jeudi, 25 juin 2009
Du doute à l'espoir.
De cette solennelle rencontre du Président de la République avec les parlementaires lors du Congrès de lundi dernier à Versailles, au remaniement ministériel annoncé le lendemain, beaucoup de doutes ont surgi dans quatre domaines.
D’abord le Président respecte-t-il sa parole, lorsqu’il annonce de façon péremptoire qu’il ne supportera pas qu’un candidat que le peuple vient d’élire au Parlement européen n’assume pas sa responsabilité en n’y siégeant pas, et que son alors ministre aux Affaires sociales, malencontreusement élu par des électeurs qui n’y connaissent rien, fasse fi de l’engagement présidentiel et refuse son mandat européen pour devenir ministre de l’Intérieur ?
Il y a déjà une tromperie.
Tromperie aggravée lorsque ce malheureux suffrage en donnant une victoire à l’UMP qui apparemment ne s’y attendait pas ou ne s’en sentait pas digne, fait sortir de l’anonymat une jeune médecin lyonnaise dont le nom peut enrichir « la diversité ». Et celle-là, contre toute attente est propulsée secrétaire d’Etat « aux aînés », laissant son siège au candidat suivant…
Peut-on avoir confiance ?
Deuxième point : à quel moment le Président réfléchit-il ?
Quand il montre qu’il est plus engagé que ses prédécesseurs pour créer un secrétariat aux droits de l’Homme, ou lorsqu’il décide de le supprimer au coup d’après ?
Quand il anime la campagne européenne en faisant son cheval de bataille du refus de l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne ou quand il nomme le plus ardent défenseur de cette cause, secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères ?
Il est vrai que celui-ci va retrouver le ministre étranger aux Affaires favorable à la participation de la France à la guerre en Irak…c’est ce qui s’appelle le flair…
Troisième point : les nominations au gouvernement ne seraient-elles que des prébendes déguisées ? c’est ce qu’on pourrait croire si, pour recaser le soldat Lefebvre député suppléant d’un sous-ministre qui vient d’être remercié (et qui serait bien obligé de rejoindre l’hémicycle pour d’obscures affaires à ce qu’on dit !), on crée pour lui un secrétariat d’Etat auprès du ministre de la Culture. Cet intermittent de la politique pourra s’intéresser aux intermittents du spectacle !
Même interrogation pour le secrétaire d’Etat à l’Industrie qui a claironné sur tous les toits qu’il n’y connaissait rien à l’économie …
Quatrième point : le grand emprunt national que même l’UMP accueille « en baissant la tête » comme le dit un ancien ministre.
Les spécialistes font part de leur réserve devant cette chimère dont on ne connaît aucun chiffre précis, mais dont on sait qu’il va aggraver encore un endettement du pays jamais atteint jusque-là, atteignant plus de 80% de notre PIB, et flirtant avec les 100% dans les mois à venir si des solutions drastiques ne sont pas mises en place.
Voilà bien des doutes qui grèvent le moral des Français. Ils ne croient plus en rien ni en personne.
Enfin, tel était leur état d’esprit jusqu’à ces dernières heures, jusqu’à ce qu’émergent un discours courageux et rassembleur, un discours gaulliste, et l’engagement de son auteur « à rassembler au-delà des partis, au-delà des courants ».
L’homme qui s’exprime dans les médias au sujet de son livre « La Cité des Hommes » veut « contribuer à la réflexion et à la proposition politique ».
Dominique de Villepin lance son club le 1er juillet prochain. Lequel aura vocation à le soutenir « dans une politique de réforme, dans la défense des valeurs républicaines, avec une exigence de justice sociale, en veillant à un meilleur équilibre institutionnel et à l’indépendance et au rayonnement de la France ».
Ce club, qui ne veut pas être identifié comme un club strictement politique va faire appel à « des personnalités du monde de la culture, à des intellectuels ».
Dominique de Villepin qui prône « l’adhésion du peuple la plus large possible », qui souhaite « un équilibre institutionnel plus strict », qui croit dans « les vertus d’un président garant de l’intérêt général », passe aux actes.
Tout n’est donc pas fini. Il reste à la France une…. « alternative ».
« Face à l’histoire en train de se faire, retrouvons la capacité d’agir pour la changer plutôt que la subir. Connaître. Comprendre. Anticiper. S’engager »…. « Tout est à reconstruire »… (La Cité des Hommes) ;
Alors, le 1er juillet, rejoignons « Villepin. Fr »





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