vendredi, 21 novembre 2008
M.Sarkozy ignore la séparation des pouvoirs politique et judiciaire....
Le Quotidien du Médecin du 21 novembre 2008 (Richard Liscia):
"L’ancien Premier ministre (Dominique de Villepin) est ... fondé à dire que le président de la République mélange les genres et ignore la séparation des pouvoirs judiciaire et politique. Sa démarche récente, qui a consisté à prolonger par décret les fonctions de M. Pons pour qu’il eût le temps de signer le renvoi, est insoutenable.
Les juristes font toutefois remarquer que le renvoi n’avait pas besoin de deux signatures, que celle de M. d’Huy suffisait. Même si c’est vrai, l’ingérence, fût-elle bénigne, du chef de l’Etat dans une affaire qui, de surcroît, le concerne au premier chef, témoigne à la fois de son mépris pour l’indépendance de la justice et de son mépris pour le qu’en-dira-t-on.
On peut comprendre une bouffée de haine, on ne comprend pas qu’elle dure si longtemps et qu’elle occupe l’emploi du temps d’un président infiniment occupé.
Chassez le naturel…M. Sarkozy est donc aveuglé par ses soupçons, comme M. de Villepin semble avoir été aveuglé par son hostilité à M.Sarkozy et par sa fidélité à M.Chirac.
Que ce trio suprême de la droite se déchire au sujet d’un complot de spadassin ignare ne grandit pas la classe politique.
C’est pire que les déchirements du Parti socialiste qui portent quand même sur des sujets idéologiques.
Comme on a pu le voir en diverses circonstances, il y a bel et bien chez M.Sarkozy un naturel qu’il ne parvient pas à chasser et qui revient à un galop irrésistible.
Il semble prêt, en l’occurrence, à sacrifier la dignité de la majorité et celle de sa fonction à une vengeance qui ne lui rapportera rien, sinon, peut-être, la déchéance d’un homme par ailleurs tout à fait respectable.
On nous dira que la justice n’a fait que son métier, que le procès est donc inévitable et que le droit doit s’imposer quelles qu’en soit les conséquences.
On ne nous fera pas croire pour autant que le président n’était pas en mesure d’arrêter l’effroyable machine qu’il a lui-même déclenchée quand il a porté plainte.
Et on regrette qu’il n’ait pas cherché à échapper à un autre soupçon, celui de n’être motivé que par une rancune inexpiable."
Tout est dit ...
21:41 Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dominique de villepin, ddv, clearstream, jean-pierre grand, ump, ps, quotidien du médecin
samedi, 15 novembre 2008
Ce n'est pas parce qu'on n'a plus la parole, qu'il faut fermer sa gueule...
En même temps que je vois la presse gourmande de ce qui se passe aujourd’hui au PS, alors que l’UMP est devenue l’ « Embrassons-nous Folleville », où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, j’apprends que se prépare un « duel pour la fédération UMP » de Paris.
Je n’en crois ni mes yeux ni mes oreilles, tellement ce parti respire l’équanimité, la tolérance, le bonheur d’être ensemble, j’en passe et des meilleures… (par discrétion autant que pour satisfaire à la bienséance). Bref, je vais finir par comprendre pourquoi je n’avais pas ma place dans ce paradis (moins que fiscal si j’en juge par les comptes impayés de d’Aboville), d’ailleurs il (le parti) m’a exclue puis, par une mansuétude non encore élucidée, seulement suspendue (je ne sais pas par quel endroit de ma personne…mais peut-être sur un crochet de boucher ! oh là là, j’ai peur !).
Bref, après le duel prévu soigneusement orchestré entre deux dames ministres qui se voyaient à la tête de la fédération UMP de Paris, voilà que fort ingénument, le président actuel est obligé de se représenter à un troisième mandat.
Voilà qui ne répond en rien ni au changement ni à la rupture prônés.
Un certain Jérôme Dubus ose, lui aussi défier le président de la plus grosse fédération UMP de France.
Si j’avais la possibilité de voter, je voterais pour ce candidat dont j’ai apprécié les qualités humaines, le dévouement et le sérieux alors que nous figurions sur la liste des sénatoriales pour Paris en 2004, liste UMP alors menée par l’ancien ministre, Roger Romani.
