vendredi, 30 octobre 2009

Jacques Chirac renvoyé devant le tribunal

Voilà la nouvelle qui est tombée aujourd’hui et qui m’interpelle.

D’abord, la juge a voulu « se faire » un nom, à la veille de son départ pour d’autres fonctions, en « se faisant », pour la première fois sous la Vè République, un ancien chef d’Etat.

De plus, les juges d’instruction vont disparaître et elle a voulu montrer combien leur rôle était important.

Les successeurs de Jacques Chirac n’ont donc aucun souci à se faire : plus de juges. Demeure le parquet, ce qui diminue considérablement les risques.

 

 On ne peut s’empêcher d’être triste de voir ainsi tenter de détruire l’image de Jacques Chirac «  le père bienveillant de la Nation » qui s’est toujours érigé contre ses divisions.

Il est pour 76 % des Français la personnalité politique des Français, plus de 30 points devant son successeur.

Quel crime de lèse-majesté!

  

Mais « Jacques Chirac ne se dérobera pas » annonce  un communiqué.

  

Je salue son courage et sa détermination à vouloir se défendre, et répéter que « jamais, à aucun moment », il n’a eu, « ni la volonté, ni même le sentiment de commettre une quelconque infraction ou irrégularité, ni même de transgresser la morale ou l’éthique ou encore de léser les intérêts des Parisiens qui, pendant dix-huit ans », lui « ont accordé leur confiance ».

 

Selon Henri Cuq, Président de l’association « Avec le Président Chirac » cette décision démontre que : « contrairement à ce qu’on a laissé entendre, il n’y a pas eu de système d’emplois fictifs à la Mairie de Paris : sur près de 500 emplois examinés par la justice après plusieurs années d’instruction, seuls 21 demeurent aujourd’hui en question.

Comment dans ces conditions ne pas s’interroger sur la raison de ce renvoi ?

Comment ne pas penser, ainsi que l’a exprimé Me Jean Veil, avocat de Jacques Chirac, que l’instruction a été conduite uniquement à charge ?

 

Mais  Jacques Chirac ne se dérobera pas et il démontrera que ces 21 emplois étaient légitimes.

 

Pour autant, cet épisode ne saurait remettre en cause son bilan au service de la France et des Français, ni les liens de confiance et de respect mutuel qu’il a tissés avec eux tout au long de sa vie politique ».

 

Jacques Chirac a été un grand Président de la République. Il continue à faire rayonner la France et ses valeurs, bien au-delà de nos frontières.

 

Et il n'est pas né celui qui pourrait lui  faire de l’ombre.

jeudi, 29 octobre 2009

Quand les ministres soutiennent des votes contraires...

Le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale va dans le bon sens, mais fait voler l’union de la majorité.

Alors que l’examen du PLFSS pour 2010 devrait s’achever demain soir, aujourd’hui, Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et des Sports et Eric Woerth, ministre du Budget ont soutenu l’amendement de Marc Le Fur, député UMP, supprimant le Droit à l’Image Collectif (DIC). Cet avantage fiscal, accordé aux sportifs professionnels,  permettait aux clubs français de payer les joueurs en droits d’image à hauteur de 30%, bénéficiant ainsi d’une exonération de charges sociales, jusque là compensées par l’Etat à hauteur de 32 millions d’euros.

L’amendement a été voté par 91 voix contre 22.

La secrétaire d’Etat aux Sports, Rama Yade voulait le rejet de l'amendement.David Douillet et Jean-François Lamour, tous deux députés UMP, ont voté contre. On se demande bien pourquoi.

Si ce dernier a encore manqué une touche, l’amendement sera peut-être de nouveau présenté au vote lundi prochain.

Il en est ainsi désormais de la démocratie, on fait voter jusqu’à l’obtention du résultat désiré…

 

Trêve de plaisanterie, cet amendement va dans le bon sens, mais il apporte la preuve flagrante que l’unité de la majorité prend l’eau. A-t-on jamais vu des ministres du même gouvernement s’opposer lors d’un vote ? Qui plus est une secrétaire d’Etat contre son ministre de tutelle ?

 

Le Président ne tient plus sa majorité.

