dimanche, 18 octobre 2009
Clearstream: 4ème semaine.
car il n’y a pas d’acte IV....
Pourtant, le scenario attendu imposait que le caractère dramatique de la situation confonde très vite Dominique de Villepin.
Peine perdue.
Non seulement, le prévenu ne s’est pas effondré, mais il se grandit tous les jours dans l’opinion publique et il n’hésite pas à dire que « Clearstream est le plus beau cadeau politique » qu’on lui ait jamais offert.
Au tribunal, les avocats des parties civiles se sont succédé, après le passage d’Yves Bertrand qui a qualifié l’affaire « de bric et de broc. On se croirait dans un épisode de Louis la Brocante »…et qui a terminé par une sage mise en garde : « méfiez-vous des affabulateurs et des mythomanes, ils peuvent vous envoyer dans des prétoires »…
Alors que la vérité devait éclater au grand jour, et même selon un proche du Président, toujours bien inspiré « Vous verrez au bout d’une semaine de procès, plus personne ne voudra serrer la main de Villepin »…, non seulement Dominique de Villepin n’apparaît en rien responsable de ces fameux faux listings, mais encore le général Rondot le dédouane d’une quelconque complicité. Et Jean-Louis Gergorin souligne sa bonne foi.
Je laisse l’avocat Villepin plaider brillamment sa cause : « il y a dans ce dossier un petit miracle : on croit toujours le général Rondot, sauf quand il m’innocente, et on ne croit jamais Jean-Louis Gergorin, sauf quand il m’accuse »…
Ces quatre semaines n’ont pas confondu Dominique de Villepin.
La semaine prochaine s’annonce donc rude, la dernière semaine où selon une expression chère au président de la République il va falloir « y mettre le paquet ».
Faisons confiance à Maître Herzog avocat de Nicolas Sarkozy, « aidé (surveillé ? selon La tribune) par le conseiller à la justice de l’Elysée le très fin magistrat Patrick Ouart ».
Jean-Claude Marin, le procureur, joue sa promotion puisqu’il est en attente du poste de procureur général de Paris.
Dominique de Villepin conclut déjà que, quel que soit le jugement, « Sarkozy a perdu. Une condamnation serait la preuve des pressions exercées sur la justice, une relaxe un terrible désaveu », déclare « l’homme qui n’a peur de rien », selon Jacques Séguéla.
Dominique de Villepin ne pense pas « qu’à ça en se rasant le matin », puisqu’il se permet de sillonner la France pour aller à la rencontre des Français, comme il l’a fait auprès des étudiants de l’EDHEC de Lille.
« Une vie démocratique ne peut pas être trouée en permanence par des polémiques et des affaires…
Les Français attendent que leur classe politique, exemplaire, s’occupe de leurs vrais problèmes au premier rang desquels l’emploi, la dette colossale, la protection sociale, la modernisation de l’Etat… »
Il pense que les réformes sont les meilleures des choses quand elles rassemblent, et les pires quand elles divisent, qu’elles doivent être identifiées et expliquées quant à leur intérêt collectif.
Il faut en suivre les applications car si la population voit que la vie continue comme avant, une réforme sans résultat ne crée que des frustrations…
« La politique doit être faite avec du cœur, et des mains qui en assurent l’application »
Il se montre soucieux des problèmes économiques de notre pays, s’interroge sur la dette et l’opportunité du « Grand emprunt » « qui n’aura de sens que s’il est populaire », auquel cas, il aggravera les déficits publics, et il pense inéluctable une augmentation des impôts.
Européen convaincu, il salue l’action du président de la République quand celui-ci a assumé la présidence du Conseil de l’Union européenne, et aspire à une meilleure coordination entre la France et l’Allemagne.
Enfin, il souhaite que la diplomatie française soit toujours à l’écoute des pays en développement, que la France soit toujours présente dans les situations de crise, et qu’elle continue la politique du général de Gaulle, par sa politique de la main tendue.
« Que la France soit la voix des sans voix ! »
Cet homme est vraiment bien éloigné des mesquineries de bas étage.
Qu’on le veuille ou non, il a revêtu les habits de candidat.
jeudi, 15 octobre 2009
Ne pas confondre impôts et taxes.