Pendant ce temps d’ailleurs, se présentait une liste dissidente, soutenue par Nicolas Sarkozy, menée par un certain Philippe Goujon pour lequel le mandat de sénateur constituait le plus beau rêve de sa vie…. Ce rêve, réalisé après maintes discussions et marchandages, et des candidats jetés au panier comme ce pauvre Jean-François Legaret, ce rêve, ce caprice n’ aura pas résisté à l’usure du temps (trois ans) pour être remplacé par celui de député.
Souvent homme varie, bien fol (le) qui s’y fie !
Donc, si je pouvais voter, ma conscience me ferait prendre position pour Jérôme Dubus.
Mais stop. Car les circonstances me feraient agir autrement et me dicteraient de voter plutôt pour P. Goujon. Je prévois un gros orage à Paris, et dans le 15ème en particulier.
Je ne vois pas un ancien ministre rester longtemps à la botte d’un éternel second, fût-il président de fédé. Il y a là quelque chose qui ne répond pas à l’ordre établi.
Et dans quelques mois, ou plutôt dans peu d’années, à moins d’une dissolution de l’Assemblée nationale, Cécile Renson se présente et gagne !
D’abord, moi j’habite réellement dans le 15ème (à suivre)
22:14 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, ps, modem, 15ème, 14ème, mairie de paris, mairie du 15éme
dimanche, 26 octobre 2008
Actes de candidature
Youpi ! Philippe Goujon devrait se succéder à lui-même au poste de président de la Fédération UMP de Paris.
Lors des dernières législatives, je suis allée toute seule et en bon petit soldat qui défend ses convictions, braver l’homme qui dirige la plus grosse fédération de France. Et toute seule, encore UMP, je l’ai mis en ballottage.
Pour les prochaines élections législatives, je me présenterai de nouveau contre lui, et comme il aura encore affaibli l’UMP, et que la 12ème circonscription ne sera pas encore prête à donner ses voix à gauche, je serai élue.
Pour les municipales, même programme, de plus, la prochaine fois, je ne me laisserai pas enfumer par le nouvel ami de Philippe Goujon, un navigateur solitaire. D’ailleurs, celui-là, il faudra qu’il travaille un peu plus sur le terrain, sinon, il sera oublié et complètement décrédibilisé.
Comment croire un candidat qui fait campagne contre les élus locaux qui n’habitent pas le 15ème, et lorsqu’on lui envoie une lettre recommandée à son adresse personnelle dans le 14 éme, il en signe l’accusé de réception illico ?
Cette lettre lui rappelait que la commission des comptes de campagne l’avait remboursé des frais engagés, mais il a dû oublier qu’il avait une deuxième de liste qui avait beaucoup financé et qu’il lui fallait la rembourser !
Bah, notre navigateur prépare son tour du monde sur un bateau qui fonctionnera à l’énergie solaire.
Ses électeurs seront enchantés de savoir que pendant les quatre mois où il bourlinguera, il aura du mal à pouvoir se montrer à leur écoute.
Bah, à l’impossible, nul n’est tenu.
J’oubliais : je pense que les 4 000 euros mensuels d’indemnités qu’il continuera à percevoir pendant ces quatre mois, seront reversés aux œuvres sociales du 15 éme, ou… du 14ème.
A très bientôt, chers amis.
23:03 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, ps, modem, 15ème, 14ème, mairie de paris, mairie du 15éme
mardi, 21 octobre 2008
L'union nationale est possible...
A la condition que les enjeux soient indéniables.
Ainsi en a-t-il été pour le vote des députés sur le Grenelle de l’environnement.
Bravo à Jean-Louis Borloo et à NKM pour avoir amené l’Assemblée nationale à voter comme un seul « homme » (et oui, la langue française a la vie dure) les bases d’une loi cadre qui va nous sauver du « péril écologique et social majeur qui guette l’humanité à échéance rapide », comme le dit Nicolas Hulot dans la préface de son ouvrage Pour un pacte écologique, ou encore comme l’avait annoncé le président Chirac à Johannesburg : « notre maison brûle et nous regardons ailleurs »…
Peu importe que les deux ministres se soient affrontés au début de leurs travaux. Leur débat a sûrement été fructueux, puisqu’ils ont obtenu ce vote historique, unique dans l’actuelle mandature où UMP et PS se sont accordés.