 

Autre sujet de désaccord : la fiscalisation des indemnités journalières des accidentés du travail, idée avancée par Jean-François Coppé, président du groupe UMP au Palais Bourbon, soutenue par le même Eric Woerth et Nicolas Sarkozy, mais critiquée par le président de l’Assemblée, le docteur Bernard Accoyer qui a saisi le Conseil économique , social et environnemental (Cese). Lequel s’oppose à cette fiscalisation au motif qu’elle reviendrait à infliger une double peine aux victimes du travail. Celles-ci sont pénalisées par une indemnité équivalente à 60% de leurs revenus pendant les 28 premiers jours, puis 80% ensuite, et elles paieraient un impôt sur les sommes perçues pour réparer un traumatisme lié à un accident au travail.

 

Cette mesure rapporterait 150 millions d’euros. Autant dire qu' elle apparaît d’autant plus injuste à  la population que le rapport de la Cour des Comptes, aujourd'hui,  pointe du doigt l’organisation du Sommet de l’Union pour la Méditerranée du 13 juillet 2008. Cette rencontre, jusque là pour le moins peu efficace,    a coûté 16 millions dont un dîner qui est revenu à 5 362 euros par convive.

 

Les députés vont encore passer un week-end difficile dans leurs circonscriptions, car ils vont devoir se justifier devant leurs électeurs.

Stendhal trouvait ridicule l’époque où « l’on n’avait pas encore trouvé de faire voter l’impôt par les députés de ceux qui doivent le payer »...

 

C’est bien parce qu’ils ont des comptes à rendre à la population et que celle-ci risque de les rejeter à la prochaine occasion que règne une telle cacophonie à l’Assemblée nationale.

Qu’en sera-t-il au Sénat, là où l’UMP n’est plus majoritaire ?

mercredi, 28 octobre 2009

Coïncidence de bon augure.

5 décembre 1976 : grève du Parisien Libéré et de la presse écrite. Les lecteurs sont privés des comptes rendus de la naissance du RPR à la Porte de Versailles.

27 octobre 2009 : grève de l’imprimerie dans la presse écrite. Les lecteurs sont privés des comptes rendus de la rencontre des Clubs Villepin à la Maison de l’ Amérique latine.

Heureusement, la presse écrite est désormais relayée sinon devancée par les journaux télévisés et suppléée par le net.

Et ceux-ci ont  bien traduit la ferveur communicative autour de Dominique de Villepin.

Six cents personnes étaient annoncées, plus de mille sont venues.

Toutes n’avaient pu pénétrer jusqu’à la salle réservée, les autres ont attendu dans les jardins où l’ancien premier ministre est ensuite allé les saluer et leur a répété son discours « pour conjurer le mal français ».

 

33 ans plus tôt Jacques Chirac créait le Rassemblement Pour la République car il voulait défendre « le respect intransigeant de la souveraineté du peuple et de l’indépendance nationale, de la liberté, de la responsabilité et de la dignité de l’Homme » (statuts du RPR), tout en revendiquant son appartenance à la majorité présidentielle.

Hier, Dominique de Villepin s’est présenté comme « l’alternative républicaine »  à la politique actuelle.

Il prône « le rassemblement d’hommes et de femmes d’origines, de sensibilités, d’expériences différentes », au-delà des clivages, des clans, des partis. «  La France gagne quand elle est rassemblée ».

Il est imprégné d’un « esprit de mission » et appelle à « un indispensable sursaut ».
Son projet fondateur appelle à « un retour aux sources…  de l’esprit de la Nation », réclamant « une France républicaine, une France solidaire, une France indépendante ». Nombreux sont ceux qui ont cru entendre le général de Gaulle dans son discours de la Libération de Paris : « Paris outragé, … mais Paris libéré ».

Dominique de Villepin se dit d’ailleurs profondément gaulliste, et ses propos le confirment. Il souhaite que l’Etat, qui a précédé la Nation,  garde tout son rôle «  pour vertébrer la Nation » et que les services publics continuent à remplir leur office pour le bien de la population.

Il fustige « la trop grande concentration du pouvoir, une trop grande personnalisation qui nuit à l’efficacité  des politiques qui sont menées ». Il dénoncera « le laisser-faire, la fuite en avant, les grands débats qui sont lancés et qui, trop souvent, servent d’écrans de fumée ».

