mercredi, 08 juillet 2009
Les femmes ne sont pas à la noce.
D’après le rapport sur l’égalité professionnelle remis aujourd’hui au nouveau ministre du travail, Xavier Darcos, par Brigitte Grésy, « les inégalités hommes-femmes persistent dans le monde du travail » (Le Monde du 9 juillet 2009).
Depuis les années 1960, les femmes ont massivement investi le monde du travail : aujourd’hui, plus de 80% des femmes âgées de 25 à 49 ans ont une activité professionnelle.
« La norme n’est plus celle de la femme au foyer ». Mais bien que les femmes soient aujourd’hui mieux formées que les hommes, les inégalités professionnelles sont toujours au rendez-vous. ….Elles sont plus touchées par le chômage (8,3% contre 7,3% pour les hommes) et sont surreprésentées parmi les emplois non qualifiés.
Elles forment surtout les gros bataillons du travail partiel, et donc des bas salaires : 83% de ces salariés employés à taux réduit sont des femmes.
Par ailleurs, ce rapport dénonce « l’invisibilité » des femmes dans les instances dirigeantes.
Pour Brigitte Grésy, « il faut casser une logique de recrutement quasi exclusivement masculine qui ne varie pas au cours du temps ». A tel point que « l’idée d’un quota de femmes à la tête des entreprises progresse ». La députée Marie-Jo Zimmermann avait d’ailleurs fait adopter un amendement à la révision constitutionnelle de 2008 favorisant « l’égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités professionnelles et sociales ».
Toutes ces propositions s’inspirent de la parité politique inscrite dans la Constitution en 1999.
Certes, la représentation féminine s’est trouvée améliorée par cette obligation « d’égal accès des femmes et des hommes aux mandats et fonctions ».
Mais les mentalités ont la vie dure.
Si le premier gouvernement de François Fillon respectait une parité parfaite, dans le gouvernement remanié de la semaine dernière, celle-ci n’obéit plus aux mêmes critères qualitatifs : aux hommes les ministères, aux femmes les secrétariats d’Etat.
De même pour les élections européennes. Si l’UMP avait été exemplaire en 2004 en présentant autant de femmes que d’hommes têtes de liste dans les huit grandes circonscriptions, les femmes n’étaient plus que deux lors du dernier scrutin.
Et même dans le monde hospitalo-universitaire, les « mandarines » se font rares, non pas par manque de compétence, mais par manque de reconnaissance officielle, puisque ces mêmes fonctions leur sont confiées de fait. De sournois réflexes d’exclusion persistent…
Les femmes travaillent, mais leur accès aux postes de responsabilité leur est sévèrement mesuré.
Par ailleurs, notre société évolue, les familles éclatent. Près de 2 millions de familles sont composées d’un seul adulte qui vit sans conjoint avec un ou plusieurs enfants de moins de 25 ans dans un même logement. Auparavant, ces familles monoparentales étaient la conséquence du décès d’un parent. Aujourd’hui, elles sont le fruit d’une séparation du couple.
Dans 85% des cas, il s’agit d’une mère et de ses enfants.
Les femmes travaillent, et elles élèvent seules leurs enfants.
On pourrait penser que la société reconnaissante envers ces mères de famille méritantes va favoriser leurs liens familiaux en respectant le temps qu’elles consacrent à leurs enfants. Eh bien non, on va les faire travailler le dimanche.
Il est bien connu que le travail le dimanche est un puissant moteur de désorganisations des équilibres de vie.
Qui va garder les enfants ? Va-t-on dédier des crèches à ces enfants ?
Quels moments de temps libre mère et enfants vont-ils avoir en commun pour les loisirs, les rencontres familiales, pour tout ce qui fait la vie de famille ?
On ne peut pas à la fois critiquer la démission des parents vis-à-vis de leurs enfants et désorganiser ainsi la famille, la plus petite cellule de la société, mais aussi la plus sûre.