Et pourtant l’appel à « union nationale » prônée par le Premier ministre à Enghien n’avait été suivi d’aucun effet lorsqu’il s’était agi de montrer une solidarité nationale et internationale pour sauver le monde de la finance et des banques.
Et pourtant tout est lié.
« La bulle financière mondiale explose, le prix des matières premières s’envole, la pauvreté et la faim gagnent du terrain dans le monde….Tout cela au moment même où le monde prend conscience que la planète est dégradée, que les ressources sont limitées et que la survie des espèces vivantes n’est plus assurée. Y compris la nôtre (Gérard Mermet. Le Monde du 14 octobre 2008).
Le même sociologue fait une analyse optimiste de la situation mondiale puisqu’il intitule son article : Vive la crise. « Profitons de la crise pour refonder notre société ». Il fustige notre société de consommation et prône « que la régulation collective des marchés aujourd’hui souhaitée s’accompagne d’une régulation individuelle des désirs ».
Le Président de la République a bien compris qu’il fallait mettre un terme à la dérive du « capitalisme financier », qu’il fallait que de « nouvelles règles soient imposées aux banques pour mettre fin à l’opacité des transactions et aux modes de rémunération qui poussent à des prises de risque déraisonnables ».
Il avait bien compris, lors de son discours de clôture du Grenelle de l’environnement, le 25 octobre de l’an dernier que « nous avions dépassé les limites de ce que notre planète peut supporter ».
« La tendance éco s’annonce durable, comme le développement auquel elle veut s’associer » (GMermet).
Finies les fraises chiliennes sur les tables du Réveillon. Même au Salon international de l’alimentation qui se tient à Villepinte ces jours-ci, les industriels « continuent d’innover, mais il ne s’agit pas forcément de chercher la rupture, plutôt la simplicité ».
Nicolas Sarkozy a toutes les cartes en main. Selon LCI.fr, il bénéficie dans les sondages de sa réactivité. « Tu sais bien que cette crise est une chance pour toi, c’est là que tu es le meilleur » lui aurait glissé un visiteur à l’Elysée la semaine dernière.
Il est condamné à réussir, et il peut comme aujourd’hui obtenir l’union nationale . Alors, bon vent !
23:26 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : grenelle de l'environnement, ump, ps, g.mermet, n.hulot, jlborloo, nkm.
dimanche, 12 octobre 2008
Un homme d'Etat dans une belle émission
J’avais déjà dit à Serge Moati combien j’appréciais sa façon de conduire son émission « Ripostes », lors d’une rencontre dans les locaux de l’UMP, lui invité par le Secrétaire général de l’époque, un certain Alain Juppé qui animait les « Jeudis matin de l’UMP », et moi, militante de base et occupant, avant des déménagements impromptus, un bureau du 2ème étage du 55 rue de la Boétie, en tant que présidente de Femme Avenir, mouvement associé à la même UMP pour un durée de trois ans.
Les femmes gaullistes reconnaissaient dans l’empathie du présentateur une « méthode de dénuder les choses » et les évènements qui permettaient de les comprendre.
Autant dire que lorsque j’ai été invitée ce soir à la 342è émission qui avait pour invité Dominique de Villepin, je n’ai pas boudé mon plaisir, et je me suis rendue ventre à terre au Studio Gabriel.
J’ai entendu l’ancien premier Ministre, qui avait osé une politique qui allait dans le bon sens quant à la diminution du chômage (2 points), à la diminution de la dette, à une politique sociale conforme à l’idéal gaulliste de mes convictions, j’ ai entendu sa colère d’être poursuivi en correctionnelle pour un chef d’accusation inédit, quasiment fait sur-mesure : « complicité par abstention de dénonciation calomnieuse » dans l’affaire Clearstream.
Pour ma part, et modestement, je ne comprends pas comment il pouvait espérer un non-lieu sur cette affaire.
Les officines ne peuvent se déjuger….
Dominique de Villepin s’était déjà exprimé sur Radio J le matin.
« A la question : Est-ce qu’on peut faire pression sur le parquet ?, il a répondu : cela fait partie des choses possibles…Le parquet est sous les ordres de la chancellerie, la garde des Sceaux est nommée par le président de la République…. Ce dossier est politique, a-t-il ajouté en soulignant qu’il ne voulait faire de procès d’intention à personne ».
