dimanche, 29 novembre 2009
Bon anniversaire, Jacques...
Comme vous l’a dit très simplement ce soir votre petit-fils en vous appelant par votre prénom, devant la caméra de Michel Drucker dans Vivement Dimanche.
Martin a souligné combien vous étiez tolérant, à tel point qu’il en vient à vous faire aimer « le rap, le slam et les films gore ». Il a bien raison de vous mettre au parfum, tout comme sa mère vous avait fait aimer Madonna il y a quelques années.
Tout ce qui est humain vous intéresse. Et c’est une preuve d’amour que vouloir vous mettre au diapason de ceux que vous aimez : Martin, Claude, les Français.
Bernadette, dans son style, a rendu hommage à l’homme qu’elle admirait, et au séducteur attirant « les femmes comme autant de papillons autour de la lumière », mais il en est ainsi pour tous les hommes qui exercent le pouvoir…ajoute-t-elle avec philosophie et lucidité.
François Pinault a salué l’homme de culture, mais aussi l’homme secret « qui ne donne pas à ses adversaires la prime de le voir blessé par les coups ».
Et vous avez bien raison de ne pas livrer votre jardin secret.
Jacques Chirac, vous avez été un grand Président, un homme de cœur, mais c'est vrai pour autant un homme secret.
Denis Tillinac, qu’on n’a pas vu aujourd’hui, mais qui vous connait bien, écrit à votre propos : « Il encaisse toute critique sur sa vie publique mais, si on le pousse dans ses retranchements intimes, il se claquemure. Son langage n’est pas un révélateur, plutôt un paravent ; au sens propre de la formule, il parle pour ne rien dire de soi ».
Il souligne chez vous une rare « disponibilité intellectuelle ».
" Son esprit n’est pas encombré par les vieilleries moralisantes. Il est à l’aise dans l’immanence. De fait, Chirac n’est pas démodable, puisque n’ayant jamais pris les trains de la mode. Sa culture révèle une prise de distance vis-à-vis de l’Occident contemporain. Donc, une mise en perspective. C’est aussi, plus intimement, un refuge contre la violence, voire une fuite hors la trivialité". (Chirac le Gaulois).
Et, c’est bien connu, vous ne cédez ni aux caprices du vent, ni aux modes.
N’aviez-vous pas ironisé le 12 novembre 1994 sur ce thème : « comme le disait justement Jean Guiton, être dans le vent, c’est avoir le destin d’une feuille morte » ?
Voilà l’homme que les Français aiment, indémodable, généreux, réservé, mais aussi un homme d’Etat, l’héritier du gaullisme qui voue un culte indéniable à son pays , qui « récuse viscéralement les clivages partisans et possède un sens aigu de ce que la France se doit »
Bon anniversaire Jacques, et encore beaucoup d’autres….
vendredi, 30 octobre 2009
Jacques Chirac renvoyé devant le tribunal
Voilà la nouvelle qui est tombée aujourd’hui et qui m’interpelle.
D’abord, la juge a voulu « se faire » un nom, à la veille de son départ pour d’autres fonctions, en « se faisant », pour la première fois sous la Vè République, un ancien chef d’Etat.
De plus, les juges d’instruction vont disparaître et elle a voulu montrer combien leur rôle était important.
Les successeurs de Jacques Chirac n’ont donc aucun souci à se faire : plus de juges. Demeure le parquet, ce qui diminue considérablement les risques.
On ne peut s’empêcher d’être triste de voir ainsi tenter de détruire l’image de Jacques Chirac « le père bienveillant de la Nation » qui s’est toujours érigé contre ses divisions.
Il est pour 76 % des Français la personnalité politique des Français, plus de 30 points devant son successeur.
Quel crime de lèse-majesté!
Mais « Jacques Chirac ne se dérobera pas » annonce un communiqué.
Je salue son courage et sa détermination à vouloir se défendre, et répéter que « jamais, à aucun moment », il n’a eu, « ni la volonté, ni même le sentiment de commettre une quelconque infraction ou irrégularité, ni même de transgresser la morale ou l’éthique ou encore de léser les intérêts des Parisiens qui, pendant dix-huit ans », lui « ont accordé leur confiance ».