« Je n’ai pas été élu pour augmenter les impôts et je ne les augmenterai donc pas » a répété encore aujourd’hui le président de la République pour repousser la proposition de Jean-Luc Warsmann, député UMP, qui suggérait de retirer la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale) du bouclier fiscal.
C’est sa volonté. Dont acte.
Mais il est intéressant de noter que depuis son accession à l’Elysée 20 nouvelles taxes ont été imaginées et appliquées pour la plupart d’entre elles :
- taxe carbone (4,3 milliards d’euros),
- taxe pour le RSA (entre 1 et 2 milliards),
- franchises médicales (850 millions),
- taxe sur les mutuelles et les assurances (1 milliard),
- taxe sur les ordinateurs (50 millions),
- taxe pour copie privée des disques durs externes et clés USB (167 millions),
- taxe sur l’intéressement et la participation (400 millions),
- hausse des cotisations retraites (150 millions),
- taxe sur la publicité des chaînes TV privées,
- taxe sur les compagnies pétrolières (150 millions),
- taxe sur les stock-options (250 millions),
- taxe pour financer la prime à la cuve (100 millions),
- taxe sur le poisson (80 millions),
- taxe sur les huiles moteurs (44 euros par tonne de lubrifiant),
- taxe sur les imprimés publicitaires,
- hausse de la redevance télévision (20 millions),
- taxe sur la téléphonie et Internet (80 millions),
- taxe sur les grosses cylindrées (malus auto annualisé : 160 euros/automobile/an),
- chèque transport,
- contribution exceptionnelle (exceptionnellement reconduite chaque année depuis 1991) sur les ventes en gros de produits pharmaceutiques (50 millions).
Soit 10 milliards d’euros pour l’essentiel prélevés sur les familles…
(source : GUILL. Blog.lefigaro.fr)
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mercredi, 14 octobre 2009
Rien ne va plus...
Les jeux sont faits….Roulette ou jeu de l’oie… on pourrait dire que la France a perdu la boule.
La machine s’emballe et on ne voit pas bien ce qui va l’arrêter.
Tout va vite, très vite, se mélange et les Français ne comprennent plus rien.
Trop de réformes, mal ficelées, mal engagées, témoin la grande réforme du lycée qui avait jeté les manifestants dans la rue l’année dernière et la réforme de Nicolas Sarkozy et de Xavier Darcos est passée à la trappe en décembre 2008 pour réapparaître hier, au cours d’une grand’messe dont le président a le secret, sous la forme d’un chapelet d’incantations dont il manque le nerf : les effectifs.
C’est à croire que le président souffre d’autisme.
Nicolas Sarkozy s’est entiché des idées de Marin Hirsch. Il va jusqu’à promettre une cagnotte aux élèves pour qu’ils cessent l’école buissonnière. Croit-il que l’argent est maître du monde,
parce que pour lui l ’argent est maître de son monde ?
Il ne dérogera pas sur un certain nombre de principes : la réduction du nombre de fonctionnaires pour diminuer le déficit de l’Etat…ce qui peut être compréhensible pour les douaniers ne l’est pas pour les métiers de proximité comme l’éducation nationale ou le personnel soignant .
Nicolas Sarkozy n’en a cure.
Pas d’infirmières en supplément d’effectifs dans les services, mais des Agences régionales de santé qui vont hypertrophier l’administration hospitalière et permettre de reclasser quelques amis ou de débaucher quelques figures de gauche.
Est-ce cela une vision pour la France ?
Il veut sa réforme des collectivités locales et la suppression d’une partie de la taxe professionnelle concernant l’investissement, au risque de créer des difficultés aux communes. Alain Juppé ne s’y est pas trompé. Et il fallait qu’il soit en colère pour apostropher Nicolas Sarkozy ainsi : « c’est quand même se foutre du monde. Le président Sarkozy avait promis une compensation euro par euro. Mais il avait omis de dire que c’était pour un an »…
Nicolas Sarkozy n’en a cure.
Au passage, une modification du scrutin électoral à un tour, la majorité aura bien besoin de ce coup de main.
Il avait engagé une politique libérale destinée à augmenter le pouvoir d’achat des Français et pour ce faire, avait mis en place son fameux bouclier fiscal.La crise financière et économique aurait changé la donne. Bref, la dette n’a jamais atteint un trou aussi exorbitant.
