mardi, 01 décembre 2009
La santé, un 1er décembre...
D’abord, à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre le sida, on ne peut que saluer l’action de Philippe Douste-Blazy, actuel président d’Unitaid.
Cette association constitue une centrale de l’Onu dont le but est de financer l’achat de médicaments pour lutter contre le sida, le paludisme et la tuberculose.
Philippe Douste-Blazy, ancien professeur de médecine, ancien ministre des Affaires étrangères du gouvernement de Dominique de Villepin, est devenu conseiller spécial de l’Onu chargé des financements innovants et président d’Unitaid.
Unitaid est alimenté en partie (essentiellement ?) par la taxe sur les billets d’avion, taxe initiée et voulue par le président de la République Jacques Chirac.
« Cette taxe de solidarité sur les billets d’avion est appliquée en France depuis le premier juillet 2006. Elle varie entre 1 et 40 euros selon la destination ou encore la classe choisie par le passager »( 2 villepin.blog).
Alors que le 5 août dernier, Philippe Douste-Blazy dressait un bilan mitigé sur ce nouveau financement, aujourd’hui , il en établit un bilan essentiellement positif.
Quarante pays s’étaient engagés à mettre en place cette taxe en juillet 2006, onze avaient honoré leur engagement en juillet 2009. Ils sont seize quatre mois plus tard. Ce qui a permis de lever 1,25 milliard de dollars en trois ans.
« Aujourd’hui, trois enfants sur quatre qui sont soignés du sida le sont grâce à Unitaid » a expliqué l’ancien ministre de la santé. Il a rappelé, sur Europe 1, « que le virus du sida infecte chaque jour 7400 personnes dans le monde , dont 1200 enfants ».
« Vous avez 2,5 milliards de gens qui n’ont pas le droit de se faire soigner et quand ils se font soigner, on leur donne des médicaments d’il y a dix ou quinze ans qui entraînent des effets secondaires terribles ».
Bravo à Philippe Douste-Blazy qui a pris la mesure d’un problème de santé publique mondiale, qui applique les dispositions mises en place par le Président Chirac et son Premier ministre Dominique de Villepin, avec d’autant plus de courage que cette taxation sur les billets d’avion avait fait plus l’objet de quolibets que de consensus réfléchis.
Toujours dans cette interview du 1er décembre, et, sans changer du sujet de santé publique, mais pour réfléchir sur les conséquences sanitaires d’un autre virus, aujourd’hui beaucoup plus médiatisé, celui du H1N1, Philippe Douste-Blazy a émis l’avis de donner aux médecins généralistes la possibilité de vacciner.
Faisant moi-même partie d’une équipe médicale au sein d’un centre de vaccination, je ne saurais m’exprimer sans faillir aux règles essentielles de déontologie.
Cela dit, si le gouvernement veut être cohérent et protéger réellement la population, il n’a pas le choix de faire autrement que de permettre aux généralistes de vaccciner leurs patients et de répondre à leurs interrogations toutes spécifiques, d’autant que ceux-ci sont très attachés à leur médecin traitant (c’était d’ailleurs le but du médecin référent voulu par la Sécurité sociale). Il semble par ailleurs plus logique de faire appel à ces médecins plutôt qu’au service des Armées, aux médecins du travail, voire aux étudiants en médecine ,certes pas moins compétents, mais peut-être moins au fait des problèmes de la population du quartier!!!
Enfin, je place ici la supplique ultime du médecin, installé dans le cabinet précaire dressé entre deux cartons ondulés : serait--il possible que celui-ci soit informé en temps réel, au moins en même temps que la population, des prises de décision ministérielle ?
23:03 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sida, onu, unitaid, douste-blazy, ministère de la santé, h1n1





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