Selon Henri Cuq, Président de l’association « Avec le Président Chirac » cette décision démontre que : « contrairement à ce qu’on a laissé entendre, il n’y a pas eu de système d’emplois fictifs à la Mairie de Paris : sur près de 500 emplois examinés par la justice après plusieurs années d’instruction, seuls 21 demeurent aujourd’hui en question.
Comment dans ces conditions ne pas s’interroger sur la raison de ce renvoi ?
Comment ne pas penser, ainsi que l’a exprimé Me Jean Veil, avocat de Jacques Chirac, que l’instruction a été conduite uniquement à charge ?
Mais Jacques Chirac ne se dérobera pas et il démontrera que ces 21 emplois étaient légitimes.
Pour autant, cet épisode ne saurait remettre en cause son bilan au service de la France et des Français, ni les liens de confiance et de respect mutuel qu’il a tissés avec eux tout au long de sa vie politique ».
Jacques Chirac a été un grand Président de la République. Il continue à faire rayonner la France et ses valeurs, bien au-delà de nos frontières.
Et il n'est pas né celui qui pourrait lui faire de l’ombre.
mercredi, 21 octobre 2009
Une femme d'exception.
Quand les femmes décident de s’investir, elles s’engagent à fond dans la cause qui leur tient à cœur.
Quand ce domaine est celui de la politique, elles se font plus rares à aller au bout de leurs convictions, car pèsent alors sur elles les menaces, les exclusions, les suspensions de leur parti.
Quand leur parti est l’UMP, et qu’après toutes les intimidations qui ne grandissent pas ceux qui les profèrent, elles défendent bec et ongle leurs certitudes, alors il s’agit de très grandes femmes.
Au premier rang des élus de la majorité actuelle, et au milieu d’un cercle vertueux qui n’a pas encore fait sienne la constitutionnelle parité, la femme qui mérite l’admiration de tous est incontestablement Marie-Anne Montchamp.
Alors que la discussion concernant le PLFSS (Projet de loi de finances de la sécurité sociale) pour 2010 est prévue pour le mardi 3 novembre, celui-ci s’inscrit dans le Projet de loi de finances actuellement étudié en commission des Finances.
Or, aujourd’hui, selon Reuters, « c’est un nouveau coup de semonce pour la majorité, d’où s’élèvent de plus en plus de voix contre la politique fiscale du gouvernement. Plusieurs élus de l’UMP siégeant à la commission des Finances étaient absents mercredi et les élus du Nouveau Centre et un non-inscrit ont joint leurs voix à celles de l’opposition pour voter contre le PLFSS.
Marie-Anne Montchamp, député UMP du Val-de-Marne, a décidé de s’abstenir après le rejet, mardi, de son amendement au projet de loi de finances visant à exclure la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) de l’assiette du bouclier fiscal qui limite la taxation à 50% des revenus ».
Son courage et sa détermination ont fait en sorte que « la commission des Finances de l’Assemblée n’a pas pu se prononcer aujourd’hui sur le projet de budget de la Sécurité sociale, en raison de son abstention qui a débouché sur une égalité gauche-droite ».
Cette femme est remarquable car elle a le courage de s’opposer à la mesure la plus emblématique du quinquennat de Nicolas Sarkozy, le bouclier fiscal, en réaffirmant ses convictions gaullistes.
Elle se justifie : « c’est une invitation à ce que l’exécutif se saisisse de manière plus volontariste du problème des ressources de la Sécurité sociale ». « Nous ne cherchons pas à faire un coup (avec Jean-Luc Warsmann). Mais la question de la dette sociale ne peut plus attendre ».
Gageons que l’attitude de cette députée va lui valoir des représailles. Il en faudra beaucoup pour impressionner cette ancienne secrétaire d’Etat aux personnes handicapées du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin . C’est à elle que nous devons la loi du 11 février 2005 sur « l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ».