Nicolas Sarkozy n’en a cure.
Le bouclier fiscal restera en l’état.
Tout se passe comme si le Président faisait de bonnes analyses, mais n’arrivait pas à en formuler la synthèse, ni à en assurer le suivi. Pour Le Quotidien du Médecin qui lui est pourtant favorable, « il ne donne pas du lien à ses mesures sociales et économiques parce qu’elles sont prises indépendamment les unes des autres. Or une politique sociale qui réussit, c’est un train de mesures dont le financement est prévu à l’euro près ».
Nicolas Sarkozy s’enferme, refuse d’écouter les autres, ce qui constitue non seulement une maladresse, mais encore et surtout un danger.
Il n’en faudrait pourtant pas beaucoup pour que les Français lui accordent de nouveau leur confiance : plus d’humilité, plus de simplicité, plus d’empathie.
Les conditions de vie à l’Elysée pour les gardes républicains relatées hier dans la presse constituent le stéréotype scandaleux du mode d’existence présidentiel.
Plusieurs millions d’euros viennent d’être consacrés au changement de la moquette de la Salle des Fêtes et à la rénovation de ses appartements privés qu’il n’occupe même pas, alors que les personnes qui veillent avec un dévouement hors pair à sa sécurité vivent dans des locaux tellement insalubres qu’une épidémie de gale s’y est développée.
Belle publicité.
La caractéristique de l’autiste n’est pas le manque d’interagir et de communiquer, c’est le manque de possibilité de le faire.
Cerise sur le gâteau : l’entêtement à placer son fils à la tête de l’EPAD.
Les Français ne supporteront pas cette inégalité de traitement par celui qui se devrait exemplaire. Ils ne supporteront pas plus d’être la risée de la planète.
Enfin, personne ne se retrouve dans « cette République tourbillonnante, échevelée, imprévue, tournée vers le rapport de force comme le tournesol vers le matin. » (François Léotard) ;
La France a le tournis. Les Français s’interrogent et feraient plus confiance à Dominique de Villepin qu’au président actuel…. Affaire à suivre.
mardi, 13 octobre 2009
La gale à l'Elysée
Trois cas de gale à l’Elysée, selon le Post. « Trois suspicions de cas de gale ont été signalées sur trois sous-officiers en service au palais de l’Elysée ».
Cette information a été confirmée par l’Association de défense des droits des militaires.
L’association précise que ces cas sont dus à la vétusté des locaux.
« Des murs de plâtre tombent en lambeaux et certains gendarmes dorment sans des lits- armoires qui ne s’aèrent jamais ».
Des militaires précisent que la literie ne serait « quasiment jamais changée » et que les gardes achèteraient sur leurs propres deniers des draps jetables »….
Un seul responsable : le sarcopte, acarien invisible à l’œil nu, responsable de lésions cutanées et de démangeaisons qui s’aggravent au cours de la nuit…
La transmission du sarcopte nécessite des contacts intimes. La maladie qu’il provoque, la gale, est considérée comme une maladie sexuellement transmissible….
Selon les manuels médicaux, il faut traiter la literie, désinfecter les vêtements, chasser le sarcopte jusque dans les matelas, les fauteuils…
Traiter l’entourage, l’environnement, éviter le contact avec toute personne susceptible de provoquer des démangeaisons…..
Tout un programme
15:39 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gale, elysée, sarcopte
lundi, 12 octobre 2009
Il n'y a plus d'enfants...
Certes, comme disait ma grand’mère, les chiens ne font pas des chats, mais de là à ce qu’un bambin suscite plus d’UBM (unités de bruit médiatique) que son prestigieux père, il y a des limites à ne pas dépasser.
Des limites ? Cette famille n’en connaît aucune. La preuve….
Voilà que la planète, d’abord incrédule, est secouée d’un immense éclat de rire.
Même la télévision chinoise se gausse et nous donne une leçon de démocratie : la chaîne CCTV ironise sur le parcours fulgurant du fils et le « népotisme à la française ». L’Italie, qui voit pourtant défiler beaucoup de sujets surprenants concernant sa classe politique, n’en revient pas. Le Times de Londres parle de la France comme d’une « république bananière » qui depuis quelques mois accumule les affaires (Clearstream, Mitterrand)…
Ce n’est plus « tel père, tel fils », c’est une génération qui, suivant un mouvement uniformément accéléré, fait que le fils va encore plus vite que le père.