Ce sont toujours les plus faibles qui pâtissent des injustices sociales. Quand ce ne sont pas les femmes, ce sont les enfants…
mardi, 07 juillet 2009
Mais que va-t-il faire dans cette galère?
Je sais bien qu’Alain Juppé se dit toujours « habité » par l’action et « qu’il y a mille façons d’agir, bien des charges à exercer, tant de services à rendre », comme il l’écrit dans son dernier ouvrage.
En acceptant de présider la commission de réflexion sur le futur grand emprunt national avec Michel Rocard, Alain Juppé fait figure de caution à un projet présidentiel dont les Français ne comprennent pas l’opportunité.
On ne connaît rien de la forme et des objectifs de cet emprunt, rien de son montant ( 80 à 100 milliards), de sa durée et de sa rémunération. Ce que les Français comprennent c’est que « les caisses sont vides », c’est d’ailleurs le président qui l’a annoncé, et au tout début de ce qu’il est convenu d’appeler la crise.
Comme le dit Philippe Séguin : La crise « explique une part seulement de la dégradation » des finances publiques « débutée avant la crise ».
« Il faut distinguer la crise de la maladie chronique dont souffrent nos finances publiques » et qui est constituée du poids élevé de la dépense publique.
La France ne respecte plus ses engagements européens. Foin de Maastricht …
Il lui faut trouver de l’argent…
Et pourtant, l’Etat emprunte tous les jours sur les marchés financiers pour financer son déficit. Mais à la différence de ces emprunts journaliers, l’emprunt, comme le dit Laurence Boone des Echos, s'inscrirait dans le cadre du « bon déficit » pour financer l’avenir et l’investissement sous toutes ces formes.
Hélas, continue-t-elle, " tous les grands emprunts se sont essentiellement inscrits dans la lignée des dépenses ordinaires et ont gonflé la dette de façon spectaculaire: la dette est passée de moins de 40% du PIB en 1992 à plus de 59% en 1996, autour de l’emprunt Balladur de 1993", alors qu’un certain Nicolas Sarkozy était ministre du Budget.
Les journalistes n’hésitent pas à voir en Alain Juppé le grand perdant de cette mission : « il y a deux mois, on le présentait comme le nouveau poids lourd du gouvernement. Aujourd’hui, le voilà réduit à un rôle d’expert style Jacques Attali ».
A ce propos, où en sont les 200 ( ?) propositions de ce rapport qui devaient être toutes adoptées dans leur ensemble ?
Michel Rocard a trahi le fond de sa pensée quand il a parlé du « malheureux Alain »...
lundi, 06 juillet 2009
Point d'étape de la Fondation Chirac.
Le Président Chirac poursuit son engagement pour la paix. Comme il l’a dit : « Un sentiment d’urgence m’anime : il m’a conduit à orienter les premières actions de ma fondation vers cinq axes essentiels au service des pays les plus pauvres :
ê la prévention des conflits,
ê l’accès à l’eau et à l’assainissement,
ê l’accès à des médicaments et une santé de qualité,
ê la préservation de la diversité culturelle,
ê la lutte contre la déforestation et la désertification ».
C’est cette dernière action qui a fait l’objet aujourd’hui d’un « point d’étape du partenariat entre la Fondation Chirac et The Forest Trust ».
Selon le Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat, la déforestation tropicale est responsable d’environ 20% des émissions mondiales des gaz à effet de serre.
« La freiner a été reconnu comme le moyen le plus efficace et le plus économique de contrer efficacement le réchauffement climatique dont elle constitue la deuxième cause, mais également de préserver l’immense quantité de biodiversité contenue dans ces forêts.
Chaque année, 13 millions d’hectares de forêts tropicales sont détruits dans le monde.
800 millions de personnes environ dépendent de la forêt tropicale pour leur survie ».
« Si nous ne trouvons pas de solutions pour établir un meilleur équilibre entre les communautés humaines et les écosystèmes dont elles tirent leur subsistance, nous verrons se multiplier les réfugiés climatiques et les conflits pour les terres arables ».