Il n’est pas inutile de souligner que les trois lois sur le handicap (1975,2002,2005) ont toutes les trois été à l’initiative de Jacques Chirac.
Quand on dit que les équipes sont à l’image du chef…
23:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : marie-anne montchamp, jean-luc warsmann, ump, plfss, plf, handicap, jp raffarin, jacques chirac
samedi, 19 septembre 2009
L'image d'un grand homme.
Le Monde du 18 septembre consacre, sous la plume de Raphaëlle Bacqué, toute une page à Jacques Chirac, sous le titre « Chirac et l’homme qui voulut le tuer ».
« Le 14 juillet 2002, Maxime Brunerie tirait sur le président de la République……
Depuis sept ans Maxime Brunerie est son souci secret Son énigme aussi….L’ancien chef de l’Etat s’est longtemps interrogé sur les motivations de ce grand garçon mince et dégingandé qui, à 25 ans, avait voulu mourir en entrant dans l’Histoire».
A l’occasion de la libération de son agresseur, le 3 août dernier, on apprend ainsi que Jacques Chirac a suivi l’évolution de ce jeune homme en détention, sa reconstruction, l’accompagnement psychothérapeutique qui l’a conduit à reprendre ses études et à passer avec succès un nouveau BTS.
On apprend aussi qu’il avait accepté de recevoir la maman, et comme le dit un autre journaliste, « alors qu’il aurait pu charger son agresseur, profiter de ce sinistre fait divers pour asseoir sa popularité ou faire un coup politique, Jacques Chirac a préféré jouer la carte de la compassion discrète et de la compréhension. La preuve d’ une belle âme » …
Il y a du Jean-Paul II dans cette attitude. Ce Pape qui avait rendu visite à son assassin emprisonné pour un attentat perpétré deux ans plus tôt sur sa personne.
Pas étonnant que Jacques Chirac améliore encore sa cote de 3 points dans « le classement des personnalités politiques » que fait paraître le numéro de Paris Match de cette semaine !
Il y recueille 76 % de bonnes opinions. Le journal ne s’attarde pourtant à aucun commentaire….
Il semblerait qu’il garde une certaine distance devant tous ces évènements, tentative d’attentat, forte popularité…qu'il reste imperturbable en toute circonstance...
Il est vrai que, pour ma part, je l’ai vu inaugurer l’Hôpital Européen Georges Pompidou le 21 décembre 2000, au milieu de vociférations de « camarades » syndiqués, comme le raconte Louis Omnes, le directeur de l’époque, qui « montaient en épingle le mécontentement de quelques brancardiers jugés en nombre insuffisants ». L’inauguration avait été confirmée malgré la semaine de grève des personnels qui se plaignaient de dysfonctionnements, conséquence des sept années de construction jalonnées de couacs, malfaçons puis d’une ouverture prématurée …
Le président de la République avait maintenu sa visite, s’était fait présenter l’hôpital, avait supporté sans broncher le chahut, prononcé l’allocution prévue tandis que les cris se taisaient et que Claude Pompidou restait digne et impavide…
Voilà l’image rassurante d’un grand homme.
18:16 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : le monde, jacques chirac, jean-paul ii, hegp, louis omnes, paris match
jeudi, 29 janvier 2009
A propos d'un commentaire concernant Dominique de Villepin
Je ne résiste pas au plaisir de publier ce jour une réflexion que m’inspire un commentaire concernant mes derniers propos sur Dominique de Villepin.
Madame,
Je crois percevoir dans vos propos ce que vous semblez vouloir dire.
Je me permets d'y apporter quelques éléments de réponse.
1- Ayant été, selon vous, un excellent Ministre des Affaires étrangères, Dominique de Villepin aurait dû y rester... D'abord, permettez moi de vous dire que nous nous retrouvons sur un point : Dominique de Villepin est, lui, un excellent diplomate en effet. Pour autant, aurait-il dû rester aux Affaires étrangères. Evidemment, non. Non, parce que son passage au Ministère de l'Intérieur, puis à Matignon a prouvé que grâce à son action déterminée et à sa vision de la France, il obtenait des résultats concrets et tangibles dans bien d'autres domaines que la diplomatie : baisse de la délinquance, aménagement du territoire, vitalité économique, puis, et ce n'est absolument pas contestable : baisse de la dette et des déficits, baisse du chômage, compétitivité accrue de la France, modernisation de notre protection sociale, tout en confortant la pérennité de notre modèle social, patriotisme économique, égalité des chances et diversité....
