dimanche, 01 novembre 2009

"Qui sème la division récolte le socialisme"...

Voilà une belle sentence dont Jean-Pierre Raffarin a le secret. Il parlait de la réunion de Dominique de Villepin à la Maison de l’Amérique latine de mardi dernier.

Quatre jours se sont écoulés, et qu’apprend-on aujourd’hui ? Que le même Jean-Pierre Raffarin, accompagné de 23 autres sénateurs, ne votera pas la réforme de la taxe professionnelle.

Si je salue le courage qu’il montre ainsi en affirmant ses convictions, et qu’au demeurant cette prise de position me semble la seule légitime, je m’étonne qu'il divise lui-même et de belle façon, mais  sans craindre de...« récolter le socialisme »….

Y aurait-il donc une bonne et une mauvaise division ? des valeurs plus importantes les unes que les autres ? Et surtout, s’il paraît difficile aujourd’hui de définir le socialisme, il n’est pas plus aisé de borner l’idéologie de la droite, sinon de l’UMP…

 

Les représentants de la Haute assemblée  veulent promouvoir la « sagesse réformatrice », selon le JDD (je cite mes sources : je ne voudrais pas faire de plagiat à l’instar de ce pauvre Dominique Paillé qui vient de dire : « Toute division de l’UMP aura pour conséquence l’avènement du socialisme »…).

Jean-Pierre Raffarin a la décentralisation chevillée au corps, et à mon avis, on ne pourra jamais lui reprocher de vouloir  lui donner un ancrage plus profond.

 

Il souhaite la réforme des collectivités territoriales qui lui apparaît « stratégique et moderne ». « Les décentralisateurs sont dans le camp des réformateurs » et, dit-il : « la recherche de plus de compétitivité pour les entreprises françaises nous conduit à souhaiter une réforme de la taxe professionnelle. …. Si le volet « allègement fiscal » pour les entreprises ne nous pose aucun problème et peut donc être voté rapidement, en revanche le travail relatif au volet territorial de la réforme n’est pas achevé ……

Il nous apparaît peu rationnel de mener la réforme des finances avant celle des compétences. Le principe de réalité nous conduit à penser qu’il est nécessaire de voter d’abord la réforme des collectivités territoriales, puis la réforme de la taxe professionnelle….

Définissons les compétences de chaque échelon territorial puis, sereinement, logiquement et équitablement, répartissons les recettes fiscales en fonction des missions des différents échelons ».

 

Voilà qui semble frappé au coin du bon sens.

 

Hélas, quoi qu’on eût dit Descartes, le bon sens n’est pas la chose du monde la mieux partagée, au moins par le président de la République qui s’entête, de façon pathétique, à mettre en place la réforme de cette taxe professionnelle, sans en connaître les impacts territoriaux et leurs conséquences.

 

Il veut mettre la charrue avant les bœufs, une gageure pour qui connaît si bien le milieu agricole !

Il pourra nous répéter pour la troisième fois  « je ne suis pas venu là pour vous tenir un discours que vous avez déjà entendu » …

Le président n’y connaît rien en agriculture, et pas plus en réforme territoriale. Qu’il laisse les experts s’exprimer, et les sénateurs exercer leur rôle de sages de la Nation.

 

En revanche, que ces mêmes sénateurs puissent penser que la division qu’ils sèment dans leur « pré » carré, et qu’ils trouvent légitime, ressortit du même droit que celle qui anime Dominique de Villepin ! 

Ce n’est pas diviser que de savoir dire non.

Ce n’est pas diviser que d’appeler à une alternative destinée au contraire à rassembler tous les gens de bonne volonté qui n’ont qu’un souhait : la grandeur de la France.

vendredi, 30 octobre 2009

Jacques Chirac renvoyé devant le tribunal

Voilà la nouvelle qui est tombée aujourd’hui et qui m’interpelle.