Dominique de Villepin se sent « libre de tout engagement », très déterminé à défendre ses convictions, au nom de l’intérêt de la France.
Il a dit qu’il demeurait un homme politique, que rien, ni personne, ne viendrait le détourner de son chemin, et qu’il défendrait la démocratie, valeur bien fragile dans notre société.
Bravo Dominique.
A bientôt.
23:52 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dominique de villepin, jean-pierre grand, ump, femme avenir
vendredi, 18 juillet 2008
Esaü à l'Assemblée nationale
Eh bien voilà, nous y sommes. Les plus valeureux à mes yeux n’ont pas résisté au plat de lentilles.
Et pourtant, ils en ont fait des gesticulations, votant non en première lecture à l’Assemblée nationale (ce qui avait attiré vers eux les médias, pourquoi pas quand on est en mal de notoriété), puis annonçant partout qu’ils s’abstiendraient….
Là, je me suis dit que la pente était raide, et qu’elle était inéluctable…
Bien vu, parce qu’ils viennent d’annoncer qu’ils allaient voter cette misérable révision constitutionnelle.
Tous ces députés pour lesquels j’avais une certaine estime, parce que je les croyais hommes de convictions, ont écouté les sirènes qui les ont achetés.
Il faut croire que les chants de celles-ci ont été bien mélodieux, riches de promesses autant que de menaces.
Je suis fière de ne plus appartenir à leur clan.
Je suis fière d’avoir d’autres valeurs que celles que l’UMP, mais au fait, quelles sont ces valeurs ?
J’ai cru en Hervé Mariton qui semblait ferme dans ses convictions. J’ai bien senti que son club Réforme et Modernité devenait un cénacle dévoué à sa personne et je m’attendais à quelque botte en touche. Mes craintes ont été dépassées.
Je voyais en Georges Tron un député fiable, gaulliste, malgré quelques faux pas en 1995 et une histoire d’hélicoptère peu crédible. Mais je me disais que c’était un péché de jeunesse.
Quant à Bernard Debré, je n’arrive pas à croire qu’il ait ainsi renié l’héritage spirituel de son père, le fondateur de la 5ème République. Il est vrai que l’opinion devrait être habituée à ses coups de menton jamais suivis du plus petit effet, aussi bien lorsqu’il envisageait (déjà) une rupture dans la gouvernance de l’Assistance publique, que lorsqu’il se voyait en adversaire déclaré de Françoise de Panafieu . On allait voir ce qu’on allait voir, mais, si j’en juge par les résultats électoraux des personnalités qu’il finit par soutenir, le Président de la République devrait se méfier.
Bref, comme disait La Fontaine « ventre affamé n’a pas de maître » !
23:15 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, mariton, tron, grand, debré, assemblée nationale
lundi, 14 juillet 2008
L'UPM, l'héritage Chirac.
Tout le monde se réjouit aujourd’hui de la réussite de l’Union pour la Méditerranée qui a permis à 43 pays, dont certains sont en conflit, de se réunir, et sinon de dialoguer, sinon de vouloir poser ensemble sur la photo de famille, du moins de se rencontrer et d’amorcer un processus de paix.
Bravo au Président Nicolas Sarkozy d’avoir poursuivi ce qui avait été créé les 27 et 28 novembre 1995, sous la Présidence de Jacques Chirac : la conférence de Barcelone.
Celle-ci avait établi les premières règles d’un partenariat méditerranéen, regroupant les 25 Etats membres de l’Union européenne et 10 Etats du Sud et de l’Est de la Méditerranée : Maroc, Algérie, Tunisie, Egypte, Israël, Autorité palestinienne, Jordanie, Liban, Syrie et Turquie.
Ce programme, dénommé processus de Barcelone, « est le seul cadre de coopération global où les partenaires de l’Union européenne et de la rive sud de la méditerranée abordent ensemble des problèmes de la région.
C’est un outil particulièrement utile dans le contexte actuel de crise au Proche-Orient et en Irak » comme l’indique le Ministère des Affaires étrangères. A la suite de la conférence de Naples des 2 et 3 décembre 2003 qui le prolongeait, sous l’influence du Ministre de l’époque, Dominique de Villepin, ce processus souhaitait lancer trois projets essentiels : la création d’une Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne, d’une Fondation euro-méditerranéenne pour le dialogue des cultures et d’une facilité financière renforcée de la Banque Européenne d’Investissement pour la Méditerranée.