Il est lui aussi « l’homme qui dit non »  lorsqu’il le faut et se battra pour « une France en initiative ».

Au passage, il reconnaît la nécessaire humilité de l’homme politique : « la politique, ce n’est pas se battre contre quiconque, c’est parfois se battre contre soi-même, se battre contre des tentations…..Encore faut-il accepter de reconnaître ses erreurs. Encore faut-il accepter de changer, de se changer ».

Il conclut en remerciant l’assistance de sa présence. « Il n’est pas besoin au départ, d’être bien nombreux. Il suffit d’avoir des idées justes, il suffit d’avoir des idées fortes et d’être capable de les porter avec courage et détermination. Les idées comme la vérité cheminent. Il suffit d’un peu de patience… merci pour aujourd’hui et merci pour demain ».

Ce « demain » sonne comme une proposition chargée de bien des promesses.

 

Quel dommage que la presse nationale n’ait pu relater cet évènement !

 

Mais la grève de 1976 n’a pas empêché le RPR de prospérer et Jacques Chirac de devenir président de la République.

Celle d’aujourd’hui a été corrigée par les nouveaux moyens de communication offerts par Internet. Et qui peut ignorer la manifestation d’hier et sa superbe réussite grâce justement aux internautes qui ont créé le Club Villepin, et le premier réseau communautaire Villepincom.net que je vous engage d’ailleurs à rejoindre au plus vite.

 

 

                             

lundi, 26 octobre 2009

"La question de la castration physique peut se poser"...

 

Qui peut avoir proféré une telle énormité ?

 

Il est une règle dans la vie, c’est la morale. Et les fondements de la morale constituent l’éthique.

L’éthique au seul sens qui vaille : celui de l’inconditionnel respect de l’humanité en tous les humains et en chacun.

Il paraît important de rappeler ces règles d’éthique :

-primauté de la personne sur la science,

-respect de la dignité de l’être humain,

-inviolabilité du corps humain,

-intégrité de la personne humaine avec interdiction de pratique eugénique et de sélection des personnes,

-indisponibilité du corps humain. Il est hors commerce et ne saurait faire l’objet d’un droit patrimonial.

 

Les médecins le savent bien, qui au moment d'être admis à exercer la médecine, promettent et jurent  d'être fidèles aux lois de l'honneur et de la probité et de protéger  les personnes menacées dans leur intégrité ou leur dignité.

 

Donc toute idée de castration est nulle et non avenue. Elle est contraire à l’éthique, aux droits de l’être humain, s’apparente à la barbarie, et je m’en voudrais de soutenir une seconde quiconque ne partagerait pas ce principe essentiel.

 

Oh, j’imagine bien un Eric Besson qui, se référant à tel ou tel pays, se demanderait bien pourquoi cette pratique ne pourrait être appliquée en France. Argument classique lorsqu’il est à cours d’imagination.

La réalisation des tests ADN préalable au regroupement familial était bien pratiquée dans d’autres états membres, la reconduite d’étrangers dans leurs pays d’origine en état de guerre est bien le fait d’autres  pays européens, pourquoi le France serait-elle toujours à la traîne ?

 Eh bien, ce n’est pas parce que certains régimes se comportent comme des voyous qu’il faut s’aligner sur eux.

 

Mon idéal est plutôt de chercher à imiter ceux qui sont exemplaires, même si la vertu est un art difficile, inaccessible à d'aucuns.

 

Pas de castration physique en France. Telle est ma position de citoyenne et de médecin.

 

Parlons plutôt de castration chimique, hormonale, réversible, et qui ne doit être pratiquée que sur un sujet consentant.

 

Mais le vrai problème est le manque dramatique de soins dans les prisons, le manque d’accompagnement social et psychologique pendant l’incarcération et à sa sortie.

On ne peut prétendre être un grand pays et laisser se détériorer les êtres humains dans les conditions relevées et condamnées par le contrôleur général des lieux de privation de liberté  et par la Cour européenne des droits de l’Homme.

 

Le Président en est convenu lui-même à Versailles le 22 juin dernier : « les prisons françaises sont une honte pour la République ».

Si on humanise celles-ci, ce n’est pas pour donner par ailleurs un petit coup de bistouri qui coûterait moins cher, mais qui nous ferait revivre des pratiques barbares d’un autre temps en d’autres contrées.