D’abord, la juge a voulu « se faire » un nom, à la veille de son départ pour d’autres fonctions, en « se faisant », pour la première fois sous la Vè République, un ancien chef d’Etat.

De plus, les juges d’instruction vont disparaître et elle a voulu montrer combien leur rôle était important.

Les successeurs de Jacques Chirac n’ont donc aucun souci à se faire : plus de juges. Demeure le parquet, ce qui diminue considérablement les risques.

 

 On ne peut s’empêcher d’être triste de voir ainsi tenter de détruire l’image de Jacques Chirac «  le père bienveillant de la Nation » qui s’est toujours érigé contre ses divisions.

Il est pour 76 % des Français la personnalité politique des Français, plus de 30 points devant son successeur.

Quel crime de lèse-majesté!

  

Mais « Jacques Chirac ne se dérobera pas » annonce  un communiqué.

  

Je salue son courage et sa détermination à vouloir se défendre, et répéter que « jamais, à aucun moment », il n’a eu, « ni la volonté, ni même le sentiment de commettre une quelconque infraction ou irrégularité, ni même de transgresser la morale ou l’éthique ou encore de léser les intérêts des Parisiens qui, pendant dix-huit ans », lui « ont accordé leur confiance ».

 

Selon Henri Cuq, Président de l’association « Avec le Président Chirac » cette décision démontre que : « contrairement à ce qu’on a laissé entendre, il n’y a pas eu de système d’emplois fictifs à la Mairie de Paris : sur près de 500 emplois examinés par la justice après plusieurs années d’instruction, seuls 21 demeurent aujourd’hui en question.

Comment dans ces conditions ne pas s’interroger sur la raison de ce renvoi ?

Comment ne pas penser, ainsi que l’a exprimé Me Jean Veil, avocat de Jacques Chirac, que l’instruction a été conduite uniquement à charge ?

 

Mais  Jacques Chirac ne se dérobera pas et il démontrera que ces 21 emplois étaient légitimes.

 

Pour autant, cet épisode ne saurait remettre en cause son bilan au service de la France et des Français, ni les liens de confiance et de respect mutuel qu’il a tissés avec eux tout au long de sa vie politique ».

 

Jacques Chirac a été un grand Président de la République. Il continue à faire rayonner la France et ses valeurs, bien au-delà de nos frontières.

 

Et il n'est pas né celui qui pourrait lui  faire de l’ombre.

mercredi, 21 octobre 2009

Une femme d'exception.

Quand les femmes décident de s’investir, elles s’engagent à fond dans la cause qui leur tient à cœur.

 

Quand ce domaine est celui de la politique, elles se font plus rares à aller au bout de leurs convictions, car pèsent alors sur elles les menaces, les exclusions, les suspensions de leur parti.

 

Quand leur parti est l’UMP, et qu’après toutes les intimidations qui ne grandissent pas ceux qui les profèrent, elles défendent bec et ongle leurs certitudes, alors il s’agit de très grandes femmes.

 

Au premier rang des élus de la majorité actuelle, et au milieu d’un cercle vertueux qui n’a pas encore fait sienne la constitutionnelle parité, la femme qui mérite l’admiration de tous est incontestablement Marie-Anne Montchamp.

 

Alors que la discussion  concernant le PLFSS (Projet de loi de  finances de la sécurité sociale) pour 2010 est prévue pour le mardi 3 novembre, celui-ci s’inscrit dans le Projet de loi de finances actuellement étudié en commission des Finances.

 

Or, aujourd’hui, selon Reuters, « c’est un nouveau coup de semonce pour la majorité, d’où s’élèvent de plus en plus de voix contre la politique fiscale du gouvernement. Plusieurs élus de l’UMP siégeant à la commission des Finances étaient absents mercredi et les élus du Nouveau Centre et un non-inscrit ont joint leurs voix à celles de l’opposition pour voter contre le PLFSS.