La Fondation Chirac agit d’un bout à l’autre de la filière du bois pour prévenir lé déforestation et la désertification.
Elle a noué un partenariat stratégique avec The Forest Trust pour développer l’exploitation durable de la forêt en s’intéressant d’abord au bassin du Congo le deuxième massif forestier du monde abritant 29 millions de personnes dont environ 500 000 Pygmées, dépendant exclusivement de la forêt pour leur vie quotidienne.
Eh bien, 400 000 hectares ont pu être certifiés « exploitation durable » en 2008-2009 !
Une radio communautaire Biso na Biso a été inaugurée en juin dernier, destinée à diffuser des messages, reportages, informations diverses à travers les concessions forestières de la Congolaise Industrielle des Bois. Elle est gérée et animée par les populations de la région, semi-nomades et de culture orale. Cette radio leur permet de transmettre leurs traditions et de communiquer dans leur propre langue
Le Centre d’Excellence Sociale du Bassin du Congo situé à Brazzaville vient de procéder à la sélection de ses premiers étudiants.
Ce centre de formation où sera prodigué un enseignement pluridisciplinaire d’une année, regroupe anthropologie, sociologie, techniques d’exploitation forestière, et se veut une école de terrain. Elle aura pour mission de faciliter le dialogue avec les communautés autochtones et de soutenir les compétences africaines en matière de gestion durable de la forêt.
Quelques-uns avaient fait le déplacement au Musée du Quay Branly où se déroulait la manifestation. Ils entouraient, enthousiastes, le Président Chirac.
L’action de celui-ci a été saluée avec beaucoup de chaleur par la Secrétaire d’Etat à l’écologie, Chantal Jouanno, qui a reconnu la pertinence du fameux discours de Johannesburg : « notre maison brûle et nous regardons ailleurs…. » .
Le Président, pour sa part, a montré tout le respect qu’il porte à la diversité des cultures, à la protection de la planète, mais aussi s’insurge contre le scandale de la pauvreté.
« Les responsabilités d’un homme d’Etat ne s’achèvent pas avec ses mandats publics. Par delà l’engagement politique, demeure l’engagement de l’homme, le sens des ses combats, ce en quoi il croit » a-t-il écrit.
Les jours passent, ses engagements demeurent….
Quelle belle leçon d’un grand Homme d’Etat !
jeudi, 02 juillet 2009
Un club tant attendu...
Enfin !
Brigitte Girardin, ancienne ministre de l’Outre-mer dans les gouvernements de Jean-Pierre Raffarin puis ministre déléguée à la Coopération, au Développement et à la Francophonie dans celui de Dominique de Villepin, Premier ministre faut-il le rappeler de mai 2005 à mai 2007, préside le club tant attendu de Dominique de Villepin.
Les statuts de ce club, fraîchement déposés, prévoient de soutenir l’action de celui-ci « dans une politique de réforme, dans la défense des valeurs républicaines, avec une exigence de justice sociale et en veillant à un meilleur équilibre institutionnel et à l’indépendance et au rayonnement de la France ».
Dominique de Villepin a commencé son « tour de France » pour présenter son livre « La Cité de Hommes » en sillonnant la France et ses régions.
Quoi qu’on ait pu dire, il exprime le souhait sincère d’aller au devant des Français, de les écouter, de comprendre leur attente et de proposer des sujets de réflexion qui transcendent les partis politiques.
On ne peut s’empêcher de sourire lorsqu’il parle de son « ami » Hubert Védrine avec lequel il semble partager des points de vue essentiels dans la conduite des Affaires étrangères et dans la place de la France dans le monde.
Quand on s’arrête sur son analyse de fin diplomate, jamais controversée, concernant la politique étrangère de la France, sur sa volonté de rassembler bien au-delà des partis politiques traditionnels dont la désaffection, d’ailleurs, en traduit bien les clivages obsolètes, quand on l’entend réclamer une justice sociale réelle, indispensable pour remobiliser les Français, on ne peut s’empêcher de retrouver les valeurs gaulliennes, celles qui ont fait de la France « un beau et grand pays ».
