mercredi, 20 janvier 2010

Dominique de Villepin dans le 9-3.

Après Draveil, Dominique de Villepin a voulu, hier, rencontrer les habitants de Bondy, une façon à lui de prendre le pouls de la population.

« C’est une chose d’être dans un bureau, c’est autre chose que de ressentir les choses » dira-t-il.

Gilbert Roger, maire socialiste de Bondy l’a accompagné tout l’après-midi, après l’avoir reçu à la mairie.

Entre la visite d’une zone en rénovation du nord de la ville, une halte dans un café et la rencontre de l’équipe du Bondy blog, il s’est rendu dans le local d’une association de solidarité où lui ont été offerts du thé à la menthe et des pâtisseries qui lui ont rappelé le Maroc, son lieu de naissance.

Il faisait bon voir la population se presser à ses côtés, fière de l’accueillir, comme l’a souligné la présidente de l’association, le remerciant pour « ce qu’il a beaucoup apporté à la France ».

L’ambiance était conviviale entre embrassades et youyous. Quant aux gamins, ils n’en revenaient pas. Ils se demandaient bien qui venait les voir, le président ou un ministre.

« T’es fou, c’est pas le président, y’aurait des CRS » .

C’était un vrai bonheur de voir leur regard curieux, intrigués et fiers que leur quartier suscite un intérêt auquel ils ne sont pas habitués, pendant que le plus grand, après s’être faufilé jusqu’à la table des gâteaux, rapportait son butin de pâtisseries.

 

Dominique de Villepin, pour lequel Brigitte Girardin, présidente du Club Villepin et une dizaine de parlementaires, avaient organisé, à sa demande, « un déplacement d’écoute » a trouvé auprès de ces habitants aux origines diverses un écho favorable lorsqu’il a critiqué le débat sur l’identité nationale : « Quand je viens à Bondy, je constate qu’il y a une unité nationale forte. On n’a pas de leçon à donner ici en la matière. Ces débats qui sont faits avec le souci de marquer des camps me paraissent hors de propos ».

Ce débat, pour lui, est destiné à « détourner  les Français de l’essentiel, "la crise économique et sociale " le " défi "de la dette et des déficits ».

Il « veut entendre ces Français qui souffrent », confie Georges Tron.

Il se réclame de la « tradition gaulliste, sociale et républicaine », entend « servir la France et les Français » et « offrir une alternative politique ».

Il défend son bilan de Premier ministre, ayant créé 600 000 emplois en 2 ans et réduit le chômage à son taux le plus bas depuis 1983 : 8,1% de la population active.

De quoi faire rêver les jeunes qui l’interrogent, inquiets de leur propre sort.

Il martèle la nécessité de renforcer notre compétitivité, notre protection sociale, la lutte contre les déficits. Pas de promesse, mais du pragmatisme.

 

Pour un peu, il serait « un homme mûri par les épreuves qu’il a eu à vivre et à surmonter au cours des derniers mois », l’auteur qui se décrit ainsi continue en se disant  « prêt désormais pour assumer la plus haute fonction de l’Etat », ce que n’a pas encore dit explicitement Dominique de Villepin.

Dès lors, l’écrivain veut « parvenir à sceller entre eux (les Français) et moi cette "rencontre " qui seule peut déterminer leur confiance à mon égard.

Voilà pourquoi je me suis attaché à établir avec eux la relation la plus directe sur le terrain…..lors de petites réunions informelles qui m’en ont plus appris sur les difficultés auxquelles mes compatriotes sont confrontés que tous les rapports d’experts ou les analyses savantes des meilleurs sociologues » (Jacques Chirac. Chaque pas doit être un but- Mémoires).

Ce doit être ce à quoi pensait Jacques Le Guen, député UMP, lorsqu’il a déclaré : «  On est un peu comme en 1994 lorsque Jacques Chirac était à 11% dans les sondages. On a vu la suite ».

 

C’était bien une visite qui fait rêver !

lundi, 04 janvier 2010

Une promesse que le président de la République ne tiendrait pas ?

Dans le cadre de la première Conférence nationale du Handicap, le 10 juin 2008, a été lancé le Pacte national pour l’emploi des personnes handicapées.

Nicolas Sarkozy s’est engagé à contraindre les entreprises d’au moins 20 salariés n’employant pas 6 % de travailleurs porteurs de handicap à payer de lourdes indemnités (13 000 euros par an et par travailleur handicapé « absent »), et ce dès le 1er janvier 2010.