Par ailleurs, selon votre théorie, un bon responsable devrait donc rester dans son champ de compétences. Selon vous, donc, la France aurait du se priver du Général De Gaulle (trop bon militaire), de Georges Pompidou (trop bon Premier ministre), de VGE (trop bon aux finances)... Quant à Nicolas Sarkozy, vous semblez insinuer qu'il eût été préférable qu'il restât Ministre délégué au Budget...
Bref, les faits ont donné raison au Président CHIRAC qui a bien fait de faire profiter à la fois notre pays et son économie de la volonté de ce grand diplomate.
2 - La dissolution... Ah qu'il est aisé de trouver le coupable ! L'histoire nous incite à nous méfier de la stratégie du bouc émissaire... Avant tout, laissez-moi vous rappeler que la dissolution est un pouvoir propre du Président de la République, qui signe seul la dissolution de l'Assemblée Nationale après avoir recueilli l'avis des Présidents des Chambres. Et Alain Juppé, puisque vous le citez, n'est pas resté dans l'histoire comme étant tout à fait étranger à l'affaire ! Par ailleurs, qui pourrait s'offusquer qu'en tant de crise économique, politique et sociale d'une gravité assez marquée, qui pourrait s'offusquer de redonner la parole au peuple français pour lui demander de faire un choix sur les grandes orientations politiques de notre pays ? Plutôt que de s'en offusquer, je pense que certains feraient mieux de s'en inspirer...
Bref, je pense, au final, que vos arguments, chère Madame,ne peuvent que me conforter dans mes convictions : le charisme, l'élégance, le projet politique et la vision de la France sont des qualités peu répandues dans la classe dirigeante. Et que dire lorsque ces qualités vont de pair avec des résultats concrets et positifs pour notre pays, fussent-ils le fruit de la « fainéantise » ?
Personne, en ce jour de grave mécontentement social, ne saurait dire que la France se porte mieux aujourd'hui qu'elle ne se portait il y a deux ans...
mercredi, 21 janvier 2009
Le porteur de mauvaises nouvelles aura la tête tranchée...
C’est ainsi que Dominique de Villepin termine son entretien avec Jean-Jacques Bourdin ce matin sur RMC.
Il dit ne plus rien craindre….
Il s’exprime cependant sur les ondes en « prenant des risques, politiques, personnels ou professionnels », mais il sait « la France au bord du précipice » et il veut en avertir les Français et la classe politique.
Il juge la position de la France dans l’Europe et dans le monde. « Son expérience historique » lui fait dire que « notre stratégie économique doit être solidaire », menée avec « plus de réflexion, plus d’intelligence, plus de compréhension ».
« La France est un pays éruptif ».
« Il y a d’un côté un gouvernement et un président qui multiplient les réformes, et de l’autre côté, un pays qui ne comprend pas où on veut l’emmener et qui s’interroge sur le bienfondé de la politique menée ».
Il prône le rassemblement national, l’adhésion plus que la division des Français et loin de vouloir éliminer l’adversaire, réclame pour le pays une opposition et des voix discordantes qui nourrissent le débat.
Deux objectifs l’habitent : l’innovation et l’emploi (obsession qui lui a coûté cher mais qui avait mené la France au plus bas taux de chômage depuis 30 ans !), avec l’aide aux plus fragiles.
« La France peut couler comme le Titanic ».
Nous devrions saluer son courage pour mettre en garde la classe politique et prévenir les effets de la crise qu’il « pense devant nous ».
Cet homme a évité à la France sa participation au bourbier irakien. Son intelligence, la finesse de son analyse et son métier de diplomate en ont fait un grand ministre des Affaires étrangères. Il faut dire que pendant son mandat, il a su maintenir le cap de la politique étrangère de la France voulue par le Président de la République, Jacques Chirac.