Dominique de Villepin pense que la crise que nous vivons résulte de « la conjonction de crises à la fois conjoncturelles, économiques, financières et sociales et aussi structurelles. Nous sommes dans une véritable crise de civilisation, un basculement de notre monde qui se fait au tournant de cinq siècles de domination occidentale» (Le Midi Libre 01/07/09).
Il reprend à son compte la crainte du Président Chirac de voir s’affronter les civilisations et, pour en éviter le choc, veut privilégier le dialogue des cultures.
« Il est important de favoriser les passerelles entre les différentes cultures afin de diversifier la mondialisation sans se situer d’emblée en dehors d’elle».
Dominique de Villepin incarne vraiment une « renaissance » : « celle d’un nouvel esprit autant que celle d’un homme » (Le Monde).
mercredi, 01 juillet 2009
Plus qu'un long discours....
ASSOCIATION CLUB VILLEPIN
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lundi, 29 juin 2009
Remaniement gouvernemental: une parité de façade,
pour l’Observatoire de la parité entre les hommes et les femmes, qui, malgré une moyenne de 33,3% de femmes au gouvernement, s’étonne d’une baisse significative du nombre de femmes nommées ministres, suite au remaniement gouvernemental du 23/06/09.
Sur les 39 ministres (19 ministres et 20 secrétaires d’Etat), 13 sont des femmes : quatre ministres (21,1%) et neuf secrétaires d’Etat (45%).
« Au palmarès de la parité entre les 27 gouvernements européens, où seul-e-s les ministres sont comptabilisés, ce remaniement va rétrograder la France de la 4ème à la 15ème place, juste entre la Lettonie et la Lituanie .
Si l’élection du Président de la République a indéniablement marqué une avancée importante de la place des femmes au sein du gouvernement, il est important de signaler que la majorité d’entre elles s’est vu confier des secrétariats d’état plutôt que des ministères, ce qui ne conduit pas à un véritable partage des responsabilités ».
Et pourtant c’était une des promesses de Nicolas Sarkozy lors de sa campagne présidentielle. Promis, juré, il respecterait la parité homme/ femme dans ses gouvernements.
Rendons lui cet hommage, il a tenu cet engagement presqu’un an.
Enfin, et pour reprendre le communiqué de l’Observatoire de la parité : « d’un point de vue plus qualitatif,…les intitulés des ministères ne permettent pas d’identifier qui est en charge des questions d’égalité entre les femmes et les hommes. Ceci est regrettable, tant en regard des requêtes des partenaires sociaux et du monde associatif, que celui des partenaires institutionnels européens et internationaux, soucieux d’ identifier un/e interlocuteur/trice pilotant les politiques publiques sur ces sujets d’importance ».
Bah ! Il faut croire que l’égalité femme/homme ne mérite pas plus d’être défendue par un ministère réel que les droits de l’Homme.
Peut-on croire que ces deux préoccupations essentielles de notre société, prompte à appliquer la loi du plus fort, ne trouvent plus d’intérêt aux yeux du Président de la République et de son Premier ministre ?
N’étaient-ce que de belles idées, des approches non rationnelles d’une réalité supérieure ? L’égalité femme/homme tout comme les droits de l’Homme confineraient-ils au mystique ? Alors, attention « tout parti vit de sa mystique et meurt de sa politique » (Charles Péguy)
dimanche, 28 juin 2009
L'imbroglio d'être juge et partie.
« Pourquoi Alliot-Marie est à la Justice »
Faut-il croire Le Télégramme qui, le 26 juin dernier, écrit que la nomination de Michèle Alliot-Marie à la Justice lui éviterait d’être entendue comme témoin dans l’affaire Clearstream ?