 

 

S’il ne pouvait pas faire autant que Jacques Chirac, il s’efforçait cependant de montrer qu’il pouvait faire plus sur l’instant … Il avait certes plusieurs longueurs de retard.

 

 En effet, c’est le Premier ministre de l’époque qui, en 1975, se penchant sur le sort des personnes handicapées, a voulu, par une loi, remédier aux insuffisances de la France dans l’intégration des personnes handicapées. Il s’agissait de l’accessibilité des lieux et de l’insertion professionnelle de ces citoyens.

 

Une autre loi, celle du 10 juillet 1987, toujours sous l’impulsion de Jacques Chirac, a prévu que 6% des postes de la fonction publique devaient être réservés aux personnes handicapées.

 

Enfin, la loi du 11 février 2005 défendue  par la tenace secrétaire d’Etat aux personnes handicapées, Marie-Anne Montchamp, propose la scolarité aux enfants handicapés dans l’établissement scolaire choisi par les parents, favorise l’autonomie des adultes en situation de handicap, et impose à tous les établissements recevant du public de faire les travaux d’accessibilité nécessaires d’ici 2015.

Elle exige de plus que tous les bâtiments neufs soient accessibles aux handicapés de toute sorte (moteur, auditif, visuel…).

 

 Or, le gouvernement de Nicolas Sarkozy a voulu introduire des dérogations à cette mesure, Eric Woerth en tête.

 

 Heureusement, le Conseil constitutionnel veillait et il vient de censurer ce « cavalier » dans la loi de finance.

 

 Par ailleurs, au nom de la Crise, le président a décidé de reporter au 1er juillet 2010 les contraintes financières pour les sociétés ne respectant pas le quota prévu des 6% de travailleurs handicapés.

 

Force est de constater que le président de la République n’est pas très sensible aux problèmes des travailleurs handicapés, que le handicap est loin de ses priorités et qu’il ne respecte pas ses engagements.

 

Il peut faire les gros yeux aux employeurs récalcitrants et annoncer de lourdes sanctions financières en cas d’infraction, s’il n’affiche pas une politique volontariste en faveur des personnes handicapées, la situation de celles-ci rétrogradera.

 

On ne peut que regretter le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin et sa secrétaire d’Etat, Marie-Anne Montchamp qui avait fait progresser l’emploi des handicapés et  aboutir la prestation de compensation du handicap.

A son sujet, Patrick Roger, journaliste au Monde a écrit un excellent article ce jour intitulé : « Marie-Anne Montchamp, résolument indocile ». « En refusant de rentrer dans le rang »…elle « a peut-être pris le risque d’encourir les foudres du patron. Elle a surtout pris date. Et gagné en respect ce qu’elle a perdu en faveurs ».

Elle vient d’ailleurs, de rejoindre le conseil d’administration du Club Villepin…

vendredi, 18 décembre 2009

Quelle coïncidence!

L'Ifop annonçait cette semaine une popularité jusqu'alors jamais enregistrée dans son histoire pour quelque homme politique que ce soit, avec 78% d'opinions favorables.

 

Le premier tome de ses mémoires a dépassé les 410 000 exemplaires vendus, en à peine un mois.

 

La France et les Français aiment Jacques CHIRAC. Et c'est un juste retour des choses, lui qui leur a tant donné. Lui qui poursuit aujourd'hui avec sa Fondation les combats de toute sa vie pour la paix, le respect et la tolérance, la grandeur de la France.

 

Il n'est alors pas anormal qu'un juge d'instruction jusqu'ici inconnu du grand public, comme très certainement de ses pairs, décide de se servir de cette incroyable popularité pour asseoir sa toute petite notoriété, qui disparaitra du reste aussi vite qu'elle est apparue.

 

Le juge G. , dont il est inutile de citer le nom, a donc mis Jacques CHIRAC en examen dans l'affaire de Nanterre, l'affaire dite des emplois fictifs.

 

Mais de quoi parle-t-on exactement ?

 

Cette affaire ne doit pas être confondue avec celle de Paris, instruite par Xavière Siméoni, qui a décidé le mois dernier le renvoi du Président devant le tribunal correctionnel.

