samedi, 03 octobre 2009
Clearstream: acte II
« Finalement, le spectacle a fait pschitt » écrit Jean-Marie Pontaut dans l’Express. « L’audition de Dominique de Villepin, annoncée comme le moment fort du procès, d’où devait jaillir la vérité sur les manipulations politiques de l’affaire n’a pas tenu ses promesses. L’ancien premier ministre n’a en réalité jamais été mis en difficulté ni pris en défaut de mensonge ».
La vérité ? Quelle vérité ?
Pour les zélateurs d’une des parties civiles, de La partie civile, la vérité ne se conçoit pas sans la culpabilité de Dominique de Villepin. On se demande même pourquoi se tient un tel procès puisque leur vérité est avérée, le croient-ils ou font-ils semblant de le croire.
Car la condamnation de l’ancien Premier ministre est essentielle à l’écriture de leur histoire
Pour preuve, les propos du Canard enchaîné de cette semaine : « un ministre appartenant au premier cercle sarkozyste, a une vision originale du procès Clearstream. Selon lui, l’acharnement dont fait preuve Sarko vise avant tout à éliminer définitivement Villepin de la course à la présidentielle ».
Pour eux, il faut que le prévenu trébuche, qu’il soit soumis à la question, que le gladiateur, choisi à Rome pour sa force et son courage, soit occis pour montrer à l’inverse la puissance de son adversaire et laisser à celui-ci le champ libre.
Eh bien, c’est raté, les jeux du cirque ne se déroulent pas selon le scenario annoncé.
Au bout de huit heures de confrontation avec le procureur, « aucun élément n’est venu conforter la culpabilité de Dominique de Villepin » déclare son avocat Maître Olivier Metzner. « Face à la vacuité des arguments, le parquet a répété trois fois les mêmes questions à Dominique de Villepin…. Quand on est répétitif, c’est qu’on n’a pas d’arguments».
Et, qu’on se le dise, Dominique de Villepin « se dit heureux d’apporter sa contribution à l’émergence de la vérité dans une affaire où les mensonges et les manipulations ont obscurci la vérité. Je suis certain que la sérénité des débats permettra à la justice de faire son travail dans les meilleurs conditions ».
Face au déchainement annoncé, Dominique de Villepin donne l’image de calme, de maîtrise de lui-même et de ses émotions.
Lui que ses détracteurs raillent en vantant son talent de poète, sous-entendant qu’il serait animé plus par l’émotion que par le sens des réalités, démontre au contraire son sang-froid, son pragmatisme, sa capacité à ne pas se laisser entraîner dans une logorrhée dangereuse.
Bref, il incarne dans cette épreuve toutes les qualités qu’on attend d’un homme d’Etat.
D’ailleurs, l’opinion ne s’y trompe guère, qui préfère toujours un héros blessé à un puissant adversaire.
La conclusion de cette deuxième semaine, décisive puisqu’ on allait voir ce qu’on allait voir, donne incontestablement l’avantage à Villepin.
Par ailleurs, et après avoir exploité le bénéfice de la tribune que lui octroyait cette affaire, Dominique de Villepin convainc tous les jours de plus en plus de Français soucieux de la situation de leur pays. Ses partisans se sont ainsi réunis et, en véritables précurseurs, déterminés par l’ardeur de leurs convictions, ont créé le premier réseau social politique : villepincom.net
Ses supporteurs, plus nombreux et plus efficaces qu’on ne le croit, ont réussi les premiers, avec peu de moyens mais animés par la rage de vaincre et de convaincre, à exploiter les avancées technologiques primordiales dans une campagne électorale.
Qu’on ne croie pas Dominique de Villepin isolé. Son réseau s’étoffe, se multiplie tous les jours avec un nombre extraordinaire d’ inscriptions d’internautes venant d’horizons les plus variés .
A la tête de ce réseau et du Club Villepin, se trouve Brigitte Girardin, ancienne ministre de l’Outre-Mer, moquée par Claude Askolovitch sur Europe 1 mercredi dernier, car « villepiniste et chiraquienne », comme si elle incarnait une espèce en voie de disparition.
Que ce journaliste soit rassuré. Qu’il prenne le temps de consulter les sites en question et il nuancera les questions à son invitée de moins de mépris.
Il convient d’ailleurs de remarquer que Madame Girardin, par ses propos empreints de calme, de conviction et de fidélité ont ramené l’entretien au niveau du sérieux requis.
En effet, villepinistes et chiraquiens perpétuent le gaullisme, dans la naissance du grand mouvement qui se crée autour de Dominique de Villepin.
C’est le rassemblement de citoyens responsables qui souhaitent des propositions alternatives à celles qui leur sont imposées aujourd’hui et qui mènent notre « grand et beau pays » dans un gouffre.
C’était bien l’opinion de l’actuel Premier ministre qui, bien avant que la situation ne se soit encore plus dégradée, avait annoncé que « le pays est au bord de la faillite »…
Dominique de Villepin, en grand serviteur de l’Etat réfléchit aux problèmes des Français.
Il incarne l’espérance de la France. Et tôt ou tard, il en incarnera le destin.




