samedi, 02 avril 2011

2 avril, Journée mondiale de l'autisme

Qui en a entendu parler ?

Non seulement nous n’avons pas entendu les ministres concernés, mais encore nous n’avons rien entendu du tout sur cette journée mondiale qui pourtant avait retenu l’attention du gouvernement de l’ancien Président de la République, particulièrement à l’écoute, il est vrai, des personnes porteuses de handicap.

Il n'est pas nécessaire de rappeler l’action considérable de Jacques Chirac, le seul  homme politique à l’origine des trois lois concernant le handicap :

30 juin 1975 pour faire profiter les personnes handicapées de protection sociale,

10 juillet 1987 pour leur donner un emploi,

11 février 2005 pour assurer leur égalité de droits et de chances et leur citoyenneté, sous le gouvernement Raffarin où Marie-Anne Montchamp exerçait la fonction de secrétaire d’Etat, chargée des personnes handicapées auprès du ministre des Solidarités, de la Santé et de la Famille.

Cette loi permet théoriquement aux enfants handicapés l’inscription dans l’école la plus proche de leur domicile.

La secrétaire d’Etat disait,  en 2004, combien l’intégration de ces enfants est indispensable pour leur développement et regrettait que  les familles « nous font mesurer régulièrement le retard de la France quant à l’autisme ».

Aujourd’hui 80% des enfants autistes n’ont pas accès à l’école. La fameuse loi « pour l’égalité des  droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » devait garantir ce droit à la scolarisation et les moyens pour le rendre effectif. Or aujourd’hui, la majorité des 110 000 enfants autistes n’est pas scolarisée.

C’est dans ce contexte , selon Pratis.com que Roselyne Bachelot a chargé Valérie Létard, ex-secrétaire d’Etat à la Solidarité de faire une évaluation du plan Autisme 2008-2010. Elle devrait faire des propositions pour les années à venir.

A ce stade, je m’interroge sur l’action de la secrétaire d’Etat de Roselyne Bachelot entrée dans le gouvernement de François Fillon pour faire avancer la cause du handicap. Cette cause lui tient tellement à cœur qu’elle n’a pas hésité à entrer dans l’équipe nommée par un président de la République  qu’elle ne cessait de critiquer. Elle avait  expliqué à ses (ex) amis villepinistes qu’elle serait  plus efficace si elle participait à  l’exécution des mesures qu’elle avait  défendues .

Hélas, le succès de sa démarche n’est pas au rendez-vous, si on en juge par le déficit de la prise en charge des enfants autistes, pour ne parler que d’eux. Et le manque d’auxiliaires à la vie scolaire est encore plus criant depuis son arrivée au ministère.

Pour cesser de n’être considérée que comme une prise de guerre d’un président en très mauvaise posture elle va devoir  le  sensibiliser aux problèmes  des enfants handicapés .

On pourrait peut-être lui conseiller un débat sur le sujet !

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