 

Celle de Nanterre, quant à elle, est bien différente. Elle a en effet déjà été jugée... C'est celle qui a donné lieu à ce qu'on a appelé le "procès Juppé". Dans cette affaire, donc, les responsabilités ont été déterminées, et d'ailleurs très courageusement assumées. Des peines ont été prononcées. Les emplois en cause ont été remboursés. Et les parties civiles ont été réparées.

 

Dans cette affaire, le juge Philibeaux a souhaité entendre le Président Chirac en juillet 2007, en qualité de témoin, et sur un seul emploi contesté. Le Président CHIRAC avait alors répondu à toutes les questions qui lui avaient été posées.

 

Depuis deux ans, pas d'éléments nouveaux dans une affaire déjà jugée où il n'y a plus ni préjudice, ni infraction, ni partie civile. Pas d'éléments nouveaux, pas de nouvelles auditions, et pourtant un statut qui passe de manière inexpliquée de témoin assisté à mis en examen.

 

Ah si, un seul élément nouveau : le Juge Philibeaux a laissé sa place au juge G. qui, reprenant le dossier, essaie de se faire un petit nom dans le monde des juges d'instructions mis à mal par le pouvoir en place... Et qui s'engouffre dans la brèche qui a été ouverte par Xavière Siméoni, laquelle a fait tomber les tabous et la soudaine notoriété de celle-ci a  manifestement fait quelques envieux...

 

Ne rêvons pas :le dessein du juge G. est très clair : il renverra le Président CHIRAC devant le tribunal. Quant on prend des actes de manière aussi infondée, c'est qu'on sait déjà où on veut aboutir...

 

Alors aujourd'hui je veux simplement redire au Président CHIRAC mon affection, et ma gratitude . Je le remercie de rester digne. D'être toujours aussi chaleureux. D'être toujours aussi populaire. 

 

Et nous devons aujourd'hui lui faire part de notre soutien, à lui, cet Homme d'Etat qui a consacré sa vie à la France, et qui, en se pliant à ses exigences et à ses contradictions, respecte la Justice de notre pays bien plus qu'elle ne le respecte.

 

dimanche, 29 novembre 2009

Bon anniversaire, Jacques...

Comme vous l’a dit très simplement ce soir  votre petit-fils en vous appelant par votre prénom, devant la caméra de Michel Drucker dans  Vivement Dimanche.

 

Martin a souligné combien vous étiez tolérant, à tel point qu’il en vient à vous faire aimer « le rap, le slam et les films gore ». Il a bien raison de vous mettre au parfum, tout comme sa mère vous avait fait aimer Madonna il y a quelques années.

Tout ce qui est humain vous intéresse. Et c’est une preuve d’amour que vouloir vous mettre au diapason de ceux que vous aimez : Martin, Claude, les Français.

 

Bernadette, dans son style, a rendu hommage à l’homme qu’elle admirait, et au séducteur attirant « les femmes comme autant de papillons autour de la lumière », mais il en est ainsi pour tous les hommes qui exercent le pouvoir…ajoute-t-elle avec philosophie et lucidité.

 

François Pinault a salué l’homme de culture, mais aussi l’homme secret « qui ne donne pas à ses adversaires la prime de le voir blessé par les coups ».

Et vous avez bien raison de ne pas livrer votre jardin secret.

 

Jacques Chirac, vous avez été un grand Président, un homme de cœur, mais c'est vrai  pour autant un homme secret.

 

Denis Tillinac, qu’on n’a pas vu aujourd’hui, mais qui vous connait bien, écrit à votre propos : « Il encaisse toute critique sur sa vie publique mais, si on le pousse dans ses retranchements intimes, il se claquemure. Son langage n’est pas un révélateur, plutôt un paravent ; au sens propre de la formule, il parle pour ne rien dire de soi ».

 

Il souligne chez vous une rare « disponibilité intellectuelle ».

" Son esprit n’est pas encombré par les vieilleries moralisantes. Il est à l’aise dans l’immanence. De fait, Chirac n’est pas démodable, puisque n’ayant jamais pris les trains de la mode. Sa culture révèle une prise de distance vis-à-vis de l’Occident contemporain. Donc, une mise en perspective. C’est aussi, plus intimement, un refuge contre la violence, voire une fuite hors la trivialité". (Chirac le Gaulois).

 

Et, c’est bien connu, vous ne cédez ni aux caprices du vent, ni aux modes.

 

N’aviez-vous pas ironisé le 12 novembre 1994 sur ce thème : « comme le disait justement Jean Guiton, être dans le vent, c’est avoir le destin d’une feuille morte » ?

