dimanche, 12 octobre 2008

Un homme d'Etat dans une belle émission

J’avais déjà dit à Serge Moati combien j’appréciais sa façon de conduire son émission « Ripostes », lors d’une rencontre dans les locaux de l’UMP, lui invité par le Secrétaire général de l’époque, un certain Alain Juppé qui animait les « Jeudis matin de l’UMP », et moi, militante de base et occupant, avant des déménagements impromptus, un bureau du 2ème étage du 55 rue de la Boétie,  en tant que présidente de Femme Avenir, mouvement associé à la même UMP pour un durée de trois ans.

Les femmes gaullistes reconnaissaient dans l’empathie du présentateur une « méthode de dénuder les choses » et les évènements qui permettaient de les comprendre.

Autant dire que lorsque j’ai été invitée ce soir à la 342è émission qui avait pour invité Dominique de Villepin, je n’ai pas boudé mon plaisir, et je me suis rendue  ventre à terre au Studio Gabriel.

J’ai entendu l’ancien premier Ministre, qui avait osé une politique qui allait dans le bon sens quant à la diminution du chômage (2 points), à la diminution de la dette, à une politique sociale conforme à l’idéal gaulliste de mes convictions, j’ ai entendu sa colère d’être poursuivi en correctionnelle pour un chef d’accusation inédit, quasiment fait sur-mesure : « complicité par abstention de dénonciation calomnieuse » dans l’affaire Clearstream.

Pour ma part, et modestement, je ne comprends pas comment il pouvait espérer un non-lieu sur cette affaire.

Les officines ne peuvent se déjuger….

Dominique de Villepin s’était déjà exprimé sur Radio J le matin.

« A la question : Est-ce qu’on peut faire pression sur le parquet ?, il a répondu : cela fait partie des choses possibles…Le parquet est sous les ordres de la chancellerie, la garde des Sceaux est nommée par le président de la République…. Ce dossier est politique, a-t-il ajouté en soulignant qu’il ne voulait faire de procès d’intention à personne ».


Dominique de Villepin se sent « libre de tout engagement », très déterminé à défendre ses convictions, au nom de l’intérêt de la France.

Il a dit qu’il demeurait un homme politique, que rien, ni personne, ne viendrait le détourner de son chemin, et qu’il défendrait la démocratie, valeur bien fragile dans notre société.

Bravo Dominique.

A bientôt.