Et pourtant, il fut incompris par « ceux qui ne croient qu’à la force et aux formes sempiternelles de la politique de puissance » (Stanley Hoffmann).
Comme Barack Obama, il veut éviter le choc des civilisations et croit à la nécessité du dialogue des cultures. « Un monde sans diversité s’apparente à la mort ».
Pour obtenir un monde plus sûr, il prône un monde en paix, et veut substituer au concept de force le concept de justice.
Le même Stanley Hoffmann qui enseigne notamment l’histoire intellectuelle et politique française à Harvard, termine la préface d’ « Un autre monde », en disant de lui « cet idéaliste lucide est un vrai révolutionnaire ».
Quel dommage que Dominique de Villepin soit convaincu que « l’heure n’est pas à la politique politicienne »…..
23:07 Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dominique de villepin, jj bourdin, rms, un autre monde, stanley hoffmann, jacques chirac
lundi, 14 juillet 2008
L'UPM, l'héritage Chirac.
Tout le monde se réjouit aujourd’hui de la réussite de l’Union pour la Méditerranée qui a permis à 43 pays, dont certains sont en conflit, de se réunir, et sinon de dialoguer, sinon de vouloir poser ensemble sur la photo de famille, du moins de se rencontrer et d’amorcer un processus de paix.
Bravo au Président Nicolas Sarkozy d’avoir poursuivi ce qui avait été créé les 27 et 28 novembre 1995, sous la Présidence de Jacques Chirac : la conférence de Barcelone.
Celle-ci avait établi les premières règles d’un partenariat méditerranéen, regroupant les 25 Etats membres de l’Union européenne et 10 Etats du Sud et de l’Est de la Méditerranée : Maroc, Algérie, Tunisie, Egypte, Israël, Autorité palestinienne, Jordanie, Liban, Syrie et Turquie.
Ce programme, dénommé processus de Barcelone, « est le seul cadre de coopération global où les partenaires de l’Union européenne et de la rive sud de la méditerranée abordent ensemble des problèmes de la région.
C’est un outil particulièrement utile dans le contexte actuel de crise au Proche-Orient et en Irak » comme l’indique le Ministère des Affaires étrangères. A la suite de la conférence de Naples des 2 et 3 décembre 2003 qui le prolongeait, sous l’influence du Ministre de l’époque, Dominique de Villepin, ce processus souhaitait lancer trois projets essentiels : la création d’une Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne, d’une Fondation euro-méditerranéenne pour le dialogue des cultures et d’une facilité financière renforcée de la Banque Européenne d’Investissement pour la Méditerranée.
«Le Ministre a proposé, en particulier, un renforcement du dialogue et de la coopération politique, notamment en matière de sécurité et de défense, un dialogue économique à haut niveau axé sur la mise en œuvre des réformes, le lancement de projets destinés à favoriser l’intégration du Maghreb, et la promotion de la démocratie et des droits de l’homme ».
Tout est dit.
Conclusions :
1/ Il est bon de « cent fois sur le métier, remettre son ouvrage », surtout lorsqu’il s’agit de sujets aussi sensibles que la paix au Proche et Moyen -Orient (merci Bush !).
2/ Les Français ont la mémoire courte, puisque ce qu’ils célèbrent aujourd’hui, ils auraient pu le célébrer il y a 5, voire 13 ans.
Puisque, une fois de plus, les actions du président Chirac se révèlent précurseurs, sinon visionnaires, adhérez à l’association: « AVEC LE PRESIDENT CHIRAC, Ses amis rassemblés autour de ses valeurs » comme me le conseille un blogueur, qui de plus, m’en donne l’adresse électronique que j' ignorais (à ma grande honte): contact@jacqueschirac-assoc.fr.
15:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, upm, jacques chirac, dominique de villepin, avec le président chirac.
lundi, 30 juin 2008
Un homme exceptionnel, une famille remarquable, une émission de qualité rare
Un moment rare, celui que nous a donné cette belle chaîne publique, France 2, pour relater « Un jour, un destin : Chirac intime ».