 

Voilà l’homme que les Français aiment, indémodable, généreux, réservé, mais aussi un homme d’Etat, l’héritier du gaullisme qui voue un culte indéniable à son pays , qui « récuse viscéralement les clivages partisans et possède un sens aigu de ce que la France se doit »

 

Bon anniversaire Jacques, et encore beaucoup d’autres….

vendredi, 30 octobre 2009

Jacques Chirac renvoyé devant le tribunal

Voilà la nouvelle qui est tombée aujourd’hui et qui m’interpelle.

D’abord, la juge a voulu « se faire » un nom, à la veille de son départ pour d’autres fonctions, en « se faisant », pour la première fois sous la Vè République, un ancien chef d’Etat.

De plus, les juges d’instruction vont disparaître et elle a voulu montrer combien leur rôle était important.

Les successeurs de Jacques Chirac n’ont donc aucun souci à se faire : plus de juges. Demeure le parquet, ce qui diminue considérablement les risques.

 

 On ne peut s’empêcher d’être triste de voir ainsi tenter de détruire l’image de Jacques Chirac «  le père bienveillant de la Nation » qui s’est toujours érigé contre ses divisions.

Il est pour 76 % des Français la personnalité politique des Français, plus de 30 points devant son successeur.

Quel crime de lèse-majesté!

  

Mais « Jacques Chirac ne se dérobera pas » annonce  un communiqué.

  

Je salue son courage et sa détermination à vouloir se défendre, et répéter que « jamais, à aucun moment », il n’a eu, « ni la volonté, ni même le sentiment de commettre une quelconque infraction ou irrégularité, ni même de transgresser la morale ou l’éthique ou encore de léser les intérêts des Parisiens qui, pendant dix-huit ans », lui « ont accordé leur confiance ».

 

Selon Henri Cuq, Président de l’association « Avec le Président Chirac » cette décision démontre que : « contrairement à ce qu’on a laissé entendre, il n’y a pas eu de système d’emplois fictifs à la Mairie de Paris : sur près de 500 emplois examinés par la justice après plusieurs années d’instruction, seuls 21 demeurent aujourd’hui en question.

Comment dans ces conditions ne pas s’interroger sur la raison de ce renvoi ?

Comment ne pas penser, ainsi que l’a exprimé Me Jean Veil, avocat de Jacques Chirac, que l’instruction a été conduite uniquement à charge ?

 

Mais  Jacques Chirac ne se dérobera pas et il démontrera que ces 21 emplois étaient légitimes.

 

Pour autant, cet épisode ne saurait remettre en cause son bilan au service de la France et des Français, ni les liens de confiance et de respect mutuel qu’il a tissés avec eux tout au long de sa vie politique ».

 

Jacques Chirac a été un grand Président de la République. Il continue à faire rayonner la France et ses valeurs, bien au-delà de nos frontières.

 

Et il n'est pas né celui qui pourrait lui  faire de l’ombre.

mercredi, 21 octobre 2009

Une femme d'exception.

Quand les femmes décident de s’investir, elles s’engagent à fond dans la cause qui leur tient à cœur.

 

Quand ce domaine est celui de la politique, elles se font plus rares à aller au bout de leurs convictions, car pèsent alors sur elles les menaces, les exclusions, les suspensions de leur parti.

 

Quand leur parti est l’UMP, et qu’après toutes les intimidations qui ne grandissent pas ceux qui les profèrent, elles défendent bec et ongle leurs certitudes, alors il s’agit de très grandes femmes.

 

Au premier rang des élus de la majorité actuelle, et au milieu d’un cercle vertueux qui n’a pas encore fait sienne la constitutionnelle parité, la femme qui mérite l’admiration de tous est incontestablement Marie-Anne Montchamp.

 

Alors que la discussion  concernant le PLFSS (Projet de loi de  finances de la sécurité sociale) pour 2010 est prévue pour le mardi 3 novembre, celui-ci s’inscrit dans le Projet de loi de finances actuellement étudié en commission des Finances.

 

Or, aujourd’hui, selon Reuters, « c’est un nouveau coup de semonce pour la majorité, d’où s’élèvent de plus en plus de voix contre la politique fiscale du gouvernement. Plusieurs élus de l’UMP siégeant à la commission des Finances étaient absents mercredi et les élus du Nouveau Centre et un non-inscrit ont joint leurs voix à celles de l’opposition pour voter contre le PLFSS.