Quels sont les faits ?
Un jeune homme de 23 ans, muni d’un diplôme « Bac+1 », car il redouble sa deuxième année de droit, va prendre la tête de l’ « Etablissement public d’aménagement de la Défense », territoire off-shore, qui regroupe 2500 sièges sociaux, qui affiche un chiffre d’affaires de 1 milliard d’euros dégageant un bénéfice de 350 millions d’euros, qui fait travailler 150000 salariés sur un bassin de population de 200000 personnes, par lequel passe tous les jours un million de franciliens.
Bref, le premier pôle tertiaire d’Europe.
Même « si la valeur n’attend pas le nombre des années », comme nous le ressassent Lefebvre, Balkany’s, et l’inénarrable Paillé qui ne manque jamais l’occasion de cirer les pompes présidentielles, le « Prince Jean » ne semble pas le plus qualifié pour gérer cet important EPAD. Il semble me souvenir que son projet d’enfouissement de l’avenue Charles de Gaulle n’avait pas brillé par la pertinence de ses études, ni par sa faisabilité…
Comme le dit Marianne : « Son seul diplôme est son patronyme. Sa seule expérience, le piston de son père ».
Quels sont les objectifs ?
En décembre prochain, l’EPAD, constitué de Puteaux et Courbevoie (situés à droite) va élargir son périmètre à la réserve foncière voisine de Nanterre (communiste) en multipliant sa superficie par 5 (770 hectares), et restreindre les responsabilités des élus de Nanterre.
Le quartier de la Défense doit occuper une place stratégique centrale dans le dispositif du Grand Paris, devenir un haut lieu de la finance mondiale et permettre ainsi d’avoir la main sur le département des Hauts-de-Seine dont le budget est supérieur à celui d’Etats européens.
Une manne… sans compter le réseau professionnel, culturel…. qu’une telle direction permet de pénétrer.
Papa veut tout simplement avoir la main sur ce pactole.
L’opposition française est indignée : opposition de gauche, bien sûr, mais opposition centriste et opposition neuilléenne. François Bayrou s’inquiète que « tous les piliers solides sur lesquels notre pays s’était construit en termes de principes, de décence et de raison, chancellent et s’effritent ».
La France est devenue la risée du monde entier, à cause d’un président hyperactif et omnipotent qui veut imposer son fils lui-même tellement pressé « qu’il grille tous les feux rouges de la vie politique » (Le Post).
Enfin, je crois qu’on pourrait demander à ce pauvre David Martinon ce qu’il en pense, lui qui croupit désormais dans un consulat français aux Etats-Unis, alors que son ami Jean devait le « soutenir à mort » à l’occasion des dernières élections municipales de Neuilly…
Comme quoi, il y a bien des prédispositions génétiques.Ca ne mérite vraiment pas un « Contrat de confiance »…
samedi, 10 octobre 2009
clearstream: acte III
On allait voir ce qu’on allait voir cette semaine, qui promettait des affrontements sans concession entre les prévenus et les témoins, pardon, « le » prévenu et les témoins.
Au bout du compte, une chose est claire : Dominique de Villepin est peut-être malmené, mais son innocence s’affiche de jour en jour, à tel point qu’elle fait commettre des fautes à son détracteur.
Une analyse sincère montre l’ancien Premier ministre face à un juge intègre sur lequel plane une mesure disciplinaire. Ce malheureux Van Ruymbeke souffre d’avoir été arrêté dans ses investigations concernant l’affaire des frégates de Taïwan. Il est convaincu que de puissantes influences se sont exercées et alors qu’il tente d’approcher la vérité par une voie non conventionnelle, il se voit sanctionné. Son témoignage disculpe Dominique de Villepin.
Le général Rondot, « ce grand général de l’Armée française », à qui on ne la fait pas, souligne que l’ancien Premier ministre n’était pas au courant de la falsification des listings.
L’accusation de dénonciation calomnieuse tombe d’elle-même. D’ailleurs le prévenu réplique : « une dénonciation calomnieuse en matière politique a ceci de particulier que ça signifie un arrêt de mort politique ».