«Le Ministre a proposé, en particulier, un renforcement du dialogue et de la coopération politique, notamment en matière de sécurité et de défense, un dialogue économique à haut niveau axé sur la mise en œuvre des réformes, le lancement de projets destinés à favoriser l’intégration du Maghreb, et la promotion de la démocratie et des droits de l’homme ».
Tout est dit.
Conclusions :
1/ Il est bon de « cent fois sur le métier, remettre son ouvrage », surtout lorsqu’il s’agit de sujets aussi sensibles que la paix au Proche et Moyen -Orient (merci Bush !).
2/ Les Français ont la mémoire courte, puisque ce qu’ils célèbrent aujourd’hui, ils auraient pu le célébrer il y a 5, voire 13 ans.
Puisque, une fois de plus, les actions du président Chirac se révèlent précurseurs, sinon visionnaires, adhérez à l’association: « AVEC LE PRESIDENT CHIRAC, Ses amis rassemblés autour de ses valeurs » comme me le conseille un blogueur, qui de plus, m’en donne l’adresse électronique que j' ignorais (à ma grande honte): contact@jacqueschirac-assoc.fr.
15:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, upm, jacques chirac, dominique de villepin, avec le président chirac.
lundi, 30 juin 2008
Un homme exceptionnel, une famille remarquable, une émission de qualité rare
Un moment rare, celui que nous a donné cette belle chaîne publique, France 2, pour relater « Un jour, un destin : Chirac intime ».
D’abord, je trouvais audacieux de vouloir résumer en 120 minutes les ressorts profonds d’un homme qui m’a semblé toujours en retrait de toute exposition publique et médiatique. Ce qui ne constitue que le corolaire d’une éthique et d’une éducation qui faisaient prévaloir la dignité et l’absolue obligation de ne pas afficher ses problèmes personnels. (Vais-je m’affranchir de cette obligation en disant que cette ligne de conduite est modestement celle que j’ai adoptée tout au long de ma vie?)
Je trouve que la famille Chirac, éprouvée, a montré une solidarité qui ne peut que forcer l’admiration des Français.
Toute cellule familiale subit des bonheurs et des malheurs, et ma conviction très profonde est que tout doit se résumer au carnet du jour du Figaro et/ ou du Monde. Point barre.
Un homme politique qui parvient à la fonction suprême s’extrait de toutes ses contingences privées, sinon la France peut se faire du souci !
L’attitude de Jacques Chirac, lors des tournants de sa carrière, qui sont ceux que les Français lui ont imposés, bons ou moins bons, est celle qui devrait faire l’admiration des écoliers des années à venir : s’obliger au calme, à l’impavidité, au respect de tous. Et peut-être montrer, comme lors de la passation des pouvoirs, le 16 mai 2007, que son objectif premier n’était pas celui des photographes, comme le lui indiquait d’un index qui deviendra célèbre, celui de son successeur, mais celui de se montrer digne.
Jacques Chirac a tourné la page, comme le dit un intervenant. Bien sûr, mais qui ne la tourne pas ? et parfois plus vite que Jacques Chirac !
De mauvais esprits glosent qu’il lui a fallu trois élections pour se faire élire. Il est vrai qu’en face de lui se présentaient de vrais ténors d’opposition. Plus tard, ce fut plus facile ..« à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire »…
Certes, en 1995, il affrontait son ami de trente ans…ami qui d’ailleurs m’a donné des leçons d’union et de solidarité et m’a reproché de « n’avoir jamais fait le bon choix » ! (sic. Marché de Grenelle), sauf qu’en 2001, soutenant René Galy-Dejean, j’avais déjà montré ma détermination à ne pas souffrir la pensée unique…
Je ne veux pas m’égarer (j’aurai l’occasion de relater mes observations dans un avenir proche).
Pourquoi, comme la majorité actuelle des Français, j’aime Jacques Chirac ?
Parce qu’il me représente, parce qu’il incarne la bonne éducation que mes parents m’ont donnée, celle que je veux transmettre à ma descendance : faire front, rester impassible devant les évènements, ne pas étaler sur la place publique mes soucis et mes satisfactions (notamment lorsque je pressens celles-ci transitoires)… Ainsi, je préfère ne pas voir célébrer lors d’un 14 juillet la beauté d’une première dame de France qui ne sera qu’éphémère ( je parle de la beauté!).