 

Marie-Anne Montchamp, député UMP du Val-de-Marne, a décidé de s’abstenir après le rejet, mardi, de son amendement au projet de loi de finances visant à exclure la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) de l’assiette du bouclier fiscal qui limite la taxation à 50% des revenus ».

 

Son courage et sa détermination ont fait en sorte que « la commission des Finances de l’Assemblée n’a pas pu se prononcer aujourd’hui sur le projet de budget de la Sécurité sociale, en raison de son abstention qui a débouché sur une égalité gauche-droite ».

 

Cette femme est remarquable car elle a le courage de s’opposer à la mesure la plus emblématique du quinquennat de Nicolas Sarkozy, le bouclier fiscal, en réaffirmant ses convictions gaullistes.

Elle se justifie : « c’est une invitation à ce que l’exécutif se saisisse de manière plus volontariste du problème des ressources de la Sécurité sociale ». « Nous ne cherchons pas à faire un coup (avec Jean-Luc Warsmann). Mais la question de la dette sociale ne peut plus attendre ».

 

Gageons que l’attitude de cette députée va lui valoir des représailles. Il en faudra beaucoup pour impressionner  cette ancienne secrétaire d’Etat aux personnes handicapées du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin . C’est à elle que nous devons la loi du 11 février 2005 sur « l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ».

 

Il n’est pas inutile de souligner que les trois lois sur le handicap (1975,2002,2005) ont toutes les trois été à l’initiative de Jacques Chirac.

 

Quand on dit que les équipes sont à l’image du chef…

jeudi, 15 octobre 2009

Ne pas confondre impôts et taxes.

« Je n’ai pas été élu pour augmenter les impôts et je ne les augmenterai donc pas » a répété encore aujourd’hui le président de la République pour repousser la proposition  de Jean-Luc Warsmann, député UMP, qui suggérait de retirer la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale) du bouclier fiscal.

 

C’est sa volonté. Dont acte.

 

Mais il est intéressant de noter que depuis son accession à l’Elysée 20 nouvelles taxes ont été imaginées et appliquées pour la plupart d’entre elles :

  1. taxe carbone (4,3 milliards d’euros),
  2. taxe pour le RSA (entre 1 et 2 milliards),
  3. franchises médicales (850 millions),
  4. taxe sur les mutuelles et les assurances (1 milliard),
  5. taxe sur les ordinateurs (50 millions),
  6. taxe pour copie privée des disques durs externes et clés USB (167 millions),
  7. taxe sur l’intéressement et la participation (400 millions),
  8. hausse des cotisations retraites (150 millions),
  9. taxe sur la publicité des chaînes TV privées,
  10. taxe sur les compagnies pétrolières (150 millions),
  11. taxe sur les stock-options (250 millions),
  12. taxe pour financer la prime à la cuve (100 millions),
  13. taxe sur le poisson (80 millions),
  14. taxe sur les huiles moteurs (44 euros par tonne de lubrifiant),
  15. taxe sur les imprimés publicitaires,
  16. hausse de la redevance télévision (20 millions),
  17. taxe sur la téléphonie et Internet (80 millions),
  18. taxe sur les grosses cylindrées (malus auto annualisé : 160 euros/automobile/an),
  19. chèque transport,
  20. contribution exceptionnelle (exceptionnellement reconduite chaque année depuis 1991) sur les ventes en gros de produits pharmaceutiques (50 millions).

 

Soit 10 milliards d’euros pour l’essentiel prélevés sur les familles…

 (source : GUILL. Blog.lefigaro.fr)

mercredi, 24 juin 2009

le problème de conscience de Pierre Lellouche

 Je viens d’apprendre la nomination de Pierre Lellouche comme secrétaire d’Etat aux affaires européennes, et je l’en félicite.

 

Je me pose juste une question : est-ce pour accélérer les processus d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne? Car il fut pendant très longtemps, et jusqu’à une date récente un des hommes politiques férus de relations internationales et néanmoins un des plus grands défenseurs de la Turquie dans l’Union européenne. Il n’est qu’à se renseigner sur : www.info-turc.org, sur des tribunes du Figaro qu’on doit retrouver facilement, ou dans d'autres écrits.