Jean-Louis Gergorin, le Corbeau, n’est toujours pas remis de la mort qu’il juge encore suspecte de Jean-Luc Lagardère, son patron adulé, disparition qui a eu lieu quelques mois avant le début de toute cette affaire (mars 2003).
Intéressante, donc peu soulignée dans la presse, l’intervention de Jean-Pierre Raffarin qui a expliqué combien l’attitude de Dominique de Villepin avait été cohérente en traitant le dossier avec la retenue requise. Il s’étonne en revanche que le ministre de la Justice de l’époque ne soit pas cité comme témoin et encore plus Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense du gouvernement précédent. Mais futé, le président de la République l’a nommée ministre à la Justice, et elle ne peut venir à la barre comme un simple citoyen….
Le très grave problème consiste en un double phénomène : à mesure que la vérité se fait autour de Dominique de Villepin, un rideau de fumée s’épaissit autour de Nicolas Sarkozy et de son entourage.
D’abord, son secrétaire général n’a pas à s’exprimer dans cette affaire qui ne le concerne pas, et ses déclarations pour soutenir son maître sont aussi maladroites qu’incongrues.
De plus, dans le livre de Mathieu Delahousse à paraître demain, Patrick Ouart, le conseiller justice à l’Elysée, affirme qu’ il « conseille Nicolas Sarkozy » dans le cadre de l’affaire Clearstream dans laquelle il est partie civile.
Me Metzner dénonce à juste titre « une ingérence de l’appareil de l’Etat ». Il s’offusque : « Il est payé par qui ? Par les Français. Il se commet d’office aux frais de l’Etat »…. Ces mêmes Français au nom desquels la Justice va être rendue….
Enfin, il n’a été apporté aucune clarificatrion sur les notes de frais d’Imad Lahoud qui avait invité 15 fois François Pérol à dîner entre février 2004 et juillet 2005, ce même François Pérol, alors directeur adjoint au cabinet de Nicolas Sarkozy à Bercy, puis secrétaire général adjoint de l’Elysée.
Heureusement, des journalistes d’investigation cherchent à dénouer tout cet écheveau. C’est ainsi que selon le site Mediapart, Imad Lahoud « pourrait avoir bénéficié d’un traitement de faveur » dans une affaire d’escroquerie de 42 millions de dollars, grâce aux appuis d’un proche de Nicolas Sarkozy…..
Comme le dit Malakine dans son blog : « Espérons que le procès permette d’établir ce qu’il y a de vrai et de faux dans ces listings, dans quel but et pour servir quels intérêts du faux s’est retrouvé mêlé du vrai….Espérons surtout que la focalisation de l’affaire sur la pseudo dénonciation calomnieuse de Sarkozy ne soit pas un écran de fumée pour détourner l’attention de faits bien réels et beaucoup plus graves qui traduirait l’existence de pratiques mafieuses dans le monde de la haute industrie mondialisée ».
vendredi, 09 octobre 2009
Barack Obama, prix Nobel de la Paix 2009.
Quelle surprise !
Quelle leçon !
Quel encouragement !
Il y a 24 heures, qui aurait donné Barack Obama prix Nobel de la Paix ?
Moins de neuf mois après son arrivée à la Maison blanche, le comité norvégien salue ses « efforts extraordinaires en faveur du renforcement de la diplomatie internationale et de la coopération entre les peuples ».
« Il est rare qu’une personne ait, dans la même mesure qu’Obama, capté l’attention du monde entier et donné à son peuple l’espoir d’un avenir meilleur. Sa diplomatie est fondée sur le concept que ceux qui sont en position de diriger le monde doivent le faire sur les bases des valeurs et des attitudes qui sont partagées par la majorité de la population mondiale».
Il a marqué, dès son arrivée à la tête des Etats-Unis, une rupture complète avec le président précédent, son côté va-t-en-guerre, son immaturité et les problèmes où il a enferré les USA.
Bref, Barack Obama affiche une rupture, vraie, complète, significative aux antipodes de la précédente, sans ostentation et avec la prudence requise en terrain dangereux .
Quelle leçon ! Quand on voit Barack Obama remercier avec humilité le comité qui l’a désigné, on ne peut s’empêcher de voir l’image d’un grand président.
Il est vraisemblable que rien, dans son action, n’avait pour but d’obtenir cette désignation qui le fera entrer dans l’Histoire du monde.