 

Marie-Anne Montchamp, député UMP du Val-de-Marne, a décidé de s’abstenir après le rejet, mardi, de son amendement au projet de loi de finances visant à exclure la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) de l’assiette du bouclier fiscal qui limite la taxation à 50% des revenus ».

 

Son courage et sa détermination ont fait en sorte que « la commission des Finances de l’Assemblée n’a pas pu se prononcer aujourd’hui sur le projet de budget de la Sécurité sociale, en raison de son abstention qui a débouché sur une égalité gauche-droite ».

 

Cette femme est remarquable car elle a le courage de s’opposer à la mesure la plus emblématique du quinquennat de Nicolas Sarkozy, le bouclier fiscal, en réaffirmant ses convictions gaullistes.

Elle se justifie : « c’est une invitation à ce que l’exécutif se saisisse de manière plus volontariste du problème des ressources de la Sécurité sociale ». « Nous ne cherchons pas à faire un coup (avec Jean-Luc Warsmann). Mais la question de la dette sociale ne peut plus attendre ».

 

Gageons que l’attitude de cette députée va lui valoir des représailles. Il en faudra beaucoup pour impressionner  cette ancienne secrétaire d’Etat aux personnes handicapées du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin . C’est à elle que nous devons la loi du 11 février 2005 sur « l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ».

 

Il n’est pas inutile de souligner que les trois lois sur le handicap (1975,2002,2005) ont toutes les trois été à l’initiative de Jacques Chirac.

 

Quand on dit que les équipes sont à l’image du chef…

samedi, 19 septembre 2009

L'image d'un grand homme.

Le Monde du 18 septembre consacre, sous la plume de Raphaëlle Bacqué, toute une page à Jacques Chirac, sous le titre « Chirac et l’homme qui voulut le tuer ».

« Le 14 juillet 2002, Maxime Brunerie tirait sur le président de la République……

Depuis sept ans Maxime Brunerie est son souci secret Son énigme aussi….L’ancien chef de l’Etat s’est  longtemps interrogé sur les motivations de ce grand garçon mince et dégingandé qui, à 25 ans, avait voulu mourir en entrant dans l’Histoire».

A l’occasion de la libération de son agresseur, le 3 août dernier, on apprend ainsi que Jacques Chirac a suivi l’évolution de ce jeune homme en détention, sa reconstruction, l’accompagnement psychothérapeutique qui l’a conduit à reprendre ses études et à passer avec succès un nouveau BTS.

On apprend aussi qu’il avait accepté de recevoir la maman, et comme le dit un autre journaliste, « alors qu’il aurait pu charger son agresseur, profiter de ce sinistre fait divers pour asseoir sa popularité ou faire un coup politique, Jacques Chirac a préféré jouer la carte de la compassion discrète et de la compréhension. La preuve d’ une belle âme » …

 

Il y a du Jean-Paul II dans cette attitude. Ce Pape qui avait rendu visite à son assassin  emprisonné pour un attentat perpétré deux ans plus tôt sur sa personne.

 

Pas étonnant que Jacques Chirac améliore encore sa cote de 3 points dans « le classement des personnalités politiques » que fait paraître le numéro de Paris Match de cette semaine !

Il y recueille 76 % de bonnes opinions. Le journal ne s’attarde pourtant à aucun commentaire….

 

Il semblerait qu’il garde une certaine distance devant tous ces évènements, tentative d’attentat, forte popularité…qu'il reste imperturbable en toute circonstance...

 

Il est vrai que, pour ma part, je l’ai vu inaugurer l’Hôpital Européen Georges Pompidou le 21 décembre 2000, au milieu de vociférations de « camarades » syndiqués, comme le raconte Louis Omnes, le directeur de l’époque, qui « montaient en épingle le mécontentement de quelques brancardiers jugés en nombre insuffisants ». L’inauguration avait été confirmée malgré la semaine de grève des personnels qui se plaignaient de dysfonctionnements, conséquence des sept années de construction jalonnées de couacs, malfaçons puis d’une ouverture prématurée …

Le président de la République avait maintenu sa visite, s’était fait présenter l’hôpital, avait supporté sans broncher le chahut, prononcé l’allocution prévue tandis que les cris se taisaient et que Claude Pompidou  restait digne et impavide…

 

Voilà l’image rassurante d’un grand homme.