En attendant, je vous livre un commentaire du 25 septembre 2004 : « On serait fou de dire non à la Turquie ».

 

SECRETAIRE général adjoint de l’UMP chargé des études, Pierre Lellouche est un fervent avocat de l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Jean-Pierre Raffarin semble réticent devant la candidature turque. « Voulons-nous que le fleuve de l’islam rejoigne le lit de la laïcité ? » s’interroge-t-il. Pierre Lellouche. Je crois, au contraire, qu’il faut tout faire pour que la rivière de l’islam se noie dans l’océan de la démocratie et des droits de l’homme. Je suis d’ailleurs convaincu que l’islamisme sera vaincu de cette façon : par l’égalité homme-femme, par la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Nous avons à côté de nous un grand pays musulman et laïc qui veut partager nos valeurs. Il fait les réformes nécessaires. Nous serions fous de lui dire non. Ce serait une erreur stratégique majeure. L’objectif de l’Union n’est pas de fabriquer un club chrétien ni un club de riches mais de réunifier l’Europe dans la paix et la prospérité. « Un processus difficile » L’UMP s’est prononcée contre la Turquie... Dans cette affaire, je suis, moi, beaucoup plus en accord avec Jacques Chirac. Faire de la Turquie un enjeu de politique franco-française ou du prochain référendum, c’est polluer le débat. Certains jouent avec la peur : c’est indigne. La Turquie, ce n’est pas l’islamisme ni le terrorisme. Au nom de la crainte de l’islam et des Arabes, on est en train de dire non pour de mauvaises raisons. La Commission européenne semble donner son feu vert... Ce n’est que l’opinion du commissaire chargé de l’élargissement, Günter Verheugen. Cela dit, l’essentiel des critères requis par la Commission ont été observés par la Turquie : le gouvernement Erdogan a fait voter pas moins de 460 lois, qui représentent des efforts considérables. Ce qui m’a également frappé lors d’un récent voyage en Turquie, où j’ai rencontré l’essentiel du personnel politique, les présidents des communautés juive et arménienne, et des intellectuels, c’est de voir à quel point le pays est mobilisé pour entrer dans l’Europe. La Turquie a pourtant voulu pénaliser l’adultère... Il n’y a pas si longtemps, dans un certain nombre de pays catholiques d’Europe de l’Ouest, la pénalisation de l’adultère existait, et n’a disparu que récemment. Ce qui est intéressant, c’est qu’entre cette demande de pénalisation voulue par les députés de son parti et l’opposition de l’Union, le Premier ministre a choisi l’Europe. Mais c’est un processus difficile pour la Turquie.




Forum de cet article:

vendredi, 21 novembre 2008

M.Sarkozy ignore la séparation des pouvoirs politique et judiciaire....

Le Quotidien du Médecin du 21 novembre 2008 (Richard Liscia):

 

"L’ancien Premier ministre (Dominique de Villepin) est ... fondé à dire que le président de la République mélange les genres et ignore la séparation des pouvoirs judiciaire et politique. Sa démarche récente, qui a consisté à prolonger par décret les fonctions de M. Pons pour qu’il eût le temps de signer le renvoi, est insoutenable.

Les juristes font toutefois remarquer que le renvoi n’avait pas besoin de deux signatures, que celle de M. d’Huy suffisait. Même si c’est vrai, l’ingérence, fût-elle bénigne, du chef de l’Etat dans une affaire qui, de surcroît, le concerne  au premier chef, témoigne à la fois de son mépris pour l’indépendance de la justice et de son mépris pour le qu’en-dira-t-on.

On peut comprendre une bouffée de haine, on ne comprend pas qu’elle dure si longtemps et qu’elle occupe l’emploi du temps d’un président infiniment occupé.

