lundi, 22 juin 2009

Un bel anniversaire.

Pour un anniversaire, ce fut un bel anniversaire (avec un mois d’avance)!

 

Rien ne manquait : la majesté du lieu, les lumières et les tapisseries avec les gardes républicains revêtus de leur plus bel habit, la plus noble assistance, celle des parlementaires, les futurs députés européens, les ministres de l’ancien millésime et du futur, les anciens Premiers ministres (quelques-uns) et l’actuel qui semblait cependant un peu crispé….Il est vrai que ce n’est pas plus drôle d’être privé de Lanterne que de parole….

 

Bref, bel anniversaire que celui de cette révision constitutionnelle. Quand on pense que le Congrès ne l’avait acceptée que du bout des lèvres, ou plutôt à une voix près le 22 juillet dernier. Ont-ils bien eu conscience ces réfractaires irresponsables, l’an dernier, qu’ils ont failli se priver, nous priver, de cette belle reconstitution historique ?

Ah, que la nostalgie est belle ! Que de grandes eaux  (qui manquaient au spectacle) ont coulé dans les Bassins de Neptune depuis le jour où Charles-Louis Napoléon Bonaparte dit le Petit est venu haranguer, en 1848, ce même hémicycle monocaméral après que les grèves, les manifestations populaires eurent modifié le paysage politique français.

 

Bref, Son et Lumière à quinze heures.

 

Quant au discours du Président, il faut lui reconnaître le mérite de la cohérence et de propos consensuels.

Il a expliqué que la crise n’était pas finie, que les valeurs républicaines étaient toujours d’actualité, mais qu’il était obligé d’assumer les défaillances précédentes… ce qui manquait peut-être d’élégance pour ses prédécesseurs qui de temps en temps lui sauvent un peu la mise…

Cependant, il a révélé une grande habileté dans sa conclusion grandiose, en forme de clin d’œil à des hommes qui pourraient ne pas lui être totalement acquis. Ainsi,  il s’est inspiré de la brillante allocution, prononcée le 14 février 2003, à l’ONU au milieu de chefs d’Etat, par son collègue de l’époque, Dominique de Villepin. Comment résister à cette évocation qui ne peut laisser insensible, celle « d’un vieux pays, la France, un vieux continent, comme le mien, l’Europe »…..

 

Vraiment du grand art.

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://cecilerenson15eme.hautetfort.com/trackback/2255255

Ecrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.