lundi, 26 octobre 2009

"La question de la castration physique peut se poser"...

 

Qui peut avoir proféré une telle énormité ?

 

Il est une règle dans la vie, c’est la morale. Et les fondements de la morale constituent l’éthique.

L’éthique au seul sens qui vaille : celui de l’inconditionnel respect de l’humanité en tous les humains et en chacun.

Il paraît important de rappeler ces règles d’éthique :

-primauté de la personne sur la science,

-respect de la dignité de l’être humain,

-inviolabilité du corps humain,

-intégrité de la personne humaine avec interdiction de pratique eugénique et de sélection des personnes,

-indisponibilité du corps humain. Il est hors commerce et ne saurait faire l’objet d’un droit patrimonial.

 

Les médecins le savent bien, qui au moment d'être admis à exercer la médecine, promettent et jurent  d'être fidèles aux lois de l'honneur et de la probité et de protéger  les personnes menacées dans leur intégrité ou leur dignité.

 

Donc toute idée de castration est nulle et non avenue. Elle est contraire à l’éthique, aux droits de l’être humain, s’apparente à la barbarie, et je m’en voudrais de soutenir une seconde quiconque ne partagerait pas ce principe essentiel.

 

Oh, j’imagine bien un Eric Besson qui, se référant à tel ou tel pays, se demanderait bien pourquoi cette pratique ne pourrait être appliquée en France. Argument classique lorsqu’il est à cours d’imagination.

La réalisation des tests ADN préalable au regroupement familial était bien pratiquée dans d’autres états membres, la reconduite d’étrangers dans leurs pays d’origine en état de guerre est bien le fait d’autres  pays européens, pourquoi le France serait-elle toujours à la traîne ?

 Eh bien, ce n’est pas parce que certains régimes se comportent comme des voyous qu’il faut s’aligner sur eux.

 

Mon idéal est plutôt de chercher à imiter ceux qui sont exemplaires, même si la vertu est un art difficile, inaccessible à d'aucuns.

 

Pas de castration physique en France. Telle est ma position de citoyenne et de médecin.

 

Parlons plutôt de castration chimique, hormonale, réversible, et qui ne doit être pratiquée que sur un sujet consentant.

 

Mais le vrai problème est le manque dramatique de soins dans les prisons, le manque d’accompagnement social et psychologique pendant l’incarcération et à sa sortie.

On ne peut prétendre être un grand pays et laisser se détériorer les êtres humains dans les conditions relevées et condamnées par le contrôleur général des lieux de privation de liberté  et par la Cour européenne des droits de l’Homme.

 

Le Président en est convenu lui-même à Versailles le 22 juin dernier : « les prisons françaises sont une honte pour la République ».

Si on humanise celles-ci, ce n’est pas pour donner par ailleurs un petit coup de bistouri qui coûterait moins cher, mais qui nous ferait revivre des pratiques barbares d’un autre temps en d’autres contrées.

 

 

 

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://cecilerenson15eme.hautetfort.com/trackback/2438152

Ecrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.