 

Chassez le naturel…M. Sarkozy est donc aveuglé par ses soupçons, comme M. de Villepin semble avoir été aveuglé par son hostilité à M.Sarkozy et par sa fidélité à M.Chirac.

Que ce trio suprême de la droite se déchire au sujet d’un complot de spadassin ignare ne grandit pas la classe politique.

C’est pire que les déchirements du Parti socialiste qui portent quand même sur des sujets idéologiques.

Comme on a pu le voir en diverses circonstances, il y a bel et bien chez M.Sarkozy un naturel qu’il ne parvient pas à chasser et qui revient à un galop irrésistible.

 

Il semble prêt, en l’occurrence, à sacrifier la dignité de la majorité et celle de sa fonction à une vengeance qui ne lui rapportera rien, sinon, peut-être, la déchéance d’un homme par ailleurs tout à fait respectable.
On nous dira que la justice n’a fait que son métier, que le procès est donc inévitable et que le droit doit s’imposer quelles qu’en soit les conséquences.

On ne nous fera pas croire pour autant que le président n’était pas en mesure d’arrêter l’effroyable machine qu’il a lui-même déclenchée quand il a porté plainte.

Et on regrette qu’il n’ait pas cherché à échapper à un autre soupçon, celui de n’être motivé que par une rancune inexpiable."

 

Tout est dit ...

samedi, 15 novembre 2008

Ce n'est pas parce qu'on n'a plus la parole, qu'il faut fermer sa gueule...

En même temps que je vois la presse gourmande de ce qui se passe aujourd’hui au PS, alors que l’UMP est devenue l’ « Embrassons-nous Folleville », où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, j’apprends que se prépare un « duel pour la fédération UMP » de Paris.

 

Je n’en crois ni mes yeux ni mes oreilles, tellement ce parti respire l’équanimité, la tolérance, le bonheur d’être ensemble, j’en passe et des meilleures… (par discrétion autant que pour satisfaire à la bienséance). Bref, je vais finir par comprendre pourquoi je n’avais pas ma place dans ce paradis (moins que fiscal si j’en juge par les comptes impayés de d’Aboville), d’ailleurs il (le parti) m’a exclue puis, par une mansuétude non encore élucidée,  seulement suspendue (je ne sais pas par quel endroit de ma personne…mais peut-être sur un crochet de boucher ! oh là là, j’ai peur !).

 

Bref, après le duel prévu soigneusement orchestré entre deux dames ministres qui se voyaient à la tête de la fédération UMP de Paris, voilà que fort ingénument, le président actuel est obligé de se représenter à un troisième mandat.

Voilà qui ne répond en rien ni au changement ni à la rupture prônés.

 

Un certain Jérôme Dubus ose, lui aussi défier le président de la plus grosse fédération UMP de France.

Si j’avais la possibilité de voter, je voterais pour ce candidat dont j’ai apprécié les qualités humaines, le dévouement et le sérieux alors que nous figurions sur la liste des sénatoriales pour Paris en 2004, liste UMP alors menée par l’ancien ministre, Roger Romani.

Pendant ce temps d’ailleurs, se présentait une liste dissidente, soutenue par Nicolas Sarkozy, menée par un certain Philippe Goujon pour lequel le mandat de sénateur constituait le plus beau rêve de sa vie….  Ce rêve, réalisé après maintes discussions et marchandages, et des candidats jetés au panier comme ce pauvre Jean-François Legaret, ce rêve, ce caprice n’ aura pas résisté à l’usure du temps (trois ans) pour être remplacé par celui de député.

Souvent homme varie, bien fol (le) qui s’y fie !

 

Donc, si je pouvais voter, ma conscience me ferait prendre position pour Jérôme Dubus.

 

Mais stop. Car les circonstances me feraient agir autrement et me dicteraient de voter plutôt pour P. Goujon. Je prévois un gros orage à Paris, et dans le 15ème en particulier.

Je ne vois pas un ancien ministre rester longtemps à la botte d’un éternel second, fût-il président de fédé. Il y a là quelque chose qui ne répond pas à l’ordre établi.