Comme quoi la modestie sert ceux qui l’exercent !
Leçon de modestie mais aussi leçon d’efficacité. Le comité Nobel norvégien souligne combien, grâce à Barack Obama « la diplomatie multilatérale a repris une position centrale….Le dialogue et les négociations sont préférés comme instruments de règlement des conflits internationaux, même les plus difficiles… La démocratie et les droits de l’homme doivent être renforcés ».
Quel encouragement à mettre en œuvre ses discours où il promet d’ouvrir une nouvelle page « dans les relations entre Washington et les pays musulmans qu’il veut fondées sur le respect mutuel ».
Comme dit Mickaïl Gorbatchev : « en ces temps difficiles, ceux qui ont une vision, un engagement et une volonté politiques doivent être encouragés ».
« Depuis 108 ans, le comité Nobel norvégien s’efforce d’encourager précisément cette politique internationale et ces attitudes dont Obama est aujourd’hui le principal porte-parole sur la planète. Le comité fait sien l’appel d’Obama : aujourd’hui le moment est venu pour chacun d’entre nous de partager la responsabilité d’une réponse globale aux défis globaux ».
En conclusion, c’est la consécration d’un grand homme qui, en neuf mois, n’a pas encore montré toute la mesure de ses moyens, mais qui œuvre pour la paix au monde, et alors qu’il n’a pas cherché la récompense, celle-ci le conforte à point nommé pour mener à bien la politique que son pays et le monde entier attendent.
J’apprends à l’instant que Dominique Paillé, porte-parole de l’UMP, soutenu par Axel Poniatowski, estime que « Sarkozy aurait pu prétendre avoir le Nobel » … ils doivent tous les deux être restés à l'Alfred Nobel, l’inventeur de la dynamite !
jeudi, 08 octobre 2009
Pas de paix sans solidarité.
Telle est la phrase martelée par Jacques Chirac dans la dernière partie du film « Jacques Chirac, à visage découvert »que les deux journalistes Christian Malard et Bernard Vaillot ont présenté hier soir dans le cadre d’une rencontre des amis de l’association « Avec le Président Chirac ».
Ils sont doués, ces deux-là, pour avoir obtenu un aussi long entretien avec l’ancien chef de l’Etat pourtant peu enclin à s’épancher dans les médias.
Ils procèdent, dans leur reportage, par touches intuitives, insolites, pour « fendre l’armure » de l’homme dont ils veulent saisir le caractère.
Et ils réussissent à montrer combien Jacques Chirac aime les gens, s’intéresse à tout ce qui touche l’être humain et se veut un acteur de la paix dans le monde.
Je ne reviendrai pas sur le rôle essentiel de celui-ci en politique étrangère…
Je retiens l’empathie qui lui permet de comprendre les motivations de populations qui peuvent nous sembler lointaines, sa modestie d’occidental face à l’homme africain qui nous a précédés mais qui n’a pas bénéficié de toutes nos chances, sa connaissance de la civilisation chinoise pour laquelle il exprime toute son admiration….
Et surtout, je retiens son inlassable combat pour la paix, indissociable de la solidarité envers les pays défavorisés.
A l’occasion de cette projection riche d’enseignements, Franck Debié, Directeur général de la « Fondation Chirac, agir au service de la paix » a fait le point sur les objectifs de celle-ci.
La veille, l’ancien président avait promu, au musée du quai Branly, le programme « Sorosoro, pour que vivent les langues du monde ! ». Ce programme a pour objectif la préservation de la diversité linguistique à travers le monde : « sur les 6000 langues parlées aujourd’hui sur la planète, la moitié risque de disparaître au cours du siècle entraînant ainsi la perte définitive de pans entiers de patrimoine culturel de l’humanité ».
« C’est parce qu’elles sont porteuses de sagesse que les langues peu parlées, et les savoirs qu’elles véhiculent, méritent d’être conservées comme des témoignages du passé » a déclaré Jacques Chirac.
Il a émis le souhait qu’une « nouvelle forme de conscience collective, attentive à la diversité, respectueuse de l’apport de chacun au progrès commun, l’emporte sur l’arrogance de la pensée unique ».
Il lancera depuis Cotonou, le 12 octobre prochain, un appel à la « mobilisation internationale contre le trafic de faux médicaments qui est en passe de dépasser celui de la drogue en terme de bénéfices ».
