mardi, 20 octobre 2009

Vous étiez bien naîfs...

vous qui croyiez en l’objectivité d’un procureur.

 

N’avait-il pas, bien avant le procès, étalé ses convictions concernant la culpabilité de Dominique de Villepin ?

Qui a jamais pu croire que le procureur changerait d’avis et irait à l’encontre du faux lapsus du président de la République ? Qu’on se le dise Nicolas Sarkozy, en grand manipulateur, a pesé de tout son poids sur ce fameux procès où il n’existe aucun préjudice, aucun dommage non réparable à autrui. Il n’existe qu’un rival qui ne peut que faire de l’ombre au monarque « électif »!

 

A vrai dire, on aurait pu gagner du temps. Puisque le réquisitoire était connu à l’avance, il fallait  épargner au monde entier  le spectacle de quatre semaines de comédie .

Je propose donc qu'à l'avenir on supprime les auditions des témoins et qu' on en vienne tout de suite aux réquisitions publiées, annoncées, décidées ….

 

Et puis, sait-on combien de temps Jean-Claude Marin, Maître Herzog et leur conseiller, le conseiller justice de l'Elysée, le futé Patrick Ouart , ont passé sous les lambris du Château pour échafauder ce beau montage, et se répartir les rôles ?

Il ne serait d’ailleurs pas inconvenant de penser que Chouchou ait passé la tête de temps en temps pour connaître l’avancement des travaux… Mais non, ils ont travaillé en toute indépendance, répètent-ils….

Tant de temps pour une représentation aussi médiocre. Le verbe n’est plus ce qu’il était !

 

Le pauvre avocat, en mal d’accusation, a rabâché ce qu’il avait entendu. Cent fois sur le métier, il est passé et repassé, laissant l’auditoire sombrer dans une profonde torpeur. Le juge a même dû interrompre le ronronnement diffus et siffler un entracte.

Où était-il donc passé le talentueux orateur d’antan ? Il n’était peut-être pas si fier d’être là où il était, car il s’était défendu, pendant une demi-heure, d’être le porte-parole, l’ami de La Partie civile.

Pas éblouissant Maître Herzog…

 

Et notre procureur,  devenu favorable à Nicolas en même temps qu' il voyait se dessiner sa promotion, il  lui fallait avant tout gagner ses galons. Mais il se trompe, quelle que soit l’issue du procès, il ne sera jamais procureur général de Paris …Sauf à faire du forcing comme pour le Prince Jean, ce qui ferait mauvais effet et soulignerait un peu plus, s’il en était besoin, la subordination  de la justice au pouvoir présidentiel.

 

Sept heures un jour, plus cinq le lendemain, soit douze heures tout entières consacrées à la transcription de la parole divine, douze heures pour en arriver à la fabrication d’un nouveau délit. Ce n’est pas très brillant.

Certes, il fallait de l’imagination. Eh bien c’est fait :

Mesdames et Messieurs vous avez assisté à la « création du délit de ne rien faire ».

« Dominique de Villepin savait » : ce qui n’a jamais été prouvé, mais au point où on en est on va faire comme si…Et puis qui a dit qu'on devait apporter des preuves en correctionnelle… « et il a laissé faire cette action frauduleuse par son inaction ».

 

C’est de l’infraction sur mesure, du grand art, pardon du grand  ouart !

 

 

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://cecilerenson15eme.hautetfort.com/trackback/2429052

Ecrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.