 

 

 

dimanche, 25 octobre 2009

Un ministère de la Santé et des Sports, pour quoi faire?

On a pu longtemps se demander quel était le périmètre de compétence de ce portefeuille. Car l’association de ces deux entités ne semblait pas  à priori aller de pair, même si ce ministère avait été amputé, depuis janvier dernier, des champs d’action de la jeunesse et de la vie associative.

Des esprits chagrins ont pensé qu’il y avait peut-être, dans cet attelage, l’arrière-pensée que la pratique des sports à haut niveau pouvait conduire à l’utilisation de substances qui allait compromettre la santé de nos athlètes.

A vrai dire, même les prélèvements d’urine les plus  inopinés n’ont pas apporté de charge positive dans ce domaine. Encore que la Faculté puisse avoir quelques roues de retard sur l’imagination de nos sportifs et de leurs sponsors.

 

Aujourd’hui, et pour la première fois santé et sports se sont malheureusement conjugués.

Et notre ministre, d’habitude si prolixe, est aux abonnés absents.

Elle ne craint pas de mettre en garde la population contre la pandémie A/H1N1, et le gouvernement a donné comme consigne que trois cas avérés dans une crèche ou une classe entraînaient ipso facto leur fermeture.

Voilà pour la ministre de la santé.

 

Aujourd’hui, devait avoir lieu le match de foot le plus attendu de l’année, OM-PSG, celui le plus redouté par la confrontation des deux équipes dont les supporters sont reconnus pour leur acharnement respectif. Comme le dit le JDD, « ce sont les deux clubs français les plus compliqués à gérer » avec deux présidents novices à leur tête, Jean-Claude Dassier et Robin Leproux.

Voilà qui devrait motiver la ministre des sports qui, d’ordinaire, ne semble pas dédaigner les tribunes.

 

Hier, deux joueurs parisiens sont touchés par la grippe, qui s’avère être du type A. Un troisième n’est pas très en forme, mais son état de santé ne doit pas compromettre la tenue de l’évènement.

Le match est maintenu.

Aujourd’hui, 2000 supporters parisiens font le déplacement pour Marseille. Par définition, le voyage ne concerne que les plus ardents à défendre leurs couleurs.

On les laisse partir et arriver en gare Saint-Charles.

Là, on leur apprend que le match est suspendu, et se passe ce qui devait arriver : des échauffourées à Marseille qui se soldent par dix blessés.

 

Quelle inconséquence !

Que dirait-on d’une entreprise qui n’anticipe pas les répercussions de deux salariés touchés et d’un 3ème qui présente les symptômes annonciateurs de cette grippe A ?

On la vouerait aux gémonies en l’accusant de privilégier les motifs économiques aux dépens de la santé de son personnel.

 

En l’espèce, aujourd’hui, le problème est plus grave : l’organisation qui gère la compétition a manifestement privilégié l’aspect financier à la sécurité et à l’ordre public.

La Ligue a fait passer la retransmission télévisée, les gains prévus des annonceurs avant la santé des joueurs et celle des jeunes spectateurs.

Elle a fini par prendre une décision à contre-temps, à contre-sens.

 

La ministre était-elle au courant de la maladie des joueurs ?

Si elle a laissé jouer le match, est-ce parce que, contrairement à ce qu’on entend en permanence, cette grippe n’est pas aussi dangereuse qu’annoncée, encore qu’il faille évacuer les 94 millions de doses de vaccin qui ne coûtent guère plus d’un milliard d’euros ?

Qui est responsable du débordement des supporters qui se sont déplacés pour rien ?

 

Pour une fois que santé et sports pouvaient avoir un destin commun, la démonstration est faite de l’ineptie de cette association.

 

 

samedi, 24 octobre 2009

Clearstream: fin de la pièce.

Le rideau est tombé et Dominique de Villepin est toujours debout.

La dernière séance s’est déroulée avec presqu’autant d’émotion et de bousculades que la première, avec l’affluence des grands jours dans la salle des Pas perdus du Palais de Justice. Des hommes et des femmes voulaient témoigner leur soutien à l’ancien Premier ministre, quelques-uns lui apportant des fleurs, et tous prêts à l’applaudir à chaque sortie du prétoire.

