jeudi, 24 septembre 2009
Le sens des mots.
Les mots ont un sens et sont les vecteurs de notre pensée.
L’éducation nous permet de leur apporter précision, sinon subtilité.
Enfin, l’enseignement, surtout lorsqu’il est devient supérieur, apporte à chaque profession le vocabulaire adéquat qui permet à l’homme (ou la femme !) de métier de s’exprimer avec la justesse requise.
Et il ne viendrait à personne de s’adresser à un professionnel qui ne répondrait pas à ce critère essentiel.
A partir de ces considérations, je m’interroge sur l’attitude qui, devant m’assurer son concours, me ferait choisir un avocat qui confond « coupable « et « prévenu ».
A coup sûr, je fuirais cet homme de droit, fût-il le plus célèbre parce qu’exerçant la magistrature suprême de notre pays…Impair ? Pas impair ?
Quand on sait que le même, ministre de l’Intérieur, le jour de la capture d’Yvan Colonna, avait plastronné en se félicitant que « la police avait arrêté l’assassin du préfet Erignac », on commence à être glacé de terreur devant la méconnaissance de la présomption d’innocence, essentielle à notre justice, celle rendue au nom du peuple français.
Le comble, hier, devant des millions de téléspectateurs, a été atteint (mais dans ce domaine, le comble doit donner le sens de l’infini : quand on croit l’avoir atteint, on s’aperçoit que tout reste à venir !) :
Le président de la République a annoncé, concernant l’affaire Clearstream : « Au bout de deux ans d’enquête, deux juges indépendants ont estimé que les coupables devaient être traduits devant un tribunal correctionnel ».
A ce stade, trois réflexions s’imposent :
–ou il s’agit d’un lapsus, et comme l’a dit Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat aux Transports : « comme n’importe qui, il a commis un lapsus » (tiens, il va bientôt devenir ministre de plein exercice, celui-là !). Le problème est que Nicolas Sarkozy n’est pas n’importe qui. Il a d’ailleurs beaucoup mouillé ses chemises pour en arriver là.
Il est le président de la République, le magistrat suprême.
Alors, comme le propose Marie-Anne Montchamp, qu’il revienne sur ce propos malheureux, même si cette attitude n’est pas dans sa logique.
-ou il est la proie d’une obsession névrotique, et on ne peut manquer de s’interroger sur la sérénité qui devrait entourer sa fonction. Il y va quand même de notre existence de Français…
-ou il veut peser sur les conclusions des juges, ce qui serait étonnant pour celui qui se dit ne pas être "un homme qui ment … un homme qui plaisante avec les principes d’honneur et de probité ».
J’ai même la faiblesse de le croire sincère en cette mise en scène de lui-même, normale dans le contexte.
La catastrophe pour lui est que le président doit faire respecter le Droit, et dans cet entretien, il viole un principe constitutionnel essentiel inscrit dans le code civil.
Article 9-1 : « chacun a droit au respect de la présomption d’innocence ».
Pour avoir confondu en son temps coupable et prévenu, le ministre d’Etat, Michel Poniatowsky, avait failli être traduit devant la Haute Cour de Justice… pardon pour ce lapsus… je veux parler de la Cour de Justice de la République…si la Justice peut encore être exercée en toute sérénité au pays des droits de l’Homme.
22:12 Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : justice, présomption d'inncence, clearstream, nicolas sarkozy, ivan colonna





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Commentaires
NS doit avoir énormément peur de vous Mr De-villepin pour agir avec ses coups bâts habituels.Courrage,tenez bon la vérité triomphera!RDV aux prochaines présidentielles.
Quand va t-on sérieusement s'intéresser aux liens d'Imad Lahoud avec le Mossad ?
L'élection de NS a été préparée de très longue date et l'aide de services étrangers...
Ecrit par : sharifa | vendredi, 25 septembre 2009
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