D’abord, je trouvais audacieux de vouloir résumer en 120 minutes les ressorts profonds d’un homme qui m’a semblé toujours en retrait de toute exposition publique et médiatique. Ce qui ne constitue que le corolaire d’une éthique et d’une éducation qui faisaient prévaloir la dignité et l’absolue obligation de ne pas afficher ses problèmes personnels. (Vais-je m’affranchir de cette obligation en disant que cette ligne de conduite est modestement celle que j’ai adoptée tout au long de ma vie?)
Je trouve que la famille Chirac, éprouvée, a montré une solidarité qui ne peut que forcer l’admiration des Français.
Toute cellule familiale subit des bonheurs et des malheurs, et ma conviction très profonde est que tout doit se résumer au carnet du jour du Figaro et/ ou du Monde. Point barre.
Un homme politique qui parvient à la fonction suprême s’extrait de toutes ses contingences privées, sinon la France peut se faire du souci !
L’attitude de Jacques Chirac, lors des tournants de sa carrière, qui sont ceux que les Français lui ont imposés, bons ou moins bons, est celle qui devrait faire l’admiration des écoliers des années à venir : s’obliger au calme, à l’impavidité, au respect de tous. Et peut-être montrer, comme lors de la passation des pouvoirs, le 16 mai 2007, que son objectif premier n’était pas celui des photographes, comme le lui indiquait d’un index qui deviendra célèbre, celui de son successeur, mais celui de se montrer digne.
Jacques Chirac a tourné la page, comme le dit un intervenant. Bien sûr, mais qui ne la tourne pas ? et parfois plus vite que Jacques Chirac !
De mauvais esprits glosent qu’il lui a fallu trois élections pour se faire élire. Il est vrai qu’en face de lui se présentaient de vrais ténors d’opposition. Plus tard, ce fut plus facile ..« à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire »…
Certes, en 1995, il affrontait son ami de trente ans…ami qui d’ailleurs m’a donné des leçons d’union et de solidarité et m’a reproché de « n’avoir jamais fait le bon choix » ! (sic. Marché de Grenelle), sauf qu’en 2001, soutenant René Galy-Dejean, j’avais déjà montré ma détermination à ne pas souffrir la pensée unique…
Je ne veux pas m’égarer (j’aurai l’occasion de relater mes observations dans un avenir proche).
Pourquoi, comme la majorité actuelle des Français, j’aime Jacques Chirac ?
Parce qu’il me représente, parce qu’il incarne la bonne éducation que mes parents m’ont donnée, celle que je veux transmettre à ma descendance : faire front, rester impassible devant les évènements, ne pas étaler sur la place publique mes soucis et mes satisfactions (notamment lorsque je pressens celles-ci transitoires)… Ainsi, je préfère ne pas voir célébrer lors d’un 14 juillet la beauté d’une première dame de France qui ne sera qu’éphémère ( je parle de la beauté!).
Enfin, ce que j’appréciais chez Jacques Chirac en représentation à l’étranger, c’était sa tenue dans les salons officiels. Je ne l’ai jamais vu croiser les jambes en mettant le pied sur le genou opposé. Ces réflexions paraitront vénielles à certains thuriféraires. Il n’empêche que rares sont les présidents à exposer leurs chaussettes de cette façon!
La dimension d’un homme politique se mesure à l’image qu’il donne, à la transmission de ses valeurs, à l’empreinte qu’il laissera à la postérité. Et là, je n’en vois pas beaucoup à pouvoir rivaliser avec Jacques Chirac. Outre la politique étrangère qu'il a donnée à la France, et où il a fait un sans faute (sur 12 ans, ce n'est pas si mal), il laissera une trace indélébile dans l’histoire de la France et dans celle du monde par sa considération de de tout un chacun, par sa réelle empathie, par le respect du dialogue des cultures et par son souci de favoriser touts les civilisations à vivre ensemble en paix.
Merci Monsieur le Président.
22:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jacques chirac, le figaro, le monde, ump, nicolas sarkozy