Il y avait de l’émotion chez ces gens et ils partageaient le même sentiment qu’il se passait quelque chose d’important derrière ces portes gardées par des gendarmes.

Des jeunes, dynamisés par la personnalité du prévenu, le guettaient, mais aussi des personnes plus âgées les un(e)s par intérêt intellectuel afin de mieux situer ce procès hors-norme, les autres soucieux de l’avenir de la France qui voient en Dominique de Villepin un recours, les dernier(e)s par affection pour lui-même et sa famille, tous émus par le traitement insupportable qu’ « on » lui a fait subir depuis des mois et des mois, puisqu’il « devait être crucifié et écartelé avant d’être jeté aux chiens ».

 

Eh bien, cinq semaines plus tard, non seulement Dominique de Villepin n’a pas succombé mais il sort grandi de cette épreuve.

 

Il ne devait pas résister une semaine selon les conseillers de LA partie civile, plus spécialisés en bons mots qu’en assiduité à leurs multiples postes.

Leur répertoire pourtant vaste en propos grossiers n’était pas assez riche pour railler l’ancien Premier ministre. Bref, malgré  l’artillerie lourde qu’ils ont tous déclenchée, LA partie civile et ses acolytes ont raté leur objectif pour trois raisons :

 

1/ Ils n’ont pas atteint leur cible : Dominique de Villepin est resté digne, a démontré l‘ineptie de cette histoire qualifiée par d’autres de « cornecul ».

Il a assumé avec courage, impavide, les moments difficiles de l’accusation, la réquisition du procureur. Il a montré tout son caractère d’homme qui « n’a jamais eu, à aucun moment, le sentiment d’être humilié ».

 

2/ L’opinion publique, qui ne comprend rien à « cette ténébreuse affaire », comme le dit Jean-Claude Marin ( elle serait bien la seule à y comprendre quoi que ce soit), ne voit qu’un homme « harcelé », victime de mauvaises manières. Il n’apparaît plus en personnage hautain, poète inaccessible que ses adversaires avaient toujours dépeint, mais « chaleureux, humain, qui écoute ce qu’on lui dit » (Maître Metzner).

 

3/ En plus, ce procès lui a donné une image inespérée : celle du premier opposant à Nicolas Sarkozy, comme l’indiquent les sondages, dont Opinion Way-Le Figaro.

Il faut bien savoir que ce procès lui a permis de retrouver une tribune, qu’il en profite pour analyser la situation de la France, tant sur le plan économique, social que sur la scène internationale, où on ne lui a pas encore trouvé de détracteur.

Georges Tron, député de l’Essonne, est assuré de la bonne image qu’il s’est construite au travers de ce Clearstream : « Dominique de Villepin est passé du statut d’accusé à celui de victime ».

François Goulard ancien ministre, pense qu’il sera présent aux prochaines élections présidentielles.

 

Au moment où le président de la République, pour la première fois de son mandat recule sur une décision qui semblait définitive, d’autant qu’elle touchait son fils, et semble perdre la main, le pays a besoin d’un homme d’Etat qui « regarde vers l’avenir , n’a pas de rancœur et veut servir la France à la place qui est la sienne », un homme réfléchi, serein et apaisé. Bref, l’homme que le procès de Clearstream a révélé.

 

 

 

 

 

 

jeudi, 22 octobre 2009

Des députés UMP courageux.

Lundi, le ministère des Affaires étrangères annonçait que le gouvernement avait renoncé au retour forcé d’Afghans enfermés dans le centre de rétention administrative de Coquelles, « notamment du fait de la situation en Afghanistan et au regard des critères habituellement utilisés par le HCR ».

 

Cette décision avait été saluée de joie par les intéressés, par les défenseurs des migrants, les mouvements associatifs…..

 

La Cour européenne des droits de l’homme avait d’ailleurs réussi à empêcher une première tentative d’expulsion vers Kaboul le 6 octobre dernier.

 

Or, qu’apprend-on mercredi matin, de la bouche d’Eric Besson, le ministre de l’Immigration ?

Qu’un avion en provenance de Londres et à destination de Kaboul, a fait escale à Roissy dans la nuit de mardi, pour prendre à bord trois Afghans interpellés depuis le démantèlement de la jungle de Calais,

Qu’il est « fier » d’être parvenu à expulser ces  trois Afghans dans le cadre d’un «  vol conjoint » franco-britannique....