Je cite : "le 18 juin dernier, le tribunal correctionnel de Paris a convoqué les parties en cause afin d’organiser les débats. Il a notamment demandé aux uns et aux autres d’indiquer quels seraient les témoins cités. Les avocats de Dominique de Villepin lâchent le nom de Michèle Alliot-Marie…Rappelons que cette dernière à l’époque de la fabrication des faux listings était alors ministre… de la Défense. Pas trop mal placée, à priori, pour être informée de ce sulfureux dossier, alors même que le fameux général Rondot, qui dépend de son ministère, travaille à démêler cette intrigue empoisonnée.
Une position privilégiée qui vaudra à Michèle Alliot-Marie d’être entendue deux fois comme témoin par les juges Jean-Marie d’Huy et Henri Pons. L’une de ces auditions durera onze heures. Sans grande surprise, la ministre expliquera peu ou prou avoir découvert l’affaire et la mise en cause de Nicolas Sarkozy dans la presse.
Un témoignage très important pour Dominique de Villepin. Car, si l’ex-ministre de la Défense, avec tous les moyens d’informations dont dispose le titulaire d’un tel poste, affirme avoir tout ignoré, voilà qui conforte la défense de l’ex-Premier ministre, qui soutient la même chose.
Ce bel effet d’audience n’aura vraisemblablement pas lieu. Pas simple pour la garde des Sceaux de témoigner. Cela nécessiterait au moins l’aval du conseil des ministres, autrement dit de Nicolas Sarkozy. Lequel est la principale partie civile du procès…"
Je ne vois qu’une solution : qu’il se désiste ….
samedi, 27 juin 2009
Le pessimisme n'est plus de mise.
Ce matin, sur les ondes, Edwy Plenel et Alain Genestar devisaient sur le Congrès de Versailles. Pour le premier, il s’agissait d’un discours « loupé », « dont le contenu s’épuise », dans une mise en scène particulièrement soignée. Il paraît d'ailleurs que la discussion préalable sur le choix de la couleur de la tenture de fond y a tenu une importance tout à fait disproportionnée…
Il parlait d’un « pouvoir rattrapé par ses échecs, par la crise et par son impuissance »…
Le second, tout en soutenant le gouvernement, s’est lamenté sur l’absence actuelle dans le paysage politique français d’une alternative et d’un orateur.
Eh bien, je conseille à Alain Genestar d’aller écouter Dominique de Villepin présenter son dernier ouvrage, « La Cité des Hommes », comme il l’a fait cet après-midi à la FNAC Montparnasse, dans un auditorium bondé, au milieu d’un public qui lui a été rapidement acquis.
La qualité du verbe, c’est sûr, il la possède.
La clarté de ses explications fait croire à tout un chacun qu’il est intelligent tellement tout est simple et cohérent.
Il place l’homme et ses droits au-dessus de toutes les valeurs.
A une question posée sur les Antilles et le coût engendré par la politique actuelle des DOM-TOM, il n’a pas hésité à répondre avec flamme que la France ne serait plus la France sans ces DOM-TOM qui permettent notre implantation dans les cinq continents et qui constituent une source d’enrichissement mutuel dont le moindre n’est pas culturel.
Il prône l’écoute de tous et le « dialogue des cultures ».
Son discours de rassembleur soulève un auditoire tous les jours plus nombreux. Sa sérénité rassure une opinion qu’on sent gagnée par l’inquiétude et la peur de l’avenir. Il faut reconnaître que lorsqu’il était le Premier ministre du Président Chirac, jamais le chômage n’avait été aussi bas…
Son actuelle tournée médiatique est un succès. La création d’un club « Villepin.fr » constitue le premier pas vers l’organisation d’un courant.
Dominique de Villepin dit avoir toujours voulu servir la France. Lors d’une rencontre avec la presse parlementaire, il a confirmé son intention de se présenter à une élection, et il entend incarner une « alternative » à Nicolas Sarkozy au sein de l’UMP.
De plus, les Français comptent parmi eux le meilleur orateur, reconnu à l’ONU par une « standing ovation ».
