mardi, 06 octobre 2009

"Sarkozy rattrapé par Cleastream"

 

Selon le sondage Vivavoice pour Libération : « 69% des Français condamnent les propos présidentiels sur le procès » …et « estiment qu’il devrait laisser travailler la justice ».

« Le pourcentage de Français gênés par la double casquette sarkozyste -partie prenante au procès en tant que partie civile et garant de l’indépendance de justice en tant que président de la République-grimpe à plus de 75% chez les 35-49 ans, les cadres et professions intellectuelles ou les ouvriers. Et même chez les sympathisants UMP, cette schizophrénie est mal vue, puisque 56% d’entre eux regrettent l’interventionnisme présidentiel ».

 

L’article  enchaîne sur « la calamiteuse interview télévisée du chef de l’Etat depuis New-York….Bilan de cette séquence américaine : une polémique de deux jours sur les nerfs mal maîtrisés du Président qui fait passer au second plan son activisme sur la scène internationale ».

 

Voilà qui est bien préjudiciable aux intérêts de la France.

 

Par ailleurs, lorsque l’on suit le déroulement de ce fameux procès, on ne peut que s’attrister qu’hier et aujourd’hui, les évènements supposés déstabiliser Dominique de Villepin fassent l’objet des JT de 20 heures, et que les révélations qui l’innocentent ne soient publiées que tard dans la soirée.

Ainsi, à 20 heures on voit la partie civile saluer  le général Rondot pour l’extrême précision de ses propos quand il campe sur ses positions et « charge Dominique de Villepin et Michèle Alliot-Marie ». Mais on n’apprend qu’ à 21 heures 45  par l’agence Reuters que ce même « général de l’armée française » pense que l’ex-Premier ministre ignorait que « les listings étaient faux », ce qui exclut toute dénonciation calomnieuse.

 

De même ce soir, la presse s’est tue sur un incident pendant l’audience qui a valu à celle-ci d’être suspendue.

Maître Metzner avait insisté «  sur ce qui, croit-il, gêne la plus célèbre des quarante parties civiles : l’ubiquité procédurale de Me Herzog, à la fois chez Thales » (partie civile du dossier des frégates) «  et à l’Elysée »…

 

Il faut croire que l’affaire des frégates rôdait aujourd’hui au Palais de Justice.
Le malheureux juge Van Ruymbeke n’a-t-il pas dû se résoudre à rédiger une ordonnance de non-lieu général le 1er octobre 2008 concernant cette sombre histoire où se sont mêlés des morts suspectes et des milliards de dollars, intriqués vérités et mensonges, doutes et certitudes ?… «  Si on commence avec des certitudes, on finit avec des doutes. Si on commence avec des doutes, on finit avec des certitudes » a conclu le magistrat ;

 

L’opinion publique pour sa part ne comprend rien, sinon que l’image de la France n’est pas grandie par ce procès.

 

D’ailleurs, « Les Français ne supportent pas de voir leurs élites s’entretuer » a coutume de répéter l’ancien président, Jacques Chirac.

Il a encore une fois raison.

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