Voilà un sage, qui continue à marquer son époque en se donnant le temps de réfléchir, un homme qui déteste autant les conflits que la pensée unique. Bref, un grand président de la République, une chance pour la France et pour les Français qui attendent avec impatience ses Mémoires.
mardi, 06 octobre 2009
"Sarkozy rattrapé par Cleastream"
Selon le sondage Vivavoice pour Libération : « 69% des Français condamnent les propos présidentiels sur le procès » …et « estiment qu’il devrait laisser travailler la justice ».
« Le pourcentage de Français gênés par la double casquette sarkozyste -partie prenante au procès en tant que partie civile et garant de l’indépendance de justice en tant que président de la République-grimpe à plus de 75% chez les 35-49 ans, les cadres et professions intellectuelles ou les ouvriers. Et même chez les sympathisants UMP, cette schizophrénie est mal vue, puisque 56% d’entre eux regrettent l’interventionnisme présidentiel ».
L’article enchaîne sur « la calamiteuse interview télévisée du chef de l’Etat depuis New-York….Bilan de cette séquence américaine : une polémique de deux jours sur les nerfs mal maîtrisés du Président qui fait passer au second plan son activisme sur la scène internationale ».
Voilà qui est bien préjudiciable aux intérêts de la France.
Par ailleurs, lorsque l’on suit le déroulement de ce fameux procès, on ne peut que s’attrister qu’hier et aujourd’hui, les évènements supposés déstabiliser Dominique de Villepin fassent l’objet des JT de 20 heures, et que les révélations qui l’innocentent ne soient publiées que tard dans la soirée.
Ainsi, à 20 heures on voit la partie civile saluer le général Rondot pour l’extrême précision de ses propos quand il campe sur ses positions et « charge Dominique de Villepin et Michèle Alliot-Marie ». Mais on n’apprend qu’ à 21 heures 45 par l’agence Reuters que ce même « général de l’armée française » pense que l’ex-Premier ministre ignorait que « les listings étaient faux », ce qui exclut toute dénonciation calomnieuse.
De même ce soir, la presse s’est tue sur un incident pendant l’audience qui a valu à celle-ci d’être suspendue.
Maître Metzner avait insisté « sur ce qui, croit-il, gêne la plus célèbre des quarante parties civiles : l’ubiquité procédurale de Me Herzog, à la fois chez Thales » (partie civile du dossier des frégates) « et à l’Elysée »…
Il faut croire que l’affaire des frégates rôdait aujourd’hui au Palais de Justice.
Le malheureux juge Van Ruymbeke n’a-t-il pas dû se résoudre à rédiger une ordonnance de non-lieu général le 1er octobre 2008 concernant cette sombre histoire où se sont mêlés des morts suspectes et des milliards de dollars, intriqués vérités et mensonges, doutes et certitudes ?… « Si on commence avec des certitudes, on finit avec des doutes. Si on commence avec des doutes, on finit avec des certitudes » a conclu le magistrat ;
L’opinion publique pour sa part ne comprend rien, sinon que l’image de la France n’est pas grandie par ce procès.
D’ailleurs, « Les Français ne supportent pas de voir leurs élites s’entretuer » a coutume de répéter l’ancien président, Jacques Chirac.
Il a encore une fois raison.
23:37 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, villepin, clearstream, libération, van ruymbeke
samedi, 03 octobre 2009
Clearstream: acte II
« Finalement, le spectacle a fait pschitt » écrit Jean-Marie Pontaut dans l’Express. « L’audition de Dominique de Villepin, annoncée comme le moment fort du procès, d’où devait jaillir la vérité sur les manipulations politiques de l’affaire n’a pas tenu ses promesses. L’ancien premier ministre n’a en réalité jamais été mis en difficulté ni pris en défaut de mensonge ».
La vérité ? Quelle vérité ?
Pour les zélateurs d’une des parties civiles, de La partie civile, la vérité ne se conçoit pas sans la culpabilité de Dominique de Villepin. On se demande même pourquoi se tient un tel procès puisque leur vérité est avérée, le croient-ils ou font-ils semblant de le croire.