 

jeudi, 29 janvier 2009

A propos d'un commentaire concernant Dominique de Villepin

Je ne résiste pas au plaisir de publier ce jour une réflexion que m’inspire un commentaire concernant mes derniers propos sur Dominique de Villepin.

 

 

Madame,

 

Je crois percevoir dans vos propos ce que vous semblez vouloir dire.

Je me permets d'y apporter quelques éléments de réponse.

 

1- Ayant été, selon vous, un excellent Ministre des Affaires étrangères, Dominique de Villepin aurait dû y rester... D'abord, permettez moi de vous dire que nous nous retrouvons sur un point : Dominique de Villepin est, lui, un excellent diplomate en effet. Pour autant, aurait-il dû rester aux Affaires étrangères. Evidemment, non. Non, parce que son passage au Ministère de l'Intérieur, puis à Matignon a prouvé que grâce à son action déterminée et à sa vision de la France, il obtenait des résultats concrets et tangibles dans bien d'autres domaines que la diplomatie : baisse de la délinquance, aménagement du territoire, vitalité économique, puis, et ce n'est absolument pas contestable : baisse de la dette et des déficits, baisse du chômage, compétitivité accrue de la France, modernisation de notre protection sociale, tout en confortant la pérennité de notre modèle social, patriotisme économique, égalité des chances et diversité....

 

Par ailleurs, selon votre théorie, un bon responsable devrait donc rester dans son champ de compétences. Selon vous, donc, la France aurait du se priver du Général De Gaulle (trop bon militaire), de Georges Pompidou (trop bon Premier ministre), de VGE (trop bon aux finances)... Quant à Nicolas Sarkozy, vous semblez insinuer qu'il eût été préférable qu'il restât Ministre délégué au Budget...

 

Bref, les faits ont donné raison au Président CHIRAC qui a bien fait de faire profiter à la fois notre pays et son économie de la volonté de ce grand diplomate.

 

2 - La dissolution... Ah qu'il est aisé de trouver le coupable ! L'histoire nous incite à nous méfier de la stratégie du bouc émissaire... Avant tout, laissez-moi vous rappeler que la dissolution est un pouvoir propre du Président de la République, qui signe seul la dissolution de l'Assemblée Nationale après avoir recueilli l'avis des Présidents des Chambres. Et Alain Juppé, puisque vous le citez, n'est pas resté dans l'histoire comme étant tout à fait étranger à l'affaire ! Par ailleurs, qui pourrait s'offusquer qu'en tant de crise économique, politique et sociale d'une gravité assez marquée, qui pourrait s'offusquer de redonner la parole au peuple français pour lui demander de faire un choix sur les grandes orientations politiques de notre pays ? Plutôt que de s'en offusquer, je pense que certains feraient mieux de s'en inspirer...

 

Bref, je pense, au final, que vos arguments, chère Madame,ne peuvent que me conforter dans mes convictions : le charisme, l'élégance, le projet politique et la vision de la France sont des qualités peu répandues dans la classe dirigeante. Et que dire lorsque ces qualités vont de pair avec des résultats concrets et positifs pour notre pays, fussent-ils le fruit de la « fainéantise » ?

 

Personne, en ce jour de grave mécontentement social, ne saurait dire que la France se porte mieux aujourd'hui qu'elle ne se portait il y a deux ans...

 

 

mercredi, 21 janvier 2009

Le porteur de mauvaises nouvelles aura la tête tranchée...

C’est ainsi que Dominique de Villepin termine son entretien avec Jean-Jacques Bourdin ce matin sur RMC.

Il dit ne plus rien craindre….

Il s’exprime cependant sur les ondes en « prenant des risques, politiques, personnels ou professionnels », mais il sait « la France au bord du précipice » et il veut en avertir les Français et la classe politique.

Il juge la position de la France dans l’Europe et dans le monde. « Son expérience historique » lui fait dire que « notre stratégie économique doit être solidaire », menée avec «  plus de réflexion, plus d’intelligence, plus de compréhension ».

« La France est un pays éruptif ».

« Il y a d’un côté un gouvernement et un président qui multiplient les réformes, et de l’autre côté, un pays qui ne comprend pas où on veut l’emmener et qui s’interroge sur le bienfondé de la politique menée ».

Il prône le rassemblement national, l’adhésion plus que la division des Français et loin de vouloir éliminer l’adversaire, réclame pour le pays une opposition et des voix discordantes qui nourrissent le débat.

