vendredi, 06 novembre 2009

Le Prix de la fondation Chirac pour la prévention des conflits.

Ce matin, dans le cadre de la fondation Chirac qui poursuit l’œuvre de Jacques Chirac au service de la paix,  l’ancien président de la République a remis ses premiers prix pour la prévention des conflits dans le Grand amphithéâtre de la Sorbonne, en présence d’hommes et de femmes qui œuvrent pour la paix, dont Kofi Annan, Prix Nobel de la paix, ancien Secrétaire général de l’organisation des Nations Unies, des membres du jury, Simone Veil, Michel Camdessus…

Il s’agit de récompenser les efforts des hommes, des femmes et de nombreuses institutions qui agissent sur le terrain pour prévenir des conflits.

Quand il était Secrétaire général des Nations unies, Boutros Boutros-Ghali avait déjà voulu faire de la prévention des conflits une catégorie à part entière de l’action internationale dans son Agenda pour la Paix (1992).

La fondation Chirac s’appuie sur un Comité d’experts qui identifie les zones de conflits potentiels. Lequel propose ensuite au Jury une liste de personnalités ayant contribué à créer un dialogue entre belligérants.
Deux lauréats sont alors retenus :

-l’un pour le Prix de la fondation Chirac remis à une ou plusieurs personnes de la société civile, doté de 100 000 euros,

-l’autre, le Prix Spécial du Jury remis à une personnalité politique.

 

Simone Veil a remis le Prix de la fondation pour la prévention des conflits à l’Imam Muhammad Ashafa et le Pasteur James Wuye. « Tous deux, anciens adversaires dans un antagonisme militant, ont su remettre en cause le recours à la violence pour se consacrer à la réconciliation des cœurs et des esprits, dans un Nigeria traversé par les fractures religieuses et ethniques » dira le Président Chirac.

 

Le Prix du Jury a récompensé «  l’action du Docteur Park Jae Kyu, ancien ministre coréen de la réunification, inlassable artisan du dialogue avec la Corée du Nord, et qui a ouvert la voie au rapprochement des populations ».

 

C’est peu de dire que Jacques Chirac a été ovationné à plusieurs reprises dans cette prestigieuse enceinte.

 

D’abord par son discours empreint de simplicité, d’empathie et de lucidité :  « Oui, selon le mot célèbre, notre monde est grand et terrible.

Grand dans toutes ses promesses, terrible dans tous ses fléaux, et d’abord, le premier d’entre eux : la guerre, la guerre, mère de toutes les pauvretés…..Je crois en la primauté du droit sur la force. Je crois en la vertu du dialogue. Je crois en l’Homme ».

 

Il croit en «  la force de la parole, de la main tendue, la force du vouloir vivre ensemble ».

 

« La paix n’est pas seulement affaire de conférences internationales. La paix est parfois humble, comme un repas partagé. Elle se construit laborieusement, dans le cœur des femmes et des hommes ».

 

Il veut des « militants de la paix, issus de la société civile » car l’action politique a « besoin de relais, besoin de passeurs, …de vigies de la paix ».

 

Jacques Chirac s’est exprimé avec l’élégance qui le caractérise.

 

Des journalistes l’ont surnommé « le nouveau Monsieur paix ».

 

Vraiment toujours un grand président.