samedi, 23 mai 2009

En avant pour les européennes!

Eh bien  voilà, c’est parti. Les listes sont déposées, et j’ai l’honneur de figurer sur la liste que mène, en Ile de France, Annick du Roscoät, présidente du CNI, le Centre National des Indépendants ancré depuis soixante ans dans l’histoire politique française, puisque créé en 1949 dans l’objectif de rassemblement des indépendants de droite. Il fut présidé par Antoine Pinay dont Annick du Roscoät se veut l’héritière. Antoine Pinay ne participa-t-il pas aux accords de Messine en 1955 qui préfiguraient le Traité de Rome, lequel,  en 1957, institua  la Communauté économique européenne (CEE), autrement appelée « marché commun » ?

 

Les valeurs cardinales qui animent le CNI méritent d’être défendues : la liberté, la responsabilité, le progrès et l’indépendance. Elles me conviennent parfaitement, comme elles m’ont convenue il y a deux ans, lorsque le CNI m’apporta son soutien lors des élections législatives dans la 12ème circonscription de Paris.

 

Nous ne nous inscrivons pas dans une politique de division de la droite. D’ailleurs, qu’est-ce que cette droite qui fait entrer au gouvernement des personnalités politiques qui ne partagent pas ses idées ?

Que dire d’un parti dont le président omnipotent impose son diktat et ne rassemble rien ni personne ?

Puisque nous ne voulons pas entrer dans les combines électorales, nous nous présentons devant les électeurs pour cet enjeu majeur que constituent les élections européennes.

Nous voulons une « Europe utile » proche de ses concitoyens, nous voulons une Europe forte, au sein de laquelle la France sera reconnue comme une nation forte.

 

Nous voulons que nos députés, conscients de l’honneur qui leur est fait de défendre les intérêts des Français, siègent assidûment et sachent ne pas se laisser imposer des directives qui nivellent notre société par le bas.

Le modèle social français doit servir d’exemple et ne pas se voir de plus en plus souvent mis en péril. Les intérêts français, économiques, sociaux et politiques doivent être défendus avec plus de vigueur, même si nos partenaires s’y opposent. Combien de temps a-t-il fallu pour voir la TVA concernant la restauration passer à 5,5%, alors que cette promesse datait de 2002 et que c’est  Jacques Chirac qui l’avait voulue?

Les Français doivent préserver leurs spécificités concernant le droit au travail, leur législation sociale, les intérêts de leurs agriculteurs. Il faut tendre à harmoniser législation, fiscalisation en Europe. A charge pour les députés européens français de convaincre nos partenaires de s’aligner sur ce qui fait notre originalité.

Et bien sûr, défendre notre indépendance, refuser toute subordination de la France, de l’Europe à tout bloc étranger, fût-il américain.

Quelle est la cohérence du président qui rejoint le commandement intégré de l’OTAN et commande dans le même temps la construction d’un second porte-avions ?

Une chose est sûre, l’existence d’un monde multipolaire, la mondialisation exigent de dessiner l’Europe de la Défense, déjà évoquée en …1952, lorsque la France avait proposée une Communauté Européenne de la Défense, mais abandonnée en 1954.

Nous souhaitons une "Europe utile" qui fasse prospérer la paix, le progrès et la solidarité.

Comme le disait Robert Schumann : « L’Europe ne se fera pas d’un coup ni dans une construction d’ensemble, mais bien par des réalisations concrètes créant une solidarité de fait ».

Nous en sommes là, et parce que nous sommes pragmatiques, nous contribuerons à cette réalisation.

 

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