Deux objectifs l’habitent : l’innovation et l’emploi (obsession qui lui a coûté cher mais qui avait mené la France au plus bas taux de chômage depuis 30 ans !), avec l’aide aux plus fragiles.

« La France peut couler comme le Titanic ».

 

Nous devrions saluer son courage pour mettre en garde la classe politique et prévenir les effets de la crise qu’il « pense devant nous ».

 

Cet homme a évité à la France sa participation au bourbier irakien. Son intelligence, la finesse de son analyse et son métier de diplomate en ont fait un grand ministre des Affaires étrangères. Il faut dire que pendant son mandat, il a su maintenir le cap de la politique étrangère de la France voulue par le Président de la République, Jacques Chirac.

Et pourtant, il fut incompris par « ceux qui ne croient qu’à la force et aux formes sempiternelles de la politique de puissance » (Stanley Hoffmann).

Comme Barack Obama, il veut éviter le choc des civilisations et croit à la nécessité du dialogue des cultures. « Un monde sans diversité s’apparente à la mort ».
Pour obtenir un monde plus sûr, il prône un monde en paix, et veut substituer au concept de force le concept de justice.

Le même Stanley Hoffmann qui enseigne notamment l’histoire intellectuelle et politique française à Harvard, termine la préface d’ « Un autre monde », en disant de lui « cet idéaliste lucide est un vrai révolutionnaire ».

Quel dommage que Dominique de Villepin soit convaincu que « l’heure n’est pas à la politique politicienne »…..

lundi, 14 juillet 2008

L'UPM, l'héritage Chirac.

Tout le monde se réjouit aujourd’hui de la réussite de l’Union pour la Méditerranée qui a permis à 43 pays, dont certains sont en conflit, de se réunir, et sinon de dialoguer, sinon de vouloir poser ensemble sur la photo de famille, du moins de se rencontrer et d’amorcer un processus de paix.

Bravo au Président Nicolas Sarkozy d’avoir poursuivi ce qui avait été créé les 27 et 28 novembre 1995, sous la Présidence de Jacques Chirac : la conférence de Barcelone.

Celle-ci avait établi les premières règles d’un partenariat méditerranéen, regroupant les 25 Etats membres de l’Union européenne et 10 Etats du Sud et de l’Est de la Méditerranée : Maroc, Algérie, Tunisie, Egypte, Israël, Autorité palestinienne, Jordanie, Liban, Syrie et Turquie.

Ce programme, dénommé processus de Barcelone, «  est le seul cadre de coopération global où les partenaires de l’Union européenne et de la rive sud de la méditerranée abordent ensemble des problèmes de la région.

C’est un outil particulièrement utile dans le contexte actuel de crise au Proche-Orient et en Irak » comme l’indique le Ministère des Affaires étrangères. A la suite de la conférence de Naples des 2 et 3 décembre 2003 qui le prolongeait, sous l’influence du Ministre de l’époque, Dominique de Villepin, ce processus souhaitait lancer trois projets essentiels : la création d’une Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne, d’une Fondation euro-méditerranéenne pour le dialogue des cultures et d’une facilité financière renforcée de la Banque Européenne d’Investissement pour la Méditerranée.

«Le Ministre a proposé, en particulier, un renforcement du dialogue et de la coopération politique, notamment en matière de sécurité et de défense, un dialogue économique à haut niveau axé sur la mise en œuvre des réformes, le lancement de projets destinés à favoriser l’intégration du Maghreb, et la promotion de la démocratie et des droits de l’homme ».

Tout est dit.

Conclusions :

1/ Il est bon de « cent fois sur le métier, remettre son ouvrage », surtout lorsqu’il s’agit de sujets aussi sensibles que la paix au Proche et Moyen -Orient (merci Bush !).

2/ Les Français ont la mémoire courte, puisque ce qu’ils célèbrent aujourd’hui, ils auraient pu le célébrer il y a  5, voire 13 ans.

Puisque, une fois de plus,  les actions du président Chirac se révèlent précurseurs, sinon visionnaires, adhérez à l’association: « AVEC LE PRESIDENT CHIRAC, Ses amis rassemblés autour de ses valeurs » comme me le conseille un blogueur, qui de plus, m’en donne l’adresse électronique que j' ignorais (à ma grande honte): contact@jacqueschirac-assoc.fr.

 

 

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