 

« Pour la première fois, depuis plusieurs années, la France a procédé à un retour groupé d’étrangers sn situation irrégulière vers un pays en guerre »(Le Monde).

 

A trois reprises, matin, midi et soir, la potion Eric Besson a répété que « ces personnes ne sont pas à plaindre. Au moment où je vous parle, elles se restaurent dans un hôtel du centre de Kaboul dans lequel elles pourront rester quinze jours, si elles le souhaitent. Elles bénéficient d’un service d’accueil et de réinsertion, avec un accompagnement personnalisé ». D’ailleurs, « ces personnes viennent de villes situées à proximité de Kaboul », dans une zone sécurisée…

 

Aujourd’hui, on apprend qu’au petit matin, ils avaient quitté l’hôtel, qu’ils habitaient dans des zones dangereuses et que personne n’a plus de nouvelles.

 

Quel sort leur aura-t-il été réservé ?

 

Le gouvernement sera resté sourd aux appels des associations humanitaires.

 

Plus de 10 000 personnes ont signé une pétition lancée le 15 octobre par France terre d’asile, au rang desquels on compte Etienne Pinte, député des Yvelines, ancien maire de Versailles, membre du conseil d’administration de l’Office Français de la Protection des Réfugiés et Apatrides.

 

« Tant que l’Afghanistan sera dans une situation de quasi-guerre civile, il me paraît inhumain et contraire aux droits de renvoyer ces personnes qui ont fuit leur pays. Nous le savons, certains qui ont été renvoyés, ont été tués à leur arrivée » écrit-il sur son blog.

 

De son côté, Françoise Hostalier clame « S’ils sont tués, cette expulsion aura été criminelle ». Cette députée du Nord, ancienne secrétaire d’Etat à l’enseignement scolaire sous Jacques Chirac, est membre de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme.

 

On ne les a jamais vus en photos avec un sac de riz sur l’épaule…

Ils n’ont pas honte de rester fidèles à leurs convictions profondes, mais on ne va pas demander à Eric Besson des convictions profondes. Encore faudrait-il qu’il en eût !

 

Bref, l’UMP compte deux députés qui, en cette occasion,  font honneur à la classe politique française.

 

mercredi, 21 octobre 2009

Une femme d'exception.

Quand les femmes décident de s’investir, elles s’engagent à fond dans la cause qui leur tient à cœur.

 

Quand ce domaine est celui de la politique, elles se font plus rares à aller au bout de leurs convictions, car pèsent alors sur elles les menaces, les exclusions, les suspensions de leur parti.

 

Quand leur parti est l’UMP, et qu’après toutes les intimidations qui ne grandissent pas ceux qui les profèrent, elles défendent bec et ongle leurs certitudes, alors il s’agit de très grandes femmes.

 

Au premier rang des élus de la majorité actuelle, et au milieu d’un cercle vertueux qui n’a pas encore fait sienne la constitutionnelle parité, la femme qui mérite l’admiration de tous est incontestablement Marie-Anne Montchamp.

 

Alors que la discussion  concernant le PLFSS (Projet de loi de  finances de la sécurité sociale) pour 2010 est prévue pour le mardi 3 novembre, celui-ci s’inscrit dans le Projet de loi de finances actuellement étudié en commission des Finances.

 

Or, aujourd’hui, selon Reuters, « c’est un nouveau coup de semonce pour la majorité, d’où s’élèvent de plus en plus de voix contre la politique fiscale du gouvernement. Plusieurs élus de l’UMP siégeant à la commission des Finances étaient absents mercredi et les élus du Nouveau Centre et un non-inscrit ont joint leurs voix à celles de l’opposition pour voter contre le PLFSS.

 

Marie-Anne Montchamp, député UMP du Val-de-Marne, a décidé de s’abstenir après le rejet, mardi, de son amendement au projet de loi de finances visant à exclure la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) de l’assiette du bouclier fiscal qui limite la taxation à 50% des revenus ».

 

Son courage et sa détermination ont fait en sorte que « la commission des Finances de l’Assemblée n’a pas pu se prononcer aujourd’hui sur le projet de budget de la Sécurité sociale, en raison de son abstention qui a débouché sur une égalité gauche-droite ».

