mercredi, 28 octobre 2009

Coïncidence de bon augure.

5 décembre 1976 : grève du Parisien Libéré et de la presse écrite. Les lecteurs sont privés des comptes rendus de la naissance du RPR à la Porte de Versailles.

27 octobre 2009 : grève de l’imprimerie dans la presse écrite. Les lecteurs sont privés des comptes rendus de la rencontre des Clubs Villepin à la Maison de l’ Amérique latine.

Heureusement, la presse écrite est désormais relayée sinon devancée par les journaux télévisés et suppléée par le net.

Et ceux-ci ont  bien traduit la ferveur communicative autour de Dominique de Villepin.

Six cents personnes étaient annoncées, plus de mille sont venues.

Toutes n’avaient pu pénétrer jusqu’à la salle réservée, les autres ont attendu dans les jardins où l’ancien premier ministre est ensuite allé les saluer et leur a répété son discours « pour conjurer le mal français ».

 

33 ans plus tôt Jacques Chirac créait le Rassemblement Pour la République car il voulait défendre « le respect intransigeant de la souveraineté du peuple et de l’indépendance nationale, de la liberté, de la responsabilité et de la dignité de l’Homme » (statuts du RPR), tout en revendiquant son appartenance à la majorité présidentielle.

Hier, Dominique de Villepin s’est présenté comme « l’alternative républicaine »  à la politique actuelle.

Il prône « le rassemblement d’hommes et de femmes d’origines, de sensibilités, d’expériences différentes », au-delà des clivages, des clans, des partis. «  La France gagne quand elle est rassemblée ».

Il est imprégné d’un « esprit de mission » et appelle à « un indispensable sursaut ».
Son projet fondateur appelle à « un retour aux sources…  de l’esprit de la Nation », réclamant « une France républicaine, une France solidaire, une France indépendante ». Nombreux sont ceux qui ont cru entendre le général de Gaulle dans son discours de la Libération de Paris : « Paris outragé, … mais Paris libéré ».

Dominique de Villepin se dit d’ailleurs profondément gaulliste, et ses propos le confirment. Il souhaite que l’Etat, qui a précédé la Nation,  garde tout son rôle «  pour vertébrer la Nation » et que les services publics continuent à remplir leur office pour le bien de la population.

Il fustige « la trop grande concentration du pouvoir, une trop grande personnalisation qui nuit à l’efficacité  des politiques qui sont menées ». Il dénoncera « le laisser-faire, la fuite en avant, les grands débats qui sont lancés et qui, trop souvent, servent d’écrans de fumée ».

Il est lui aussi « l’homme qui dit non »  lorsqu’il le faut et se battra pour « une France en initiative ».

Au passage, il reconnaît la nécessaire humilité de l’homme politique : « la politique, ce n’est pas se battre contre quiconque, c’est parfois se battre contre soi-même, se battre contre des tentations…..Encore faut-il accepter de reconnaître ses erreurs. Encore faut-il accepter de changer, de se changer ».

Il conclut en remerciant l’assistance de sa présence. « Il n’est pas besoin au départ, d’être bien nombreux. Il suffit d’avoir des idées justes, il suffit d’avoir des idées fortes et d’être capable de les porter avec courage et détermination. Les idées comme la vérité cheminent. Il suffit d’un peu de patience… merci pour aujourd’hui et merci pour demain ».

Ce « demain » sonne comme une proposition chargée de bien des promesses.

 

Quel dommage que la presse nationale n’ait pu relater cet évènement !

 

Mais la grève de 1976 n’a pas empêché le RPR de prospérer et Jacques Chirac de devenir président de la République.

Celle d’aujourd’hui a été corrigée par les nouveaux moyens de communication offerts par Internet. Et qui peut ignorer la manifestation d’hier et sa superbe réussite grâce justement aux internautes qui ont créé le Club Villepin, et le premier réseau communautaire Villepincom.net que je vous engage d’ailleurs à rejoindre au plus vite.

 

 

                             

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Commentaires

Mais, pour soulever le fardeau quel levier est l'adhésion du peuple!
Mémoire C De Gaulle

Nous nous devons de soulever le fardeau.....

Ecrit par : CLDB | samedi, 31 octobre 2009

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