Enfin, ce que j’appréciais chez Jacques Chirac en représentation à l’étranger, c’était sa tenue dans les salons officiels. Je ne l’ai jamais vu croiser les jambes en mettant le pied sur le genou opposé. Ces réflexions paraitront vénielles à certains thuriféraires. Il n’empêche que rares sont les présidents à exposer leurs chaussettes de cette façon!
La dimension d’un homme politique se mesure à l’image qu’il donne, à la transmission de ses valeurs, à l’empreinte qu’il laissera à la postérité. Et là, je n’en vois pas beaucoup à pouvoir rivaliser avec Jacques Chirac. Outre la politique étrangère qu'il a donnée à la France, et où il a fait un sans faute (sur 12 ans, ce n'est pas si mal), il laissera une trace indélébile dans l’histoire de la France et dans celle du monde par sa considération de de tout un chacun, par sa réelle empathie, par le respect du dialogue des cultures et par son souci de favoriser touts les civilisations à vivre ensemble en paix.
Merci Monsieur le Président.
22:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jacques chirac, le figaro, le monde, ump, nicolas sarkozy
mercredi, 12 mars 2008
communiqué de presse du 11 mars 2008
Un certain nombre de candidats présents sur la liste de Gérard d'Aboville ont appris avec stupéfaction que des négociations avec le candidat UMP se sont tenues ce matin sans aucune concertation préalable des principaux intéressés.
Animés par la seule peur de perdre cette élection, Philippe Goujon et Gérard d'Aboville ont conclu un accord personnel qui ne tient à aucun moment compte de l'intérêt des habitants du 15ème.
Philippe Goujon a souhaité évincer les principaux colistiers du candidat divers-droite et établir une liste selon des critères purement personnels et politiques en ne laissant aucune place à la diversité d'opinion.
Pour s'assurer un poste de Conseiller de Paris, Gérard d'Aboville s'est plié à toutes les conditions qui lui ont été imposées, au mépris du discours tenu pendant la campagne et des engagements pris devant les électeurs.
Dans ce cadre, Cécile Renson, Conseiller de Paris sortant, deuxième de la liste de Gérard d'Aboville, les élus de la liste soutenue par le maire du 15ème et les autrees colistiers tiendront une conférence de presse le mercredi 12 mars à 15h30 au Tabac de la Mairie, place de la Mairie afin d'exposer les conditions de ce ménage électoral ainsi que leur choix pour l'avenir.
00:03 Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, d'aboville, élections municipales, 15ème
jeudi, 07 juin 2007
Du caca-haut sur les panneaux
Surprise et indignation lorsqu'on m'a rapporté que les affiches officielles apposées sur les panneaux électoraux qui m'ont été attribués étaient maculés d'excréments, rue Fondary et rue Saint-Charles....
Je n’ imaginais pas avoir un(e) adversaire assez contorsionniste pour déféquer sur ces panneaux .
Je ne m’imaginais pas à ce point em.. .bêtante pour voir mon image salie par des fèces, exonérations qui déshonorent toute la classe politique de la 12ème circonscription de Paris.
Je n' imagine pas, surtout, qu’à cet(te) adversaire, qui ne sait contrôler ou ses troupes ou ses sphincters, la population puisse accorder sa confiance.
Savoir se contrôler, savoir respecter ses adversaires, c’est vrai, n’est pas une vertu bien partagée.
Moi, je la possède.
Plus on me nuit, me charge, m’invective, me colle des affiches sur le bout de mon minois, plus on m’en…tarte, plus je montre à la population que moi, j’ai les nerfs d’acier inhérents à ma vocation d’anesthésiste.
Voilà la démonstration de ma capacité à répondre aux exigences multiples de la population de la 12ème circonscription de Paris.
Faites confiance à une femme qui a vécu des épreuves personnelles difficiles.
Faites confiance à un médecin habitué à garder son sang froid.
Faites confiance à une candidate qui sait optimiser les situations difficiles : la m… ça porte chance.
23:45 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : législatives, UMP, Mairie de Paris, Mairie du 15ème



