mardi, 22 septembre 2009

La qualité finit toujours par l'emporter.

Ce soir, l’actualité m’imposait différents sujets qui me tiennent à cœur. Et je ne savais lequel m’inspirait le plus car j’ai mal à « la France » et je souffre, comme beaucoup de mes concitoyens, de l’image véhiculée par tel ou tel media, ou tel ou tel roquet…quand j’ai appris l’élection au cinquième tour de scrutin de la bulgare Irina Bokova à la direction générale de l’Unesco…

 

D’abord, je la félicite pour l’accession à ce poste prestigieux, ensuite je tiens à lui manifester la reconnaissance des femmes, lesquelles  ont toujours été éloignées  de ces instances.

Pour moi, Irina Bokova est un exemple, non seulement parce qu’elle a su concilier sa vie de femme publique avec celle de mère de deux enfants, mais aussi parce qu’elle est une militante convaincue de la cause européenne.

Son CV est impressionnant, mais en même temps il révèle une profonde cohérence puisque Irina Bokova est ambassadrice  de Bulgarie en France, à Monaco et auprès de l’Unesco depuis 2005, qu’elle est vice-présidente du groupe francophone des ambassadeurs auprès de l’Unesco et fondatrice du Forum de politique européenne, une ONG bulgare visant à promouvoir les valeurs européennes au sein de la vie publique…

 

Bref, c’est une femme, européenne sincère, élue par 31 voix contre 27 à Farouk Hosni.

 

En ce qui concerne Farouk Hosni, je me demande si son désaveu n’est pas consécutif à l’intervention d’Henri Guaino, pour le moins malencontreuse.

Le premier a chanté : « les livres en feu, Israël au milieu » et demandé au second :Henri, « prête-moi ta plume, pour écrire un mot »...à la suite de la tribune de BHL, Claude Lanzmann et Elie Wiesel concernant les propos antisémites qu’il avait tenus depuis 2001.

 

Par ailleurs, cette élection va plomber le ciel radieux de l’UPM puisque  « des engagements avaient été pris …Du moins, Hosni Moubarak a-t-il eu la conviction, à partir de 2007, que l’Elysée allait soutenir la candidature de son ministre de la culture ».

 

La défaite de Farouk Hosni est donc celle de Hosni Moubarak.

La question qui se pose est : l’Elysée est-il  encore en capacité de faire imposer ses choix ? on peut en douter.

Ce qui s’annonce du plus mauvais aloi à la veille des négociations du G20.

 

Foin de cette politique : une bonne campagne a fait gagner Irina Bokova à la tête de l’Unesco. Celle-ci a placé son programme sous le signe d’ « un nouvel humanisme pour le XXIè siècle ».

Elle dit vouloir travailler au dialogue des civilisations au service de la paix.

 

« L’Unesco est à même de passer un message de tolérance et de compréhension entre les différentes idées qui existent dans le monde »ajoute cette femme « passeur de dialogue et de compréhension »( Le Requin et la Mouette. D de Villepin).

Irina Bokova est une femme de qualité. Elle a su convaincre. Elle saura œuvrer pour la paix.

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