 

Cette femme est remarquable car elle a le courage de s’opposer à la mesure la plus emblématique du quinquennat de Nicolas Sarkozy, le bouclier fiscal, en réaffirmant ses convictions gaullistes.

Elle se justifie : « c’est une invitation à ce que l’exécutif se saisisse de manière plus volontariste du problème des ressources de la Sécurité sociale ». « Nous ne cherchons pas à faire un coup (avec Jean-Luc Warsmann). Mais la question de la dette sociale ne peut plus attendre ».

 

Gageons que l’attitude de cette députée va lui valoir des représailles. Il en faudra beaucoup pour impressionner  cette ancienne secrétaire d’Etat aux personnes handicapées du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin . C’est à elle que nous devons la loi du 11 février 2005 sur « l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ».

 

Il n’est pas inutile de souligner que les trois lois sur le handicap (1975,2002,2005) ont toutes les trois été à l’initiative de Jacques Chirac.

 

Quand on dit que les équipes sont à l’image du chef…

mardi, 20 octobre 2009

Vous étiez bien naîfs...

vous qui croyiez en l’objectivité d’un procureur.

 

N’avait-il pas, bien avant le procès, étalé ses convictions concernant la culpabilité de Dominique de Villepin ?

Qui a jamais pu croire que le procureur changerait d’avis et irait à l’encontre du faux lapsus du président de la République ? Qu’on se le dise Nicolas Sarkozy, en grand manipulateur, a pesé de tout son poids sur ce fameux procès où il n’existe aucun préjudice, aucun dommage non réparable à autrui. Il n’existe qu’un rival qui ne peut que faire de l’ombre au monarque « électif »!

 

A vrai dire, on aurait pu gagner du temps. Puisque le réquisitoire était connu à l’avance, il fallait  épargner au monde entier  le spectacle de quatre semaines de comédie .

Je propose donc qu'à l'avenir on supprime les auditions des témoins et qu' on en vienne tout de suite aux réquisitions publiées, annoncées, décidées ….

 

Et puis, sait-on combien de temps Jean-Claude Marin, Maître Herzog et leur conseiller, le conseiller justice de l'Elysée, le futé Patrick Ouart , ont passé sous les lambris du Château pour échafauder ce beau montage, et se répartir les rôles ?

Il ne serait d’ailleurs pas inconvenant de penser que Chouchou ait passé la tête de temps en temps pour connaître l’avancement des travaux… Mais non, ils ont travaillé en toute indépendance, répètent-ils….

Tant de temps pour une représentation aussi médiocre. Le verbe n’est plus ce qu’il était !

 

Le pauvre avocat, en mal d’accusation, a rabâché ce qu’il avait entendu. Cent fois sur le métier, il est passé et repassé, laissant l’auditoire sombrer dans une profonde torpeur. Le juge a même dû interrompre le ronronnement diffus et siffler un entracte.

Où était-il donc passé le talentueux orateur d’antan ? Il n’était peut-être pas si fier d’être là où il était, car il s’était défendu, pendant une demi-heure, d’être le porte-parole, l’ami de La Partie civile.

Pas éblouissant Maître Herzog…

 

Et notre procureur,  devenu favorable à Nicolas en même temps qu' il voyait se dessiner sa promotion, il  lui fallait avant tout gagner ses galons. Mais il se trompe, quelle que soit l’issue du procès, il ne sera jamais procureur général de Paris …Sauf à faire du forcing comme pour le Prince Jean, ce qui ferait mauvais effet et soulignerait un peu plus, s’il en était besoin, la subordination  de la justice au pouvoir présidentiel.

 

Sept heures un jour, plus cinq le lendemain, soit douze heures tout entières consacrées à la transcription de la parole divine, douze heures pour en arriver à la fabrication d’un nouveau délit. Ce n’est pas très brillant.

Certes, il fallait de l’imagination. Eh bien c’est fait :

Mesdames et Messieurs vous avez assisté à la « création du délit de ne rien faire ».

« Dominique de Villepin savait » : ce qui n’a jamais été prouvé, mais au point où on en est on va faire comme si…Et puis qui a dit qu'on devait apporter des preuves en correctionnelle… « et il a laissé faire cette action frauduleuse par son inaction ».

