samedi, 07 novembre 2009

Un président qui fait pschitt !

 

Que se passe-t-il pour Nicolas Sarkozy, deux ans et demi après son élection de à la tête de l’Etat ?

D’abord, il lui aura fallu un demi-mandat pour saluer d’une façon aussi appuyée l’action de son illustre prédécesseur comme hier à la Sorbonne.

 

Alors que Jacques Chirac l’a remercié en l’appelant « Monsieur le président de la République, ….Votre présence nous honore », le successeur n’a pas tari d’éloge sur son hôte,   affichant son « amitié », son « estime »,son « plaisir », passant au prénom et tutoyant son aîné dans un élan de proximité qui a coupé le souffle à bon nombre se spectateurs.

Le voilà qui rend hommage à Jacques Chirac, parce que, le premier, il avait alerté l’opinion mondiale sur l’état de la planète, ou parce qu'il a eu un rôle déterminant lors du refus de l’invasion de l’Irak. Pour un peu, il aurait salué le discours du ministre des Affaires étrangères de l’époque.

Allez, encore un effort, Nicolas….

Il oublie dans le même temps que son ministre des Affaires étrangères, à lui, était favorable à cette guerre, de même que, pour faire bonne mesure, son récent secrétaire d’Etat aux Affaires européennes.

Bah, vérité en Sorbonne, erreur au-delà, ou inversement, on n’est plus à une contradiction près…

 

Et puis, les ministres n’ont guère d’importance. Ils sont là pour la photo, n’ont aucune responsabilité puisque c’est le chef qui fait tout (il le confesse : « si je ne fais pas tout moi-même… »), parfois relayé par ses conseillers intercalaires qui n’ont aucune légitimité sinon d’être l’oreille et la bouche du patron.

D’ailleurs, les ministres ne sont pas d’accord entre eux. Pour éviter d’étaler le ridicule, il faut mieux qu’ils restent muets.

Comme notre Pierre Lellouche déjà mentionné qui vient de se faire tacler par la ministre de l’Economie. Laquelle désapprouve ses propos sur les conservateurs britanniques lorsqu'il souligne, en fin diplomate, leur " euroscepticisme pathétique "…

 

 

Les parlementaires sont-ils plus obéissants ?

Que nenni ! Les sénateurs ne veulent pas de la réforme des collectivités territoriales telle qu’elle leur est présentée, les députés ne savent plus s’ils sont favorables à un Grand emprunt, modeste de 25 milliards d’euros, ou bien, inspirés par H.Guaino, s’ils  le verraient bien à 100 milliards. Le président tranche, ce sera entre 25 et 50… précision d’importance… rien que du simple au double…

 

Quant à l’opinion publique, elle voit défiler le train de 253 dossiers concernant des réformes. Ah le joli mot que  celui de réforme….qui promet le changement dans le poids du cartable des écoliers, la lecture de le lettre d’adieu à Guy Mocquet, mais qui n’apporte aucune solution à leurs problèmes quotidiens.

Les évadés courent toujours,  les fonds sont transférés bien loin de leur lieu de destination, les trains n’arrivent plus jamais à l’heure, l’insécurité progresse, d’autant qu’on a supprimé 8000 policiers, les soins médicaux sont assurés par un personnel soignant proche du burn-out, tellement chacun doit avoir cinq cerveaux et dix bras …

 

Le chômage progresse, le pouvoir d’achat diminue. La population regrette le gouvernement de Dominique de Villepin.

 

Il faut dire que les promesses du candidat Sarkozy sont bien loin de leur réalisation.

Mais tout n’est pas perdu, en effet, comme l’ont souligné deux journalistes ce matin sur Europe 1, depuis le 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy a fait quatorze fois la même confidence : « il a changé ». Comme il avait déjà changé une fois, avait-il annoncé pendant sa campagne électorale, on compte désormais quinze changements…

 

Ce n’est plus de la rupture , c’est du tournis…

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