mardi, 01 septembre 2009

La sécurité reste une priorité absolue

 

Ainsi s’exprime le président de la République le 25 août dernier à l’occasion de la célébration du 65ème anniversaire de la libération de Paris, dans l’enceinte de la Préfecture de police.

 

Et il a bien raison d’affirmer, dans ce domaine, sa responsabilité de chef de l’Etat, soucieux de l’autorité de celui-ci, du respect des libertés de chacun et du besoin bien légitime de sécurité de la part des concitoyens qui l’ont d’ailleurs élu pour cette raison .

 

On ne saurait lui reprocher un quelconque changement de pied à ce sujet. N’est-ce-pas Nicolas Sarkozy, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité intérieure et des Libertés locales, qui énonçait le jeudi 4 juillet 2002 :

« Les Français n’attendent qu’une seule chose : que la délinquance baisse et que l’insécurité recule. Seul un combat permanent nous permettra d’atteindre cet objectif.

Nous nous devons de répondre à cette profonde aspiration  de nos concitoyens qui nous jugeront à l’œuvre sur un seul critère : les résultats que nous obtiendrons » ?

Il allait jusqu’à se féliciter du renforcement de la sécurité qu’il avait initié dans les transports en commun d’Ile-de-France et de «  l’affectation de 400 policiers supplémentaires… à la sortie des nouvelles promotions de gardiens de la paix… en renfort des services spécialisés de la préfecture de Police et de la Brigade des chemins de fer ».

 

Plus de sept années se sont écoulées, le ministre est devenu président. Il concentre à son gré toutes les autorités pour mener sa politique et RESPECTER son programme électoral. Et le 1er septembre 2009, que lit-on dans les gazettes? « Le gouvernement veut reprendre la main sur la sécurité » (le Monde), car malgré discours, incantations, contrats locaux de prévention, politiques de la ville (coûteuses et inefficaces), malgré la loi du 5 mars 2007 sur la prévention de la délinquance, un constat s’impose : aujourd’hui on assiste à une augmentation, sur un an, de 12% de cambriolages, de 4% de violences aux personnes…

Si ces chiffres ne sont pas un constat d’échec, il n’y a plus rien à comprendre.

Et ce n’est pas faute d’avoir agité l’opinion publique : ne devait-on pas débusquer les graines de malfaiteurs dès la maternelle, en raison de leurs prédispositions génétiques ? Les caméras de surveillance ne s’imposaient-elles pas pour dénoncer les auteurs de méfaits ? etc, etc…

 

Bref, des déclarations proférées en fonction de l’attente de la population, mais  à l’évaluation déficiente, une indexation infructueuse  des rémunérations des officiers et commissaires en fonction de leurs performances, une méthode sécuritaire agressive et inopérante aboutissent à ce résultat : « la prévention de la délinquance marque l’échec d’un loi phare de Nicolas Sarkozy » (toujours Le Monde) .

 

La sécurité des Français est l’ échec tant du ministre de l’Intérieur que du président de  tous les Français.

 

Aux électeurs d'en tirer les conclusions le moment venu.

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