Car la condamnation de l’ancien Premier ministre est essentielle à l’écriture de leur histoire
Pour preuve, les propos du Canard enchaîné de cette semaine : « un ministre appartenant au premier cercle sarkozyste, a une vision originale du procès Clearstream. Selon lui, l’acharnement dont fait preuve Sarko vise avant tout à éliminer définitivement Villepin de la course à la présidentielle ».
Pour eux, il faut que le prévenu trébuche, qu’il soit soumis à la question, que le gladiateur, choisi à Rome pour sa force et son courage, soit occis pour montrer à l’inverse la puissance de son adversaire et laisser à celui-ci le champ libre.
Eh bien, c’est raté, les jeux du cirque ne se déroulent pas selon le scenario annoncé.
Au bout de huit heures de confrontation avec le procureur, « aucun élément n’est venu conforter la culpabilité de Dominique de Villepin » déclare son avocat Maître Olivier Metzner. « Face à la vacuité des arguments, le parquet a répété trois fois les mêmes questions à Dominique de Villepin…. Quand on est répétitif, c’est qu’on n’a pas d’arguments».
Et, qu’on se le dise, Dominique de Villepin « se dit heureux d’apporter sa contribution à l’émergence de la vérité dans une affaire où les mensonges et les manipulations ont obscurci la vérité. Je suis certain que la sérénité des débats permettra à la justice de faire son travail dans les meilleurs conditions ».
Face au déchainement annoncé, Dominique de Villepin donne l’image de calme, de maîtrise de lui-même et de ses émotions.
Lui que ses détracteurs raillent en vantant son talent de poète, sous-entendant qu’il serait animé plus par l’émotion que par le sens des réalités, démontre au contraire son sang-froid, son pragmatisme, sa capacité à ne pas se laisser entraîner dans une logorrhée dangereuse.
Bref, il incarne dans cette épreuve toutes les qualités qu’on attend d’un homme d’Etat.
D’ailleurs, l’opinion ne s’y trompe guère, qui préfère toujours un héros blessé à un puissant adversaire.
La conclusion de cette deuxième semaine, décisive puisqu’ on allait voir ce qu’on allait voir, donne incontestablement l’avantage à Villepin.
Par ailleurs, et après avoir exploité le bénéfice de la tribune que lui octroyait cette affaire, Dominique de Villepin convainc tous les jours de plus en plus de Français soucieux de la situation de leur pays. Ses partisans se sont ainsi réunis et, en véritables précurseurs, déterminés par l’ardeur de leurs convictions, ont créé le premier réseau social politique : villepincom.net
Ses supporteurs, plus nombreux et plus efficaces qu’on ne le croit, ont réussi les premiers, avec peu de moyens mais animés par la rage de vaincre et de convaincre, à exploiter les avancées technologiques primordiales dans une campagne électorale.
Qu’on ne croie pas Dominique de Villepin isolé. Son réseau s’étoffe, se multiplie tous les jours avec un nombre extraordinaire d’ inscriptions d’internautes venant d’horizons les plus variés .
A la tête de ce réseau et du Club Villepin, se trouve Brigitte Girardin, ancienne ministre de l’Outre-Mer, moquée par Claude Askolovitch sur Europe 1 mercredi dernier, car « villepiniste et chiraquienne », comme si elle incarnait une espèce en voie de disparition.
Que ce journaliste soit rassuré. Qu’il prenne le temps de consulter les sites en question et il nuancera les questions à son invitée de moins de mépris.
Il convient d’ailleurs de remarquer que Madame Girardin, par ses propos empreints de calme, de conviction et de fidélité ont ramené l’entretien au niveau du sérieux requis.
En effet, villepinistes et chiraquiens perpétuent le gaullisme, dans la naissance du grand mouvement qui se crée autour de Dominique de Villepin.
C’est le rassemblement de citoyens responsables qui souhaitent des propositions alternatives à celles qui leur sont imposées aujourd’hui et qui mènent notre « grand et beau pays » dans un gouffre.
C’était bien l’opinion de l’actuel Premier ministre qui, bien avant que la situation ne se soit encore plus dégradée, avait annoncé que « le pays est au bord de la faillite »…
Dominique de Villepin, en grand serviteur de l’Etat réfléchit aux problèmes des Français.
Il incarne l’espérance de la France. Et tôt ou tard, il en incarnera le destin.