Et dans quelques mois, ou plutôt dans peu d’années, à moins d’une dissolution de l’Assemblée nationale, Cécile Renson se présente  et gagne !

 

D’abord, moi j’habite réellement dans le 15ème (à suivre)

dimanche, 26 octobre 2008

Actes de candidature

Youpi ! Philippe Goujon devrait se succéder à lui-même au poste de président de la Fédération UMP de Paris.

 

Lors des dernières législatives, je suis allée toute seule et en bon petit soldat qui défend ses convictions, braver l’homme qui dirige la plus grosse fédération de France. Et toute seule, encore UMP, je l’ai mis en ballottage.

 

Pour les prochaines élections législatives, je me présenterai de nouveau contre lui, et comme il aura encore affaibli l’UMP, et que la 12ème circonscription ne sera pas encore prête à donner ses voix à gauche, je serai élue.

 

Pour les municipales, même programme, de plus, la prochaine fois, je ne me laisserai pas enfumer par le nouvel ami de Philippe Goujon, un navigateur solitaire. D’ailleurs, celui-là, il faudra qu’il travaille un peu plus sur le terrain, sinon, il  sera oublié et complètement décrédibilisé.

Comment croire un candidat qui fait campagne contre les élus locaux qui n’habitent pas le 15ème, et lorsqu’on lui envoie une lettre recommandée à son adresse personnelle dans le 14 éme, il en signe l’accusé de réception illico ?

 

Cette lettre lui rappelait que la commission des comptes de campagne l’avait remboursé des frais engagés, mais il a dû oublier qu’il avait une deuxième de liste qui avait beaucoup financé et qu’il lui fallait la  rembourser !

 

Bah, notre navigateur prépare son tour du monde sur un bateau qui fonctionnera à l’énergie solaire.

Ses électeurs seront enchantés de savoir que pendant les quatre mois où il bourlinguera, il aura du mal à pouvoir se montrer à leur écoute.

Bah, à l’impossible, nul n’est tenu.

 

J’oubliais : je pense que les 4 000 euros mensuels d’indemnités qu’il continuera à percevoir pendant ces quatre mois, seront reversés aux œuvres sociales du 15 éme, ou… du 14ème.

 

A très bientôt, chers amis.

mardi, 21 octobre 2008

L'union nationale est possible...

A la condition que les enjeux soient indéniables.

Ainsi en a-t-il été pour le vote des députés sur le Grenelle de l’environnement.

Bravo à Jean-Louis Borloo et à NKM pour avoir amené l’Assemblée nationale à voter comme un seul « homme » (et oui, la langue française a la vie dure) les bases d’une loi cadre qui va nous sauver du « péril écologique et social majeur qui guette l’humanité à échéance rapide », comme le dit Nicolas Hulot dans la préface de son ouvrage Pour un pacte écologique, ou encore comme l’avait annoncé le président Chirac à Johannesburg : « notre maison brûle et nous regardons ailleurs »…

Peu importe que les deux ministres se soient affrontés au début de leurs travaux. Leur débat a sûrement été fructueux, puisqu’ils ont obtenu ce vote historique, unique dans l’actuelle mandature où UMP et PS se sont accordés.

 

Et pourtant l’appel à « union nationale » prônée par le Premier ministre à Enghien n’avait été suivi d’aucun effet lorsqu’il s’était agi de montrer une solidarité nationale et internationale pour sauver le monde de la finance et des banques.

 

Et pourtant tout est lié.

« La bulle financière mondiale explose, le prix des matières premières s’envole, la pauvreté et la faim gagnent du terrain dans le monde….Tout cela au moment même où le monde prend conscience que la planète est dégradée, que les ressources sont limitées et que la survie des espèces vivantes n’est plus assurée. Y compris la nôtre (Gérard Mermet. Le Monde du 14 octobre 2008).

