mardi, 13 janvier 2009
Une diplopie présidentielle
Qu’est-ce que la diplopie ?
C’est un trouble fonctionnel constitué par la vision double d’un même objet .
Très respectueusement concernant la personne de Martin Hirsch, je m’interroge sur la vision double dont le président de la République le perçoit et quel subconscient l’amène à associer les « Solidarités actives contre la pauvreté » et la « Jeunesse ».
Le grand diplômé d’études approfondies en neurobiologie, titulaire d’une maîtrise de biochimie qu’est Martin Hirsch pourra vraisemblablement s’en expliquer, sauf à laisser croire que pour le Président les solidarités actives contre la pauvreté doivent mutualiser leurs actions pour venir en aide à la jeunesse.
Tout un programme…
Une vision ?
Un tel discours ne va pas manquer de réconforter nos jeunes, inquiets de leur horizon de plus en plus obscurci, de leur emploi de plus en plus compromis, de leurs perspectives d’avenir de plus en plus chimériques ….
Le président a trouvé un énarque qui a fait ses preuves avec le RSA. Dont acte.
Ils ne sont pas si nombreux, au sein de son gouvernement à mener à bien leur mission. A ceci près que Martin Hirsch ne fait pas vraiment partie du gouvernement. C’est peut-être la raison de son efficacité !
Il est tellement efficace que le Président n’hésite pas à lui confier un second (deuxième ? ) Haut –commissariat. A moins qu’il ne voie en lui (toujours un problème ophtalmologique) un Janus, ce dieu à une tête, mais aux deux visages opposés, la jeunesse opposée aux solidarités actives contre la pauvreté, ou bien la jeunesse venant au secours de la pauvreté. Pourquoi pas ? Je doute que les jeunes partagent cette vision…
Il faudrait aussi expliquer comment ce pauvre ministre des Sports se trouve spolié de la jeunesse. Sans doute parce que ses invités au footing quotidien sont des quinquagénaires de plus en plus nombreux. Normal.
Et cette malheureuse Roselyne ? Il est vrai qu’elle a déjà bien à faire avec sa loi « Hôpital, patients, santé, territoire », et peut-être que la jeunesse ne la concerne plus, ce qui serait grossier de la part du Président. Et puis il lui reste la vie associative.
Celle-ci, il fallait bien la rattacher à quelque ministre accueillant, et on ne pouvait la rajouter à la charge déjà encombrée du ministre à l’Immigration, l’Intégration, l’Identité nationale et le Développement solidaire, sous peine d’obliger les services techniques à établir des cartons à double volet pour le ministre, ses conseillers et leurs collaborateurs. Mauvais exemple en ces périodes de restrictions…
Très sérieusement, j’aimerais savoir à quelle vision correspondent les périmètres des compétences ministérielles. Ils ne répondent certes à aucune définition juridique mais sont révélateurs de l’image de la société telle que la … « voit » le Président, sans diplopie nous l’espérons.




