jeudi, 08 octobre 2009

Pas de paix sans solidarité.

Telle est la phrase martelée par Jacques Chirac  dans la dernière partie du film « Jacques Chirac, à visage découvert »que les deux journalistes Christian Malard et Bernard Vaillot ont présenté hier soir dans le cadre d’une rencontre des amis de l’association « Avec le Président Chirac ».

 

Ils sont doués, ces deux-là, pour avoir obtenu un aussi long entretien avec l’ancien chef de l’Etat pourtant peu enclin à s’épancher dans les médias.

Ils procèdent, dans leur reportage, par touches intuitives, insolites, pour « fendre l’armure » de l’homme dont ils veulent saisir le caractère.

 

Et ils réussissent à montrer combien Jacques Chirac aime les gens, s’intéresse à tout ce qui touche l’être humain et se veut un acteur de la paix dans le monde.

 

Je ne reviendrai pas sur le rôle essentiel de celui-ci en politique étrangère…

 

Je retiens l’empathie qui lui permet de comprendre les motivations de populations qui peuvent nous sembler lointaines, sa modestie d’occidental face à l’homme africain qui nous a précédés mais qui n’a pas bénéficié de toutes nos chances, sa connaissance de la civilisation chinoise pour laquelle il exprime toute son admiration….

Et surtout, je retiens son inlassable combat pour la paix, indissociable de la solidarité envers les pays défavorisés.

 

A l’occasion de cette projection riche d’enseignements, Franck Debié, Directeur général de la « Fondation Chirac, agir au service de la paix » a fait le point sur les objectifs de celle-ci.

 

La veille, l’ancien président avait promu, au musée du quai Branly, le programme « Sorosoro, pour que vivent les langues du monde ! ». Ce programme a pour objectif la préservation de la diversité linguistique à travers le monde : « sur les 6000 langues parlées aujourd’hui sur la planète, la moitié risque de disparaître au cours du siècle entraînant ainsi la perte définitive de pans entiers de patrimoine culturel de l’humanité ».

 

« C’est parce qu’elles sont porteuses de sagesse que les langues peu parlées, et les savoirs qu’elles véhiculent, méritent d’être conservées comme des témoignages du passé » a déclaré Jacques Chirac.

Il a émis le souhait qu’une « nouvelle forme de conscience collective, attentive à la diversité, respectueuse de l’apport de chacun au progrès commun, l’emporte sur l’arrogance de la pensée unique ».

 

Il lancera depuis Cotonou, le 12 octobre prochain, un appel à la « mobilisation internationale contre le trafic de faux médicaments qui est en passe de dépasser celui de la drogue en terme de bénéfices ».

 

Voilà un sage, qui continue à marquer son époque en se donnant le temps de réfléchir, un homme qui déteste autant les conflits que la pensée unique. Bref, un grand président de la République, une chance pour la France  et pour les Français qui attendent avec impatience ses Mémoires.

 

 

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