 

C’est de l’infraction sur mesure, du grand art, pardon du grand  ouart !

 

 

dimanche, 18 octobre 2009

Clearstream: 4ème semaine.

 

car il n’y a pas d’acte IV....

Pourtant, le scenario attendu  imposait que le caractère dramatique  de la situation confonde très vite Dominique de Villepin.

Peine perdue.

Non seulement, le prévenu ne s’est pas effondré, mais il se grandit tous les jours dans l’opinion publique et il n’hésite pas à dire que « Clearstream est le plus beau cadeau politique » qu’on lui ait jamais offert.

 

Au tribunal, les avocats des parties civiles se sont succédé, après le passage d’Yves Bertrand qui a qualifié l’affaire « de bric et de broc. On se croirait dans un épisode de Louis la Brocante »…et qui a terminé par une sage mise en garde : « méfiez-vous des affabulateurs et des mythomanes, ils peuvent vous envoyer dans des prétoires »…

 

Alors que la vérité devait éclater au grand jour, et même selon un proche du Président, toujours bien inspiré « Vous verrez au bout d’une semaine de procès, plus personne ne voudra serrer la main de Villepin »…, non seulement Dominique de Villepin n’apparaît en rien responsable de ces fameux faux listings, mais encore le  général Rondot le dédouane d’une quelconque complicité. Et Jean-Louis Gergorin souligne sa bonne foi.

Je laisse l’avocat Villepin plaider brillamment sa cause : «  il y a dans ce dossier un petit miracle : on croit toujours le général Rondot, sauf quand il m’innocente, et on ne croit jamais Jean-Louis Gergorin, sauf quand il m’accuse »…

Ces quatre semaines n’ont pas confondu Dominique de Villepin.

 

La semaine prochaine s’annonce donc rude, la dernière semaine où selon une expression chère au président de la République il va falloir « y mettre le paquet ».

Faisons confiance à Maître Herzog avocat de Nicolas Sarkozy, « aidé  (surveillé ? selon La tribune) par le conseiller à la justice de l’Elysée le très fin magistrat Patrick Ouart ».

Jean-Claude Marin, le procureur, joue sa promotion puisqu’il est en attente du poste de procureur général de Paris.

Dominique de Villepin conclut déjà que, quel que soit le jugement, « Sarkozy a perdu. Une condamnation serait la preuve des pressions exercées sur la justice, une relaxe un terrible désaveu », déclare « l’homme qui n’a peur de rien », selon Jacques Séguéla.

 

Dominique de Villepin ne pense pas « qu’à ça en se rasant le matin », puisqu’il se permet de sillonner la France pour aller à la rencontre des Français, comme il l’a fait auprès des étudiants de l’EDHEC de Lille.

« Une vie démocratique ne peut pas être trouée en permanence par des polémiques et des affaires…

Les Français attendent que leur classe politique, exemplaire, s’occupe de leurs vrais problèmes au premier rang desquels l’emploi, la dette colossale, la protection sociale, la modernisation de l’Etat… »

Il pense que les réformes sont les meilleures des choses quand elles rassemblent, et les pires quand elles divisent, qu’elles doivent être identifiées et expliquées quant à leur intérêt collectif.

Il faut en suivre les applications car si la population voit que la vie continue comme avant, une réforme sans résultat ne crée que des frustrations…

 « La politique doit être faite avec du cœur, et des mains qui en assurent l’application »

 

Il se montre soucieux des problèmes économiques de notre pays, s’interroge sur la dette et l’opportunité du « Grand emprunt » « qui n’aura de sens que s’il est populaire », auquel cas,  il aggravera les déficits publics, et il pense inéluctable une augmentation des impôts.

 

Européen convaincu, il salue l’action du président de la République quand celui-ci a assumé la présidence du Conseil de l’Union européenne, et aspire à une meilleure coordination entre la France et l’Allemagne.

Enfin, il souhaite que la diplomatie française soit toujours à l’écoute des pays en développement, que la France soit toujours présente dans les situations de crise, et qu’elle continue la politique du général de Gaulle, par sa politique de la main tendue.

« Que la France soit la voix des sans voix ! »

 

Cet homme est vraiment bien éloigné  des mesquineries de bas étage.

Qu’on le veuille ou non, il a revêtu les habits de candidat.

 

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