d’immobilisme, rangé parmi les rois fainéants, lui qui n’est pas accro des médias?

Comment, à ne pas se montrer, les Français peuvent-ils encore penser à lui ?

Ce qui ne peut manquer d’inquiéter l’actuel président de la République. On croyait les chiraquiens morts et enterrés, leur chef en tête. C’est d’ailleurs ce que dit avec une goujaterie rare un député d’Eure-et-Loire, un certain Philippe Vigier, médecin de son état, et qui ne fait pas honneur à la profession lorsqu’il invente un vieil adage : « quand on est mort, tout le monde aime celui qui malheureusement vient de partir ».

Quels propos scandaleux !

Quelle erreur ! François Mitterrand n’a pas vu (et pour cause!) sa cote de popularité  remonter très haut après son « départ » !

Quant à la « nostalgie » évoquée par d’autres, elle n’a jamais joué pour VGE.

Ils ont tout faux les bonnes âmes qui se veulent cireurs des pompes présidentielles.

Même une ministre y va de son couplet : « Jacques Chirac a un peu une figure de grand’père ». Mais elle pourrait elle-même être grand’mère….

Ils enragent…..

 

Restent les Français qui aiment un homme politique qui les comprend, qui privilégie la proximité, qui prend plaisir à serrer des mains, à se faire prendre en photo avec des admirateurs anonymes, à faire des bises aux enfants….

Heureux de retrouver le terrain, comme lorsqu’il faisait campagne dans les cages d’escalier ou sur les marchés…

Mais aussi un homme d’Etat, respectueux des uns et des autres, de leurs idées, de leurs coutumes, favorable au dialogue des cultures, visionnaire lorsqu’il attire l’attention de la planète sur « notre maison » qui « brûle ».

Un homme qui a toujours voulu « agir au service de la paix ».

 

Trois remarques :

 

1/ les invectives ne grandissent jamais ceux qui les profèrent ;

 

2/Alain Juppé, « le meilleur d’entre nous », fils spirituel de l’ancien président, n’entrera pas au gouvernement, car il y deviendrait un concurrent trop sérieux en 2012 ;

 

3/ « La France n’appartient pas à celui qui la gouverne » (Edwy Plenel)

 

 

 

 

 

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