vendredi, 04 septembre 2009
C...comme cacophonie, cafouillage, couleuvres, carbone...
Qu’il me soit permis, tout d’abord, de présenter au Premier ministre toute ma sympathie pour le nouveau désaveu qui vient de lui être infligé par le chef de l’Etat concernant la taxe carbone, telle qu’il la décrit dans un entretien du Figaro Magazine à paraître demain… Il paraît que « son interview ne serait pas parole d’évangile »… C’est à croire que la nature l’a doté d’un estomac d’autruche pour avaler autant de couleuvres sans broncher…
Loin de moi cependant l’idée de critiquer toute incitation à la réflexion et à l’action devant ce constat : « notre maison brûle et nous regardons ailleurs…La terre et l’humanité sont en péril et nous en sommes tous responsables » (Président Jacques Chirac- Johannesburg 2002). La planète va mal et on observe les effets du réchauffement climatique tous les jours.
Dans la continuité de son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, en 2007, a réuni le « Grenelle de l’environnement » salué par la population ainsi que la conclusion de cette manifestation qui promettait une « contribution climat-énergie » à l’instar d’une demi-douzaine d’Etats membres de l’Union européenne.
Même si aujourd’hui le terme de « taxe » est à bannir, il n’en est pas moins vrai que les Français y voient un nouvel impôt, fût-il qualifié « d’intelligent » par le ministre du Budget, et qu’encore une fois le président de la République ne tient pas ses promesses, lui qui affirme régulièrement qu’ « il n’a pas été élu pour augmenter les impôts ».
Il faut dire qu’en cette période de crise, toute taxe, ou « contribution » n’est pas vraiment opportune, d’abord pour les agriculteurs qui connaissent une baisse de leurs revenus sans précédent, et auxquels on vient déjà d’annoncer des remboursements sujets à caution !
Et comment envisager une taxe équitable entre les citoyens des villes et ceux des champs, entre ceux qui peuvent utiliser les transports en commun et ceux qui en sont privés, entre les gens du nord (même s’ils ont dans le cœur le soleil …qui ne réchauffera pas leur progéniture) et ceux du sud, plus favorisés par les conditions météorologiques
La taxe carbone ne devrait pas concerner l’électricité fournie en grande partie par l’énergie nucléaire non productrice de CO2. Mais voilà que les écologistes ne sont pas d’accord…
Bref, tout se passe comme si le Président avait confondu vitesse et précipitation.
Alors qu’il aurait dû se donner le temps de trouver les bons arguments pour mettre en place une fiscalité incitative propre à orienter ses sujets vers des pratiques responsables dont tous ou presque étaient Convaincus, le voilà perçu comme un Chef Capable de Carboniser ses Concitoyens…





Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://cecilerenson15eme.hautetfort.com/trackback/2354918
Écrire un commentaire
NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.