Nous n’avons plus le droit d’être pessimistes. Nous avons le sauveur de la France. Il s’appelle Dominique de Villepin.
jeudi, 25 juin 2009
Du doute à l'espoir.
De cette solennelle rencontre du Président de la République avec les parlementaires lors du Congrès de lundi dernier à Versailles, au remaniement ministériel annoncé le lendemain, beaucoup de doutes ont surgi dans quatre domaines.
D’abord le Président respecte-t-il sa parole, lorsqu’il annonce de façon péremptoire qu’il ne supportera pas qu’un candidat que le peuple vient d’élire au Parlement européen n’assume pas sa responsabilité en n’y siégeant pas, et que son alors ministre aux Affaires sociales, malencontreusement élu par des électeurs qui n’y connaissent rien, fasse fi de l’engagement présidentiel et refuse son mandat européen pour devenir ministre de l’Intérieur ?
Il y a déjà une tromperie.
Tromperie aggravée lorsque ce malheureux suffrage en donnant une victoire à l’UMP qui apparemment ne s’y attendait pas ou ne s’en sentait pas digne, fait sortir de l’anonymat une jeune médecin lyonnaise dont le nom peut enrichir « la diversité ». Et celle-là, contre toute attente est propulsée secrétaire d’Etat « aux aînés », laissant son siège au candidat suivant…
Peut-on avoir confiance ?
Deuxième point : à quel moment le Président réfléchit-il ?
Quand il montre qu’il est plus engagé que ses prédécesseurs pour créer un secrétariat aux droits de l’Homme, ou lorsqu’il décide de le supprimer au coup d’après ?
Quand il anime la campagne européenne en faisant son cheval de bataille du refus de l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne ou quand il nomme le plus ardent défenseur de cette cause, secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères ?
Il est vrai que celui-ci va retrouver le ministre étranger aux Affaires favorable à la participation de la France à la guerre en Irak…c’est ce qui s’appelle le flair…
Troisième point : les nominations au gouvernement ne seraient-elles que des prébendes déguisées ? c’est ce qu’on pourrait croire si, pour recaser le soldat Lefebvre député suppléant d’un sous-ministre qui vient d’être remercié (et qui serait bien obligé de rejoindre l’hémicycle pour d’obscures affaires à ce qu’on dit !), on crée pour lui un secrétariat d’Etat auprès du ministre de la Culture. Cet intermittent de la politique pourra s’intéresser aux intermittents du spectacle !
Même interrogation pour le secrétaire d’Etat à l’Industrie qui a claironné sur tous les toits qu’il n’y connaissait rien à l’économie …
Quatrième point : le grand emprunt national que même l’UMP accueille « en baissant la tête » comme le dit un ancien ministre.
Les spécialistes font part de leur réserve devant cette chimère dont on ne connaît aucun chiffre précis, mais dont on sait qu’il va aggraver encore un endettement du pays jamais atteint jusque-là, atteignant plus de 80% de notre PIB, et flirtant avec les 100% dans les mois à venir si des solutions drastiques ne sont pas mises en place.
Voilà bien des doutes qui grèvent le moral des Français. Ils ne croient plus en rien ni en personne.
Enfin, tel était leur état d’esprit jusqu’à ces dernières heures, jusqu’à ce qu’émergent un discours courageux et rassembleur, un discours gaulliste, et l’engagement de son auteur « à rassembler au-delà des partis, au-delà des courants ».
L’homme qui s’exprime dans les médias au sujet de son livre « La Cité des Hommes » veut « contribuer à la réflexion et à la proposition politique ».
Dominique de Villepin lance son club le 1er juillet prochain. Lequel aura vocation à le soutenir « dans une politique de réforme, dans la défense des valeurs républicaines, avec une exigence de justice sociale, en veillant à un meilleur équilibre institutionnel et à l’indépendance et au rayonnement de la France ».