 

Le même sociologue fait une analyse optimiste de la situation mondiale puisqu’il intitule son article : Vive la crise. « Profitons de la crise pour refonder notre société ». Il fustige notre société de consommation et prône « que la régulation collective des marchés aujourd’hui souhaitée s’accompagne d’une régulation individuelle des désirs ».

Le Président de la République a bien compris qu’il fallait mettre un terme à la dérive du « capitalisme financier », qu’il fallait que de « nouvelles règles soient imposées aux banques pour mettre fin à l’opacité des transactions et aux modes de rémunération qui poussent à des prises de risque déraisonnables ».

Il avait bien compris, lors de son discours de clôture du Grenelle de l’environnement, le 25 octobre de l’an dernier que « nous avions dépassé les limites de ce que notre planète peut supporter ».

« La tendance éco s’annonce durable, comme le développement auquel elle veut s’associer » (GMermet).

Finies les fraises chiliennes sur les tables du Réveillon. Même au Salon international de l’alimentation qui se tient à Villepinte ces jours-ci, les industriels « continuent d’innover, mais il ne s’agit pas forcément de chercher la rupture, plutôt la simplicité ».

 

Nicolas Sarkozy a toutes les cartes en main. Selon LCI.fr, il bénéficie dans les sondages de sa réactivité. « Tu sais bien que cette crise est une chance pour toi, c’est là que tu es le meilleur » lui aurait glissé un visiteur à l’Elysée la semaine dernière.

 

Il est condamné à réussir, et il peut comme aujourd’hui obtenir l’union nationale . Alors, bon vent !

 

 

dimanche, 12 octobre 2008

Un homme d'Etat dans une belle émission

J’avais déjà dit à Serge Moati combien j’appréciais sa façon de conduire son émission « Ripostes », lors d’une rencontre dans les locaux de l’UMP, lui invité par le Secrétaire général de l’époque, un certain Alain Juppé qui animait les « Jeudis matin de l’UMP », et moi, militante de base et occupant, avant des déménagements impromptus, un bureau du 2ème étage du 55 rue de la Boétie,  en tant que présidente de Femme Avenir, mouvement associé à la même UMP pour un durée de trois ans.

Les femmes gaullistes reconnaissaient dans l’empathie du présentateur une « méthode de dénuder les choses » et les évènements qui permettaient de les comprendre.

Autant dire que lorsque j’ai été invitée ce soir à la 342è émission qui avait pour invité Dominique de Villepin, je n’ai pas boudé mon plaisir, et je me suis rendue  ventre à terre au Studio Gabriel.

J’ai entendu l’ancien premier Ministre, qui avait osé une politique qui allait dans le bon sens quant à la diminution du chômage (2 points), à la diminution de la dette, à une politique sociale conforme à l’idéal gaulliste de mes convictions, j’ ai entendu sa colère d’être poursuivi en correctionnelle pour un chef d’accusation inédit, quasiment fait sur-mesure : « complicité par abstention de dénonciation calomnieuse » dans l’affaire Clearstream.

Pour ma part, et modestement, je ne comprends pas comment il pouvait espérer un non-lieu sur cette affaire.

Les officines ne peuvent se déjuger….

Dominique de Villepin s’était déjà exprimé sur Radio J le matin.

« A la question : Est-ce qu’on peut faire pression sur le parquet ?, il a répondu : cela fait partie des choses possibles…Le parquet est sous les ordres de la chancellerie, la garde des Sceaux est nommée par le président de la République…. Ce dossier est politique, a-t-il ajouté en soulignant qu’il ne voulait faire de procès d’intention à personne ».


Dominique de Villepin se sent « libre de tout engagement », très déterminé à défendre ses convictions, au nom de l’intérêt de la France.

Il a dit qu’il demeurait un homme politique, que rien, ni personne, ne viendrait le détourner de son chemin, et qu’il défendrait la démocratie, valeur bien fragile dans notre société.

Bravo Dominique.

A bientôt.

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