Ce club, qui ne veut pas être identifié comme un club strictement politique va faire appel à « des personnalités du monde de la culture, à des intellectuels ».
Dominique de Villepin qui prône « l’adhésion du peuple la plus large possible », qui souhaite « un équilibre institutionnel plus strict », qui croit dans « les vertus d’un président garant de l’intérêt général », passe aux actes.
Tout n’est donc pas fini. Il reste à la France une…. « alternative ».
« Face à l’histoire en train de se faire, retrouvons la capacité d’agir pour la changer plutôt que la subir. Connaître. Comprendre. Anticiper. S’engager »…. « Tout est à reconstruire »… (La Cité des Hommes) ;
Alors, le 1er juillet, rejoignons « Villepin. Fr »
mercredi, 24 juin 2009
le problème de conscience de Pierre Lellouche
Je viens d’apprendre la nomination de Pierre Lellouche comme secrétaire d’Etat aux affaires européennes, et je l’en félicite.
Je me pose juste une question : est-ce pour accélérer les processus d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne? Car il fut pendant très longtemps, et jusqu’à une date récente un des hommes politiques férus de relations internationales et néanmoins un des plus grands défenseurs de la Turquie dans l’Union européenne. Il n’est qu’à se renseigner sur : www.info-turc.org, sur des tribunes du Figaro qu’on doit retrouver facilement, ou dans d'autres écrits.
En attendant, je vous livre un commentaire du 25 septembre 2004 : « On serait fou de dire non à la Turquie ».
SECRETAIRE général adjoint de l’UMP chargé des études, Pierre Lellouche est un fervent avocat de l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Jean-Pierre Raffarin semble réticent devant la candidature turque. « Voulons-nous que le fleuve de l’islam rejoigne le lit de la laïcité ? » s’interroge-t-il. Pierre Lellouche. Je crois, au contraire, qu’il faut tout faire pour que la rivière de l’islam se noie dans l’océan de la démocratie et des droits de l’homme. Je suis d’ailleurs convaincu que l’islamisme sera vaincu de cette façon : par l’égalité homme-femme, par la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Nous avons à côté de nous un grand pays musulman et laïc qui veut partager nos valeurs. Il fait les réformes nécessaires. Nous serions fous de lui dire non. Ce serait une erreur stratégique majeure. L’objectif de l’Union n’est pas de fabriquer un club chrétien ni un club de riches mais de réunifier l’Europe dans la paix et la prospérité. « Un processus difficile » L’UMP s’est prononcée contre la Turquie... Dans cette affaire, je suis, moi, beaucoup plus en accord avec Jacques Chirac. Faire de la Turquie un enjeu de politique franco-française ou du prochain référendum, c’est polluer le débat. Certains jouent avec la peur : c’est indigne. La Turquie, ce n’est pas l’islamisme ni le terrorisme. Au nom de la crainte de l’islam et des Arabes, on est en train de dire non pour de mauvaises raisons. La Commission européenne semble donner son feu vert... Ce n’est que l’opinion du commissaire chargé de l’élargissement, Günter Verheugen. Cela dit, l’essentiel des critères requis par la Commission ont été observés par la Turquie : le gouvernement Erdogan a fait voter pas moins de 460 lois, qui représentent des efforts considérables. Ce qui m’a également frappé lors d’un récent voyage en Turquie, où j’ai rencontré l’essentiel du personnel politique, les présidents des communautés juive et arménienne, et des intellectuels, c’est de voir à quel point le pays est mobilisé pour entrer dans l’Europe. La Turquie a pourtant voulu pénaliser l’adultère... Il n’y a pas si longtemps, dans un certain nombre de pays catholiques d’Europe de l’Ouest, la pénalisation de l’adultère existait, et n’a disparu que récemment. Ce qui est intéressant, c’est qu’entre cette demande de pénalisation voulue par les députés de son parti et l’opposition de l’Union, le Premier ministre a choisi l’Europe. Mais c’est un processus difficile pour la Turquie.
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